Aleister Crowley

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Aleister Crowley
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Aleister Crowley en 1929

Nom de naissance Edward Alexander Crowley
Naissance
Royal Leamington Spa, Warwickshire, Angleterre
Décès
Hastings, Sussex, Angleterre
Nationalité Britannique
Activité principale
Occultiste, poète, romancier
Autres activités

Edward Alexander Crowley ( à Royal Leamington Spa dans le Warwickshire1er décembre 1947 à Hastings), dit Aleister Crowley, et également connu comme Maître Therion, Frater Perdurabo ou The Great Beast 666 (La Bête) est un écrivain, occultiste et astrologue britannique.

Fils d'une riche famille protestante fondamentaliste, du courant Darbyste, il abjura la foi chrétienne à l'adolescence, après la mort de son père. À Cambridge, il changea son prénom d'Edward en Aleister et commença à s'intéresser à l'occultisme. Initié au sein de la Golden Dawn, il s'en détacha rapidement pour poursuivre sa propre voie ésotérique, basée sur une « magie sexuelle » sans tabou. Il dilapida sa fortune au cours de ses recherches qui le menèrent partout dans le monde.

Il devint rapidement très controversé, tant pour ses mœurs sexuelles[réf. nécessaire] que pour ses idées occultistes, mais aussi pour ses idées politiques. Germanophile, il devint indésirable en Grande-Bretagne avec la Première Guerre mondiale. Il fut chassé de Sicile où il s'était installé, après divers scandales. Il continua ses errances. Il mourut d'une crise cardiaque liée à une bronchite chronique due à sa forte consommation de drogues. Il fut incinéré à Brighton et ses cendres auraient été perdues.[réf. nécessaire]

Aleister Crowley est surtout connu pour ses écrits sur l'occultisme, particulièrement The Book of the Law, le livre sacré de Thelema. Crowley était également membre influent de plusieurs autres organisations occultes : l'Astrum Argentum et l'Ordo Templi Orientis. Concernant cette dernière organisation, il participa même à la réécriture complète de ses rituels en fonction de la Loi de Thelema.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Edward Crowley était l'héritier unique (sa sœur cadette mourut en bas âge) d'un riche brasseur à la retraite, Edward Crowley, et de son épouse Emily Bertha Bishop. La fortune familiale provenait des brasseries Crowley's Ales. Il vécut ses premières années dans le confort matériel. Il développa aussi très tôt un complexe de supériorité intellectuelle et spirituelle[1].

Par ailleurs, la famille était membre du groupe religieux protestant fondamentaliste des Frères de Plymouth. Après le décès de son père, Edward Crowley rejeta son héritage religieux. Sa mère commença à lui donner alors le surnom qu'il s'appropria ensuite : « The Beast », en référence à « La Grande Bête 666 » de l’Apocalypse de Saint-Jean. Il fut confié à la garde de son oncle maternel Tom Bond Bishop, d'apparence philanthrope mais cruel avec son neveu[1]. Son oncle est un prêcheur fanatique et il oblige Edward Crowley à apprendre la Bible par cœur.

Edward Crowley suivit les cours d'abord du Malvern College (1891-1892) puis de la Tonbridge School (1892). Il ne s'y sentit jamais à l'aise. En 1895, il entra au Trinity College (Cambridge) où il commença à étudier les sciences naturelles. Il était cependant plus doué dans des disciplines annexes : échecs et alpinisme. Il semblerait que ce fut alors que, intéressé par la poésie, il décida de changer de nom et, s'inspirant du poème « Alastor, or, The Spirit of Solitude » de Shelley, il ait décidé d'adopter le prénom « Aleister », réinterprétation gaélique d'Alastor, pour s'inscrire dans la vogue du renouveau celtique que connaissait à cette époque la Grande-Bretagne[1].

Ce fut aussi alors qu'il était étudiant qu'il hérita de la fortune paternelle et qu'il commença à la dilapider. Il fit ainsi publier dès 1898 une édition de luxe de ses propres poèmes Aceldama, alors marqués par l'influence de Gerald Kelly (en). Le poème « White Stains » révélait déjà ses penchants homosexuels. Son premier amant fut d'ailleurs alors l'acteur transformiste Jerome Pollitt. La relation, empreinte de méfiance des deux côtés, se termina en 1898[1].

