Montlieu-la-Garde

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Montlieu-la-Garde
La mairie.
La mairie.
Blason de Montlieu-la-Garde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Trois Monts
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Nicolas Morassutti
2014-2020
Code postal 17210
Code commune 17243
Démographie
Gentilé Montlieunais
Population
municipale
1 331 hab. (2014en diminution de -0.75 % par rapport à 2009)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 44″ nord, 0° 15′ 15″ ouest
Altitude Min. 52 m – Max. 147 m
Superficie 31,60 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montlieulagarde.fr

Montlieu-la-Garde est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Montlieunais et les Montlieunaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Montlieu-la-Garde se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Arrosée par la Livenne, elle est également le lieu de source de la Seugne.

Elle fut longtemps le chef-lieu de canton le plus élevé de tout le département de la Charente-Maritime, étant juchée sur une haute colline culminant à 142 mètres de hauteur. Depuis 2015, elle est un des pôles d'équilibre du canton des Trois Monts, dont le bureau centralisateur (chef-lieu) est situé à Montendre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montlieu-la-Garde
Pouillac Saint-Palais-de-Négrignac
Chepniers Montlieu-la-Garde Neuvicq
Bussac-Forêt Bedenac Orignolles

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le site est mentionné dans plusieurs chartes de la fin du XIè siècle et du début du XIIè sous la forme Monte Lucduno, Monte Leudone, Monte Lugduno, Montislucdonis, etc. Situé sur le territoire du peuple gaulois des Santons, il évoque une forteresse du dieu Lug (*Lugu-Dunon). Ce n'est qu'au XIIIè siècle que le nom est réinterprété en Mons Leonis, qui sera ensuite francisé en Mont-Léon, et évoluera jusqu'à la forme actuelle Montlieu[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune actuelle résulte de la fusion des anciennes communes de Montlieu et de La Garde le [4].La Garde était elle-même le résultat de la fusion des communes de Chalaux et de Saint-Vivien par ordonnance royale le 9 novembre 1834.

Les origines de la seigneurie[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs connus de Montlieu remontent à la fin du XIe siècle, début du XIIe siècle. Le cartulaire de Baignes nous indique un Guillaume de Montlieu (seigneur de "Monte Leudone") et son fils Bertrand, cousin de Richard de Montendre; puis un Ramnulfe comme seigneurs de Montlieu.

En 1385, les troupes du roi de France, dirigées par le duc Louis II de Bourbon, reprennent Le château de Montlieu aux troupes Anglo-Gasconnes, lors de la guerre de Cent ans. C'est à cette occasion que le roi Charles VI donne à Arnaud (ou Arnauton) de Bordes la seigneurie de Montlieu[5]. Sa fille, Anne, épousera Charles de Saint-Gelais, qui récupèrera alors la seigneurie de Montlieu.

Les principaux seigneurs de Montlieu[modifier | modifier le code]

Très vite les Saint-Gelais s'allièrent aux Chabot dont plusieurs membres se distinguèrent au cours de l'histoire de France :

  • Jean de Saint-Gelais (né vers 1457), chambellan de Charles, comte d'Angoulême, père du futur François Ier. Il évolua dans l'entourage de louis XII, dont il écrira une biographie[6].

Parmi les faits qui lui sont connus, on peut citer celui-ci: Il fut dépêché par le comte d'Angoulême auprès d'Anne de Beaujeu, alors régente du royaume pour demander la libération de Louis d'Orléans (futur louis XII) capturé par l'armée royale lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier mettant fin à la guerre folle. Sa fille, Jeanne de Saint-Gelais, épousa Charles Chabot, seigneur de Jarnac le 15 juin 1501. Une clause du contrat de mariage imposa aux enfants de cette union de porter le nom de Saint-Gelais, sous peine de perdre la baronnie.

  • Charles Chabot (mort en 1559), seigneur de Jarnac, Montlieu, etc. , gouverneur de La Rochelle et du pays d'Aunis, maire perpétuel de Bordeaux, gouverneur du château du Hâ, vice-amiral de Guyenne, conseiller, chambellan et gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi
  • Guy Chabot ( 1509 - 1584), auteur du coup de Jarnac, même s'il n'était qu'à l'époque seigneur de Montlieu, son père ayant toujours le titre de seigneur de Jarnac. C'est un des chefs de file, en tant que seigneur de Jarnac, du mouvement protestant en Saintonge, Aunis et Angoumois.

Il donna les terres de Montlieu à sa fille Jeanne-Pélagie de Chabot-Rohan, qui revinrent par mariage à Alexandre-Guillaume de Melun, duc d'Epinoy.

La Révolution et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Révolution[modifier | modifier le code]

Les gens de Montlieu furent associés à ceux de Montguyon et de 19 autres paroisses (dont Saint-Vivien et Challaux) pour rédiger un cahier de doléances. Ce district pré-révolutionnaire était composé de 46 représentants[7].

Montlieu, au cours de la Révolution, fut un chef-lieu de district[8] allant de Léoville à Saint-Aigulin.

Parmi les juges du tribunal du district de Montlieu, nous pouvons citer: Jean-Baptiste Thénard-Dumousseau et Louis-Nicolas Lemercier.

Montlieu étant une baronnie mineure peu visitée par ses seigneurs, le château était au moment de la Révolution en piteux état. Les pierres servirent alors aux gens de la région pour construire leur maison et à empierrer la future Nationale 10.

