Cenon-sur-Vienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Cenon-sur-Vienne
Cenon-sur-Vienne
Place centrale avec mairie et poste.
Image illustrative de l’article Cenon-sur-Vienne
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Châtellerault
Maire
Mandat
Odile Landreau
2020-2026
Code postal 86530
Code commune 86046
Démographie
Gentilé Cenonais
Population
municipale
1 778 hab. (2017 en diminution de 2,79 % par rapport à 2012)
Densité 207 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 32″ nord, 0° 32′ 15″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 105 m
Superficie 8,60 km2
Élections
Départementales Canton de Chauvigny
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Cenon-sur-Vienne
Géolocalisation sur la carte : Vienne
Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 14.svg
Cenon-sur-Vienne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cenon-sur-Vienne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cenon-sur-Vienne
Liens
Site web http://www.cenon-sur-vienne.fr/

Cenon-sur-Vienne est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans la banlieue sud de Châtellerault, dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Cenonais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Cenon-sur-Vienne est située au confluent de la Vienne et du Clain.

Au nord du territoire de la commune, le bourg et ses activités se développe entre les deux rivières, au plus proche du confluent (situé au bout du parc de Forclan), alors qu'au sud prennent place divers hameaux et lieux-dits éparpillés entre les terres agricoles et sur les reliefs peu prononcés de la vallée de la Vienne.

Sur la rive droite de la Vienne se trouve le quartier des Sources, siège d'un important ensemble pavillonnaire et d'équipements sportifs (terrain de foot, gymnase et courts de tennis).

Le Clain est franchi par le pont de Molé et la Vienne par l'ancien pont du tramway.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Châtellerault
Naintré Cenon-sur-Vienne Availles-en-Châtellerault
Vouneuil-sur-Vienne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Cenon-sur-Vienne présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [2] :

  • pour 81 % de calcaire dans les vallées et les terrasses alluviales,
  • pour 6 % de calcaire sablonneux sur les collines et dans les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien,
  • pour 4 % de champagne ou aubues (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) sur les autres collines.
  • pour 9 % par l'agglomération.

En 2006, 76 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 7,5 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 5,6 % pour les surfaces en eau et 11,1 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés, même résiduelle, sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Il y a une carrière recensée sur le territoire de la commune[4]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 3,5 km de cours d'eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de 3,3 km et la Clain sur une longueur de 0,2 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville proviendrait de Senomagos, dérivant du gaulois senos qui signifie vieux, qu'on retrouve dans le nom de la tribu gauloise des Sénons, et "magos" signifiant champ ou marché, donc littéralement: "le vieux marché". Au VIIe siècle, le nom du bourg est Senomus [5].

Histoire[modifier | modifier le code]

En partie sur le territoire de la commune (avec celui de Naintré) se situe le site archéologique du Vieux-Poitiers[6], dont les fouilles ont révélé l'existence de l'importante cité gallo-romaine de Briva — puis Vieux-Poitiers (Vetus Pictavis) après 742 et le partage du royaume de Charles Martel au profit de ses deux fils Carloman et Pépin le Bref — établie le long d'une ancienne voie traversant le territoire des Pictons.

Le pont qui sert aujourd'hui encore à franchir la Vienne a été construit en 1912-1913, spécialement pour le tramway d'intérêt local des Voies Ferrées Économiques du Poitou (VFEP) qui reliait Châtellerault à Chauvigny et Bouresse dans les années 1910-1935[7].

Le pont sur la Vienne.

En 1939, l’usine Rocher, spécialisée dans la coutellerie, emploie 800 personnes[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 ? 1977 Marcel Ribbe    
1977 2001 Michel Gaudineau PS 1er vice-président de la communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
mars 2001 mai 2020 Jean-Claude Bonnet PS  
mai 2020 En cours Odile Landreau    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « une fleur » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2017, la commune comptait 1 778 habitants[Note 1], en diminution de 2,79 % par rapport à 2012 (Vienne : +1,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
243264278254261291391452480
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
510529547544590606612668668
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
640595585535512503533659784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8408379631 2401 6201 9001 8431 8221 827
2017 - - - - - - - -
1 778--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 212 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La commune appartient à une zone de faible dynamisme démographique qui impacte une partie des membres de la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais. L’évolution moyenne annuelle a été, de 1999 à 2006, de 0,90% contre 1,32% pour la communauté d’agglomération de Poitiers. Ceci s’explique par la crise économique qui touche le secteur industriel très représenté dans la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais [15].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[16], il n'y a plus que cinq exploitations agricoles en 2010 contre 6 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 921 hectares en 2000 à 1 071 hectares en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[17].

55 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre, orges et maïs), 19 % pour les oléagineux et 11 % pour le fourrage[16] .

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune accueille les deux unités de conception et de production du fabricant de matériel de manutention et de magasinage Fenwick-Linde (groupe Kion), spécialisé dans la fabrication de transpalettes, gerbeurs, préparateurs de commandes et autres tracteurs. Le site emploie environ 550 salariés sur une surface de 32 700 m2[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

  • Le Cimetière mérovingien[22].
  • La Fontaine dite de Saint-Pissou[23], qui passait pour guérir des incontinences urinaires (eau non-potable).
  • L'Église Saint-Pierre[24].
  • Le Château des Sources (propriété privée).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Selon l'inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[25], il y a deux arbres remarquables sur la commune qui sont un cyprès chauve situé dans le parc du château des Sources et un séquoia géant situé dans la parc public de l'école Marcel-Ribbe.
  • La vallée de la Vienne couvrant moins de 1 % du territoire est géré par le conservatoire d'espaces naturels de Poitou-Charentes.
  • Le parc de Forclan, une ancienne prairie inondable a été aménagée en parc de loisirs avec aires de jeux et de fitness et des pontons pour les pêcheurs[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 15/09/2009.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. .BRGM, Observatoire des Matériaux, mai 2013
  5. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  6. Site "Vieux-Poitiers, une agglomération gallo-romaine de la cité des Pictons" Consulté le 14/05/2012.
  7. "Les Voies Ferrées Économiques du Poitou (V.F.E.P.), Ligne de Châtellerault à Chauvigny et Bouresse" sur le site de l'association de modélisme ferroviaire FerroVienne Modélisme Consulté le 14/05/2012.
  8. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. (ISBN 2-7171-0838-6), p. 7
  9. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10/05/2008
  10. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 décembre 2017.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  16. a et b Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  17. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées agreste 2007
  18. Le Groupe Fenwick en quelques chiffres Consulté le 14/05/2012.
  19. Voir une photo de 1928 sur le site Vieux-Poitiers et dans l'article La voie romaine Poitiers-Tours-Le Mans.
    Cf. François Eygun, « Une borne milliaire d'Hadrien, trouvée à Cenon », dans Bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest, 3e série, t. 8, 1928, p. 136-138 (découverte de CIL XVII-2, 441) (en ligne).
  20. « Borne milliaire romaine », notice no PA00105373, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Cf. :
    * Gerold Walser, CIL XVII-2, 1986, inscr. 435 à 444 p. 161-163 (partiellement en ligne).
    * François Eygun, « Poitou-Charentes », dans Gallia, 27 fasc. 2, 1969, p. 278 (découverte de CIL XVII-2, 439 et 439a) (en ligne).
  22. François Eygun, « Poitou-Charentes », dans Gallia, 27 fasc. 2, 1969, p. 278 (en ligne).
  23. Voir le site de la mairie.
  24. Ibidem.
  25. Poitou-Charentes Nature, 2000
  26. (fr)« Forclan: une prairie inondable avant un parc », (consulté le 18 juillet 2017)