Caza (dessinateur)

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Caza
L'illustrateur Caza, à la Comédie du livre de Montpellier, 23 mai 2009.jpg
Caza, à La Comédie du livre
de Montpellier, 23 mai 2009.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (79 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Philippe CazaumayouVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Caza
Philippe Caza
Philip CazaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Scarlett (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Site web
Distinctions
Liste détaillée
Prix Adamson ()
Prix Ozone ( et )
Prix Cyrano ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Arkhê
Le Monde d'Arkadi
Kronozone

Caza ou Philippe Caza, de son vrai nom Philippe Cazaumayou, né le à Paris, est un auteur de bande dessinée et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’André Caza, caricaturiste sportif (1911-2003), et d’une mère professeur de dessin, elle-même fille du peintre Pierre-Gaston Rigaud et sœur du peintre de la Marine Jean Rigaud, il passe son enfance dans la région parisienne et son adolescence en Haute-Savoie.

À 18 ans, il remonte à Paris et devient apprenti chez un affichiste, puis il est graphiste publicitaire indépendant.

Après 10 ans passés dans la publicité, il décide en 1968 de s’orienter vers la bande dessinée et l’illustration de science-fiction[1],[2]. En 1970 paraît Kriss Kool, bande dessinée de SF psychédélique marquée par l’influence combinée de Jean-Claude Forest (Barbarella) et du pop art (Guy Peellaert avec Les Aventures de Jodelle et Pravda la Survireuse).

Il quitte Paris pour s’installer dans les Cévennes, et dans les années 1970, il partage son activité entre des illustrations et couvertures pour diverses publications des Éditions OPTA et des histoires courtes dans le magazine Pilote (Contes hystériques, Le Caillou rouge…)

Caza au Festival "O tour de la bulle", de Montpellier en septembre 2008

En 1974, il commence à illustrer la collection de livres de poche J’ai Lu SF, pour laquelle il produira des couvertures de grands classiques de l’heroic fantasy : Catherine Moore, Abraham Merritt, Leigh Brackett, etc[2].

Lorsque paraît Métal Hurlant en 1975, il fournit à ce magazine des histoires de SF à tendance mythologique (Sanguine, L’Oiseau poussière). Son travail est alors basé sur le noir et blanc, il l’abandonnera petit à petit pour un travail en couleur plus pictural (Arkhê, Axolotls).

Dans Pilote, il se met en scène dans Scènes de la vie de banlieue. Ces chroniques, basées sur une satire acerbe de la vie moderne et sur l’intrusion du fantastique dans le quotidien, l’opposent à son voisin, le Français moyen.

Dans les années 1980, il s’installe dans la région de Montpellier[2]. Se consacrant définitivement à la science-fiction, il entame dans Pilote les histoires courtes qui constitueront L’Âge d’ombre. Pour Les Humanoïdes Associés, il fournit la matière du recueil Laïlah où des thèmes mythologiques sont revisités par la SF et l’érotisme.

Dans le même temps, il participe à des portfolios collectifs, illustre Robert Escarpit, publie Mémoires des écumes (spectacle, album, film et disque). Il s’essaye aussi aux décors et costumes de théâtre pour une pièce de Victor Hugo.

De 1985 à 1987, il travaille avec René Laloux au film d'animation de science-fiction Gandahar d’après le roman de Jean-Pierre Andrevon[3],[4], ainsi qu’aux court-métrages La Prisonnière (1985) et Comment Wang-Fô fut sauvé d’après les Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar (1988).

À la fin des années 1980, il continue à dessiner des couvertures pour J’ai Lu (Les robots[5],[6] et le cycle d’Elijah Baley[7] par Isaac Asimov) et illustre Skaith, de Leigh Brackett. Parallèlement, il se lance dans un nouveau domaine d’illustration, celui du jeu de rôle (Simulacres, L’Appel de Cthulhu) et du jeu vidéo (Kult, Drakkhen).

Dans les années 1990, il se consacre principalement à une longue série en bande dessinée : Le Monde d'Arkadi ou Chroniques de la terre fixe[8]. Il produira également, en tant que scénariste, une série d’heroic fantasy à tendance humoristique, Amiante, dessinée par Patrick Lemordan et il continue toujours à réaliser de nombreuses couvertures pour les romans de science-fiction des éditions J'ai lu.

En 1993, la Maison d'Ailleurs d’Yverdon-les-Bains (Suisse), musée européen de la science-fiction et de l’utopie, lui consacre une exposition rétrospective. Le festival Utopia 2000[Quoi ?] en fait autant.

Le film d’animation Les Enfants de la pluie, tiré d’un roman de Serge Brussolo et réalisé par Philippe Leclerc, sort en 2003, avec une musique de Didier Lockwood. Caza en est le coscénariste et le concepteur graphique[9],[10].

Le 17 mars 2010, il illustre Urbite et Orbite pour le Siné Hebdo.

