Hacqueville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hacqueville
Hacqueville
L'église Saint-Lucien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
France Duval
2020-2026
Code postal 27150
Code commune 27310
Démographie
Gentilé Hacquevillais
Population
municipale
426 hab. (2019 en diminution de 5,54 % par rapport à 2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 57″ nord, 1° 33′ 23″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 151 m
Superficie 9,81 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gisors
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Hacqueville
Géolocalisation sur la carte : Eure
Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Hacqueville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Hacqueville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Hacqueville

Hacqueville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le plateau du Vexin Normand, à 13 km à l'est des Andelys.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 729 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Buhy », sur la commune de Buhy, mise en service en 1986[8] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 727,8 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, dans le département de la Seine-Maritime, mise en service en 1968 et à 28 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,5 °C pour 1981-2010[13], puis à 11 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Hacqueville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire regroupe 1 929 communes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,1 %), zones urbanisées (4 %), prairies (2,9 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Haracavilla en 1130 (charte de Henri Ier), Harachavilla en 1234, Hasque villa (registre Philippe Auguste)[22] et Hasquevilla en 1213[23], Harachavilla en 1234 (bulle de Grégoire IX), Hakevilla en 1240[24], Hakeville en 1240 (cartulaire de Saint-Amand), Haakevilla en 1245 (cartulaire de Jumiéges), Hacqueville en Vexin en 1523 (Revue de la Normandie)[22].

Il s'agit d'une formation toponymique en -ville au sens ancien de « domaine rural »[25]. L'appellatif ville est précédé d'un anthroponyme, comme dans la plupart des cas pour ce type de formation. François de Beaurepaire ne se prononce pas et considère l'élément Haraca- Haracha- comme obscur. Ernest Nègre propose le nom de personne germanique occidental Hericho (autrement Hairicus), cité par Marie-Thérèse Morlet[26], nuançant Albert Dauzat qui propose Haricho[27].

Remarque : il n'existe aucune trace du passage de Her- à Har-, de sorte que le germanique Hariko (ch = k) convient mieux sur le plan phonétique. Cette évolution se faisant plutôt dans l'autre sens Har- > Her- cf. ancien normand, français argent > normand ergent. Aucun de ces auteurs n'a envisagé la possibilité d'un anthroponyme vieux norrois Hárekr (vieux danois Harek)[28], dont une forme non attestée *Háreki, voire anglo-scandinave *Hareke conviendrait mieux phonétiquement. En outre, il s'agit sans doute du même élément que Herque- dans Herquetot (Manche, Cotentin), dont le second élément est l'ancien scandinave topt et qui explique les toponymes normands terminés par -tot.

Homonymie probable avec Herqueville (Eure, Harachivilla 1150, Harquevilla 1308) et Herqueville / Herquemoulin (Manche, Cotentin, Herguevilla vers 1165, Herquevilla vers 1190).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une charte d'Henri Ier, vers 1130, mentionne la donation d'Hacqueville par Roger de Clères en faveur de l'abbaye de Conches. Il existait un prieuré Saint-Étienne[29], donné par Robert de Poissy, seigneur d'Hacqueville, à l'abbaye de Conches vers 1220. En 1390, Guillaume de Léon est seigneur d'Hacqueville.

La commune de Doux-Mesnil est réunie en 1808 à Hacqueville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

En 2019, la commune comptait 426 habitants[Note 8], en diminution de 5,54 % par rapport à 2013 (Eure : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468441431505480494458471476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
416433450426451448446454427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
397405420359352350377384377
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
410378293322368420455460450
2017 2019 - - - - - - -
438426-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château.

La commune d'Hacqueville compte plusieurs édifices répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • sur Douxmesnil :
    • l'église Saint-Candé-Sainte-Agathe (XIIe ?)[34] ; elle a été transformée en grange vers 1812 ;
    • un manoir du XVIIIe siècle[35] ;
    • deux fermes : une du XVIIIe siècle[36] et une autre du XIXe siècle[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à la mémoire de Marc Brunel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Buhy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Hacqueville et Buhy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Buhy - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Hacqueville et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. a et b Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 107.
  23. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154).
  24. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, Librairie Droz, Genève, 1991, p. 954, n° 17135 [1]
  25. ibidem
  26. Ernest Nègre, op. cit.
  27. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6).
  28. Site de Nordic Names : origine et sens de l'anthroponyme Hárekr [2]
  29. « Prieuré Saint-Étienne-lez-Hacqueville », sur archives.cg27.fr, Les fonds des Archives départementales de l'Eure (consulté le ).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. « Église paroissiale Saint-Candé, Sainte-Agathe », notice no IA00017085, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Manoir », notice no IA00016959, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Ferme », notice no IA00017086, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Ferme », notice no IA00016958, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Église paroissiale Saint-Lucien », notice no IA00016961, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. Notice no IM27003723, base Palissy, ministère français de la Culture.
  40. Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie [3]
  41. « Château fort », notice no IA00016960, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. Archéologie de France -Gallia.
  43. « Prieuré de Bénédictins Saint-Étienne », notice no IA00017087, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  44. Notice no IM27003727, base Palissy, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]