Talo

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Talo
Lieu d’origine Pays basque
Place dans le service Sandwich ou dessert
Température de service Chaud ou froid
Ingrédients Farines de blé et de maïs, eau, sel
Accompagnement Ventrêche
Vente de talos, à Bidart.
Talogileak, à Saint-Sébastien.

Le talo (taloa avec l'article basque), est la galette de maïs traditionnelle du Pays basque, Navarre et Pays basque français. En Soule, on l'appelle pastetx.

Coutume et histoire[modifier | modifier le code]

À partir du XVIe siècle, une grande émigration s'est produite, surtout au Guipuscoa, vers l'Amérique, puisque le vallonnement du terrain et des précipitations élevées ne permettaient pas l'aridoculture, comme le blé ou l'orge. Le contact de ces Basques avec le maïs d'Amérique a permis l'ensemencement de cette plante dans les zones pluvieuses de Guipuscoa et a, par conséquent, démarré l'élaboration du maïs sous forme de taloak (pluriel basque).

Le talo était utilisé généralement comme pain dans les fermes basques (à l'origine, au Guipuscoa et dans le nord de la Navarre), et le reste était mangé trempé dans le lait pour dîner, dans une espèce de soupe. La généralisation du pain de blé, tout au long du XXe siècle, a pratiquement mis un terme à la consommation du taloa dans ces fermes. Le taloa a cessé d'être un aliment commun, de base et peu considéré. On a commencé à le préparer et consommer uniquement à certaines occasions spéciales dans l'année, gagnant en prestige[C'est-à-dire ?].

Actuellement, il est habituel de le manger garni de chistorra (txistorra, en euskara), et en l'accompagnant avec du txakoli (chacolí, en espagnol) ou du cidre. Actuellement, on le déguste aussi avec du fromage, ou même du chocolat. À Saint-Sébastien, le talo est un élément essentiel de la fête de Saint-Thomas, qui a lieu le 21 décembre, même si parfois, à Bilbao, cette date s'adapte, elle est une festivité moins enracinée. Par exemple, en 2008, elle a eu lieu le 20.

En Navarre, il est typique de le manger avant le dîner du réveillon, avant ou pendant la procession de l'Olentzero. En Iparralde, nom basque donné au pays basque nord (français), il est mangé généralement dans des festivités ou d'autres manifestations (partie de pelote basque, fêtes des écoles…), avec le xingar (prononcer « chin'e'gar »), de la poitrine de porc (talo ta xingar), ou avec du fromage de brebis, l’ardi gasna (AOC ossau-Iraty).

En région cantabrique, le talo est un récipient en laiton, utilisé pour élaborer la torta de borona, faite de farine de maïs, d'eau et de sel.

Présentation[modifier | modifier le code]

Cuit à la poêle, le talo se présente comme une crêpe épaisse. Sucré, il peut être consommé seul ou avec de la confiture. Salé et garni, il devient une sorte de sandwich chaud. On le présente alors comme le « panino des Basques ».

Le talo ta xingar (talo à la ventrêche) est typique des fêtes populaires basques.

Le talo se réalise simplement avec de la farine de maïs, souvent mêlée à part égale à de la farine de blé, de l'eau, un peu de sel. La pâte obtenue n'est pas liquide. On façonne des galettes ou des boules de pâte que l'on enfarine légèrement. Dans une poêle huilée et chauffée, on dépose la boule que l'on aplatit en galette et que l'on cuit sur chaque face.

Photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]