Les Voies d'Anubis

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Les Voies d'Anubis
Image illustrative de l’article Les Voies d'Anubis
Logo de Les Voies d'Anubis dans l'édition de Bragelonne.

Auteur Tim Powers
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Science-fiction
steampunk
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The Anubis Gates
Éditeur Ace Books
Lieu de parution New York
Date de parution
ISBN 0-441-02380-0
Version française
Traducteur Gérard Lebec
Éditeur J'ai lu
Collection Science-fiction
Lieu de parution Paris
Date de parution
Type de média Livre papier
Couverture Caza
Nombre de pages 480
ISBN 2-277-22011-6

Les Voies d'Anubis (titre original : The Anubis Gates[note 1]) est un roman fantastique et de science-fiction écrit par Tim Powers et édité en 1983 par Ace Books.

Il suit les aventures du jeune professeur américain Brendan Doyle qui grâce à une mystérieuse brèche temporelle se rend dans le Londres de 1810 pour assister à une conférence donnée par Samuel Coleridge. Coincé dans cette époque, il se voit alors menacés par des sorciers égyptiens, des bohémiens, des mendiants et un terrible loup-garou. Traqué de toute part, Doyle cherche la brèche lui permettant de retourner dans sa Californie natale.

Mêlant les thèmes du voyage temporel, de l'histoire contemporaine, de la littérature britannique et de la magie noire égyptienne, le livre a reçu un accueil favorable de la part de la critique et est considéré comme l'un des meilleurs livres de son auteur. Il a obtenu entre autres le prix Philip-K.-Dick en 1984 et le prix Apollo en 1987.

Les Voies d'Anubis et l'un des ouvrages fondateurs du style littéraire steampunk. Il met en scène pour la première fois le poète de fiction William Ashbless et inspire plusieurs œuvres ultérieures.

Création[modifier | modifier le code]

Après l'édition de ses trois premiers romans, Les Cieux découronnés (1976), Les Pêcheurs du ciel (1976) et Les Chevaliers de la brune (1979), l'auteur Tim Powers se lance dans l'écriture d'une quatrième oeuvre qu'il intitule Le Visage sous la fourrure[a 1]. En cours d'écriture, Powers change le titre en L’Anachroniste sur conseil de son ami le romancier K. W. Jeter puis constatant que ce titre peut dérouter les lecteurs, Powers finit par l'intituler Les Voies d'Anubis[a 1]. Le roman est publié fin 1983 par Ace Books sous la supervision de la rédactrice adjointe Beth Meacham qui éditera également dans les mêmes années d'autres classiques de la science-fiction comme La Musique du sang (1985) de Greg Bear, La Stratégie Ender (1985) d'Orson Scott Card et La Cité des ombres (1986) de Pat Murphy[a 2].

Description[modifier | modifier le code]

Toile de fond fictive[modifier | modifier le code]

L’intrigue se déroule en Angleterre en 1810[1], principalement à Londres, avec des incursions en 1684[2], 1802[3], 1846[4] et 1983[5]. D'autres parties du récit mettent en scène le golfe de Patras[6] et l'Égypte ottomane en 1811[7].

Londres en 1810 (avec uniquement les lieux cités dans le roman).

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman est divisé en dix-sept chapitres qui sont répartis en deux livres : Le Visage sous la fourrure[8] et Les Douze Heures de la nuit[9].

Le Visage sous la fourrure[modifier | modifier le code]

En 1802, près de Londres, le sorcier égyptien Amenophis Fikee et son collègue Romany accomplissent un rituel pour le compte de leur maître afin de ramener les anciens dieux égyptiens pour qu'ils mettent à bas l'Empire britannique, considéré comme responsable de leur déclin[10]. Le rituel mené par Fikee pour invoquer Anubis échoue mais crée des brèches temporelles, alors que Fikee perd en grande partie la raison[10].

Un homme aux cheveux blancs et habillé en noir.
Le poète Samuel Taylor Coleridge en 1854.

En 1983, le jeune professeur américain Brendan Doyle, spécialiste des poètes romantiques anglais du XIXe siècle et plus spécialement du méconnu William Ashbless, est contacté par le milliardaire J. Cochran Darrow afin d'encadrer un groupe de millionnaires qui ont payé à prix d'or le droit de traverser une porte temporelle pour assister à une conférence de Samuel Taylor Coleridge dans une taverne du Londres de 1810[11]. Darrow a en effet trouvé le moyen de voyager dans le temps, au moyen de brèches temporelles qui apparaissent ponctuellement, à certains endroits bien précis[11]. Mais une fois sur place et au moment de regagner la brèche qui les ramènera en 1983, Doyle se fait enlever par une bande de gitans aux ordres de Romany, qui surveille les brèches quand celles-ci s'ouvrent[11]. Doyle réussit à échapper à Romany et intègre un groupe de mendiants londoniens[11]. Il se lie d'amitié avec le jeune Jacky et échappe grâce à lui à la capture par un autre groupe de mendiants dirigé par le clown Horrabin, lequel travaille pour Romany[11]. Jacky est en fait à l'insu de tous une jeune femme de bonne éducation, Elizabeth Jacqueline Tichy, qui cherche à venger la mort de son fiancé tué par le mystérieux criminel Joe Face de Chien[11].

