Fosse commune

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Fosses communes du cimetière de Picpus à Paris (Les zones engravées sont les emplacements des fosses). Fosse no 2: ici reposent environ 304 corps décapités place du Trône.

Une fosse commune est une fosse ou une tranchée creusée dans le sol destinée à y entasser des cadavres.

Dans les pays occidentaux, les morts sont généralement enterrés dans des tombes ou caveaux, situés dans des concessions, elles-mêmes situées dans des cimetières et les fosses communes sont plutôt réservées soit aux pauvres, soit aux morts non identifiés tués lors de catastrophes, d'épidémies, de guerres ou de révolutions.

Le terme en anglais américain est Potter's field (champ du potier) en référence à l'épisode biblique du champ de l'Akeldama acheté avec les pièces d'argent données pour la trahison de Jésus.

Historique[modifier | modifier le code]

On situe l'apparition du terme fosse commune à la période médiévale, avec celle de l'aître et du charnier (les plus vieux mots pour désigner le cimetière). Il désigne le lieu où étaient déposés les gens du commun au fur et à mesure des décès. L'inhumation médiévale obéissant aux règles chrétiennes, elle est en fosse individuelle ou majoritairement en fosse commune, la pratique des tombes individuelles ne se généralisant que dans la première moitié du XVIIIe siècle. Actuellement, la fosse commune correspond dans les cimetières aux endroits (caveaux ou cuves bien souvent) où sont rejetés les restes squelettiques une fois que les tombes ont été désaffectées[1].

En France, la fosse commune a longtemps désigné la fosse dans laquelle on enterrait les corps des personnes pauvres ne pouvant s'offrir une sépulture et des obsèques, les corps de certains athées ou dans laquelle les corps non réclamés par les proches étaient inhumés. Cette parcelle spécifique portait le nom de « carré des indigents », terme péjoratif remplacé en 1991 par le terme « division à caveaux de terrain commun » que l'on raccourcit souvent en « terrain commun » ou « terre commune »[2]. Après cinq ans, les corps sont exhumés et envoyés à l'ossuaire ou incinérés au crématorium le plus proche afin de libérer des places pour de nouveaux défunts. Les cendres sont par la suite dispersées dans le jardin du souvenir de la commune[3].

Les fosses communes de la Terreur (France)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cimetière de Picpus et cimetière de Clamart.

Les résultats de la politique de Terreur (juin 1793-juin 1794) font que les victimes du Tribunal révolutionnaire s’amoncellent et qu’il faut les enterrer.

Le cimetière de Picpus sera un des lieux d’enfouissement ou au moins 1 306 victimes y sont inhumées. Elles proviennent de la « barrière du Trône ».

Le cimetière de Clamart recueillera une partie des victimes des massacres de Septembre.

Les fosses communes du NKVD[modifier | modifier le code]

La forêt de Katyne[modifier | modifier le code]

Article connexe : Katyne.
Exhumation des corps d'officiers polonais exécutés par le NKVD soviétique (massacre de Katyne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Archéologie funéraire, Éditions Errance, , p. 201.
  2. « Le « carré des indigents » », sur lexpress.fr,‎
  3. Madeleine Lassère, Villes et cimetières en France de l'Ancien Régime à nos jours: le territoire des morts, L'Harmattan, , p. 377.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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