Aleister Crowley quitta Cambridge avant d'avoir passé son diplôme[1].

Découverte de l'occultisme[modifier | modifier le code]

En 1897, une vision lui fait réaliser que toutes les œuvres humaines, hormis la magie, sont éphémères. Il se consacre alors à l'étude des textes ésotériques, et cherche un magicien pour l'initier. Il est admis en novembre 1898 au sein de la Ordre hermétique de l'Aube dorée, une société secrète d'étude et d'enseignement des sciences occultes fondée en 1888. Pour ses travaux ésotériques, il y adopte le nom de Perdurabo (« J'endurerai ») ; si William Butler Yeats le croit fou, il est remarqué par un autre membre de la Golden Dawn, l'un de ses fondateurs : Samuel Liddell MacGregor Mathers[1].

MacGregor Mathers a mis au point un rituel pour invoquer son ange gardien. Dans ce but, Aleister Crowley s'enferme dans la résidence du bord du Loch Ness en Écosse, Boleskine House[1].

Déçu par les dissensions au sein de la Golden Dawn et rejeté par de nombreux membres de la société que sa vie sexuelle choquait, Crowley s'éloigne peu à peu de la Golden Dawn. Il s'intéresse aux travaux de John Dee, et de son médium Edward Kelley dont il pense être la réincarnation. Pour franchir seul les étapes initiatiques de la Golden Dawn, il s'initie à l'Hatha yoga et part en voyage en Asie[1].

Crowley s'intéresse aux traditions ésotériques orientales, comme le bouddhisme (qui lui est présenté par MacGregor Mathers et son ami et associé Allan Bennett), le taoïsme et surtout le yoga, dont il affirme être l'un des premiers occidentaux à recevoir un enseignement complet par un grand maître. Il séjourne souvent en Orient et en Asie.

Voyages, premier mariage et alpinisme[modifier | modifier le code]

Le K2.

En 1900, Aleister Crowley est au Mexique, où il affirme avoir été initié franc-maçon, et où il rencontre l'alpiniste Oscar Eckenstein qui l'entraîne sur les sommets mexicains, l'initiant aux méthodes de concentration et de visualisation. En 1902, ils entreprennent ensemble la première tentative d'ascension du K2, la deuxième plus haute montagne du monde, située à la frontière entre la Chine et le Pakistan[1]. Après plus d'un mois passé sur place, la tentative fut un échec. Les Hunzas gardèrent de lui le souvenir d'un Occidental humain, qui les considérait comme ses égaux.

En 1903, il épouse Rose Edith Skerrett, la sœur de Gerald Kelly, qui est veuve. Au Caire en avril 1904, pendant leur voyage de noces en Égypte, Rose entre en transe et annonce à Crowley qu'il doit se préparer à recevoir une communication surnaturelle (cf. infra). L'année suivante, Rose accouche à Boleskine House d'une fille. En mai 1905, Crowley part pour une désastreuse expédition himalayenne. Il rend ses compagnons responsables de leur propre mort[pas clair], et exige que sa femme et sa fille le rejoignent en Inde. Ils fuient le pays quand la police vient enquêter sur un incident au cours duquel Crowley a tué deux agresseurs. Ils se réfugient en Chine d'où il renvoie son épouse et sa fille afin de partir à la recherche d'une ancienne maîtresse. De retour en Grande-Bretagne, il apprend la mort de sa fille, d'une fièvre, en Birmanie. Il en rend Rose responsable. Le couple a deux autres filles avant de divorcer. Crowley dit avoir fait connaître ses adultères pour avoir les torts lors de la procédure[1].

Crowley au désert[modifier | modifier le code]

En 1909 Aleister Crowley, qui renoue avec son travail ésotérique et occulte, publie le Livre de la Loi sur la communication reçue au Caire en 1904. Il publie aussi Liber 777 qui donne les clés interprétatives du tarot selon la Golden Dawn. Il se rend dans le désert algérien en compagnie de Victor Benjamin Neuburg (en) (qui avait dansé dans la représentation des Mystères d'Éleusis montée par Crowley) avec qui il met au point son système de « magie sexuelle » qu'il appelle Magick[1].