Doyle cherche à rencontrer Ashbless mais le poète ne se montre pas aux endroits où il était censé se trouver selon l'histoire[12]. Peu après, il retrouve Benner, un garde du corps de Darrow qui lui apprend que le véritable projet du milliardaire, atteint d'un cancer incurable, est de capturer Joe Face de Chien car celui-ci a la faculté de pouvoir changer de corps avec ses victimes[12]. Benner, qui a localisé Joe Face de Chien, cherche à regagner son époque et met au point un plan avec Doyle pour conclure un marché avec Darrow[12]. Mais Joe Face de Chien, qui doit changer de corps régulièrement car ceux-ci se couvrent de poils, s'empare du corps de Benner, puis de celui de Doyle, laissant celui-ci dans le corps de Benner préalablement empoisonné à la strychnine[12]. Doyle purge son organisme à l'aide de charbon et comprend en se regardant dans une glace qu'il est Ashbless[12].

Les Douze Heures de la nuit[modifier | modifier le code]

Doyle utilise ce qu'il sait d'Ashbless pour gagner sa vie et contrecarre les plans de Romany quand celui-ci cherche à déstabiliser le Royaume-Uni[13]. Romany s'enfuit par une brèche qu'il ouvre sur 1684 mais Doyle y est projeté lui aussi. Avec l'aide de la Confrérie d'Antée, qui lutte à cette époque contre les sorciers égyptiens en annulant leurs pouvoirs par le contact de la terre, il déjoue un nouveau plan de Romany pour changer le passé[13]. Le sorcier est réduit à l'état de ruine humaine par un coup de feu en plein visage alors que Doyle parvient à regagner 1810 à sa place[13]. Mais, peu après son retour, Doyle est enlevé par des hommes d'Horrabin et emmené en Égypte[13]. Pendant ce temps, Joe Face de Chien, qui n'est autre que Fikee, entre en contact avec Darrow et conclut un marché avec lui[13]. Il s'empare, afin de le transmettre ensuite à Darrow, du corps de Chinnie, un jeune sportif réputé, et laisse celui-ci dans le corps originel de Doyle sur le point de se noyer[13]. Mais Chinnie échappe à la noyade[13].

Doyle est conduit devant le maître des sorciers égyptiens mais parvient à s'échapper, non sans avoir auparavant fourni contre son gré un peu de sang permettant aux sorciers de réaliser un ka, un double, de lui[14]. Après quelques péripéties égyptiennes, Doyle parvient à tuer le maître et rentre à Londres[14]. Entretemps, Chinnie rencontre Jacky, qui l'avait pris pour Doyle, et tous deux reconstituent ce qui s'est passé[14]. Chinnie confronte Darrow, désormais dans son corps, et est tué mais Jacky tue ensuite Darrow[14]. Au même instant, Fikee procède à son rituel de changement de corps car, se sentant floué par le marché, il veut s'emparer de celui occupé par Darrow[14]. Il se jette d'un toit mais ne se retrouve que dans un cadavre et meurt aussitôt[14]. Dès son retour à Londres, Doyle, en compagnie de Coleridge, est abordé par Jacky mais tous trois sont aussitôt enlevés par Horrabin et Romanelli, le dernier sorcier égyptien survivant[14]. Pendant que Doyle se fait torturer, Coleridge, sous l'emprise du laudanum, libère les monstres créés par Horrabin et s'enfuit avec Jacky[14]. Horrabin est tué par ses créations alors que Romanelli s'enfuit par un canal souterrain en emportant un Doyle mourant[14]. Le sorcier pense que ce voyage à bord de la barque de Ra va le régénérer mais il est dévoré par le serpent Apep et c'est Doyle qui bénéficie de cette régénération[14]. Doyle retrouve ensuite Jacky et apprend enfin qu'il s'agit d'Elizabeth Tichy, qu'il sait être la future épouse d'Ashbless[14].

L'épilogue se situe en 1846[15]. Doyle a vécu la vie d'Ashbless aux côtés d'Elizabeth, morte depuis quelques années, et est désormais arrivé au jour où il sait qu'il va être tué[15]. S'étant préparé à affronter son destin, il découvre que l'homme censé le tuer n'est autre que son ka qui a fini par le retrouver[15]. Doyle tue son ka et part vers un futur qui lui est désormais inconnu[15].

