Breteuil (Eure)

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Breteuil-sur-Iton
Mairie de Breteuil, au style néogothique, construite en 1869 sur les fondations de l'ancienne chapelle.
Mairie de Breteuil, au style néogothique, construite en 1869 sur les fondations de l'ancienne chapelle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Breteuil(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Breteuil-sur-Iton
Maire
Mandat
Gérard Chéron
2014-2020
Code postal 27160
Code commune 27112
Démographie
Gentilé Bretoliens
Population
municipale
3 258 hab. (2012)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 13″ N 0° 54′ 53″ E / 48.8369, 0.914748° 50′ 13″ Nord 0° 54′ 53″ Est / 48.8369, 0.9147  
Altitude Min. 157 m – Max. 197 m
Superficie 27,46 km2
Localisation

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Breteuil-sur-Iton

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Breteuil-sur-Iton

Breteuil, dite aussi Breteuil-sur-Iton, est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Bretoliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville du pays d'Avre et d'Iton.

Elle est située au sud de l'Eure, dans la région Haute-Normandie. C'est le chef-lieu du canton de Breteuil. Elle appartient à la communauté de communes du canton de Breteuil-sur-Iton. La commune est située à environ 100 km à l'ouest de Paris, 80 km au sud de Rouen et à 80 km au nord-ouest de Chartres.

Le territoire de la commune est principalement composé de vastes plaines et de massifs forestiers.

Breteuil-sur-Iton est l'une des 88 communes du Pays d'Accueil Touristique d'Avre, d'Eure et d'Iton.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous la forme Bretoil 1050 - 1066[1].

Ce type toponymique est représenté ailleurs dans la toponymie du nord de la France, puisqu'on y trouve Breteuil (Oise, Brituogilum VIe siècle), Breteil (Ille-et-Vilaine), Brethel (Orne) et Bretel (Oise, Saint-Germer-de-Fly)[1].

Le second élément -euil est bien identifié : il résulte de l'évolution phonétique de l'appellatif gaulois ialon « terrain défriché », puis « village » (cf. gallois tir ial « terrain défriché ») [2], qui explique la plupart des terminaisons -euil ou -ueil des noms de lieux anciens.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[3] proposent, pour le premier élément, le nom d'homme gaulois *Brittos, conjectural, selon François de Beaurepaire[1]. En réalité, il est bien attesté selon Xavier Delamarre[4], mais sous les formes Brittus, Britus, Brittius, Britto.

La base Britu- de la plus ancienne attestation de Breteuil (Oise) semble montrer qu'il s'agit du gaulois britu- « jugement », « pensée »[4], le sens serait alors celui de « clairière ou village, où l'on rend les jugements », voire « clairière de Mars », puisqu'il s'agit d'une des épithètes du Mars gaulois Britouius. Mais les Breteuil remontent à un *Britto-ialon, ce qui explique la conservation de [t].

Une confusion a pu se produire plus tard avec la dénomination latine des Bretons : Britto, Brittones[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Breteuil

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

losangé d'or et de gueules, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or

Histoire[modifier | modifier le code]

Place fortifiée en 1054 par Guillaume le Conquérant, entourée de fossés alimentés par le détournement des eaux de l'Iton (bras forcé).

En 1354, suite au Traité de Mantes, la ville est cédée par le roi Jean II le Bon à son gendre le roi Charles II de Navarre, avec de nombreuses autres terres normandes. Mais les deux hommes entrèrent rapidement en conflit. En avril 1356, Breteuil fut reprise aux Navarrais par le maréchal d'Audrehem. En 1358, elle fut restituée à Charles II de Navarre, mais Bertrand du Guesclin la reprit en 1371 pour le compte de Charles V[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1807 1815 Levacher-Laveronnerie    
1815 1829 De Barray de Bordigny    
1829 1831 De Buhorel    
1831 1846 Alphonse Périer de Mondonville   Notaire
1846 1848 Rogier    
1848 1851 Paul Levacher d'Urcle    
1851 1851 Decorday    
1851 1852 Rogier    
1852 1878 Paul Levacher d'Urcle    
1878 1879 Herbinet    
1879 1880 Brière   Médecin
1880 1881 Lemarie et Lepeu    
1881 1886 Jean Thieulin    
1886 1887 Jean Lemaire    
1887 1909 Olivier Spérat    
1909 1933 Eugène Lahaye   Médecin
1933 1940 Fernand Prévôt    
1940 1953 Théodore Pierre    
1953 1959 Henri Boyer   Pharmacien
1959 1966 Jean-Pierre Servin   Médecin
1966 1971 Pierre Poisson   Commerçant
1971 1999 Maurice Duchossoy   Artisan
1999 2008 Gérard Chéron   Artisan
2008 en cours Gérard Chéron UMP Artisan, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 258 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 974 1 940 1 805 1 918 2 049 1 980 2 153 2 231 2 142
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 130 2 108 2 162 2 050 1 987 2 095 2 084 2 210 2 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 427 2 476 2 278 2 231 2 253 2 228 2 151 2 351 2 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
2 696 3 026 3 370 3 343 3 351 3 473 3 397 3 374 3 258
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Site archéologique « Le Chemin de Conches »[8], Groupe de Villeneuve-Saint-Germain, Néolithique ancien.
  • Église Saint-Sulpice, de style roman, des XIIe et XVIe siècles, inscrite au titre des monuments historiques en 1932[9]. Plusieurs étapes ont été nécessaires pour avoir l'édifice que nous voyons à présent. Cette église originellement en bois est mentionnée avant 1015 où elle subit une reconstruction en pierre et mortier. Ravagée par un incendie en 1138, elle est de nouveau reconstruite en pierre (grison). Elle est cédée par Guillaume de Crépon au milieu du XIe siècle et rattachée à l'abbaye de Lyre.
  • Motte féodale, construite en 1055 par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie. Il ne reste que quelques vestiges de cette fortification qui ne sont pas visibles pour l'instant. Une étude archéologique vient d'être faite, en vue d'une proposition pour des fouilles.
  • Buste du baron Jacques Laffitte, érigé sur la place du même nom par la municipalité en reconnaissance de ce bienfaiteur de Breteuil-sur-Iton. La sculpture a été inaugurée en juin 2006. Ce buste a été fondu grâce à un moule fabriqué à partir d'un exemplaire se trouvant au musée du Louvre.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c de Beaurepaire 1981, p. 77
  2. Delamarre 2003, p. 185
  3. Dauzat et Rostaing 1996, p. 114
  4. a, b et c Delamarre 2003, p. 88
  5. Bruno Ramirez de Palacios, Charles dit le Mauvais, roi de Navarre, comte d'Evreux, prétendant au trône de France, Paris, 2015, 530 p, ISBN 978-2-9540585-3-5.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  8. Cyrille Billard, « Breteuil, Triage du chemin de Conches », sur Archéologie de la France - Informations, Gallia (consulté le 11 mars 2014)
  9. « Église de Breteuil », base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A & J Picard,‎ , 224 p. (ISBN 978-2-7084-0067-2)
  • Xavier Delamarre (préf. Pierre-Yves Lambert), Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Errance, coll. « Hespérides »,‎ (réimpr. 2008), 2e éd. (1re éd. 2001), 440 p. (ISBN 978-2-87772-369-5)
  • Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, French & European Publications Inc.,‎ , 2e éd. (1re éd. 1978), 751 p. (ISBN 978-2850230769)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]