Lancer franc

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Dirk Nowitzki arme un lancer franc.

Au basket-ball, un lancer franc est une pénalité accordée à un joueur victime d'une faute au moment où il tirait.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Lorsque la faute est sifflée par l'arbitre, le jeu est alors arrêté, et le joueur victime de la faute se place derrière la ligne de lancer franc, située à 4,60 m du panier adverse. Il a alors deux occasions successives de marquer un point en tirant sans mordre la ligne. Les règles officielles n'interdisent pas pour autant au tireur de décoller les pieds du sol pendant son tir.

Si la faute qui a amené les lancers francs a été commise lors d'un tir à trois points, le joueur dispose de trois lancers francs et non de deux. Si, lors de la faute, le tir était réussi, ce dernier est accordé et le joueur n'a alors droit qu'à un lancer franc supplémentaire (s'il le met, on parle alors d'action « à trois points » si le tir était un panier à deux points et d'une action « à quatre points » si le tir était un panier à trois points.

Lors de la séance de lancers francs, cinq joueurs (généralement ce sont les plus grands et ceux qui sautent le plus haut) en plus du tireur se placent à un endroit précis de part et d'autre de la raquette. Les quatre joueurs restants doivent se trouver derrière la ligne à trois points au moment des lancers francs. Les autres se disputent le rebond éventuel du dernier lancer franc de la série et le jeu reprend. Si le dernier lancer franc est marqué, l'équipe qui défendait doit alors remettre le ballon en jeu depuis la ligne de fond.

Lors des lancers, l'arbitre lève les deux bras, paumes ouvertes, s'il reste plusieurs à tirer. Pour le dernier tir, il lève l'index d'un bras, signalant ainsi que le rebond peut être disputé.

Technique du lancer franc[modifier | modifier le code]

Fatimatou Sacko tire son premier lancer franc.
Fatimatou Sacko tire son second lancer franc (voir la main de l'arbitre).

Il est recommandé de placer le pied du côté du tir quelques centimètres en avant de l'autre, de faire rebondir le ballon à quelques reprises. Pour armer le tir, on place les mains, doigts écartés, sur le ballon. Fléchir les jambes. Le poignet de la main du tir est cassé à angle droit derrière la balle et au-dessus du genou. En inspirant, on arme le tir en amenant le ballon au-dessus du coude tireur, en montant celui-ci dans l’axe du genou tireur : les talons restent au contact du sol. Viser le centre du panier. Les doigts sont écartés et le ballon ne repose pas sur la paume de la main forte, il est sur le bout des doigts. On réalise le tir en expirant, le fouetté accompagne le ballon jusqu’au bout des doigts et en cherchant à se grandir. Maintenir la visée tant que le ballon n’a pas atteint sa cible: finition poignet de tir cassé, index et ou majeur orienté(s) vers l’axe central et le sol[1].

Il existe plusieurs styles de tirs, aucun n'étant le plus efficace et plusieurs joueurs ont des manies[2]: Michael Jordan langue tirée, mimique de Karl Malone, Rick Barry[3] tentant ses lancers « à la cuiller »...

L'importance des lancers francs au basket-ball[modifier | modifier le code]

Kobe Bryant tire un lancer à l'échauffement.
Marianna Tolo tire deux lancers francs en match.

Les lancers francs sont des gestes répétés extrêmement souvent par les joueurs à l'entraînement, au même titre que les double-pas. C'est en effet un nombre potentiel important de points à marquer à chaque match. Les meilleurs tireurs de lancers francs ont un taux de réussite en match proche de 90 %, mais certains joueurs éprouvent d'énormes difficultés à cet exercice et ont un taux inférieur à 50 %.

L'américain Shaquille O'Neal, dont les très grandes mains l'empêchent d'avoir un geste efficace pour tirer d'aussi loin, est représentatif de ces difficultés. Sa maladresse en début de carrière est telle qu'à la fin des années 1990, une tactique de défense est mise en place pour le stopper: le « Hack-a-Shaq », technique qui consiste à faire des fautes sur lui de manière systématique avant de lui permettre de dunker[4]. Malgré son faible pourcentage (52 % en carrière à l'issue de la saison 2009-2010[5]), O'Neal est un des joueurs ayant marqué le plus de lancers-francs dans l'histoire de la NBA. Proche de la fin de carrière, il améliore ses statistiques dans ce domaine en 2008-2009, expliquant cette progression à un retour à sa technique de lancer qu'il pratiquait au lycée[6].

Les intérieurs sont généralement peu doués dans cet exercice, même s'il y a beaucoup d'exceptions.

En France, le meneur américain Robert Smith a connu un taux de réussite légendaire de 99 % durant la saison 1987-1988 avec Monaco[7]. En NBA, Mark Price détient la meilleure moyenne en carrière avec 94 %[8].

En fin de match[modifier | modifier le code]

Vasilis Spanoulis prépare un tir sans rebondeurs.

Une équipe peut aussi bénéficier de lancers francs lorsqu'un joueur adverse commet une faute personnelle alors que son équipe a déjà égalé ou dépassé son quota de fautes d'équipe (addition de toutes les fautes personnelles des joueurs de l'équipe au cours de la période) autorisé. Dans le basket-ball moderne, une stratégie courante en fin de match, lorsque le score est serré, est pour l'équipe en retard de commettre volontairement une faute sur le porteur de balle adverse le plus vite possible, afin de récupérer la balle plus vite et d'avoir plus de temps pour revenir en score. Cette stratégie peut s'avérer payante si le joueur sur qui la faute est commise rate ses lancers francs.

En cas de faute flagrante, les lancers francs accordés le sont sans joueur au rebond, car la balle est redonné à l'équipe du tireur.

Records[modifier | modifier le code]

Le record de nombre de lancers francs réussis dans un match NBA est de 28 :

Le record de nombre de lancers francs tentés dans un match de NBA est de 39 :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]« BASKET-BALL, LE LANCER-FRANC Une technique unique ? (Farid Bouaoune) », STAPS Nancy,‎ avril 2005 (consulté le 21 juillet 2010)
  2. « The art of free throw », NBA (consulté le 21 juillet 2010)
  3. Video de Rick Barry
  4. (en) « Dictionary: Hack-A-Shaq », sur www.urbandictionary.com (consulté le 30 mai 2010)
  5. (en) « Shaquille O'Neal Career Stats and Totals », sur nba.com (consulté le 22 juillet 2010)
  6. « Qui a changé les mains de Shaquille O’Neal ? », Basket USA,‎ 12 janvier 2009 (consulté le 21 juillet 2010)
  7. « Notre histoire », AS Monaco (consulté le 21 juillet 2010)
  8. (en) « NBA All-Time Playoffs Individual Career Leaders », sur nba.com (consulté le 22 juillet 2010)
  9. (en) « Philadelphia Warriors vs New York Knicks Box Score, March 2, 1962 », sur basketball-reference.com (consulté le 6 février 2012)
  10. (en) « Houston Rockets at Utah Jazz Box Score, January 4, 1984 », sur basketball-reference.com (consulté le 6 février 2012)
  11. (en) « Indiana Pacers at Los Angeles Lakers Box Score, June 9, 2000 », sur basketball-reference.com (consulté le 6 février 2012)
  12. (en) « Dwight Howard breaks FT attempts mark as Magic top Warriors », sur sports.espn.go.com,‎ 12 janvier 2012 (consulté le 13 janvier 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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