Park Hyatt Paris-Vendôme

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Park Hyatt Paris-Vendôme
Rue de la Paix, Paris (5).jpg
Localisation
Pays
Commune
Paris
Adresse
Coordonnées
Architecture
Type
Architecte
Ed Tuttle
Équipements
Étoiles
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Chambres
153 chambres
43 suites
Restaurants
4
Gestion
Propriétaire
Famille Pritzker
Site web

Le Park Hyatt Paris-Vendôme est un palace situé rue de la Paix, à Paris dans le 2e arrondissement, à proximité de la place Vendôme et de l'Opéra Garnier. Il appartient à la chaîne hôtelière américaine Hyatt.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le Park Hyatt Paris-Vendôme dispose de 155 chambres dont 44 suites, de quatre restaurants (dont Le Pur', qui s'est vu décerner une étoile par le guide Michelin en 2009), d'un bar et d'un spa.

Il a été entièrement conçu par l’architecte américain Ed Tuttle. De nombreuses œuvres d'artistes contemporains (parmi lesquels Roseline Granet, Sam Gilliam (en), Ed Paschke ou Irmgard Sigg) sont exposées en permanence dans l’hôtel.

En , il fait partie des huit premiers hôtels français de grand luxe, et l'un des quatre hôtels parisiens, à recevoir le nouveau label officiel « Distinction Palace »[1]. Il est classé hôtel 5 étoiles depuis le .

Histoire[modifier | modifier le code]

La façade du Park Hyatt Paris-Vendôme est classée. Avant d’être un hôtel, l’établissement fut un lieu de la haute couture pour les Parisiens. La famille Paquin, créatrice du « grand style Paquin », utilisait cette adresse au début du XXe siècle.

Faits divers[modifier | modifier le code]

Le 27 juillet 2010, alors qu'elle nettoie la salle de bains d'une suite de luxe, une jeune femme de ménage, prénommée Diane, Guinéenne née en Côte d'Ivoire[2], aurait été agressée sexuellement par un dignitaire qatarien, membre de l'entourage du prince de ce royaume du Golfe, qui lui aurait proposé « de l'argent contre des câlins ». La femme de ménage ayant refusé, le proche du prince aurait commencé à pratiquer des attouchements sur la jeune femme ; des attouchements qui ont pris fin lorsque la famille du présumé violeur serait entrée dans la suite. Cette même personne a été dite « indésirable dans les hôtels français de la chaîne Park Hyatt » et n'est jamais revenue. Selon le journal Le Parisien - Aujourd'hui en France, datant du , l'affaire, classée à l'époque, pourrait être rouverte dans les jours prochains par le parquet de Paris[3]. Cette affaire resurgit en pleine tempête médiatique portant sur l'affaire Dominique Strauss-Kahn[4], l'ex-directeur général du Fonds monétaire international étant accusé d'avoir abusé d'une femme de chambre au Sofitel New York Hotel, elle-même guinéenne.

Grève de l'automne 2018[modifier | modifier le code]

Après 17 jours de grève d'employés de l'hôtel, dont la chambre la moins chère coûte 1 500 , réclamant une intégration du personnel sous-traitant ainsi que des augmentations de salaires pour les employés précaires payés 10 € de l’heure, des vigiles ont été envoyés pour briser la grève. Deux grévistes ont été attaqués physiquement, amenés à l'hôpital par les pompiers, un a une cote fêlée et l’autre des complications aux vertèbres. Ceux-ci décident de porter plainte. Une manifestation est ensuite organisée, déposée à la préfecture, contre la violation flagrante du droit de grève. 11 fourgons de police arrivent sur les lieux et tentent pendant 5 h d'éloigner les manifestants de l'hôtel. À partir de 14 h ils commencent à embarquer les grévistes. L'arrivée du député Éric Coquerel a permis d'arrêter cette nouvelle tentative de briser la grève[5],[6].

Les employés obtiennent après 87 jours de grève un accord qui renforce leurs droits[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]