Univers[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Brendan Doyle alias Tom le Muet alias William Ashbless alias Eshvlis : héros du roman, il est américain et vit à Fullerton en Californie ; veuf, il est l'auteur d'Intime Invité, une biographie du poète Samuel Taylor Coleridge[16],[17],[18].
  • Aldebert Chinnie : champion d'escrime à la canne ; il est tué par Jacob Christopher Dundee[19].
  • Aménophis Fikee alias Joe Face de Chien : magicien égyptien disciple du maître, il est son agent à Londres ; après un rituel magique raté, il perd la raison et devient Joe Face de Chien[20],[21]. Il se transforme ainsi en une sorte de loup-garou[a 3].
  • Elizabeth Jacqueline Tichy dite Beth alias Jacky Snapp alias Ahmed le Mendiant Hindou : fiancée du poète Colin Lepovre ; elle se déguise en mendiant pour approcher Joe Face de Chien qu'elle juge responsable de la mort de son bien-aimé[17],[22],[23],[24],[25].
  • Horrabin : clown défiguré chef d'une confrérie de mendiants ; il est le disciple du docteur Romany[26]. Il a une caractérisation proche de celle de Fagin dans le roman Oliver Twist de Charles Dickens mais en plus effrayant[a 4]. Il a une caractérisation qui fait penser aux psychopathes des romans d'horreur[a 5]. Il pratique en effet la chirurgie sur ses mendiants pour les rendre plus laids et ainsi attirer plus facilement la compassion des passants[a 1].
  • J. Cochran Darrow alias Jacob Christopher Dundee : milliardaire fondateur du Groupement de recherches inter-disciplinaires Darrow (GRID) ; il découvre l'existence des brèches et monte une expédition pour visiter le Londres de 1810[27],[28].
  • Le Maître : puissant magicien égyptien basé au Caire ; il a deux disciples, Romanelli et Fikee[29].
  • Monboddo Romanelli : magicien égyptien disciple du maître ; il est son agent en Turquie[30].
  • Teobaldo Horrabin dit Teo alias Rase-Crotte : père d'Horrabin ; torturé par son fils, il est devenu un nain difforme[31],[32],[33].
  • Richard le Maudit : chef d'un groupe de gitans aux ordres du docteur Romany[20],[34].
  • Romany : ka du docteur Romanelli ; il prend la place d'Aménophis Fikee comme agent du maître à Londres[35].
  • Streeforth Benner : ancien étudiant de Brendan Doyle ; il a été recruté par J. Cochran Darrow[36].