Il fonde à la même époque l'Astrum Argentum, son propre ordre ésotérique inspiré de la Golden Dawn. Il se rapproche de l'Ordo Templi Orientis de Theodor Reuss (en), une société ésotérique allemande qui pratique sa propre « magie sexuelle ». Aleister Crowley devient le maître de la branche britannique de cet ordre[1].

Exils et fin de vie[modifier | modifier le code]

Proche de l'Allemagne, Crowley s'exile aux États-Unis pendant la Première Guerre mondiale. Ses écrits pro-allemands lui valent une antipathie de plus en plus forte dans son pays. Il a alors dilapidé son héritage et vit de subsides versés par l'Ordo Templi Orientis. Il travaille à ses rituels de « magie sexuelle »[1].

Thelema, Cefalù

En 1920, Aleister Crowley loua une ferme à Cefalù en Sicile, qu'il nomme Thelema. Il y forme de nombreux disciples. En 1923, comme la veuve du disciple Raoul Loveday porte plainte contre lui, Crowley est chassé d'Italie par le gouvernement de Mussolini. Le journal britannique John Bull le surnomme alors « l'homme le plus pervers du monde »[1]. Il fait régulièrement parler de lui par ses provocations. Il s'adonne à l'héroïne, dont la consommation lui inspire quelques écrits relatant les effets de la drogue en temps réel, et mène une vie sexuelle dissolue pour l'époque.

Crowley prend la succession de Theodor Reuss à la tête de l'Ordo Templi Orientis, lors de la conférence de Weida et forme des disciples parmi lesquels Karl Germer (en), Gerald Yorke (en) ou Israel Regardie. En 1929 à Berlin, il épouse brièvement la Nicaraguayenne Maria Teresa Ferrari de Miramar[1].

Il revient au Royaume-Uni dans les années 1930 et y intente divers procès pour toucher de l'argent. Il poursuit un libraire qui a annoncé à tort la sortie d'un de ses livres (The Diary of a Drug Fiend), et l'éditeur du livre de Nina Hamnett Laughing Torso, dans lequel elle insinue qu'il a pratiqué la magie noire à Thelema. Ses amis ne témoignant pas en sa faveur, et les récits de ses pratiques sexuelles et magiques jouant en sa défaveur, il perd ses deux procès et est condamné à payer les frais de justice alors qu'il est ruiné[1].

En 1936, il tombe amoureux de Greta Sequeira, une anthroposophe qui épouse un entrepreneur de Dundee. Par elle, il rencontre Frieda Harris (en) qui sera son exécutrice testamentaire. Ensemble, ils conçoivent un tarot (en) qu'elle illustre de ses aquarelles en 1942. Ce tarot divinatoire mélange diverses influences : magie occidentale, Golden Dawn, gnose, bouddhisme tantrique, chimie et freudisme. Crowley affirme que ce tarot est la suite du travail ésotérique d'Éliphas Lévi, dont il dit être la réincarnation (Lévi était mort l'année de sa naissance). Son Book of Thot de 1944 est un commentaire des arcanes de ce jeu[1].

Dans ses dernières années, Aleister Crowley demande à John Symonds (en) de travailler à sa biographie à partir de ses notes. Son dernier disciple est Kenneth Grant. Les deux hommes seront ses exécuteurs testamentaires pour l'aspect littéraire. Ils travaillent ensemble à la biographie/autobiographie de Crowley, intitulée Autohagiography[1].

Installé dans une résidence hôtelière d'Hastings, Aleister Crowley meurt le d'une crise cardiaque liée à une bronchite chronique due à sa forte consommation de drogues. Il était ruiné (sa « fortune » au décès est estimée à 18 £ 6 d[N 1]. Il est incinéré à Brighton et ses cendres sont perdues[1].

