Hôtel du Cap-Eden-Roc

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Hôtel du Cap-Eden-Roc
Edenroc Antibes.jpg
L'hôtel du Cap-Eden-Roc vu depuis la mer (bâtiment historique à droite et bâtiment moderne à gauche).
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L'hôtel du Cap-Eden-Roc, aussi connu sous le nom d'Eden-Roc, est un hôtel d'Antibes (Alpes-Maritimes), situé à l'extrémité du cap d'Antibes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est construit en 1870 dans le style Napoléon III par le créateur du Figaro, Hippolyte de Villemessant. Sous le nom de « Villa Soleil », d'abord destiné au repos de journalistes et d'écrivains qui peuvent y travailler dans le calme, le bâtiment accueille notamment Jules Verne et Anatole France ; une plaque commémorative a depuis été installée à l'endroit où ce dernier s'installait pour écrire, dans la pinède. Ce qui est initialement une sorte de pension de famille est transformé en hôtel en 1889[1],[2]. En 1903, son gérant, Antoine Sella le rachète et y attire une clientèle aristocrate britannique et russe lors de la saison hivernale. Pour financer les travaux de modernisation (chauffage, ascenseur, salles de bains), il compte sur l'aide de Lord Onslow, dont la femme obtient en contrepartie l'installation d'une roseraie et d'une sépulture pour son chien à proximité, origine du cimetière canin toujours en activité. En 1914, l'hôtel prend le nom d'Eden Roc[3]. La même année, l'annexe moderne située en surplomb de la mer est édifiée par André Sella, fils d'Antoine, reliée au bâtiment historique par une large allée. Lors de la Première Guerre mondiale, l'hôtel est réquisitionné et devient un hôpital. Observant des infirmières se baigner dans la mer, Antoine Sella a ensuite l'idée de faire bâtir une piscine d'eau de mer et à côté, une trentaine de « cabanes » où les clients peuvent manger et se reposer[4].

Il accède à une plus grande notoriété à partir des années 1920, étant désormais fréquenté la saison d'été par de nombreuses personnalités, des milieux artistiques ou économiques. Dans Tendre est la nuit, Francis Scott Fitzgerald écrit ainsi : « C'est un grand hôtel au crépi rose [...]. Une rangée de palmiers évente avec déférence sa façade congestionnée, tandis qu'une plage aveuglante s'étend à ses pieds. Un petit clan de gens élégants et célèbres l'a choisi récemment pour y passer l'été ». Le peintre Marc Chagall aimait venir y peindre. C'est au restaurant de l'hôtel que l'actrice Rita Hayworth rencontre le prince Ali Khan, avec qui elle se marie quelques mois plus tard. Cette popularité se poursuit jusqu'à nos jours, en particulier lors du festival de Cannes[5],[2],[6],[4].

En 1969, l'industriel allemand Rudolf Oetker rachète l'hôtel ; il est redécoré par sa femme Maja. Il est à ce jour géré par Oetker Collection, et son PDG est Philippe Perd[7] depuis 2005, après le départ de Jean-Claude Irondelle, gérant de l'établissement pendant 50 ans[6]. Des travaux de rénovation d'un coût de 45 millions d'euros sont menés entre 2008 et 2015[5],[8].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'Hôtel du Cap-Eden-Roc est composé de trois bâtiments :

  • L'Hôtel du Cap, le bâtiment principal dans un parc de 9 hectares de pins centenaires[5] ;
  • Le Pavillon Eden-Roc, à flanc de rochers, surplombant la mer ;
  • Les 2 Fontaines.

Disposant de 118 chambres[4], il compte une piscine, creusée à même le roc, un restaurant gastronomique, un grill, plusieurs bars, un spa, une roseraie et des courts de tennis. 31 « cabanes » (des cabines privées) au bord de l'eau sont également disponibles, comprenant chacune une terrasse, une cabine, deux transats et un parasol[2],[3].

L'hôtel du Cap-Eden-Roc accueille certaines soirées du festival de Cannes, comme celle de Grisogono[9] ou encore le gala de l'amfAR (gala de charité de lutte contre le SIDA, qui y a par exemple récolté 2,7 millions d'euros en 2014)[2],[3],[4].

L'hôtel a officiellement obtenu sa cinquième étoile le 30 septembre 2009[10].

En juillet 2016, l'hôtel a été distingué au rang de Palace parmi les dix-neuf établissements répertoriés dans cette catégorie[11],[8].

Chaque année, il est fermé entre octobre et avril[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Simon, « Palace de stars », lefigaro.fr, 19 mai 2006.
  2. a b c et d Jean-Pierre Chanial, « Cap-Eden-Roc, 100 ans de légende », Le Figaro, encart « Culture », mercredi 11 juin 2014, page 33.
  3. a b et c François-Régis Gaudry, « L'Eden-Roc fête ses 100 ans », lexpress.fr, 21 mai 2014.
  4. a b c et d Henri Gibier, « Eden-Roc, le palace plus star que ses stars », lesechos.fr, 19 mai 2017.
  5. a b c et d Francine Rivaud, « Hôtel du Cap-Eden-Roc : une nuit au paradis », challenges.fr, 30 mai 2012.
  6. a et b Côme de Grandmaison, « Le Cap-Eden-Roc : une légende à bout de souffle ? », lepoint.fr, 13 mai 2014.
  7. Philippe Perd dirige également le Château Saint-Martin & Spa, à Vence, établissement 5 étoiles Relais & Châteaux dont la table est 2 étoiles au Guide Michelin, cf. ici.
  8. a et b Thomas Doustaly, « Ça, c’est palace ! Cinq des plus beaux hôtels français », lemonde.fr, 16 juillet 2017.
  9. Richard Gianorio, « De Grisogono : glam party à l'Eden-Roc », lefigaro.fr, 18 mai 2011.
  10. « Quatre hôtels 5 étoiles de plus dans le département », Nice-Matin, . Consulté le 3 octobre 2009.
  11. «Cet hôtel azuréen réputé vient de rejoindre le cercle très fermé des plus prestigieux palaces français», Nice-Matin, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]