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

  • Abbas : serviteur du maître en Égypte[37].
  • Amin bey : puissant Mamelouk du Caire[18].
  • Arky Malarkey : auteur anglais[38].
  • Bain : employé de J. Cochran Darrow ; il est éliminé par son patron[39].
  • Beasley : membre de la Confrérie d'Antée en 1684[40].
  • Beau Gosse : mendiant du clan d'Horrabin[41].
  • Benjamin la Roulette : mendiant du clan de Copenhagen Jack[42].
  • Bessie : épouse de Richard le Maudit ; elle est tuée alors qu'ils fuient la police[20].
  • Bessonus : savant ayant étudié les brèches temporelles[43].
  • Billy : victime de Joe Face de Chien[44].
  • Bob Crank : patron de pub[25].
  • Boaz : aubergiste en 1684[45].
  • Brian Stowell : membre de la Confrérie d'Antée en 1684[46].
  • Bugs : mendiant du clan de Copenhagen Jack[47].
  • Charles : responsable du fret maritime à Londres[42].
  • Chris : vendeur d'oignons ; il est l'époux de Sheila et le père de Meg[48].
  • Claire Peabody : fille de Joël Peabody, fiancée de Jacob Christopher Dundee[49].
  • Clitheroe : employé de J. Cochran Darrow[50].
  • Colin Lepovre : poète fiancé à Elizabeth Tichy ; il est assassiné en 1809[22].
  • Copenhagen Jack : chef de la confrérie de mendiants rivale de celle d'Horrabin[51].
  • Cunningham : coauteur de Concordium, un ouvrage sur le poète William Wordsworth[38].
  • Dallas : auteur de l'ouvrage Audrey[52].
  • Davies : serviteur de Lord Byron[53].
  • Delmotte : employé de J. Cochran Darrow[54].
  • Dennessen : mendiant du clan d'Horrabin[55].
  • Didérac : marchand de jouets[56].
  • Doug Maturo : victime de Joe Face de Chien[57].
  • Dowling : marchande de sommeil de Londres[58].
  • Ernesius Burgravius : savant ayant étudié les brèches temporelles[43].
  • Ezra Longwell : chef de la Confrérie d'Antée en 1684[59].
  • Fennery Clare : enfant des rues de Londres[19].
  • Fletcher : coauteur de Concordium, un ouvrage sur le poète William Wordsworth[38].
  • Frank Caroll : prêtre victime de Joe Face de Chien[44].
  • Friedman : membre de la Confrérie d'Antée en 1684 ; il est tué lors de l'affrontement avec le docteur Romany[60].
  • Guerlay : membre de la Confrérie d'Antée en 1684 ; il est tué lors de l'affrontement avec le docteur Romany[61].
  • Harry Angelo : entraineur de Chinnie à l'escrime à la canne[62].
  • Hassan bey : puissant Mamelouk du Caire ; il est assassiné par ordre de Méhémet Ali[63].
  • Hathi bey : puissant Mamelouk du Caire. Il est assassiné par ordre de Méhémet Ali[63].
  • Ibrahim : ancien magicien égyptien[64].
  • Jackson le Gentleman : champion d'escrime à la canne[62].
  • James Bailey : meilleur ami et biographe de William Ashbless[65].
  • Jenkin : homme de main d'Horrabin[66].
  • Jim Thibodeau : riche amateur de littérature anglaise ; il est l'époux de Percy[67].
  • Joel Peabody : riche importateur ; il est le père de Claire Peabody[49].
  • John Caroll : frère de Frank Caroll, une des victimes de Joe Face de Chien[44].
  • Kaggs : employé de J. Cochran Darrow ; il est éliminé par son patron[68].
  • Katie Dunnigan : propriétaire des maisons de tolérance autour de l'Ouest londonien[69].
  • Kenny : fils d'un brasseur londonien ; il est une des victimes de Joe Face de Chien[70].
  • Kickham : membre de la Confrérie d'Antée en 1684 ; il est tué lors de l'affrontement avec le docteur Romany[71].
  • Kusiak : aubergiste londonien[72].
  • Len Carrington : principal lieutenant d'Horrabin[73].
  • Lawrence : propriétaire de la Crown and Anchor Tavern[74].
  • Little : poète anglais[75].
  • Marko : mendiant du clan de Copenhagen Jack[41].
  • Matthews : serviteur de Lord Byron[53].
  • McHugh : membre de la Confrérie d'Antée en 1684 ; il est tué lors de l'affrontement avec le docteur Romany[71].
  • Meg : fille de Sheila et Chris[48].
  • Midorgius : savant ayant étudié les brèches temporelles[43].
  • Miller : homme de main d'Horrabin[76].
  • Morningstar : généreux buveur[77].
  • Moss : président de la confrérie d'Antée ; il s'agit d'un très vieil homme[78].
  • Murphy : homme de main d'Horrabin ; il est tué par Ashbless[79].
  • Mustapha bey : puissant Mamelouk du Caire[80].
  • Norman : homme de main d'Horrabin ; il est tué par Ashbless[81].
  • Nostrand : professeur à l'université d'Oxford spécialiste du poète Samuel Taylor Coleridge[82].
  • Newman : employé de J. Cochran Darrow[54].
  • Nicolo : jeune garçon grec au service de Lord Byron lors de son séjour à Patras[6].
  • Owen Burghard : membre de la Confrérie d'Antée en 1684[59].
  • Parker : serviteur d'un noble[83].
  • Patrick : Fils de Sheila et Chris[84].
  • Percy Thibodeau : riche amatrice de littérature anglaise ; elle est l'épouse de Jim[85].
  • Pete : employé de J. Cochran Darrow[86].
  • Rebecca Doyle : épouse de Brendan Doyle ; elle est morte dans un accident de moto sur l'échangeur autoroutier qui relie Santa Ana Freeway (une des principales autoroutes de Californie) au Beach Boulevard[87].
  • Richard Sheridan : notable amateur d'escrime à la canne[62].
  • Robb : auteur de chroniques sur les affaires judiciaires des années 1810 à 1820[21].
  • Sammy : garçon de pub en 1684[88].
  • Samuel : serveur d'un pub londonien[89].
  • Sandoval : employé de J. Cochran Darrow[54].
  • Sheila : vendeuse d'oignons ; elle est l'épouse de Chris et la mère de Meg[90].
  • Simmons : mendiant du clan d'Horrabin[24].
  • Stanley : riche londonien[91].
  • Stikelearber : mendiant du clan de Copenhagen Jack[52].
  • Tewfik : Fils de Mustapha bey ; il est tué par le Maître[92].
  • Tim Lamont : assistant de J. Cochran Darrow[93].
  • Torrès le Terrible : champion d'escrime à la canne[19].
  • Treff : riche mécène de Darrow[94].
  • Tyson: membre de la Confrérie d'Antée en 1684 ; il est tué lors de l'affrontement avec le docteur Romany[95].
  • Wilbur : un des Roms à la solde de Romany[34].
  • Yags : esprits fantomatiques avec lesquels Romany peut entrer en relation[96].
  • Yustin : cocher de Jacob Christopher Dundee[97].
  • Zimmerman : victime de Joe Face de Chien[44].

Thèmes abordès[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage, en plus des voyages dans le temps[a 6] et des paradoxes temporels[a 7], Tim Powers évoque l'Égypte antique, l'histoire moderne, la littérature britannique et plusieurs autres cultures occidentales[a 8].

Voyage dans le temps[modifier | modifier le code]

L'auteur introduit très tôt dans le roman le thème du voyage dans le temps sans s'appesantir sur des longues explications. Le personnage de Brendan Doyle est d'ailleurs sceptique quant à ce procédé[a 9]. Pour le convaincre, Darrow décrit le temps comme une rivière et l’utilise comme un contre-argument de l’effet papillon qui veut qu'un petit incident dans le passé peut influer sur un grand événement du présent[a 9]. Selon Darrow, si l'ondulation est très petite, cela ne change rien à la situation dans son ensemble[a 9].

