Berneuil (Charente-Maritime)

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Berneuil
Berneuil (Charente-Maritime)
Le village de Berneuil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Intercommunalité Communauté de communes de Gémozac et de la Saintonge Viticole
Maire
Mandat
Jean-Pierre Maurel
2020-2026
Code postal 17460
Code commune 17044
Démographie
Gentilé Berneuillais
Population
municipale
1 147 hab. (2018 en augmentation de 1,15 % par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 38″ nord, 0° 35′ 57″ ouest
Altitude Min. 5 m
Max. 72 m
Superficie 25,45 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saintes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thénac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Berneuil
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Berneuil

Berneuil est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Berneuillais et les Berneuillaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Berneuil est une commune rurale, fortement résidentielle, située dans la deuxième couronne péri-urbaine de l'aire urbaine de Saintes.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Berneuil est située au sud de Saintes. C'est une commune rurale, fortement résidentielle, située dans la deuxième couronne péri-urbaine de Saintes.

Située à moins de 10 km de Saintes, la commune tire un grand avantage de sa proximité géographique de la ville-centre, d'autant qu'elle en est directement reliée par la D 137 -ex N 137.

Disposant d'un finage très étendu, la commune a pu aménager de nombreux terrains constructibles, d'autant plus que les activités agricoles ont considérablement diminué avec le nouveau siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief, hydrographie, végétation[modifier | modifier le code]

Les vallées de la Seugne et de la Charente vues depuis le cimetière allemand, au nord-est.

À l'est, la commune est baignée par la vallée de la Seugne et, au sud, elle est bordée par la forêt de Pons, dont elle constitue une des bordures septentrionales. Le reste de la commune est vallonné, et les coteaux élevés et les mieux exposés sont occupés par la vigne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Berneuil est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saintes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,2 %), forêts (19,6 %), prairies (7,2 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), cultures permanentes (5,1 %), zones urbanisées (3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Berneuil est une commune dont les traces historiques remontent jusqu'au néolithique, mais la période antique a laissé des vestiges bien plus nombreux. Dans ses environs, passait une voie romaine dont les traces sont encore visibles, elle correspondait à l'antique chaussée gallo-romaine qui reliait Mediolanum Santonum à Burdigala.

Plus tard, à l'époque médiévale, la commune était située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle Via Turonensis qui mène de Saintes à Pons.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean de Mirman    
2001 2008 Michel Branger    
2008 2014 Christophe Daranlot    
2014 2020 Joël Reignier   Retraité
mai 2020 En cours Jean-Pierre Maurel    
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune appartient au canton de Thénac depuis le mois de mars 2015. Avant cette date, elle appartenait au canton de Gémozac, dont elle était l'une des 16 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère à la Communauté de communes du canton de Gémozac et de la Saintonge Viticole, dont Gémozac occupe le siège administratif.

Elle appartient au Pays de Saintonge Romane dont le siège administratif est également situé à Saintes.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2018, la commune comptait 1 147 habitants[Note 3], en augmentation de 1,15 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4141 0449441 3011 4131 4021 4031 3851 241
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2131 2101 1111 0791 024978873900865
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
834839812727729675633631599
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6256365956697328368941 0531 146
2018 - - - - - - - -
1 147--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d'hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 20,8 %).
Pyramide des âges à Berneuil en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
4,2 
75 à 89 ans
6,9 
12,8 
60 à 74 ans
13,3 
21,2 
45 à 59 ans
19,3 
22,5 
30 à 44 ans
21,7 
17,3 
15 à 29 ans
17,4 
21,9 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est encore caractérisée par quelques activités agricoles où la céréaliculture est devenue largement prédominante, aux dépens de la vigne et de l'élevage bovin, cette dernière activité ayant beaucoup diminué.

