Monthoiron

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Monthoiron
Image illustrative de l'article Monthoiron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Chauvigny
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays châtelleraudais
Maire
Mandat
Alain Guimard
2014-2020
Code postal 86210
Code commune 86164
Démographie
Population
municipale
672 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 03″ nord, 0° 37′ 16″ est
Altitude Min. 63 m – Max. 141 m
Superficie 16,66 km2
Localisation

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Monthoiron est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Monthoiron présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[1] :

  • sur les collines calcaires d'aubues ou de champagne (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour 30 % ;
  • sur les plateaux du seuil du Poitou :
    • de Terres fortes pour 28 %,
    • de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 30 % ;
  • sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du bassin parisien, de calcaire sableux pour 5 % ;
  • dans les vallées et les terrasses alluviales, de calcaire pour 7 %.

En 2006, 59,5 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 38,5 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 6,8 km de cours d'eau dont les principaux sont L'Ozon sur une longueur de 5,4 km et L'Ozon de Chenevelles sur une longueur de 1,4 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village a plusieurs origines possibles. Il pourrait provenir du latin Mons Dodranni qui signifie La colline de Dodrannus, Dodrannus étant un anthroponyme d'origine germanique. L'ancien nom du bourg était au XIe siècle, Monte Oram qui signifierait également La Colline d'Oran, du nom du seigneur local[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Nous trouvons la trace d'un oppidum à Monte Aurea dès le XIe siècle. La seigneurie de Monthoiron prend une dimension régionale importante lorsque les Turpin de Crissé en prenne une première possession avec Gui V Turpin de Crissé pendant la guerre de cent ans Jacques Turpin de Crissé complète la possession de Monthoiron grâce à son mariage avec Louise de Blanchefort le 20 février 1490 qui apporte Monthoiron-Lezay.

C'est Jacques II Turpin de Crissé, le chevalier de Marignan, qui va revenir d'Italie et initier la construction de la tour-forteresse de Monthoiron à côté du logis seigneurial, sur un concept que Léonard de Vinci lui aurait présenté.

Le 14 septembre 1940, les troupes nazis stationnent avec le 33e régiment au château de Monthoiron. Trois graffitis de soldat dans la tour-forteresse confirment cette présence. La Kommandatur s'y installe.

En 1944, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté sur la place de l’église (un if), qui est toujours en bonne santé en 1988[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[5] Alain Guimard    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 672 habitants, en augmentation de 1,05 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 258 229 686 712 811 784 776 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
695 657 663 568 606 564 571 541 542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
529 537 487 435 459 454 440 426 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
452 393 366 564 609 588 598 679 672
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 39 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 7 exploitations agricoles en 2010 contre 12 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont très légèrement diminué et sont passées de 373 hectares en 2000 à 370 hectares en 2010. 39 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour 80 % de la surface céréalière mais aussi de l'orge), 20 % pour le fourrage et 23 % reste en herbes. En 2000 comme en 2010, un hectare est consacré à la vigne[10].

Trois exploitations en 2010 (contre quatre en 2000) abritent un élevage de bovins (286 têtes en 2010 contre 197 têtes en 2000)[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Ambroise appartenait au prieuré Saint-Fulgent, fondé au XIIe siècle par les bénédictins de l'abbaye de Saint-Savin. Ruiné pendant la guerre de Cent Ans, puis lors des guerres de Religion, il a été déserté par ses moines au XVIe siècle, puis a perdu sa nef et ses dépendances. Le chœur, prévu de grande dimension pour accueillir une importante communauté de moines, fait désormais office de nef, et l'entrée actuelle se fait par la croisée du transept, après des travaux de restauration au XIXe siècle qui ont porté sur un nouveau portail, surmonté d'une tribune.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La tour-forteresse du XVIe siècle - qui semble n'avoir jamais été rattachée au logis du château - est classée comme monument historique dès le 29 janvier 1996 après sa découverte par l'historien et professeur d'université Nicolas Faucherre. Le 5 juin 2010, une cinquantaine d'experts internationaux de Léonard de Vinci signent l'appel de Romorantin, stipulant que la Tour-Forteresse « correspond à un concept du maître, et peut constituer une œuvre inédite de Léonard de Vinci » et appelant à sa sauvegarde et à sa mise en valeur.
  • Le domaine du château dont une tour du XVIe siècle accolée au logis seigneurial est simplement inscrite comme monument historique le 31 décembre 1993.
  • Le moulin de Monthoiron est construit le long de l’Ozon. Le chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers le mentionne en 1475. L’ancien moulin à farine, a subi comme tous les moulins du Poitou une transformation pour devenir un moulin à huile.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite deux sites qui sont classés comme zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[11]. Elles couvrent 16 % de la surface communale. Il s'agit des lieux dénommés :

