Lucienne Boyer

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Lucienne Boyer en 1945.

Lucienne Boyer, née dans le 6e arrondissement de Paris le 18 août 1901, et morte le 6 décembre 1983 dans le 10e arrondissement de Paris[1], de son vrai nom Émilienne-Henriette Boyer, fut l’une des chanteuses françaises les plus en vogue de l’entre-deux-guerres. Elle a pour surnom « La Dame en Bleu ». Parlez-moi d’amour est son plus célèbre succès.

De Paris à Broadway[modifier | modifier le code]

Son père, pompier, est tué au cours de la Première Guerre mondiale. Après avoir contribué bien jeune à l’effort de guerre dans une usine d’armement, elle débute bientôt dans le métier de sa mère : modiste.

Devenue mannequin, sa beauté lui fait rencontrer Foujita dont elle devient le modèle.
Lucienne Boyer se fait engager comme dactylo au théâtre de l’Athénée pour se rapprocher de la scène. Elle y fera ses premiers essais au théâtre, puis à partir de 1916-1917 ses débuts dans la chanson, toujours au théâtre de l’Athénée, mais aussi au Michel, au Concordia et à l'Eldorado, Chez Fysher, puis au Concert Mayol.
Le producteur américain Lee Schubert la découvre à cette occasion et l’engage pour un contrat à Broadway qui durera neuf mois en compagnie de Germaine Lix et de l'excentrique Môme Moineau.

Sa carrière aux États-Unis et en Amérique du Sud à Buenos Aires (1927) sera désormais aussi brillante qu’en France. Elle chantera en 1924 à New York au « Rainbow Room » et au « Little Theater » de la 44e rue.

Au début des années 1980, elle fait encore des spectacles, comme par le passé, avec la même présentation (dont sa robe bleue), par exemple pour l'Association La Roue Tourne, comme au palais d'Hiver de Lyon avec Marcel Zanini dans le même programme.

Retour en France et Grand Prix[modifier | modifier le code]

De retour à Paris, en 1928, elle ouvre le cabaret « Les Borgias » et enregistre ses premiers disques dont Tu me demandes si je t'aime. Elle pose nue pour la première fois à l'été 1929.

C’est en 1930 qu’elle créé Parlez-moi d'amour, écrite par Jean Lenoir en 1923. Le premier Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros vient couronner ce succès la même année.
Elle enchaîne alors plusieurs succès comme Mon Cœur est un violon, Si petite, ou encore Un amour comme le nôtre.

Elle enregistre quelques titres avec le duo Pills et Tabet et épouse en 1939 Jacques Pills[1] en seconde noce. De cette union naîtra Jacqueline Boyer en 1941, qui fera aussi une carrière de chanteuse.

Lucienne Boyer rouvre son cabaret "Chez elle" dès septembre 1940 et y appose une pancarte « interdit aux juifs » (elle affirmera ensuite que c'était le seul moyen pour éviter la déportation de son compagnon Jacques Pills)[2].

En 1970, elle apparaît dans le film Le Clair de Terre de Guy Gilles où elle interprète deux chansons.

C’est en compagnie de sa fille qu’elle fera une dernière apparition sur scène en 1976.

La « Dame en bleu » s’éteint le 6 décembre 1983. Elle repose au cimetière de Bagneux, près de Paris.

Famille d’artistes[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Fichier audio
[[Media:|Youp et youp de Vincent Scotto (extrait). Créé par Lucienne Boyer en 1927.]] ([[:Fichier:|info]])
[[Fichier:|noicon]]