Le voyage dans le temps n'est cependant pas le thème principal du livre, d'autant plus qu'il se fait par des moyens magiques alors que dans la plupart des autres romans de science-fiction, c'est avant tout le résultat d'une invention humaine[a 9].

Tim Powers travaille également les paradoxes temporels, ces éléments qui sont les conséquences fictives d'un voyage dans le temps. L'auteur se débrouille pour qu'ils se tiennent et créent des situations troublantes mais n'altérant pas l'Histoire telle qu'elle est connue[a 10].

Égypte antique[modifier | modifier le code]

Tim Powers évoque l'Egypte antique pour donner chair à la magie noire égyptienne figurant dans le roman et rappelant le style de l'occultisme anglais Aleister Crowley[a 11]. Il met ainsi en avant un thème assez rare dans les romans, la résurgence des dieux égyptiens[a 12].

Divinités[modifier | modifier le code]

L'auteur cite le nom de plusieurs divinités égyptiennes :

Histoire[modifier | modifier le code]

L'auteur cite également plusieurs personnages de l'histoire de l'Égypte antique. Kanefer ou Ptah-nefer-Ka (vers 2475 av. J.-C. - vers 2425 av. J.-C.), grand prêtre de Ptah de Memphis pendant le règne de Sahourê, second pharaon de la Ve dynastie ; selon une légende pharaonique, il serait le premier propriétaire du livre d'immortalité, le Livre de Thot[29]. Toutânkhamon (vers 1345 av. J.-C. - vers 1327 av. J.-C.), onzième pharaon de la XVIIIe dynastie ; il est enterré dans la Vallée des rois[102]. Khâemouaset ou Setnau Ka-em-Uast (vers 1284 av. J.-C. - vers 1224 av. J.-C.), fils de Ramsès II, prince de la XIXe dynastie et grand prêtre de Ptah ; dans un conte égyptien d'époque pharaonique, il cherche le livre d'immortalité[29]. Ramsès V (vers 1170 av. J.-C. - vers 1145 av. J.-C.), quatrième pharaon de la XXe dynastie[103].

Mythologie[modifier | modifier le code]

L'auteur cite enfin des éléments de la mythologie égyptienne. La barque solaire du dieu , objet symbolique lié au cycle journalier du soleil que le personnage d'Aménophis Fikee surnomme la « Nef des Millions d'Années »[3]. Le calendrier nilotique, avec les mois de Pharmouti (14 février au 15 mars) et de Tybi (16 novembre au 15 décembre)[6]. Le douât ou tuaut, le nom du séjour des défunts après leur mort[104]. Le ka, double spirituel qui naît en même temps que l'humain[105]. Les ouchebti ou ushabti, statuettes funéraires placées dans la tombe d'un défunt[30]. Le paut, qui est la substance primitive[106]. Le scarabée sacré ou scarabée képhéra, insecte vénéré par les Égyptiens[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Tim Powers met en place une mécanique récurrente de son travail de romancier qui consiste à investir une période historique forte pour la relire entre les lignes[a 11]. L'auteur rappelle ainsi de nombreux événements de l'histoire de l'époque moderne et des débuts de l'époque contemporaine (XVIIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle. Powers se sert de ces événements comme toile de fond et même si l'histoire est légèrement déformée, les résultats apparents sont les mêmes[a 13]. Il veut respecter l’histoire, mais en lui ajoutant ses propres réflexions et idées[a 14]. Il indique que « sans changer ou ignorer aucun des faits avérés, ni modifier le calendrier des événements, je cherchais quel fait important mais non enregistré pourrait les expliquer tous »[a 14]. Il revisite l'histoire comme l'a par exemple fait avant lui Michael Moorcock dans Gloriana (1978)[a 15].

Peinture représentant plusieurs hommes et une forteresse.
Le massacre des Mamelouks en 1811 sur ordre de Méhémet Ali est l'un des événements historiques auxquels le héros du roman, Brendan Doyle, va assister[note 2].

L'auteur cite notamment :

Littérature britannique[modifier | modifier le code]

Gravure d'un pont et d'une maison.
Greta Hall, la maison de Samuel Taylor Coleridge dans la Lake District, lieu de rassemblement des Lakistes[note 3].

Bien que classé comme faisant partie du genre littéraire steampunk, le livre est avant tout une plongée dans la littérature du XIXe siècle dans un style proche de celui de Charles Dickens, d'Eugène Sue[a 7] ou de Victor Hugo[a 13]. Pour décrire le Londres du XIXe siècle, Tim Powers utilise aussi un classique de la littérature anglaise, le London Labour and the London Poor du journaliste Henry Mayhew (1812 - 1887)[a 1] pour restituer de façon édifiante le Londres de l'époque[a 16]. L'auteur évoque fréquemment des auteurs et des œuvres de la littérature britannique, notamment les membres du mouvement littéraire des Lakistes[113]. Il fait également mention des prestigieuses universités de Cambridge[21] et d'Oxford[82].

