Pont-Saint-Pierre

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Pont-Saint-Pierre
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Romilly-sur-Andelle
Intercommunalité Communauté de communes de Lyons Andelle
Maire
Mandat
René Duriez
2014-2020
Code postal 27360
Code commune 27470
Démographie
Gentilé Pétripontain
Population
municipale
1 157 hab. (2014)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 10″ nord, 1° 16′ 33″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 157 m
Superficie 6,9 km2
Localisation

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Pont-Saint-Pierre

Pont-Saint-Pierre est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Ses habitants en sont les Pétripontains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pont-Saint-Pierre[1]
La Neuville-Chant-d'Oisel (Seine-Maritime) La Neuville-Chant-d'Oisel (Seine-Maritime), Radepont Radepont
Romilly-sur-Andelle Pont-Saint-Pierre[1] Radepont
Douville-sur-Andelle
Flipou Flipou

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Andelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Pontis S Petri en 1050 et 1066[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux XIe-XIIe siècles, les rois-ducs Guillaume le Conquérant et Henri Ier Beauclerc ont un château (le Catelier ou Castelet)[3] à Pont-Saint-Pierre, confié à leur vassal et parent FitzOsbern seigneur de Breteuil.

  • Au Moyen Âge, la baronnie de Pont-Saint-Pierre se trouve être la « première » de Normandie et est détenue par la famille de Hangest, après les familles de Neubourg puis de Poissy, qui eurent aussi Acquigny et Longboel, Hacqueville. La possession des Beaumont-le-Roger-Neubourg-Warwick s'établit elle-même après celle des Crépon FitzOsbern sires de Breteuil-sur-Iton : or Guillaume II de Breteuil et Raoul de Gaël de Montfort-sur-Meu son gendre se révoltent contre le roi-duc avant 1100, puis Eustache de Breteuil (pourtant gendre du roi-duc Henri Ier Beauclerc !) fils de Guillaume, se soulève à son tour après 1100 en prenant le parti de Guillaume Cliton. Les Breteuil sont alors définitivement vaincus et dépouillés de leurs fiefs en 1119 : Ivry (-la-Bataille) ira à Ascelin Goël d'Ivry-Bréval, Breteuil et Pacy-sur-Eure confisqués seront rendus plus tard à la fille de Raoul II de Gaël de Montfort, Amicie, épouse de Robert II le Bossu de Beaumont-le-Roger-Meulan-Leicester, comte de Leicester et Winchester (leur propre fille Marguerite de Beaumont épousera Raoul IV-V de Tosny, petit-fils de Raoul III-IV qui suit).
  • Henri Ier obligea les Breteuil et les Gaël de Montfort à céder Pont-Saint-Pierre, Romilly et Longboël, le val de Pîtres, à Raoul III-IV de Tosny († 1126), seigneur de Conches et d'Acquigny. La fille de Raoul, Gode(c)hilde, tante de Raoul IV-V ci-dessus, transmit Pont, Romilly-Longboël et une moitié d'Acquigny à son mari Henri de Beaumont du Neubourg, fils et frère de deux comtes de Warwick, cousin germain de Robert le Bossu. Leur fille Isabelle de Neubourg les apporta à son époux Robert III de Poissy, seigneur de Malvoisine.
  • Mais le roi Philippe Auguste saisit les biens de leur fils Robert IV de Poissy vers 1203-1204, pendant la conquête française. Auparavant, les fiefs de Robert s'étaient agrémentés de ceux de sa femme Luce Le Chambellan du Plessis-(Nicole), fille de Brice chambellan d'Henri II et panetier de Normandie (Gouy ; Noyon-sur-Andelle, Radepont, Fleury-sur-Andelle), mais le roi Philippe les avait aussi confisqués pour les donner à un fidèle, Pierre de Moret. Philippe II saisit donc la baronnie de Pont-Saint-Pierre et la donna pour moitié à Aubert II-III de Hangest, avec aussi la moitié de Romilly, Longboël et Pîtres. L'autre moitié de ce que le roi Philippe avait saisi fut restituée à Robert IV vers 1213, avec Hacqueville, Gouy, Noyon-sur-Andelle, Radepont, et la moitié d'Acquigny venue des Neubourg. Pierre de Moret fut dédommagé par le don de Venables par un échange avec le roi, et après la mort de Robert (vers 1213-18 ?) il épousa sa veuve Luce du Plessis (< Jean de Moret, demi-frère de Robert V de Poissy) : un accord de famille partagea vers 1218 Radepont, Fleury et Fontaine-Guérard entre les Moret et les Poissy.
  • En 1367, la descendante d'Aubert, Isabelle d'Hangest dame d'Heuqueville et de Pont-Saint-Pierre épousa Jean de RoncherollesCuverville). Leur fils Guillaume V de Roncherolles († à Azincourt, 1415) épousa Marguerite de Léon dame d'Hacqueville, héritière des Léon et des Poissy à la fois par son père Guillaume II de Léon d'Hacqueville et par la deuxième femme de son père, Catherine de Léon : voir la filiation aux articles 'Acquigny' et 'Radepont'. Vers 1400, un échange avec les Rohan (Alain VIII et Alain IX) héritiers des Léon (la femme de Jean Ier de Rohan père d'Alain VIII était Jeanne de Léon fille d'Hervé VII), toujours seigneurs de Pont-Saint-Pierre en partie, Radepont, Noyon-sur-Andelle, semble attribuer les biens normands des Rohan aux Léon d'Hacqueville (< les Roncherolles par le mariage de Guillaume V évoqué ci-dessus) qui cèdent aux Rohan leurs droits bretons. Ainsi Pont-Saint-Pierre était-il réuni. Les Roncherolles sont seigneurs de Pont jusqu'à la Révolution[4] ; au XVIIIe siècle, les Roncherolles sont titrés comtes ou marquis du Pont-Saint-Pierre.