Production littéraire et influence spirituelle[modifier | modifier le code]

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Liber AL vel Legis sub figura CCXX[modifier | modifier le code]

Les 8, 9 et 10 avril 1904, lors de son voyage de noces au Caire, Crowley reçut en dictée un ouvrage de quelques pages, par l'intermédiaire d'une entité désincarnée nommée Aiwass, qu'Aleister Crowley assimila plus tard à son Saint Ange Gardien, tandis que le texte transmis était signé du pharaon Ânkhefenkhonsou dont Crowley se déclara la réincarnation. Ce texte, intégralement retranscrit dans le Livre de la Loi (Liber AL vel Legis sub figura CCXX), constitue la base de son système philosophico-religieux nommé : « La Loi de Thelema ». Il annonce aussi le début d'une nouvelle ère : le christianisme serait amené à laisser la place à un nouveau mouvement spirituel[1].

Le terme « Thelema » provient du grec, et signifie « Volonté », non la Volonté bassement humaine et capricieuse, mais la Volonté Supérieure de l'Homme qui lui permet de dépasser sa condition. Le Livre de la Loi illustre cette « Volonté - Thelema » par quelques phrases clés comme « L'Amour est la Loi, l'Amour soumis à la Volonté » ; ou encore « Fais ce que Voudras sera le Tout de la Loi », ce fameux « Fais ce que Voudras » qui est gravé sur le fronton de l'« Abbaye de Thélème » de Rabelais, auteur avec lequel il partage une sensualité grivoise, un penchant pour l'alchimie et une certaine religiosité bien qu'il ait cherché à se démarquer de son éducation religieuse chrétienne, en rejoignant la longue liste des nouveaux gnostiques, par l'intermédiaire de ce qu'il nomme la « Magick », l'hermétisme et d'autres disciplines occidentales comme orientale comme le yoga.

Crowley dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

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L'œuvre et le personnage de Crowley ont eu une influence significative sur nombre d'amateurs d'occultisme. Crowley, ou des personnages fictifs fortement inspirés de Crowley, apparaissent ou sont cités dans de nombreuses œuvres musicales, littéraires ou encore télévisuelles. Il existe en outre de nombreux produits à son image.

Musique[modifier | modifier le code]

Crowley a exercé une influence significative sur l'œuvre de musiciens de rock tels que David Bowie, Jimmy Page, Genesis P-Orridge, Jimi Hendrix, Ozzy Osbourne (il lui dédie un morceau hommage, Mr. Crowley), Jaz Coleman, chanteur de Killing Joke, et les groupes Tool, Iron Maiden (chanson Revelations sur l'album Piece of Mind), Edguy (morceau Out of Control), Coil, Throbbing Gristle, Psychic TV, Current 93, Cradle of Filth, yelworC (« Crowley » écrit à l'envers, groupe de dark wave), Christian Death, Fields of the Nephilim et les Beatles — son visage apparaissant sur la pochette de leur album Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band[2].

Sur un de ses albums solo, Inside Of Emptiness le guitariste des Red Hot Chili Peppers, John Frusciante, présente 3 chansons inspirées de sa vie, écrites durant la lecture de textes de Crowley : Emptiness, I’m Around et 666. Crowley est aussi la principale source d'inspiration du groupe de Black/Death Metal Behemoth.

Le groupe Tiamat a mis en musique un de ses poèmes sur l'album Prey (2003), il s'agit du morceau final de l'album et il est intitulé d'après le nom du poème : The Pentagram.

Jimmy Page, le guitariste du groupe Led Zeppelin, qui lui vouait une admiration considérable, a racheté son manoir de Boleskine qu'il a ensuite revendu.

Ministry, le groupe de metal industriel américain, a composé une chanson s'intitulant Golden Dawn sur leur album de 1988 The Land of Rape and Honey, sur laquelle on peut entendre entre autres des samples d'Aleister Crowley chantant son Call of The Second Aethyr.

Marilyn Manson, dans la chanson Misery Machine, fait référence à l'abbaye de Thélème : « We gonna ride to the abbay of Thelema ». Dans l'ouvrage Dissecting de Gavin Baddeley (traduit en français sous le titre L'Antéchrist Superstar) il est plusieurs fois fait mention de la fascination du chanteur pour Crowley au chapitre « les anges des abysses » [3].

