Clarice Lispector

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Clarice Lispector est une femme de lettres brésilienne. Elle est née le de parents juifs à Tchéchelnik, un petit village d'Ukraine et morte le à Rio de Janeiro. Épouse de diplomate, mystique, elle est reconnue internationalement pour ses romans novateurs, mais elle était aussi une grande nouvelliste et une journaliste de renom, avec une chronique nationale régulière. Bien que le mot écrivain ait un féminin en portugais, Clarice Lispector refusa toujours son utilisation, assurant "appartenir aux deux sexes".

Sa vie[modifier | modifier le code]

Considérée comme un des auteurs de prose brésiliens les plus importants du vingtième siècle, Clarice Lispector est née à Tchéchelnyk, un shtetl d’Ukraine alors que sa famille se préparait à s’installer au Brésil. Au moment de leur arrivée au Brésil, elle avait seulement deux mois. Sa famille s’est tout d’abord installée à Maceió, Alagoas, où sa mère avait des relations familiales et s'est déplacée plus tard à Recife, Pernambouc, où elle a suivi sa scolarité et où elle a aussi écrit ses premiers essais. Après la mort de la mère de Clarice en 1929, son père a décidé que sa famille reviendrait à Rio de Janeiro, alors que la jeune fille avait déjà 14 ans. Là, elle a étudié le droit et a épousé son camarade de classe, Maury Gurgel Valente. Après qu'il est entré dans le corps diplomatique brésilien, elle l'a suivi en France, en Italie (vivant à Naples), mais aussi en Suisse, à Berne, à Torquay, en Angleterre et également en Amérique du Nord, à Washington. Elle est retournée au Brésil en 1959.

Clarice Lispector parlait parfaitement le français mais aussi l'anglais et possédait convenablement plusieurs autres langues, particulièrement l’italien et l’allemand. Plus tard, elle a traduit des livres de l'anglais et du français. Elle entendait parler le yiddish à la maison jusqu'à la mort de sa mère, mais disait que le portugais était la langue de son cœur. Elle n'a jamais écrit en une autre langue.

Sa famille étant juive, certains ont trouvé une grande influence de la pensée juive dans ses écrits. En 1944, elle publia son premier roman Perto do coração selvagem, (Près du cœur sauvage). Quand le roman a été publié, plusieurs ont prétendu qu’elle était influencée par les œuvres de Virginia Woolf ou de James Joyce, mais elle n’avait alors lu ni l’un ni l’autre. Ce roman, comme toutes les œuvres à venir est marqué par une focalisation intense sur les états intérieurs, les émotions les plus profondes et la foi.

Clarice Lispector est morte d’un cancer en 1977, juste un jour avant son 57e anniversaire et elle a été enterrée dans le cimetière juif de Caju à Rio de Janeiro.

Son dernier roman est A hora da estrela, (l'heure de l'étoile) : la vie de Macabéa, une pauvre femme de Rio de Janeire, écrite par un narrateur appelé Rodrigo S.M., un auteur fictif. Écrit vers la fin de sa vie, A Hora da Estrela diffère par les thèmes et le style du reste de son œuvre en se concentrant très directement et explicitement sur la pauvreté et la marginalité au Brésil.

Parmi ses meilleurs commentateurs en français, il faut citer Hélène Cixous et Claire Varin.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Clarice Lispector a écrit toujours sur l'univers féminin. Ses œuvres les plus importantes sont :

  • A hora da estrela (L'heure de l'étoile),
  • A Paixão Segundo G.H. (La passion selon G.H.),
  • A maçã no escuro (La pomme au noir)
  • Felicidade Clandestina (Le bonheur clandestin).

A maça no escuro a été traduit par Violante Do Canto sous le titre Le bâtisseur de ruines publié chez Gallimard en 1970, coll. L'Imaginaire.

Correspondências, Le seul moyen de vivre : Lettres, traduit du Portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, Rivages, 2010

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Agatha Christie - Rideau - La dernière affaire d'Hercule Poirot,

Lien interne[modifier | modifier le code]

Féminisme

Liens externes[modifier | modifier le code]