Auteurs[modifier | modifier le code]

Powers mentionne les auteurs :

Pour Samuel Taylor Coleridge, Tim Powers ne fait pas que de le mentionné puisqu'il en fait un personnage de son roman[a 17]. Powers intègre certains événements de la vie de Coleridge comme son séjour à Londres en 1810 et sa dépendance à l'opium mais injecte également beaucoup d'éléments fictifs dans sa biographie[a 17]. Par exemple, Coleridge a bien donné une conférence en 1810 à la Crown Anchor Tavern sur un poème de Milton, mais pas sur celui indiqué dans le roman[a 17]. Powers se sert également du fait que les mouvements de Coleridge sur certaines périodes sont inconnus[a 17]. Rosemary Ashton dans sa biographie The Life of Samuel Taylor Coleridge (1996) indique d'ailleurs qu' « on ne sait pas grand-chose des mouvements exacts de Coleridge » entre novembre 1810 et mars 1811[a 17]. Powers utilise aussi la dépense de Coleridge à l'opium pour introduire une scène où Coleridge dialogue avec des monstres dans un sous-sol londoniens et que le poète qualifie de « rêve d'opium » tant cela lui semble irréel[37],[a 17]. Tim Powers fait ainsi dire au héros de son roman que cette expérience fictive à sans doute influencé Coleridge pour écrire le poème réel Limbo[a 17]. L'auteur réalise ainsi une biographie romancé du poète[a 17].

Powers utilise également une lettre de Lord Byron où il écrit qu'un homme a cru le voir à Londres en 1810 alors qu'il était en réalité à Patras en Grèce pour justifier la présence dans le roman d'un ka de Byron, un double magique de ce poète[126],[a 17],[note 4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Powers mentionne les œuvres :

Autres cultures[modifier | modifier le code]

L'auteur évoque également plus marginalement des éléments de culture antique et occidentale. Il évoque la culture de l'Allemagne à travers le philosophe Frédéric Schlegel (1772 - 1829)[21], les archéologues Heinrich Schliemann (1822 - 1890)[129] et Georg Moritz Ebers (1837 - 1898)[130], les compositeurs Ludwig van Beethoven (1770 - 1827) et Richard Wagner (1813 - 1883)[39], l'illustrateur Fritz Eichenberg (1901 - 1990)[131] et le romancier Johann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832)[132].

La culture des États-Unis est présente avec le lieu de naissance de l'auteur imaginaire William Ashbless à Richmond ou Norfolk dans l'État de Virginie[65] ; Powers évoque aussi le banquier John Pierpont Morgan (1837 - 1913)[120], le critique littéraire Walter Jackson Bate (1918 - 1999)[21], les romanciers Howard Philipps Lovecraft (1890 - 1937)[133] et Ernest Hemingway (1899 - 1961)[134], le compositeur George Gershwin (1898 - 1937)[39], la chanteuse Janis Joplin (1943 - 1970)[39], le déprogrammeur Ted Patrick (1930)[135], l'acteur Humphrey Bogart (1899 - 1957)[25], le réalisateur et acteur Clint Eastwood[136] l'astronaute Neil Armstrong (1930 - 2012)[137] ; il cite les multinationales américaines IBM et Honeywell[27], le journal The National Enquirer[27] et les magazines Newsweek[138] et Forbes[138] ; il évoque le drame musical West Side Story, créé en 1957[139] et le pavillon Dorothy Chandler du Los Angeles Music Center[39].

La culture française est évoquée avec les auteurs Voltaire (1694 - 1778)[30], Denis Diderot (1713 - 1784)[30], Germaine de Staël (1766 - 1817)[114], l'homme politique Philippe d'Orléans dit le Régent (1674 - 1723)[38], le scientifique Louis Pasteur (1822 - 1895)[128], le peintre Claude Monet (1840 - 1926)[140], le pharmacien Pierre Touéry (1802 - 1883)[141] et l'actrice Leslie Caron (1931)[127] ; l'auteur mentionne également le film La Belle et la Bête de Jean Cocteau[142].

La culture italienne est présente à travers les personnages de la Commedia dell'arte Polichinelle[143] et Scaramouche[26] ; Tim Powers évoque aussi le peintre et sculpteur Michel-Ange (1475 - 1564)[144], l'écrivain Dante Alighieri (1265 - 1321)[145] et le médecin Girolamo Cardano (1501 - 1576)[146].

L'auteur mentionne d'autres artistes européens comme le sculpteur danois Bertel Thorvaldsen (1770 - 1844)[113], le peintre espagnol Francisco de Goya (1746 - 1828)[95] et le compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840 - 1893)[39].

La littérature antique est aussi évoquée grâce au philosophe grec Héraclite (vers 540 av. J.-C. - vers 480 av. J.-C.)[147], le poète latin Virgile (70 av. J.-C. - 19 av. J.-C.)[145], l'empereur romain et philosophe Marc Aurèle (121 - 180)[16], l'auteur romain Julius Obsequens (vers 325 - vers 375)[148] et l'Épopée de Gilgamesh retrouvée en 1867 par l'assyriologue George Smith (1840 - 1876)[129].