Rockin' Squat fait référence à Aleister Crowley dans le morceau Illuminazi 6.6.6.

Des enregistrements de la voix d'Aleister Crowley sont utilisés sur plusieurs morceaux de l'album Zvezda Mix de Gestalt OrchestrA et sur le morceau Being Alive de Chromatic.

The Legendary Pink Dots et Symbol Of Subversion, font référence à Aleister Crowley en intitulant une de leur pièces : « Golden Dawn ».

Le groupe français Jack The Ripper y fait deux fois référence, dans le titre de leur premier album The Book of Lies, et dans la chanson Aleister, de l'album Ladies First.

Bruce Dickinson, le chanteur d'Iron Maiden, est coscénariste du film Le Diable dans le sang (Chemical Wedding, Julian Doyle (en), 2008)[4] dans lequel un professeur d'université se trouve être la réincarnation de Crowley. Il a composé son album solo Chemical Wedding (2008, Warner Music) dans la même optique.

En 2007, le groupe de black metal français « Blut Aus Nord » fait paraître un album : Odinist sous-titré The destruction of reason by illumination qui est une citation extraite d'une des œuvres d'Aleister Crowley.

Le groupe de musique Klaxons y font référence dans leur chanson intitulée « Magick ».

Le groupe de black metal symphonique français Anorexia Nervosa a utilisé plusieurs extraits de son livre intitulé 'Temple of the Holy Ghost' (recueil de poésies publié en 1974) dans sa chanson Worship Manifesto, sur l'album Redemption Process (2004).

Le groupe de metal italien Death SS a consacré un album à Aleister Crowley Do What Thou Wilt'.

Le groupe belge dEUS fait référence à Aleister Crowley dans sa chanson Great American Nude qui apparaît sur leur premier album Worst Case Scenario en 1994 (She had this thing about Aleister Crowley / It was like a fascination)

Le groupe de Black/Death Metal Temple Of Baal fait référence à Aleister Crowley dans son album Verses Of Fire (2013), à travers des textes comme το αστέρι 418 ou The Tenth Aethyr[5].

Littérature, bande dessinée, mangas[modifier | modifier le code]

En 1908 le romancier anglais Somerset Maugham raconte dans The Magician la vie d'Aleister Crowley, présenté dans le livre comme « Oliver Haddo ».[réf. souhaitée]

Aleister Crowley est un des personnages centraux du roman Blackout Baby, de Michel Moatti, paru en 2014 chez HC Éditions. Il s'agit d'un Crowley vieillissant, fatigué par l'âge et les bombardements allemands sur Londres, réévaluant Le Livre de la Loi et son « œuvre » passée[6].

L'auteur britannique Alan Moore a également étudié Crowley, qu'il cite directement dans sa série Promethea, dans un numéro spécialement consacré à la magie et au tarot. Il fait aussi apparaître brièvement Crowley enfant dans From Hell.

Dans le livre Au bonheur des ogres, Daniel Pennac identifie l'un des personnages (le professeur Léonard) comme étant la réincarnation d'Aleister Crowley.

Dans le roman de Robert Bloch Psychose, adapté au cinéma par Alfred Hitchcock, Aleister Crowley est une des lectures de Norman Bates, avec Ouspenski[Lequel ?].

Dans la bande dessinée Requiem, Chevalier Vampire, de Pat Mills et Olivier Ledroit, Aleister Crowley apparaît comme l'homme le plus mauvais du monde, ayant réapparu en enfer sous le nom de Black Sabbat avec pour concubine un mandrill nommé Aiwass. Sous la dénomination de so-called wickedest Man on Earth, il apparait succinctement dans Batman, Arkham Asylum, de Grant Morrison et Dave McKean, où il se contente de discuter du symbolisme de tarot égyptien et de jouer aux échecs.

Dans les mangas, on peut citer Arystar Krory (Aleister Krory dans l'anime) de D.Gray-man, exorciste vampire au grand cœur.