  • Les Meulieres ;
  • Les bois de la Foye.

De plus, Les Meulieres et les Brandes de la Dispute bénéficient d'une protection par maîtrise foncière et sont protégés au titre des espaces naturels sensibles (ENS). Ces espaces couvrent 16 % de la surface communale.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[12], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un sapin d'Espagne situé au lieudit le Clos du Prieuré.

Le bois de la Foye et les brandes de la Dispute[modifier | modifier le code]

Le bois de la Foye et les brandes de la Dispute se situent au sein des bois de Chitré qui constituent un vaste massif boisé s’étendant sur un plateau de la rive droite de la Vienne, au cœur du seuil du Poitou, entre Châtellerault et Chauvigny. C’est un site classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [11].

Les sols dominant sur les plateaux sont des bornais, c’est-à-dire des sols acides, plus ou moins imperméables et hydromorphes. Par contraste, sur les pentes et dans le vallon de l’Hordin, les sols argilo-calcaires dominent. Ce contexte explique la grande diversité d’habitats rencontrés sur le site et l’originalité de certains d’entre eux : chênaie calcifuge atlantique et landes sur le plateau, chênaie-charmaie sur les pentes et, surtout, la tourbière alcaline de la Fontaine aux Vaches qui occupe près d’un hectare.

La flore et la faune y sont donc très diversifiées, parmi lesquelles les oiseaux, les amphibiens et les plantes à fleurs représentent les éléments les plus intéressants.

Sur le plan botanique, la zone la plus intéressante est la tourbière de la Fontaine aux Vaches, un type de milieu rare et très localisé au sein de la région Poitou-Charentes. On y trouve des plantes rares comme l’orchis élevé et l’épipactis des marais, la gentiane peumonanthe (représentante isolée dans ces plaines atlantiques d’un genre emblématique des pelouses alpines), des laîches typiques de ces milieux asphyxiants (comme la laîche puce). On pourra aussi découvrir :

Les amphibiens sont biens représentés :le sonneur à ventre jaune qui est petit crapaud que l’on trouve dans les ornières forestières (en forte régression partout en Europe de l’Ouest et on connait, en 2008, moins de 10 stations dans le département de la Vienne),la grenouille de Lesson,le triton marbré, le crapaud calamite et la rainette verte. Ces espèces sont protégées en France.

Quant à l’avifaune, elle se singularise par la présence d’un riche cortège d’oiseaux nicheurs propres au biotope constitué par les landes et les boisements ouverts, tels que l’engoulevent d’Europe, la fauvette pitchou, le busard Saint-Martin, busard cendré, faucon hobereau la bécasse des bois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jacques II Turpin de Crissé : c'est lui qui initie la construction de la tour-forteresse de Monthoiron en 1517 qui se finalise dix ans plus tard.

Nicolas de Pérusse des Cars : à la fin du XVIIIe siècle il accueille (rémunéré par le roi ) sur ses terres des réfugiés acadiens dont beaucoup repartiront pour la Louisiane.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 223
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. a et b Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  12. Poitou-Charentes Nature, 2000