En février 2011, il illustre les pages intérieures de La Chute du Géant Mauve pour l'univers Manga BoyZ.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Kris Kool[11], éditions Éric Losfeld, 1970, plusieurs reéditions[12]
  • Fume… C’est du Caza !, Kesselring, 1976.
  • Scènes de la vie de banlieue[13], Dargaud, coll. « Pilote » :
    1. Scènes de la vie de banlieue, 1977.
    2. Accroche-toi au balai, j'enlève le plafond, 1978.
    3. L'Hachélème que j'aime, 1979.
  • L’Âge d’ombre, Dargaud :
    1. Les Habitants du crépuscule, 1982.
    2. Les Remparts de la nuit, 1984.
  • Arkhê, Les Humanoïdes Associés, coll. « Pied Jaloux », 1982.
  • Le Caillou rouge et autres contes (dessin), avec François Bazzoli (scénario), Dargaud, coll. « Histoires fantastiques », 1985.
  • Mémoire des écumes (dessin), avec Christian Lejalé (scénario), Dargaud, coll. « Histoires fantastiques », 1985.
  • Laïlah, Les Humanoïdes Associés, coll. « Pied Jaloux », 1988.
  • Le Monde d'Arkadi :
    1. Les Yeux d'Or-Fé, Les Humanoïdes associés, coll. « Eldorado », 1989.
    2. Le Grand Extérieur, Les Humanoïdes associés,1990.
    3. Arkadi, Les Humanoïdes associés, 1991
    4. La Corne rouge, Les Humanoïdes associés, 1992.
    5. Les Voyageurs de la mer morte, Les Humanoïdes associés, 1993
    6. Noone, Les Humanoïdes associés, 1996.
    7. Le Château d’Antarc[14], Delcourt, coll. « Conquistador », 2004.
    8. Pierres de Lune, coll. « Conquistador », 2007.
    9. Le Jour de l’arche[15], coll. « Neopolis », 2008.
  • Marie Moinard et collectif, En chemin elle rencontre... : Les artistes se mobilisent contre la violence faite aux femmes, Des ronds dans l'O / Amnesty International, , 96 p. (ISBN 978-2-917237-06-9)
  • Amiante[16] (scénario), avec Patrick Lemordan (dessin), Soleil Productions, coll. « Soleil de nuit » :
    1. La Cité perdue de Kroshmargh, 1993.
    2. L'Île du géant triste, 1994.
    3. Le Labyrinthe de la lune pâle, 1995.
    4. La Clef de pierre-étoile, 1997.
  • Chroniques de la terre fixe : Nocturnes, Delcourt, coll. « Conquistador », 1999[17].
  • « Noces », dans Vampires, Carabas, 2001, p. 27-30.

Illustration[modifier | modifier le code]

  • Caza 30×30, Les Humanoïdes Associés, 1979.
  • Chimères, Les Humanoïdes Associés, 1988.
  • De métal et de chair, La Sirène, 1994.
  • L’Œil du dragon, La Sirène, 1996.
  • Les mois sont de papier, Le Pythagore, trois volumes, 2003-2008.
  • Kronozone[18], Delcourt, 2004.
  • Dialogue avec l’extraterrestre, Le Pythagore, 2005.
  • Manga BoyZ, Le Grimoire, 2011

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Dessins de presse[modifier | modifier le code]

  • Pour en finir avec 2009 eBOOK (PDF et ePUB) Quinoa Design éditions, 2012, Collection CAZA/eBOOK
  • La Fin du Monde ne passera pas ! Livre papier et eBOOK (PDF et ePUB) Quinoa Design éditions, 2012, Collection CAZA/eBOOK

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Philippe Caza : bibliographie, photo, biographie », sur BD Paradisio (consulté le 8 novembre 2020)
  2. a b et c Tristan Lhomme (Hors-série de Séries TV), « Caza », Portfolio #8 : Portraits des plus grands dessinateurs de fantasy, Éditions de Tournon,‎ , p. 63
  3. a et b Jacques Siclier, « Gandahar, de René Laloux. À travers le temps », sur Le Monde,
  4. a et b Carole Wrona, « Gandahar, les années lumière », sur Critikat,
  5. S.Minne, « Le choix du robot qui rêvait de Caza », sur Res Futurae,
  6. « Les Robots », « Un défilé de robots », « Le Robot qui rêvait » sur le site NooSFere
  7. « Les Cavernes d'acier », « Face aux feux du soleil », « Les Robots de l'aube 1 » et « 2 », « Les Robots et l’Empire 1 » et « 2 » sur le site NooSFere.
  8. Iscarioth, « Le Monde d'Arkadi - Interview de Cazal », sur Krinein,
  9. a et b Thierry Jobin, « Un peu d'animation dans les dessins de Caza », sur Le Temps,
  10. a et b Rédaction, « LE RETOUR DE CAZA avec les Enfants de la pluie », sur BD Zoom,
  11. J. G., « "KRIS KOOL" de Philip Caza », sur Le Monde,
  12. Rédaction, « Réédition de Kris Kool - CAZA 70 chez Passenger Press », sur SF-Mag,
  13. Guillaume Perfetti, « Scènes de la vie de banlieue », sur Cases critiques,
  14. N.Diremdjian, « Le monde d'Arkadi 7. Le Château d'Antarc », sur BD Gest,
  15. Jean-Sébastien Peron, « Le monde d'Arkadi - T9 Le jour de l'arche », sur Planète BD,
  16. Iscarioth, « Amiante », sur Krinein,
  17. Agnès Giard, « Caza sombre, toque vive », BoDoï, no 21,‎ , p. 12.
  18. J-M Grimaud, « Kronozone », sur BD Gest,
  19. « ADAMSON AWARDS 1965-2010 ».
  20. a et b Caza (dessinateur) sur le site NooSFere (Biographie).

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]