Sidic

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Le Service international de documentation judéo-chrétienne (Sidic) est un centre international de documentation et d'enseignement. Il avait son siège principal à Rome entre 1966 et 2009, et il a son siège francophone à Paris sous l'appellation de « Service d'information judéo-chrétienne[1] ». Deux autres sièges se trouvent à Londres et à Madrid.

Le Sidic est dirigé par la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Sion. Il se propose de favoriser la connaissance mutuelle et le dialogue entre juifs et chrétiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la promulgation de Nostra Ætate par le concile Vatican II, un groupe d'évêques et d'experts se réunirent pour discuter de l'application de la déclaration. Lors de la réunion qui se tint à Rome les 12-13 novembre 1965 à la Maison des Sœurs néerlandaises de Béthanie, piazza Navona, étaient présents, entre autres, Mgr Léon-Arthur Elchinger (évêque de Strasbourg), Mgr Thomas Holland (évêque de Salford, en Angleterre), Mgr Liepzig (évêque de Baken en Oregon), les Néerlandais NNSS Ramselaar et Cornelius Rijk[2] des Pays-Bas, les Rr. Pp Eckert, de Cologne, et Bruno Hussar de Jérusalem, le père René Laurentin, et trois sœurs du Conseil général de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Sion, sœur Edward Berkeley, sœur Magda Manipoud, et sœur Marie-Dominique Gros. C'est lors de cette séance que fut décidée la constitution du Sidic (Service international de documentation judéo-chrétienne). Pour la direction de ce centre, de concert avec les sœurs de Sion, on désigna le père Cornelius Rijk, qui fut à partir de 1966 le premier secrétaire de la commission chargée des relations entre l'Église catholique et le judaïsme.

On procéda pour commencer à la création d'une bibliothèque spécialisée, à l'organisation de réunions et de séminaires et, à partir de 1967, à la publication de la revue SIDIC (dans une édition bilingue française et anglaise). Le centre eut d'abord son siège à la Maison des sœurs de Sion, via Garibaldi, puis, à partir de 1970, dans le centre de Rome, dans un appartement du palais Doria Pamphilj, via del Plebiscito.

Après la mort prématurée du père Cornelius Rijk, en 1979, la direction fut assumée par Mario Colombo, du PIME, et ensuite par diverses sœurs de Sion.

Le Sidic collabora avec les associations pour le dialogue judéo-chrétien dans toute une série de rencontres et de recherches de recherche au niveau international et au niveau local (à cet égard sa contribution a été essentielle en 1980 dans la création et l'organisation en Italie des Entretiens judéo-chrétiens des Camaldules). Parmi les réunions internationales organisées par le SIDIC on remarque en particulier celle sur « Le lien entre le peuple, la terre et la religion dans la tradition juive et chrétienne » (1975), celle sur « L'Homme dans la perspective du Royaume » (1978), celle sur « Le Peuple de Dieu de l'Ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu » (1991) et le dernier dont le sujet était « Le Bien et le Mal après Auschwitz » (1997).

Parmi les personnalités qui ont collaboré ou collaborent au Sidic, on peut citer le cardinal Carlo Maria Martini, Emanuele Testa, Michael Fitzgerald, le grand-rabbin Elio Toaff, Augusto Segre, le grand-rabbin Riccardo Di Segni, Antonio Ammassari, Alberto Piattelli, Pierre Lenhardt, André Chouraqui, Colette Kessler, Bruno Hussar, Pier Francesco Fumagalli, Carmine Di Sante, Enzo Bianchi, Roberto Della Rocca, Rina Geftman...

Le Sidic de Rome[modifier | modifier le code]

En 2002, le Sidic de Rome fit don de son patrimoine en livres et documents, et transféra son siège à l'Université pontificale grégorienne, Piazza della Pillotta, où se trouve le nouveau Centre Cardinal Bea pour les études judaïques (Centro Cardinal Bea per gli Studi Giudaici). Le cardinal Augustin Bea avait en effet été l'un des acteurs des relations entre juifs et chrétiens en créant ce premier centre d'études dès les années 1950, avant Vatican II.

En 2003, la publication de la revue a cessé. Ses textes restent toutefois disponibles sur le site en ligne[3]. Le 20 avril 2009, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Sion a annoncé la fermeture définitive du SIDIC de Rome, effective à compter du 15 juillet 2009.

Le Sidic de Paris devient le CIRDIC[modifier | modifier le code]

L'association SIDIC-PARIS a été dissoute en 2015. Une nouvelle association, le CIRDIC (Centre d’initiatives pour les relations et le dialogue entre juifs et chrétiens), a été créée. Ses statuts ont été déposés le 2 juillet 2016.

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ombretta Pisano, Il contributo del SIDIC per le relazioni ebraico-cristiane, 1966-2009, SeFeR 126, avril-juin 2009, pp. 9-12.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]