Après la crise du phylloxéra qui a commencé à ravager le vignoble de la Saintonge à partir de 1875, la vigne dans la commune de Berneuil a été partiellement reconstituée, mais elle n'occupe plus une activité dominante. Tout le territoire communal est situé dans la zone d'appellation des Bons Bois pour l'élaboration des eaux de vie de cognac et pour la production du pineau des Charentes.

Depuis les années 1970, Berneuil a aménagé des lotissements communaux la transformant depuis en une commune résidentielle de la deuxième couronne de l'aire urbaine de Saintes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire allemand[modifier | modifier le code]

Une croix de onze mètres domine le cimetière militaire allemand de Berneuil.

Un cimetière militaire allemand, relatif à la Seconde Guerre mondiale, a été construit dans la commune. Il se trouve à proximité de la Nationale 137 entre Saintes et La Jard en direction de Pons et Bordeaux, soit environ à 8 km au sud de Saintes[14].

Il abrite les tombeaux de 8328 soldats allemands tombés pendant la Seconde Guerre mondiale dans les 15 départements du sud-ouest de la France : Basses-Pyrénées, Cantal, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Gers, Gironde, Haute-Vienne, Lot, Landes, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne et Lot-et-Garonne.

Depuis juillet 1962 on exhume les soldats morts dans ces régions, on tente d'identifier la plupart des inconnus avant de les inhumer de nouveau au cimetière militaire de Berneuil. L´inauguration de ce lieu de mémoire a eu lieu le .

Une table d´orientation se trouve sur un autel en pierre au centre du cimetière et à droite de ce dernier il y a des listes contenant les noms des soldats enterrés. L´entrée est libre à tous et chacun est invité à visiter ce mémorial.

La devise du Service d´entretien des sépultures militaires allemandes (SESMA ou en allemand Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge) est : « Réconciliation par-dessus les tombes – travail pour la paix ».

Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.

église de Notre-Dame-de-l'Assomption laisse par ses éléments de style du XIIe siècle (roman), du XVe siècle (gothique) et du XIXe siècle (reconstruction des parts démolis) imaginer quelles forces se déroulaient pendant le millénaire passé.

Le clocher, dont 2 faces sont encore en état original roman est remarquable. Dans la crypte ou sous le croisillon sud on a trouvé un ossuaire qui date vraisemblablement d´une importante bataille entre les forces du prince de Condé (Fronde) et celles du roi de France en 1652 aux alentours de Berneuil (Charente-Maritime).[réf. souhaitée]

Moulins[modifier | modifier le code]

Au premier plan à droite, l'ancien moulin de la Tétaudière. En arrière-plan, une ligne électrique à haute tension, qui se raccorde au poste ÉDF de Préguillac.
Le moulin de la Tétaudière.

Quelques ruines de moulins sont visibles dans la commune. Le mieux conservé est peut-être celui qui se trouve au hameau de la Tétaudière, au nord du chef-lieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Walter Gleiniger, qui commandait la garnison allemande de Limoges pendant la Seconde Guerre mondiale repose au cimetière.
  • Helmut Hämpfe, « Héros N° 1 » de la Division commandant le 3e Bataillon y reposerait, mais des doutes subsistent.
  • Yves Marchesseau, qui interprétait le personnage de la Boule dans l'émission Fort Boyard, y habitait. Il y tenait un musée consacré au pastis 51. Il est mort le 29 septembre 2014 à l'âge de 62 ans d'un cancer de l’œsophage[15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Berneuil prévoit un jumelage avec une commune allemande ayant également un cimetière militaire sur son territoire.

Événements et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Le dimanche des Rameaux : foires à la brocante.
  • Mois de mai : marche.
  • 1er W.E de juillet : Rando vtt.
  • Septembre : forum-exposition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. « Évolution et structure de la population à Berneuil en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  13. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  14. (de) Site officiel du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (Service d´entretien des sépultures militaires allemandes) et du cimetière de Berneuil
  15. Décès d'Yves Marchesseau, personnage de la Boule à Fort Boyard, Metronews

Liens externes[modifier | modifier le code]