La langue romani est également beaucoup présente[a 8]. Tim Powers emploie plusieurs mots de cette langue lors des dialogues des personnages roms[35] ; sont ainsi utilisés les mots avo (« oui »)[149], beng (« diable »)[34], berche (« année »)[35], chal (« homme »)[20], dosta (« en quantité »)[35], hotchewitchi (« hérisson »)[20], gadgé (« sédentaire »)[150], kek (« non »)[151], kuchto (« avoir du goût »)[20], mullo (« mort »)[20], prastamengré (« policier »)[150] et rya (« monsieur »)[20].

Accueil[modifier | modifier le code]

Homme avec des yeux bleus et des lunettes.
Tim Powers en 2012.

Les Voies d'Anubis reçoit un accueil extrêmement favorable de la part de la critique ainsi que plusieurs prix[a 18]. Il s'agit du plus gros succès de Tim Powers[a 18]. En 1984, il reçoit les prestigieux prix Philip-K.-Dick et prix Science Fiction Chronicle du meilleur roman et obtient la seconde place du prix Locus du meilleur roman de fantasy[a 19]. En 1987, il obtient également le prix Apollo[a 19]. Il est considéré comme le meilleur livre de son auteur[a 1].

Dans le monde anglo-saxon, le Times note « une intrigue diaboliquement efficace, une ingéniosité grisante et un rythme d'enfer : ce roman est une performance de virtuose, un feu d'artifice aveuglant »[152]. Thomas Wagner du site SFReviews qualifie le livre de chef d'oeuvre et loue son « inépuisable richesse d'inventivité »[a 8].

En francophonie, Éric Holstein, d’ActuSF, souligne « l’élégance et l’inventivité bouillonnante qui illumine cette histoire exemplaire de paradoxe temporel »« le merveilleux s’acoquine à l’horrifique, le tout sur un rythme trépidant, feuilletonesque »[a 7]. André-François Ruaud, dans le magazine Fiction, évoque « une œuvre majeure, d'un genre très spécial », un « roman qui va de rebondissement en rebondissement sans défaillir » et « qui s'amuse avec les légendes et la vérité, mêle les voyages temporels à la magie, glisse des traits d'humour dans les moments les plus désespérés, brouille les pistes de la science-fiction, du fantastique et de la fantasy »[a 13]. Vincent Degrez du site Daily Mars trouve le style de Powers précis, clair, sans gras ni fioriture mais qui reste un vrai plaisir de lecture[a 14]. Mickaël Barbato du site Culturellement Votre qualifie le livre de « chef-d'œuvre » et loue la grande subtilité de l’écriture des personnages[a 10]. Madame du B. de Mediapart trouve roman « passionnant de bout en bout » même si elle note quelques passages trop longs ainsi qu'un manque d’explications et de justifications[a 16]. Lujayne M. du site SciFi-Universe décrit un livre comme étant un incontournable avec une intrigue passionnante se passant à différentes époques[a 20].

Quelques critiques émettent des avis plus mitigés. Ils mettent notamment en avant le rythme lent, l'abondance de passages descriptifs et de nombreuses parties qui ne servent pas le récit[a 12]. Le livre est également vu comme trop dense car utilisant beaucoup de références culturelles[a 5].

Postérité[modifier | modifier le code]

Origine du genre steampunk[modifier | modifier le code]

Panneau noir avec des lettres dorées.
Panneau d'entrée d'une exposition steampunk au musée d'histoire des sciences d'Oxford en 2009-2010.

Tout comme les ouvrages Homunculus (1986) de James Blaylock, Morlock Night[note 5] (1979) et Machines infernales (1987) de K. W. Jeter, Les Voies d'Anubis de Tim Powers est considéré comme un des romans fondateurs du style steampunk[a 11],[a 3]. Powers, Blaylock et Jeter étant amis de longue date, c'est à dessein qu'ils ont écrit sur un thème identique qui n'est pas encore du steampunk mais qui va contribuer à le fonder[a 11]. Ce terme qui peut se traduire par « punk à vapeur » est une invention de K. W. Jeter basé sur le terme cyberpunk pour définir le thème utilisé par les trois auteurs autour du Londres du XIXe siècle[a 21]. L'aspect « revisite du progrès technologique du XIXe siècle » qui caractérisera ensuite le genre steampunk n'est alors pas présent dans l'ouvrage de Powers[a 21],[a 22]. En revanche, Les Voies d'Anubis présente plusieurs éléments du genre steampunk comme l'uchronie et le mélange de plusieurs styles littéraires (le fantastique, l'horreur, le roman d'aventures et la science-fiction)[a 22].

