Igney (Vosges)

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Igney
Église Saint-Benoît
Église Saint-Benoît
Blason de Igney
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Châtel-sur-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes de la Moyenne Moselle
Maire
Mandat
Jean-Marie Rémy
2014-2020
Code postal 88150
Code commune 88247
Démographie
Gentilé Hérédiens
Population
municipale
1 166 hab. (2011)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 32″ N 6° 23′ 46″ E / 48.2755555556, 6.39611111111 ()48° 16′ 32″ Nord 6° 23′ 46″ Est / 48.2755555556, 6.39611111111 ()  
Altitude 310 m (min. : 286 m) (max. : 373 m)
Superficie 7,66 km2
Localisation

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Igney

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Igney

Igney est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Hérédiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Igney est située essentiellement sur la rive gauche de la Moselle, à l'ouest de Vaxoncourt, entre Thaon-les-Vosges au sud et Nomexy au nord. Le canal de l'Est traverse la commune, ainsi que la voie ferrée Nancy-Épinal. La cuesta qui sépare Igney d'Oncourt et Frizon à l'ouest est fortement boisée (bois de l'Âtre puis, en direction de Nomexy, bois de la Héronnière).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune serait la forme moderne de Ign (le feu)-iacum (le domaine).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est déjà occupé à l'époque gallo-romaine (vestiges de voie romaine en direction du bois de la Héronnière).

Dès le Xe siècle, la communauté du lieu est déjà érigée en paroisse, ainsi qu'en témoigne un relevé de redevance de dix deniers au chapitre de Remiremont. Igney comptait deux seigneuries, dont l'une aux mains de la famille de Mitry, très ancienne famille lorraine présente dans l'administration messine dès le XIIIe siècle. Françoise-Gabrielle-Rose de Mitry, dame d'Igney, fut une poétesse de talent remarquée à la cour du roi Louis XIV. Elle publia deux recueils de vers, dont l'un dédié au marquis de Torcy.

Le village d'Igney fut le théâtre de la première bataille de la campagne de France en janvier 1814 (connue sous le nom de « combats d'Épinal » qui opposa les troupes cosaques de l'hetman Platov alliées aux Wurtembergeois commandés par leur prince royal en personne, et les divisions des généraux français Rousseau et Duvigneau. Les Français gagnèrent cette bataille meurtrière pour les alliés et réussirent à faire leur jonction avec le gros de la Grande Armée de Napoléon Ier aux environs de Toul.

Sur la grande voie de communication Nancy-Épinal, Igney reçut des visites de personnalités prestigieuses en route pour les eaux vosgiennes, notamment de Plombières… le duc d'Orléans, en 1842, peu de temps avant sa mort accidentelle à Paris, l'empereur Napoléon III, la famille impériale et la cour dans les années 1860.

Igney s'est tournée vers l'industrie textile dès la fin du XIXe siècle avec (entre autres) la maison Manuel et a connu son essor principal dès le début du XXe siècle avec l'arrivée du personnage phare de cette région Marcel Boussac. Son usine textile comportait un tissage et une filature. Elle a compté près de 600 salariés jusque dans les années 1960. Avec l'effondrement de l'empire Boussac, Igney vit des heures difficiles. Bien qu'il ait enrichi le pays d'une manière incontestable et permis aux familles ouvrières de vivre mieux durant près d'un demi siècle, le paternalisme humaniste de Marcel Boussac a dû faire face à des conflits sociaux qui, importés par les états-majors politico-syndicaux, dépassaient largement le cadre de l'entreprise et de la région. L'esprit communautaire communal s'en est trouvé profondément modifié au point que toute mutation économique et/ou culturelle semble aujourd'hui encore impossible.

