Monthoiron

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Monthoiron
Image illustrative de l'article Monthoiron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Chauvigny
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays châtelleraudais
Maire
Mandat
Alain Guimard
2014-2020
Code postal 86210
Code commune 86164
Démographie
Population
municipale
680 hab. (2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 03″ N 0° 37′ 16″ E / 46.7341666667, 0.62111111111146° 44′ 03″ Nord 0° 37′ 16″ Est / 46.7341666667, 0.621111111111
Altitude Min. 63 m – Max. 141 m
Superficie 16,66 km2
Localisation

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Monthoiron est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Monthoiron présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[1] :

  • sur les collines calcaires d'aubues ou de champagne (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour 30 % ;
  • sur les plateaux du Seuil du Poitou :
    • de Terres fortes pour 28 %,
    • de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 30 % ;
  • sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du bassin parisien, de calcaire sableux pour 5 % ;
  • dans les vallées et les terrasses alluviales, de calcaire pour 7 %.

En 2006, 59,5 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 38,5 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 6,8 km de cours d'eau dont les principaux sont L'Ozon sur une longueur de 5,4 km et L'Ozon de Chenevelles sur une longueur de 1,4 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’eutrophisation[2].

242 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village a plusieurs origines possibles. Il pourrait provenir du latin Mons Dodranni qui siognifie la cvlline de Dodrannus, Dodrannus étant un anthroponyme d'origine germanique. L'ancien nom du bourg était au XIe siècle, Monte Oram qui signifierait également La Colline d'Oran, du nom du seigneur local[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1944, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté sur la place de l’église (un if), qui est toujours en bonne santé en 1988[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[6] Alain Guimard    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l’eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Le Syndicat Intercommunal d'Aménagement Pallu-Ozon-Envigne a en charge de la gestion des rivières.

La commune a adhéré à un SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux): SAGE Vienne. Les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) définissent les objectifs et les règles, au niveau local, afin de concilier la satisfaction des différents usages, la préservation et la valorisation de ce patrimoine, et de gérer collectivement, de manière cohérente et intégré, la ressource en eau sur un bassin. Toutes les décisions prises dans le domaine de l’eau par les services de l’État et les collectivités locales doivent en effet être compatibles avec le SAGE [7].

La Directive-cadre sur l'eau (D.C.E.) adoptée par l’Europe en 2000 impose l’atteinte d’un bon état des eaux en 2015. Afin de respecter ces objectifs, des états des lieux ont été réalisés, des enjeux identifiés, puis des programmes de reconquête ont été élaborés, avec la définition de politiques à conduire et d’actions à mener, pour la période 2010-2015. Ces actions sont définies par Unité Hydrographiques de Référence (U.H.R.), c'est-à-dire par territoire ayant une cohérence hydrographique (bassin versant) , de l’habitat et des organismes qui y vivent, hydrogéologique et socio-économique. La commune appartient ainsi à l' U.H.R Vienne aval [2].

Les eaux usées de la commune sont traitées dans une station d'épuration située sur le territoire communal [8].

Les deux cours d’eau bénéficient d’un classement afin de protéger ou de restaurer leur continuité écologique: sur l'Ozon de Chenevelles, la construction de tout nouvel ouvrage faisant obstacle à la continuité écologique est interdit. Par ailleurs, il convient de réaliser des aménagements afin d'assurer, voire de rétablir, la libre circulation des poissons migrateurs et le transit des sédiments sur l'Ozon et sur l'Ozon de Chenevelles[9] .

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 680 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 258 229 686 712 811 784 776 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
695 657 663 568 606 564 571 541 542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
529 537 487 435 459 454 440 426 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
452 393 366 564 609 588 598 652 679
2013 - - - - - - - -
680 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 39 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[12], il n'y a plus que 7 exploitations agricoles en 2010 contre 12 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[13].

Les surfaces agricoles utilisées ont très légèrement diminué et sont passées de 373 hectares en 2000 à 370 hectares en 2010. 39 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour 80 % de la surface céréalière mais aussi de l'orge), 20 % pour le fourrage et 23 % reste en herbes. En 2000 comme en 2010,un hectare est consacré à la vigne[12].