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  1. Ça ne s’apprend pas. Paroles Pierre Bayle, Musique de Eblinger (1926).
  2. Tu me demandes si je t’aime (reprise de Cora Madou) (Jean Bertet & Vincent Scotto - Vincent Scotto) (1926)
  3. Youp et youp (1927).
  4. Pas comme avec toi (1927).
  5. On trompe son mari (de l'opérette La Petite Dame du train bleu, musique de Georges Van Parys, 1927)
  6. L’amour est un jeu (idem).
  7. Je l’aimais tant (idem).
  8. Qui m’aurait dit (idem).
  9. Dans la fumée (Jane Bos, Paroles de Charles Trenet) (1930).
  10. Le coup dur
  11. Prenez mes roses (1930).
  12. Mon sort est dans vos mains (Léon Uhl - Thomas Waller) (1930).
  13. Parfum d’amour (1930).
  14. Attends (1930).
  15. Ma p’tit’môme… à moi (Pierre Bayle et R. Chamfleury - Jane Bos)(1930).
  16. C’est un chagrin de femme (1930).
  17. Parlez-moi d’amour. Paroles et Musique : Jean Lenoir (1930)
  18. Gigolette. Paroles : M. Eddy. Musique : F. Lehar, R. Ferreol (1930).
  19. La Belle (1930).
  20. Le plus joli rêve (X... d’Arezzo 1930).
  21. Désir... (Garde-moi dans tes bras) (reprise de Damia) ((Bertal-Maubon - A-H Monfred) (1931).
  22. Les filles qui la nuit (Maurice Aubret & Léo Lelièvre fils - Jean Boyer) (1931).
  23. Ah ! Pourquoi mens-tu ? (Camille François & Jean Lenoir - Jean Lenoir) (1931).
  24. La barque d’Yves (Jean H. Tranchant - Jean Tranchant 1932).
  25. Landerirette (Jamblan - Jean Delettre) (1932).
  26. Ballade (Jamblan - Jean Delettre) (1932)
  27. Si petite (Gaston Claret - Pierre Bayle 1933).
  28. Tourne et vire (avec Jacques Pills) (paroles et musique de Jean Tranchant) (1933)
  29. Parle-moi d’autre chose (Musique et Paroles : Jean Delettre 1933).
  30. Moi, j’crache dans l’eau (Musique et Paroles : Jean Tranchant 1933).
  31. J’ai rêvé de t’aimer (G Goublier - C. Fallot 1934).
  32. L’étoile d’amour (Paul Delmet - Charles Fallot 1934).
  33. Un amour comme le nôtre. (Paroles : Axel Farel. Musique : Charles Borel-Clerc 1935).
  34. Ta main (Jean Delettre - Maurice Aubret 1935).
  35. Chez moi (venez donc chez moi) (Paroles : Jean Féline. Musique : Paul Misraki 1935).
  36. Mais si tu pars (T. Grouya - Louis Poterat - Lapointe 1935).
  37. C’est toujours la même chanson. (Paroles : Roger Fernay. Musique : Jean Delettre 1936).
  38. L’hôtel du Clair de Lune. (Paroles : Rosemonde Gérard. Musique : Jaque-Simonot)
  39. Estampe Marocaine.
  40. Les Prénoms effacés. (Paroles et Musique : Jean Tranchant 1936).
  41. C’est à Robinson (de l’Opérette "La belle saison"). Paroles : Jean de Letrazl. Musique : Jean Delettre, Alec Siniavine (1937).
  42. La Vagabonde (idem).
  43. Pour toi (de l’opérette : La Belle Saison) (Jean Delettre - Arrangements: A Siniavine - Jean de Létraz 1937)
  44. La romance du Printemps (avec Jacques Pills et Georges Tabet, de l’opérette La Belle Saison). Paroles : Jean de Létraz. Musique : Jean Delettre, Alec Siniavine (1937).
  45. Chez nous (idem).
  46. Mon meilleur ami.
  47. Entraîneuse. (Georges Tabet)
  48. Mon P’tit Kaki (Paroles de Georges Van Parys. Musique de René Bernstein, 1939)
  49. Parti sans laisser d’adresse (J. Payrac - F. Gardoni - Pierre Dudan 1940).
  50. Berceuse (musique et paroles: Bruno Coquatrix 1941).
  51. C’est mon quartier (M. Yvain - Louis Poterat - 1941).
  52. Si l’on avait enregistré (Mireille Brocey)
  53. C’est ma rengaine (Paroles : Lucienne Boyer-Musique Fred Arlys)
  54. Que reste-t-il de nos amours. Paroles : Charles Trenet. Musique : Léo Chauliac (1942).
  55. Bonne nuit, mon amour, mon amant (Bruno Coquatrix, Fred Arlys - J. Poterat 1943).
  56. Aussi simple que ça (Miarka (Marie) Laparcerie)
  57. Rêver. (Paroles : René Rouzaud, Rachel Thoreau] Musique : Guy Luypaerts 1945)
  58. De la Madeleine à l’Opéra (musique et paroles Georges Tabet 1945).
  59. Mon cœur est un violon. (Paroles de Miarka (Marie) Laparcerie, d’après un poème de Jean Richepin. Musique de Miarka (Marie) Laparcerie 1945).
  60. Un air d’accordéon. Paroles : Henri Contet. Musique : P. Durand 1946.
  61. Mon petit bal musette (E. Checkler - Georges Tabet 1947).
  62. Le petit trottin ou une simple histoire. Paroles : André Hornez Musique : Henri Bourtayre (1947).
  63. La lettre à Nini
  64. Les mots nouveaux

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Gianni Lucini, Luci, lucciole e canzoni sotto il cielo di Parigi - Storie di Chanteuses nella Francia del primo Novecento), Novara, Segni e Parole, 2014, 160 p. (ISBN 978-88-908494-4-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance N° 6/2533/1901, avec mentions marginales du mariage et du décès
  2. http://lhistgeobox.blogspot.com/2011/06/238-pierre-dac-tout-ca-ca-fait-1944.html

Article connexe[modifier | modifier le code]