Montlieu-la-Garde

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Montlieu-la-Garde
La mairie.
La mairie.
Blason de Montlieu-la-Garde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Trois Monts
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Nicolas Morassutti
2014-2020
Code postal 17210
Code commune 17243
Démographie
Gentilé Montlieunais
Population
municipale
1 329 hab. (2012)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 44″ N 0° 15′ 15″ O / 45.2456, -0.254245° 14′ 44″ Nord 0° 15′ 15″ Ouest / 45.2456, -0.2542
Altitude Min. 52 m – Max. 147 m
Superficie 31,60 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montlieulagarde.fr

Montlieu-la-Garde est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Montlieunais et les Montlieunaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Montlieu-la-Garde se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Arrosée par la Livenne, elle est également le lieu de source de la Seugne.

Elle fut longtemps le chef-lieu de canton le plus élevé de tout le département de la Charente-Maritime, étant juchée sur une haute colline culminant à 142 mètres de hauteur. Depuis 2015, elle est un des pôles d'équilibre du canton des Trois Monts, dont le bureau centralisateur (chef-lieu) est situé à Montendre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montlieu-la-Garde
Pouillac Saint-Palais-de-Négrignac
Chepniers Montlieu-la-Garde Neuvicq
Bussac-Forêt Bedenac Orignolles

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune actuelle résulte de la fusion des anciennes communes de Montlieu et de La Garde le [3].La Garde était elle-même le résultat de la fusion des communes de Chalaux et de Saint-Vivien par ordonnance royale le 9 novembre 1834.

Les origines de la seigneurie[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs connus de Montlieu remontent à la fin du XIe siècle, début du XIIe siècle. Le cartulaire de Baignes nous indique un Guillaume de Montlieu (seigneur de "Monte Leudone") et son fils Bertrand, cousin de Richard de Montendre; puis un Ramnulfe comme seigneurs de Montlieu.

En 1385, les troupes du roi de France, dirigées par le duc Louis II de Bourbon, reprennent Le château de Montlieu aux troupes Anglo-Gasconnes, lors de la guerre de Cent ans. C'est à cette occasion que le roi Charles VI donne à Arnaud (ou Arnauton) de Bordes la seigneurie de Montlieu[4]. Sa fille, Anne, épousera Charles de Saint-Gelais, qui récupèrera alors la seigneurie de Montlieu.

Les principaux seigneurs de Montlieu[modifier | modifier le code]

Très vite les Saint-Gelais s'allièrent aux Chabot dont plusieurs membres se distinguèrent au cours de l'histoire de France:

_ Jean de Saint-Gelais (né vers 1457), chambellan de Charles, comte d'Angoulême, père du futur François Ier. Il évolua dans l'entourage de louis XII, dont il écrira une biographie[5].

Parmi les faits qui lui sont connus, on peut citer celui-ci: Il fut dépêché par le comte d'Angoulême auprès d'Anne de Beaujeu, alors régente du royaume pour demander la libération de Louis d'Orléans (futur louis XII) capturé par l'armée royale lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier mettant fin à la guerre folle.

Sa fille, Jeanne de Saint-Gelais, épousa Charles Chabot, seigneur de Jarnac le 15 juin 1501.

Une clause du contrat de mariage imposa aux enfants de cette union de porter le nom de Saint-Gelais, sous peine de perdre la baronnie.

_ Charles Chabot (mort en 1559), seigneur de Jarnac, Montlieu, etc. , gouverneur de La Rochelle et du pays d'Aunis, maire perpétuel de Bordeaux, gouverneur du château du Hâ, vice-amiral de Guyenne, conseiller, chambellan et gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi

_ Guy Chabot ( 1509 - 1584), auteur du coup de Jarnac, même s'il n'était qu'à l'époque seigneur de Montlieu, son père ayant toujours le titre de seigneur de Jarnac. C'est un des chefs de fil, en tant que seigneur de Jarnac, du mouvement protestant en Saintonge, Aunis et Angoumois.

_ Henri de Chabot, fondateur de la dynastie des Rohan-Chabot.

Il donna les terres de Montlieu à sa fille Jeanne-Pélagie de Chabot-Rohan, qui revinrent par mariage à Alexandre-Guillaume de Melun, duc d'Epinoy.

La Révolution et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Révolution[modifier | modifier le code]

Les gens de Montlieu furent associés à ceux de Montguyon et de 19 autres paroisses (dont Saint-Vivien et Challaux) pour rédiger un cahier de doléances. Ce district pré-révolutionnaire était composé de 46 représentants[6].

Montlieu, au cours de la Révolution, fut un chef-lieu de district[7] allant de Léoville à Saint-Aigulin.

Parmi les juges du tribunal du district de Montlieu, nous pouvons citer: Jean-Baptiste Thénard-Dumousseau et Louis-Nicolas Lemercier.