Dans les romans Toaru Majutsu no Index, Aleister Crowley est le père de la Magie occidentale moderne, puissant mage en son temps, qui prit la décision de renier son appartenance à la magie pour se consacrer à la science (deux camps opposés). Il devient l'homme au sommet de la Cité-Académie, pôle scientifique mondial, et désire éradiquer de la surface du globe la magie, créée à la base pour satisfaire ceux n'ayant pas de capacités surnaturelles « scientifiques ».

Aleister Crowley est une source d'inspiration pour le livre L'histoire sans fin de l'auteur allemand Mickael Ende, avec l'utilisation répétée des figures du tarot de Crowley à travers l'aventure, la doctrine inscrite sur l'amulette Auryn utilisée par l'un des héros : « Do what you wish » et le nom que le héros choisit de donner à l'impératrice : « Moonchild ».

Dans le roman de Jean Molla Le Jardin des sortilèges, le plus puissant mage noir et pire ennemi du héros se nomme Aleister Crowley.

Il apparaît aussi dans la bande dessinée W.E.S.T. dans laquelle son histoire est revue et adaptée pour l'esprit de la série.

Il donne également son nom -mais pas son prénom- à un démon dans De bons présages des auteurs britanniques Neil Gaiman et Terry Pratchett (dans la traduction française ce démon s'appelle Rampa).

Il est également le héros de la bande dessinée Alceister Crowley de Antonio Cossu et Les gorilles de l'apocalypse de Antonio Cossu et Louis Savary, où il apparait comme un détective de l'occulte.

Crowley est également cité dans l'ouvrage de Dan Brown, Le Symbole Perdu. Également cité dans le roman d'Eric Giacometti et de Jacques Ravenne, Conjuration Casanova et dans celui de Sire Cédric, Le premier sang.

Il apparaît dans un chapitre du roman d'Ernest Hemingway, Paris est une fête. L'auteur le confond avec Hilaire Belloc.

Il joue un rôle important dans le livre de Bob Garcia, Le Testament de Sherlock Holmes, paru en 2005.

Il apparaît dans le manga Inugami, le réveil du dieu chien, dans lequel il est parvenu à recréer l'Arbre de Vie du jardin d'Eden.

Télévision, cinéma, dessin animé[modifier | modifier le code]

Dans le dessin animé hentai Bible Black, la Lance de Longinus, apparait une descendante fictive d'Aleister Crowley dénommée Jody Crowley, laquelle rentre en compétition avec la méchante récurrente de la série, Reika Kitami. Il est aussi dans le réveil du dieu chien.

Dans la série télévisé Supernatural, un démon majeur de l'Enfer (un des personnages centraux de la série) s'appelle Alastair. Le roi de l'Enfer s'appelle Crowley.

Dans le film Le Diable dans le sang, réalisé par Julián Doyle, un timide professeur décide de ramener à la vie Aleister Crowley.

En 2002, Carlos Atanes lance un projet de film biographique sur Aleister Crowley[7].

Dans le film L'héritage Valdemar, réalisé en 2010 par Jose Luis Allemande.

Les films de Kenneth Anger sont inspirés par Crowley, notamment Inauguration of the Pleasure Dome (1954), Invocation of My Demon Brother (1969) et Lucifer Rising (1972).

Dans la saison 2 de la série télévisée X-Files : Aux frontières du réel, dans l'épisode La Main de l'enfer, épisode traitant du satanisme, le lycée dans lequel se déroule l'intrigue s'appelle Crowley High School.

Un court-métrage réalisé par Derek Jarman avec Genesis P-Orridge et des membres de Thee Temple ov Psychick Youth, montre de multiples scènes de magie sexuelle directement inspirée des pratiques de Crowley. Ce film, saisi par Scotland Yard en 1991 dans la demeure de P-Orridge à Londres à la suite d'une plainte fabriquée par la droite chrétienne fondamentaliste américaine, soumettra ce dernier à un mandat d'arrestation dont il échappera, se trouvant alors au Népal et trouvant exil aux États-Unis jusqu'à la découverte de la supercherie par la justice britannique[8].