Le renouveau religieux au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

C'est en 1834 qu'est fondée, à Montlieu, une école presbytérale de garçons, qui deviendra en 1847 un "petit séminaire" du diocèse de La Rochelle. Ce petit Séminaire durera jusqu'en 1906 avant de devenir un hospice de vieillards.

Ce petit séminaire fut construit à la place de l'ancienne église Saint Roch, rasée pour l'occasion et remplacée par une chapelle (construite en 1860 sous la direction de l'architecte Gustave Alaux[9]).

Cette école eut une influence importante dans la culture et la vie locales, en particulier, sous la direction de l'abbé Rainguet (1809-1882).

Montlieu et le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la première guerre mondiale, Montlieu accueillit un hôpital militaire. Il existe d'ailleurs un carré militaire dans le cimetière que la commune honore chaque année lors des cérémonies du 11 novembre.

La deuxième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Montlieu et La Garde étaient en zone occupée. Les deux villages furent témoins de deux évènement remarquables:

  • L'arrestation de deux soldats (Laver et Mills) qui se repliaient à la suite de l'opération Frankton (en décembre 1942).
  • La chute d'une forteresse volante B24, le 31 décembre 1942. La commune commémore tous les 31 décembre le souvenir de ce triste jour au monument érigé en l'honneur de ces soldats américains décédés au cours de leur mission.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux sept besants d’or 3.3.1[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
(maire en 1882)[11]   Paul-Chéri Furet    
(maire en 1981)[12]   André Menanteau    
2001 2008 Bruno Albert    
2008 2014 Thierry Jullien PS Professeur des écoles
Conseiller général du Canton de Montlieu-la-Garde (2011-2015)
2014 en cours Nicolas Morassutti SE Professeur des écoles

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 331 habitants, en diminution de -0,75 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
843 653 702 754 843 923 968 975 958
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 059 970 975 980 1 085 1 121 978 947 876
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
878 856 710 722 746 712 714 815 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
903 1 469 1 317 1 289 1 326 1 275 1 330 1 324 1 331
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 30,4 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 35,3 %).
Pyramide des âges à Montlieu-la-Garde en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90 ans ou +
4,0 
12,6 
75 à 89 ans
18,2 
16,4 
60 à 74 ans
13,1 
22,0 
45 à 59 ans
20,7 
18,5 
30 à 44 ans
17,0 
15,4 
15 à 29 ans
13,4 
13,7 
0 à 14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Remarques[modifier | modifier le code]

Montlieu a absorbé la commune de La Garde en 1965.

  • Commune de La Garde
Évolution démographique
1946 1954 1962
598 668 613
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Insee[4])

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption[19] dans le bourg recèle une maquette de bateau, le Saint-Laurent, dont la coque est en bois massif. C'est un bateau de ligne de troisième rang avec 2 ponts dont le premier porte une batterie de 16 canons et le second une de 12 canons. Cette maquette fut réalisée en 1859 par Armand Phelippon et a probablement été utilisée autrefois pour les processions car elle est munie de 6 anneaux de transport sur les flancs. Cette maquette est classée monument historique au titre objet depuis 1990[20].

L'église Saint-Gilles à Challaux renferme divers éléments datant de 1757 (2 autels, 2 retables, 2 statues : Vierge à l'Enfant, saint Laurent) classés monument historique au titre objet depuis 1980[21],[22]. C'était un ancien prieuré[23].

L'église de l'ancienne paroisse de Saint-Vivien est entourée de son cimetière. C'était un ancien prieuré[24].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Vigen (1864-1928), médecin et historien[25].
  • Jean de Saint Gelais, seigneur de Montlieu, biographe de Louis XII[6].
  • L'abbé Alta, pseudonyme de Calixte Melinge, (1842-1933), ecclésiastique, auteur d'ouvrages liés au gnosticisme, né à Montlieu-la-Garde et professeur au Petit Séminaire de 1865 à 1869.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Valéry Raydon, « Un toponyme Lugdunum redécouvert... », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  4. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées fcass.
  5. Jean Froissart, Chroniques de J. Froissart: t. 1. I.-II ptie. Introduction. 1307-1340 (Depuis l'avènement d'Édouard II jusqu'au siège de Tournay), Mme Ve. J. Renouard, (lire en ligne)
  6. a et b Jean de Saint-Gelais, Histoire de Louis XII, (lire en ligne)
  7. « Les documents », sur ww3.ac-poitiers.fr (consulté le 9 juillet 2015)
  8. « Montlieu-la-Garde - Notice Communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 9 juillet 2015)
  9. « http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%2520Montlieu-la-Garde&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=3 », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 9 juillet 2015)
  10. Gaso.fr
  11. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6223216q/f2.item.r=canton.zoom
  12. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population à Montlieu-la-Garde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  19. « Église Notre-Dame de l'Assomption », notice no IA00042879, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Maquette du Saint-Laurent », notice no PM17000580, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « 2 autels, 2 retables, 2 statues », notice no PM17000215, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Autel, tabernacle, exposition (maître-autel, autel tombeau) », notice no PM17000214, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Chapelle Saint-Gilles ou Saint-Vincent », notice no IA00042880, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Chapelle Saint-Vivien », notice no IA00042887, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. [doc] Le docteur Charles Vigen, son pays et sa plume, biographie par Jean-Christophe Menanteau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]