En 2015, l'éditrice Cheryl Morgan intègre Les Voies d'Anubis dans une liste de douze classiques du genre steampunk aux côtés de Frankenstein (1818) de Mary Shelley, Vingt mille lieues sous les mers (1870) de Jules Verne, La Machine à différences (1990) de William Gibson et Bruce Sterling, Anno Dracula (1992) de Kim Newman, L'Âge de diamant (1996) de Neal Stephenson ou Perdido Street Station (2000) de China Mieville[a 23]. Le livre est également intégré en 2002 à la collection Fantasy Masterworks de la maison d'édition Victor Gollancz qui reprend les classiques de la littérature de l'imaginaire[a 24].

Personnage de William Ashbless[modifier | modifier le code]

Tim Powers puise le nom de William Ashbless dans ses premiers écrits estudiantins du milieu des années 1970[a 25],[a 26],[a 27]. En effet, alors qu'il est à l'université d'État de Californie à Fullerton, Powers et son ami James Blaylock s'amusent à écrire dans le journal de leur établissement des poèmes faussement ampoulés qui n'ont aucun sens[a 25],[a 27]. Pour se dédouaner, ils signent ce travail du nom d'un prétendu poète nommé « Ashbless »[a 25]. A leur grande surprise, les poèmes rencontrent un vif succès, à tel point que lecteurs du journal demande à rencontrer le poète[a 25]. Powers et Blaylock mentent alors en indiquant qu'Asbless ne peut pas les rencontrer car il souffre d'une maladie déformante qui l'empêche de se déplacer[a 25]. Le canular en reste alors là[a 27].

Le personnage ne réparait qu'une dizaine d'années plus tard alors que Powers travaille sur Les Voies d'Anubis et Blaylock sur The Digging Leviathan (1984)[a 27]. C'est leur éditrice commune, Beth Meacham qui remarque qu'ils utilisent tous deux un personnage nommé William Ashbless[a 27]. Elle leur suggère alors de se consulter pour créer une histoire commune à ce mystérieux poète[a 27]. William Ashbless est par la suite même mentionné dans des romans d'autres auteurs[a 27]. Il est ainsi présent dans The Pit (1993) de Neil Penswick et dans Freedom and Necessity (1997) de Steven Brust et Emma Bull[a 27]. Powers et Blaylock éditent également deux recueils de poèmes d'Ashbless chez Subterranean Press : On Pirates en 2001 et William Ashbless Memorial Cookbook en 2002[a 28],[a 29].

Influence sur d'autres œuvres[modifier | modifier le code]

En 2018, l'auteur Silver Smith spécialiste de James Blaylock et Tim Powers tente de répondre à une question que se posent certains amateurs du roman : Est que Stephen King s'est inspiré du clown Horrabin des Voies d'Anubis pour créer le clown du roman Ça (1986)[a 4]? Bien qu'il y a des similarités et que le roman de Powers est été édité trois avant celui de King, il n'existe aucune preuve prouvant cette théorie[a 4]. L'auteur de Ça a d'ailleurs reconnu s'être plutôt inspiré du personnage Ronald McDonald crée en 1963[a 4]. Les deux auteurs peuvent également s'être inspiré du tueur en série John Wayne Gacy (1942 - 1994) qui était également connu pour son personnage de Pogo le clown[a 4]. Silver conclut son analyse en indiquant que King a probablement lu le roman de Powers mais ne s'en est pas inspiré consciemment[a 4].

China Miéville, a lui, reconnu s'être inspiré du roman de Powers dans son roman steampunk Perdido Street Station (2000) notamment pour la description de la ville de Nouvelle-Crobuzon qui ressemble beaucoup au Londres décrit par Powers[a 30]. Le romancier Andy Lane déclare même que son ouvrage All-Consuming Fire (1994), une déclinaison en roman de l'univers du Docteur Who, est sa « tentative d'imiter Les Voies d'Anubis de Powers »[a 31]. Javier Olivares le créateur de la série télévisée espagnole El Ministerio del Tiempo indique également que le livre est l'une de ses principales inspirations pour la création de la série[a 32].

De nombreuses années après la sortie du roman, Tim Powers écrit une nouvelle de quatre-vingt-cinq pages se déroulant dans l'univers des Voies d'Anubis[a 33]. Elle se nomme Nobody's Home et sort en 2014 chez l'éditeur Subterranean Press[a 33]. Elle met en scène Jacky Snapp avant qu'elle ne fasse la rencontre de Brendan Doyle[a 33]. Toujours en 2014, une adaptation du roman est jouée au théâtre ExCeL à Londres sur une mise en scène de Ruth Pe Palileo[a 34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Les portes d'Anubis » en français.
  2. Peinture Le Massacre des Mamelouks dans le Château du Caire en 1811 d'Horace Vernet (1789 - 1863).
  3. Gravure de William Westall (1781 - 1850).
  4. Tim Powers reproduit une partie de cette lettre au début du chapitre 8.
  5. Ce roman est inédit en français.

Références[modifier | modifier le code]

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  152. Quatrième de couverture.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Consultez la liste des éditions de cette œuvre :
Les Voies d'Anubis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Silver Smith, A Comprehensive Dual Bibliography of James P. Blaylock and Tim Powers : With Annotations, Argent Leaf Press, (ISBN 978-0-97674-860-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]