Avant la Révolution, Pont-Saint-Pierre comprenait deux paroisses, Saint-Pierre et Saint-Nicolas. L'église Saint-Pierre, située sur la rive gauche de l'Andelle et relevant du doyenné de Gamaches, a été démolie sous la Révolution, après avoir été vendue comme bien national[5]. Saint-Nicolas relevait du doyenné de Perriers, et sert, depuis, d'église paroissiale.

Saint-Nicolas-de-Pont-Saint-Pierre a été chef-lieu de canton durant la Révolution (de 1790 au 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801)). En 1809, Saint-Nicolas-de-Pont-Saint-Pierre absorbe Saint-Pierre-de-Pont-Saint-Pierre. En 1905, Saint-Nicolas-de-Pont-Saint-Pierre prend le nom de Pont-Saint-Pierre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1928   Adrien Josse    
    Jacques François Toussaint
Letourneur
   
    Virgile Henri Lesueur   maire par intérim
    M. D'Houdemare    
mars 2001 2008 Robert Beaumale PS  
2014 en cours René Duriez DVG Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 157 habitants, en augmentation de 2,48 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374 359 364 564 754 779 871 810 844
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
905 954 949 876 892 880 881 902 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
907 856 832 848 850 892 855 946 1 106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 001 1 046 1 065 994 882 935 1 063 1 129 1 157
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas, des XIIe et XIXe siècles, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[10]. Elle abrite des éléments mobiliers provenant de l'abbaye de Fontaine-Guérard, dont un abat-voix du XVIIe siècle. Au pied de la tour, s'élève une croix en fer forgé provenant de la cathédrale de Rouen.
  • Filature Levavasseur (vestiges), du XIXe siècle, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[11].
  • Château de Logempré, dit château de Pont-Saint-Pierre, des XVe et XIXe siècles, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[12], bâti à l'emplacement du château fort de la Malemaison, des XIIe et XIVe siècles[13].
  • Parc du château de Logempré, créé en 1810 par l'architecte Le Poigneux, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[14].