Jeu de rôle[modifier | modifier le code]

Dans le jeu de cartes Vampire: The Eternal Struggle (basé lui-même sur le monde du jeu de rôle Vampire: The Masquerade ou Vampire : La Mascarade en français), Aleister Crowley est un des nombreux vampires pouvant être joués et fait partie du Clan Malkavien.

Dans le jeu de rôle Nephilim, Crowley est à la base du bouleversement magique provoquant la libération des Nephilims de leurs stases, au début du vingtième siècle.

Dans le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu, dans la campagne Les Oripeaux du Roi, Aleister Crowley est un des personnages non joueurs que rencontrent les PJ.

Dans le jeu de rôle Rétofutur, Aleister Crowley est un puissant Non-A dont l'histoire est présenté dans l'extension Les Agences.

Dans le RPG Suikoden, Crowley est un des 108 personnages du jeu. C'est un magicien d'une grande puissance qui serait à l'origine même de la destruction de toute une zone de la carte (les « Badlands », situées entre la République de Toran et la cité-État de Jowston) à la suite d'un duel avec un autre magicien, Mazus.

Dans le RPG Fallout 3, Aleister Crowley est une goule qui vous manipule pour que vous tuiez des "goulophobes" dans la quête "Faut leur tirer dans la tête".

Dans le jeu Saints Row: Gat out of Hell (en), les protagonistes se retrouvent transportés en enfer après l'utilisation d'une mystérieuse tablette ouija ayant appartenu à Crowley.

Écrits[modifier | modifier le code]

Crowley était un auteur prolifique, non seulement dans le domaine de la magie mais également dans la philosophie et la politique. Il fut un poète et un auteur de pièces de théâtre ainsi que rédacteur sous divers pseudonymes pour des journaux.

Dans le domaine de l'occultisme, Crowley a notamment écrit sur la magie, le tarot, le yoga, la Kabbale, l'astrologie.

Ses œuvres les plus importantes sont :

  • The Book of the Law (Le Livre de la Loi)
  • Magick
  • Le Livre de Thoth
  • Magick Without Tears
  • The Confessions of Aleister Crowley
  • Liber 777
  • The Vision and the Voice
  • The Book of Lies

Il édita et produisit une série de publications intitulées The Equinox (sous-titrée « Revue d'Illuminisme Scientifique »), qui servit comme organe officiel de l'ordre magique Astrum Argentum.

Crowley écrivit également des pièces de théâtre et des romans qui ne reçurent pas un accueil favorable en dehors des cercles occultistes :

  • Diary of a Drug Fiend
  • Moonchild
  • The Rites of Eleusis
  • The Ship

Œuvres poétiques :

  • Clouds Without Water. (1974).
  • White Stains. (1973).
  • The Star and the Garter. (1974).
  • Snowdrops From a Curate’s Garden. (1986).
  • Golden Twigs. (1988).
  • The Scented Garden of Abdullah the Satirist of Shiraz. (1991).
  • The Winged Beetle. (1992).

Publiées en français :