3 exploitations en 2010 (contre 4 en 2000) abritent un élevage de bovins (286 têtes en 2010 contre 197 têtes en 2000)[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Ambroise appartenait au prieuré Saint-Fulgent, fondé au XIIe siècle par les Bénédictins de l'abbaye de Saint-Savin. Ruiné pendant la Guerre de Cent Ans, puis lors des Guerres de Religion, il a été déserté par ses moines au XVIe siècle, puis a perdu sa nef et ses dépendances. Le chœur, prévu de grande dimension pour accueillir une importante communauté de moines, fait désormais office de nef, et l'entrée actuelle se fait par la croisée du transept, après des travaux de restauration au XIXe siècle qui ont porté sur un nouveau portail, surmonté d'une tribune.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite deux sites qui sont classés comme zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [14]. Elles couvrent 16 % de la surface communale. Il s'agit des lieux dénommés:

  • Les Meulieres
  • Les Bois de la Foye

De plus Les Meulieres et les Brandes de la Dispute bénéficient d'une protection par maîtrise foncière sont protégés au titre des Espaces Naturels Sensibles (ENS). Ces espaces couvrent 16 % de la surface communale.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[15], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un Sapin d'Espagne situé au lieu-dit Le Clos du Prieuré.

Le Bois de la Foye et les Brandes de la Dispute[modifier | modifier le code]

Le Bois de la Foye et les Brandes de la Dispute se situent au sein des Bois de Chitré qui constituent un vaste massif boisé s’étendant sur un plateau de la rive droite de la Vienne, au cœur du Seuil du Poitou, entre Châtellerault et Chauvigny. C’est un site classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique(ZNIEFF) [14].

Les sols dominant sur les plateaux sont des "bornais", c’est-à-dire des sols acides, plus ou moins imperméables et hydromorphes. Par contraste, sur les pentes et dans le vallon de l’Hordin, les sols argilo-calcaires dominent. Ce contexte explique la grande diversité d’habitats rencontrés sur le site et l’originalité de certains d’entre eux : chênaie calcifuge atlantique et landes sur le plateau, chênaie-charmaie sur les pentes et, surtout, la tourbière alcaline de la Fontaine aux Vaches qui occupe près d’un hectare.

La flore et la faune y sont donc très diversifiées, parmi lesquelles les oiseaux, les amphibiens et les plantes à fleurs représentent les éléments les plus intéressants.

Sur le plan botanique, la zone la plus intéressante est la tourbière de la Fontaine aux Vaches, un type de milieu rare et très localisé au sein de la région Poitou-Charentes. On y trouve des plantes rares comme l’orchis élevé et l’épipactis des marais, la gentiane peumonanthe (représentante isolée dans ces plaines atlantiques d’un genre emblématique des pelouses alpines), des laîches typiques de ces milieux asphyxiants (comme la laîche puce). On pourra aussi découvrir :

Les amphibiens sont biens représentés: le sonneur à ventre jaune qui est petit crapaud que l’on trouve dans les ornières forestières (en forte régression partout en Europe de l’Ouest et on connait, en 2008, moins de 10 stations dans le département de la Vienne), la grenouille de Lesson, le triton marbré, le crapaud calamite et la rainette verte. Ces espèces sont protégées en France.

Quant à l’avifaune, elle se singularise par la présence d’un riche cortège d’oiseaux nicheurs propres au biotope constitué par les landes et les boisements ouverts, tels que l’engoulevent d’Europe, la fauvette pitchou, le busard Saint-Martin, busard cendré, faucon hobereau la bécasse des bois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nicolas de Pérusse des Cars : à la fin du XVIIIe siècle il accueille (rémunéré par le Roi ) sur ses terres des réfugiés acadiens dont beaucoup repartiront pour la Louisiane.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. a, b et c Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 223
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. Office International de l'eau, 2014
  8. Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie
  9. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2012-2013
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  12. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Enquête Structure 2007
  14. a et b Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  15. Poitou-Charentes Nature, 2000