Montlieu étant une baronnie mineure peu visitée par ses seigneurs, le château était au moment de la Révolution en piteux état. Les pierres servirent alors aux gens de la région pour construire leur maison et à empierrer la future Nationale 10.

Le renouveau religieux au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

C'est en 1834 qu'est fondée, à Montlieu, une école presbytérale de garçons, qui deviendra en 1847 un "petit séminaire" du diocèse de La Rochelle. Ce petit Séminaire durera jusqu'en 1906 avant de devenir un hospice de vieillards.

Ce petit séminaire fut construit à la place de l'ancienne église Saint Roch, rasée pour l'occasion et remplacée par une chapelle (construite en 1860 sous la direction de l'architecte Gustave Alaux[8]).

Cette école eut une influence importante dans la culture et la vie locales, en particulier, sous la direction de l'abbé Rainguet (1809-1882).

Montlieu et le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la première guerre mondiale, Montlieu accueillit un hôpital militaire. Il existe d'ailleurs un carré militaire dans le cimetière que la commune honore chaque année lors des cérémonies du 11 novembre.

La deuxième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Montlieu et La Garde étaient en zone occupée. Les deux villages furent témoins de deux évènement remarquables:

_ L'arrestation de deux soldats (Laver et Mills) qui se repliaient suite à l'opération Frankton ( en décembre 1942).

_ La chute d'une forteresse volante B24, le 31 décembre 1942. La commune commémore tous les 31 décembre le souvenir de ce triste jour au monument érigé en l'honneur de ces soldats américains décédés au cours de leur mission.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux sept besants d’or 3.3.1[9].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Bruno Albert    
2008 en cours Thierry Jullien PS Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 329 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
843 653 702 754 843 923 968 975 958
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 059 970 975 980 1 085 1 121 978 947 876
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
878 856 710 722 746 712 714 815 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
903 1 469 1 317 1 289 1 326 1 275 1 318 1 330 1 329
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 30,4 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 35,3 %).
Pyramide des âges à Montlieu-la-Garde en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90 ans ou +
4,0 
12,6 
75 à 89 ans
18,2 
16,4 
60 à 74 ans
13,1 
22,0 
45 à 59 ans
20,7 
18,5 
30 à 44 ans
17,0 
15,4 
15 à 29 ans
13,4 
13,7 
0 à 14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Remarques[modifier | modifier le code]

Montlieu a absorbé la commune de La Garde en 1965.

  • Commune de La Garde
Évolution démographique
1946 1954 1962
598 668 613
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Insee[3])


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption[14] dans le bourg recèle une maquette de bateau, le Saint-Laurent, dont la coque est en bois massif. C'est un bateau de ligne de troisième rang avec 2 ponts dont le premier porte une batterie de 16 canons et le second une de 12 canons. Cette maquette fut réalisée en 1859 par Armand Phelippon et a probablement été utilisée autrefois pour les processions car elle est munie de 6 anneaux de transport sur les flancs. Cette maquette est classée monument historique au titre objet depuis 1990[15].

L'église Saint-Gilles à Challaux renferme divers éléments datant de 1757 (2 autels, 2 retables, 2 statues : Vierge à l'Enfant, saint Laurent) classés monument historique au titre objet depuis 1980[16],[17]. C'était un ancien prieuré[18].

L'église de l'ancienne paroisse de Saint-Vivien est entourée de son cimetière. C'était un ancien prieuré[19].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Vigen (1864-1928), médecin et historien[20].
  • Jean de Saint Gelais, seigneur de Montlieu, biographe de Louis XII[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées fcass.
  4. Jean Froissart, Chroniques de J. Froissart: t. 1. I.-II ptie. Introduction. 1307-1340 (Depuis l'avènement d'Édouard II jusqu'au siège de Tournay), Mme Ve. J. Renouard,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Jean de Saint-Gelais, Histoire de Louis XII,‎ (lire en ligne)
  6. « Les documents », sur ww3.ac-poitiers.fr (consulté le 9 juillet 2015)
  7. « Montlieu-la-Garde - Notice Communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 9 juillet 2015)
  8. « http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%2520Montlieu-la-Garde&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=3 », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 9 juillet 2015)
  9. Gaso.fr
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  12. « Évolution et structure de la population à Montlieu-la-Garde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  14. « Église Notre-Dame de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Maquette du Saint-Laurent », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « 2 autels, 2 retables, 2 statues », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « Autel, tabernacle, exposition (maître-autel, autel tombeau) », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Chapelle Saint-Gilles ou Saint-Vincent », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Chapelle Saint-Vivien », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. [doc] Le docteur Charles Vigen, son pays et sa plume, biographie par Jean-Christophe Menanteau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]