Industrie[modifier | modifier le code]

Pont-Saint-Pierre est le lieu d'embouteillage de l'eau de source de marque Pierval (sources Lilas et Emma).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Berthet (1887-1953), cycliste. Il dirigea l'usine Tron et Berthet avec sa femme, à la suite de son beau-père, Jean-François Tron, qui avait implanté son usine de sellerie dans une ancienne filature.

Liste des curés de Pont-Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Suivant une liste des curés de Pont-Saint-Pierre présentée dans l'église.

Paroisse de Saint-Nicolas

  • 1258 : Robert de Bonneval
  • 1276 : Simon
  • 1390 : Regnault Coquin
  • 1432 : Michel Barbes
  • 1452 : Du Hamel
  • 1478 : Jean Levesque
  • 1511 : Dufays (avocat)
  • 1549 : Jean Duteurtre
  • 1571 : Andrieux
  • 1627 : Claude Flamen
  • 1673 : Pierre Thierry
  • 1674 : x, représenté par Dunat
  • 1697 : Charles Pinel
  • 1714 : Toussaint Goujon
  • 1715 : François de Saint-Cierge Desterel, représenté par Colombel
  • 1716 : Louis Girard, représenté par De Chaintron
  • 1717 : Nicolas Pinel
  • 1732 : Joachim Duval
  • 1738 : Michel Chauvin
  • 1744 : Toussaint Aveline
  • 1760 : Jean Sainneville
  • 1780 : Petel
  • 1783 : Nicolas Blanchère
  • 1787 : Charles Nicolas Le Gay (1755-1829)

Paroisse de Saint-Pierre

  • 1213 : Gautier
  • 1520 : Jacques Breher
  • 1568 : Jean Blondel
  • 1581 : Pierre Morin
  • 1601 : Damiens Paumier
  • 1606 : Etienne Fouquet
  • 1612 : Nicolas Louvet
  • 1621 : Robert Thibault
  • 1663 : Paul Hardy
  • 1682 : Chennevière
  • 1697 : Jacques Lelièvre
  • 1701 : Martin
  • 1702 : André Delahaye
  • 1743 : Denis-François Boismare
  • 1748 : Michel-Philippe Le Monnier
  • 1764 : Jacques Fréret (mort à Paris le 14 juillet 1794)
  • 1768 : Delalan

Les deux paroisses sont, par décret du 7 février 1809, réunies en la paroisse Saint-Nicolas.

  • 1809 : Charles Le Gay (1755-1829), précédemment curé de Saint-Nicolas
  • 1829 : Jean Goujon
  • 1884 : Pierre Morin
  • 1894 : Pierre Tardif
  • 1909 : Emile Bellencourt
  • 1923 : Georges Geron
  • 1940 : Félix Havard
  • 1948 : Joseph Hervé
  • 1970 : Marcel Rochard
  • 1976 : Emile Leblond

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Le Prévost. Mémoires et notes pour servir à l'histoire du département de l'Eure. Tome 2, Partie 1. Pont-Saint-Pierre. 1862-1869 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France, page 1584
  3. « Le Pont-Saint-Pierre, une motte féodale »
  4. Sauf pendant les troubles de la guerre de Cent Ans au XVe siècle : Jean Possemer tient pour les Anglais Noyon, Pont-St-Pierre et Radepont. Et vers 1470-1473, le conseiller de Louis XI Olivier le Daim (exécuté en 1484) acquit le comté de Meulan et les seigneuries de Pont-Saint-Pierre, Noyon-sur-Andelle, Radepont.
  5. Elle était située face à l'entrée du château, à l'intersection de la route descendant de Flipou.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Église Saint-Nicolas », notice no IA00016791, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Filature », notice no IA00016804, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Château », notice no IA00016793, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Château de la Malemaison », notice no IA00017401, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Parc du château de Logempré », notice no IA27000563, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Les Falaises de l'Andelle et de la Seine », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 7 juillet 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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