Également touchée par la déprise de l'activité d'élevage bovin, la commune tire ses revenus de taxes professionnelles de quelques entreprises de dimension notable, dont les Ets Coanus, charpente couverture, spécialisée dans la restauration de toitures de monuments historiques (a notamment restauré les toitures du musée du Louvre), et les Ets Mangenot, boissons et combustibles. Quelques artisans dynamiques y emploient une poignée de salariés, pour la plupart dans des secteurs très qualifiés. Depuis plusieurs dizaines d'années, la commune fait exploiter les gravats (à usage de construction et voirie) du lit de la Moselle, activité certes rémunératrice, mais génératrice de désagréments environnementaux (navettes de camions-bennes, influence sur le paysage), dont certains graves (faune et flore). La réhabilitation des exploitations en étangs aménagés fait le bonheur des amateurs de pêche et des promeneurs.

Après une longue période de baisse, Igney voit sa population croître légèrement dans la mouvance de développement des cités voisines de Thaon-les-Vosges, Chavelot, Épinal… au sud et de Nomexy au nord.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1950 Joseph Parisot (1912-1999) PCF  
    Georges Defranoux(1xxx-1971)    
    André Faccini PCF  
    Bernard Gavoille    
mars 2001 mars 2008 Gérard Kurtzmann

(1939-2010)

DVG  
mars 2008 en cours Jean-Marie Remy    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 166 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
266 292 321 359 346 373 394 405 458
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
503 470 476 489 491 497 776 1 005 1 176
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 175 1 132 1 123 1 152 974 1 109 1 290 1 312 1 310
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
1 307 1 171 1 075 1 090 1 140 1 120 1 162 1 166 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

La commune contient un monument et cinq objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques ainsi que deux objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[3] :

Dans cette église, cinq objets sont classés :

  • l'orgue de tribune, construit en 1841 par Antoine Grossir, facteur de Dommartin-lès-Remiremont, est classé depuis le 4 décembre 1998[5] ainsi que son buffet simple à trois tourelles[6] et la partie instrumentale de l'orgue[7] ;
  • la cloche dont la robe est ornée de la Crucifixion et d'un médaillon représentant saint Michel terrassant le dragon, est classée depuis le 24 décembre 1912[8] ;
  • la peinture murale du XIIIe siècle représentant les Évangélistes, est classée depuis le 27 novembre 1905[9],[10].

Par ailleurs, la commune contient deux objets remarquables :

  • la croix de chemin dite croix de la frontière, datée de 1873[11] ;
  • la croix de chemin, datée du milieu du XXe siècle[12].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut voir, en outre, dans cette église deux statues honorables en bois doré du XVIIIe siècle : une Vierge à l'Enfant et un saint Nicolas, des éléments de décoration de l'ancien chœur du XIIe siècle, une Vierge de pierre polychrome des XVe/XVIe siècles (Notre-Dame d'Igney dont la légende dit que, découverte dans les sables de la Moselle lors du creusement du canal de l'Est, elle fut chargée sur un chariot pour être transportée vers Épinal… Mais, arrivés devant l'église d'Igney, les bœufs auraient refusé d'aller plus loin. Installée dans une chapelle latérale, elle est devenue l'objet d'un important culte local et d'un pèlerinage de septembre éteint depuis les années 1950).

On peut voir, place de la Fontaine, les vestiges de l'école primitive XVIIIe siècle (façade de la boulangerie) et, à quelques pas de là, en face du salon de coiffure, une fenêtre à linteau trilobé probablement du XVIe siècle.

On peut voir également, au musée départemental d'Art ancien et contemporain à Épinal, une remarquable statue en grès de l'École Rhénane, probablement du XVe siècle, représentant grandeur nature un saint Pierre porteur de ses clés. Elle a été découverte dans une cave du village fin XIXe siècle.

On peut voir aussi, dans le vieux cimetière, la tombe du colonel de Faber, chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles Laporte (1945), écrivain, scénariste, homme de radio-télévision et conférencier, né à Igney.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.
Commentaires : Les armes de la deuxième maison d'Igney, d'ancienne chevalerie, ont été adoptées par la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]