GQM-163 Coyote

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GQM-163 Coyote
Image illustrative de l'article GQM-163 Coyote
Un GQM-163A Coyote survole l'avant d'un bâtiment d'observation de l'US Navy, lors d'un test de routine.
Présentation
Fonction drone-cible supersonique
Constructeur Drapeau des États-Unis Orbital Sciences
Déploiement 1996 - 2007
Caractéristiques
Moteur moteur fusée
Hercules MK 70
(accélération)
+ statoréacteur
Aerojet MARC-R-282
(vol de croisière)
Masse au lancement 590 kg (1 300 lbs)
Longueur missile seul : 5,60 m
avec booster : 9,53 m
Diamètre missile : 35 cm
booster : 46 cm
Vitesse haute altitude : Mach 3 - Mach 4
vol rasant : Mach 2.5[1]
Portée + 200 km (120 Nm)
Altitude de croisière maxi : 60 000 ft[1]
mini : 16 ft
(vol rasant)
Charge aucune
(appareillages de mesure)
Guidage inertiel
Plateforme de lancement QF-4 Phantom II

Le GQM-163 Coyote est une cible supersonique à vol rasant[Note 1] construite par la firme Orbital Sciences et utilisé par l'US Navy comme successeur du MQM-8 Vandal.

Histoire[modifier | modifier le code]

La proposition de la firme Orbital fut choisie à la place du MA-31, un projet commun établi entre Boeing et la société russe Zvezda-Strela. Orbital se vit attribuer le contrat de développement du Coyote SSST en juin 2000.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'impulsion initiale du Coyote est fournie par un accélérateur à poudre Hercules MK-70 ou d'un modèle équivalent à ceux utilisés dans les missiles RIM-67 Standard, devenus obsolètes. Une fois l'accélérateur consumé, un statoréacteur Aerojet MARC-R-282 prend le relais pour assurer le vol de croisière[2],[3],[4].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis 

Utilisé par l'US Navy[4].

Drapeau de l'Australie Australie 

Utilisé par la Royal Australian Navy[4].

Drapeau de la France France 

Utilisé par la Marine nationale[4]. Le 20 mars 2007, le gouvernement français passe une commande pour un exemplaire du Coyote, pour une valeur de 9.2 millions de Dollars. Ce contrat prévoit l'acquisition du missile, de ses équipements de maintenance, ses pièces de rechanges, des données techniques et d'une assistance technique. Le GQM-163A permettra de valider la mise en service opérationnelle des futurs systèmes de défense français[4]. Le 4 avril 2012, ce missile est tiré depuis l'île du Levant, simulant une attaque de missile anti-navire contre la frégate Forbin. Cette dernière le descend avec un missile ASTER[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le missile vole au-ras de la surface de l'eau, afin de rester en dessous de l'enveloppe de détection radar du navire ennemi visé. Le drone-cible issu de ce missile est censé recréer le même comportement, afin de donner une dimension réaliste aux essais de tir effectués.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « QM-163A Coyote - Supersonic Sea Skimming Target [PDF] », sur le site web d'Orbital Science Corporation (consulté le 21 septembre 2013)
  2. (en) « Aster Slays The Russian Dragon », sur Strategy Page,‎ avril 2012 (consulté le 21 septembre 2013)
  3. (en) Andreas Parsch, « Orbital Sciences GQM-163 Coyote », Directory of U.S. Military Rockets and Missiles, sur designation-systems.net,‎ 30 mars 2007 (consulté le 21 septembre 2013)
  4. a, b, c, d, e et f (en) Defense Industry Daily staff, « GQM-163 SSST: A Tricky Coyote to Match Wits With Defenses », sur Defense Industry Daily,‎ 5 septembre 2013 (consulté le 21 septembre 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]