  • Le Livre de Thoth, le Tarot des Égyptiens, Urania Verlags AG, préface d'Hymenaeus Beta, Caliphe de l'OTO, 1994.
  • Magick (parties une et deux), Éditions Blockhaus, Paris, 1992.
  • Fragments sataniques, Hriliu, Cahors, 1996.
  • Le Livre de la Loi, Aleister Crowley, Les Gouttelettes de Rosée, Montpeyroux, 1997. ISSN 1261-503X.
  • L'Epreuve d'Ida Pendagon, in Rêves d'Absinthe (anthologie), Editions L'Oeil du Sphinx, Paris, 2001. (ISBN 978-2914405058).
  • Journal d'un drogué, voyage au pays de Cocaïne, Le Camion noir, Nancy, 2011.
  • Le Livre de la Loi, Le Camion noir, Nancy, 2007.
  • Béréshith, Les Gouttelettes de Rosée, Montpeyroux, 1998.
  • Le Scorpion, Les Gouttelettes de Rosée, Montpeyroux, 1998.
  • Babalon, Éditions de l'Heure, Charleroi, 2002.
  • Magick (Liber ABA, Livre Quatre), ESH-ÉDITIONS, Collection Bibliotheca Crowleyana, Bruxelles, 2013. Deux tomes. ISBN 978-2805300066.
  • Le Livre des Mensonges, ESH-ÉDITIONS, Collection Bibliotheca Crowleyana, Bruxelles, 2013. Préface de Jean-Luc Colnot. ISBN 978-2805300110.
  • Magie énochienne de la Golden Dawn, Éditions Trajectoire, Escalquens, 2011. Contient le "Liber 84 vel Chanokh" et un extrait de la "Vision et la Voix". ISBN 978-2841975693.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Serge Hutin, Aleister Crowley, Arqa, 2005.
  • Henry Chartier, La Musique du Diable. Le rock et ses succès damnés, Éditions Camion Blanc, coll. "Camion Noir", 710 p.
  • Sarane Alexandrian, Aleister Crowley, le maître incompris de la gnose moderne, Supérieur inconnu no 15, 1999.
  • Christian Bouchet, Aleister Crowley, Collection Qui suis-je ?, Pardès, 1999, 127 pages
  • Christian Bouchet, Aleister Crowley et le mouvement thélèmite, Les éditions du chaos, 1998.
  • Christian Bouchet, Aleister Crowley, La Bête 666, Le Camion noir, 2011.
  • Tigrane Hadengue/Hugo Verlomme/Michka, « Aleister Crowley, le possédé des drogues », in Le Livre du cannabis, Georg, 1999.
  • Massimo Introvigne, « Aleister Crowley et le satanisme » in Enquête sur le satanisme, Éditions Dervy, 1997, pages 209-219.
  • Massimo Introvigne, La Magie, les nouveaux mouvements magiques, Droguet & Ardant, 1993, plusieurs pages sur Crowley.
  • Arnold Waldstein, Aleister Crowley, le Saint de Satan, Culture, Art, Loisirs, Paris, 1975, 287 pages.
  • Marco Pasi, La Notion de magie dans le courant occultiste en Angleterre (1875-1947), Thèse de Doctorat sous la direction d'Antoine Faivre.

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Martin Booth, A Magick Life: A Biography of Aleister Crowley, Hodder and Stoughton, 2000.
  • (en) Ronald Decker, « Crowley, Aleister (1875–1947) », Oxford Dictionary of National Biography,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Richard Kaczynski, Perdurabo: The Life of Aleister Crowley, New Falcon Publications, 2002.
  • Marco Pasi, Aleister Crowley and the Temptation of Politics, Acumen, Durham, 2014.
  • Lawrence Sutin, Do What Thou Wilt: A Life of Aleister Crowley, St. Martin's Griffin, 2002.
  • John Symonds, The Beast 666, The Life of Aleister Crowley, Pindar Press, 1997.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le site universitaire Measuringworth propose des calculs d'équivalence de sommes. Ainsi, 18 £ 6 d de 1949 (quand tout fut traité) pourraient correspondre à £474 de 2009 (autour de 600 €) si on tient compte de l'évolution des prix ; £1 430 (autour de 1 850 €) en tenant compte de l'évolution des salaires ; ou £1 600 (autour de 2 000 €) en tenant compte du PNB par habitant.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Decker 2011
  2. (en) Dave Evans, Sergeant Pepper et Aleister Crowley
  3. Henry Chartier : La musique du Diable. Le rock et ses succès damnés, Camion Noir, 717 p., spécialement p. 555 et suivantes
  4. Ce film sort en France uniquement en DVD chez Universal Pictures Video sous le titre Le diable dans le sang le 20 janvier 2009
  5. Interview du groupe Temple Of Baal : http://www.vs-webzine.com/METAL.php?page=INTERVIEW&id_news=1620
  6. http://www.midilibre.fr/2014/10/02/michel-moati-eventreur-en-serie,1060071.php
  7. (en) Le film sur Aleister Crowley: un projet de Carlos Atanes
  8. Genesis P-Orridge Jason Louv and Carl Abrahamsson, Thee Psychick Bible, Thee Apocryphal Scriptures ov Genesis Breyer P-Orridge and Thee Third Mind ov Thee Temple ov Psychick Youth, Feral House, 2010