Pole dance

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Figure de knee hold

La pole dance (anglicisme parfois traduit en danse à la barre verticale[1]) est une discipline qui mêle danse et acrobaties autour d'une barre. Cette danse, pratiquée à l'origine dans les cirques où des danseuses dansaient autour des poteaux entre les numéros pour distraire les spectateurs, puis par les strip-teaseuses à partir des années 1950, a été sortie de son environnement érotique pendant les années 1990.

Les danseurs pourront simplement tenir la barre, ou l'utiliser pour effectuer des figures acrobatiques.

En 2017, on dénombre en France près de 200 écoles de pole dance[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Elle serait née semble-t-il dans les tentes foraines du Canada vers 1920[3] pendant la Grande Dépression, lorsqu'un groupe de danseuses a commencé à danser avec le poteau de la tente pour le plus grand plaisir du public de l'époque. Le Burlesque fait son apparition dans les années 1950, mais il faudra attendre les années 1980 pour que cette discipline ne connaisse un véritable essor et s'étende à de nombreux pays. Dans les années 1990, Fawnia Mondey commencera à enseigner cette discipline et produit un DVD pédagogique[4].

Populaire aux États-Unis, en Australie et en Grande-Bretagne, la pole dance, en tant que sport, a fait son apparition en France en 2006, avec Acrobarre[5],[6],[7] qui deviendra par la suite l'école Pole Dance Paris[8].

La barre[modifier | modifier le code]

Version domestique

La barre est circulaire, creuse, en acier ou en laiton, allant du plancher au plafond. Une fixation au plafond donne plus de stabilité, mais elle n'existe pas toujours, surtout dans les clubs aux plafonds élevés ou dans les dispositifs transportables. Aux États-Unis, le diamètre est généralement d'environ 2 pouces (50,8 mm), le plus confortable pour la main. En Asie, le diamètre est en général légèrement inférieur, de 45 mm ou moins.

Plusieurs versions sont disponibles et peuvent être utilisées pour la pratique ou l'aérobic. Parmi les matériaux, on trouve l'acier inoxydable poli, l'acier chromé, des « poteaux lumineux » avec des effets de lumière LED, d'autres revêtus de titane ou de laiton. Chacun de ces matériaux possède une capacité de préhension différente. L'acier poli permet une danse plus rapide et plus fluide ; les barres en laiton fournissent plus de frottement, permettant une meilleure préhension.

La barre se fixe au sol et au plafond. Cependant, il existe aussi des barres "portables". Elles permettent aux danseurs d'assurer leur spectacle, quelle que soit la salle dans laquelle ils se produisent (faux plafond, plafond trop haut pour fixer une barre...).

En pole dance, la barre peut s'utiliser en statique ou en rotatif ("spinning").

Les figures[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs types de figures en pole dance dont les principales familles sont :

  • le trick : figure figée sur la barre ;
  • les inversions : les figures réalisées sur la barre mais la tête à l'envers ;
  • le spin : figure réalisée en mouvement, qui tourne autour de la barre ;
  • la transition : figure qui permet de faire une chorégraphie en alliant spin et trick ;
  • le floorwork : les figures réalisées au sol comme le handstand[9] ;
  • le drop : où il s'agit de tenir une figure puis de se laisser glisser très rapidement sur la barre sans toucher le sol.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Figure de pole dance

Une communauté croissante tente d'obtenir la prise au sérieux de la pole dance en tant que sport et art. Les participants se réunissent en Australie, en France, au Canada, au Japon, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Cette discipline est strictement réservée à des personnes non-nues, le but étant de se concentrer sur cette danse comme un sport et un art. Le premier concours « Miss Pole Dance monde » s'est tenu en novembre 2005 ; la japonaise Reiko Suemune a remporté la saison 2005/2006.

En Australie, le concours de « Miss Pole Dance Australia » a été créé en 2005. De 2006 à 2010, Felix Cane (en) est montée sur la plus haute marche du podium. Elle a également remporté le championnat du monde[10] en 2009.

En France, des compétitions annuelles ont lieu à Paris depuis 2009[11]. Les gagnants de la première édition étaient Laurence Hilsum et Keem Martinez. En 2010, elle est remportée par Prana Ovide Étienne et Edouard Doye. En 2011, Laurence Hilsum remporte un second titre, et Saulo Sarmiento arrive premier chez les hommes. En 2012, ce sont Marion Crampe et Simon Heulle qui gagnent la première place. En 2013, les gagnants sont Doris Arnold et Guilherme Wandersen. En 2014, Prana Ovidé Étienne était gagnante ainsi que Keem Martinez pour les hommes. En 2015, Cyd Sailor et Nicolas Casanova remportent les titres Femme et Homme. En 2016, Céline Counali[12] remporte la compétition chez les femmes et Maxime Joret chez les hommes.

La championne Laurence Hilsum a lancé un concours de pole dance amateur qui a eu lieu à Paris le 6 juillet 2012[13]. Poursuivi par le concours Pole Theatre en 2015 et en 2016.

En janvier 2013, Ovale Lune a lancé le Pole Dancing Show qui s'est tenu à Montélimar. Cyd Sailor est arrivée première sur le podium, suivie de Stef Viegas et Stéphanie Bosetti[14].

En 2014, une nouvelle forme de compétition est lancée par l'association Les Verticales. Cette compétition est divisée en trois catégories : technique, artistique et vidéo. Les présélections se font par vidéo sur une chaîne youtube dédiée, et par un jury professionnel ainsi que par les votes du public[15]. Parallèlement, la Fédération Française de Danse[4], organisation reconnue par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, a organisé le premier championnat de France officiel de Pole Dance à Marseille le 20 juin 2015[16]. Les champions de France officiels de cette première session étaient: Flavie Gabillaud (Catégorie Juvénile), Salomé Francois (Catégorie Youth), Ingrid Lauroz (Catégorie Adulte Femme), Alexy Coudy (Catégorie Adulte Homme) et Geneviève Angela (Catégorie Senior)

Le projet de faire de la pole dance une discipline olympique est également soutenu par la Fédération Internationale de Pole Dance, qui souhaiterait par ce biais faire reconnaître la discipline indépendamment de toute connotation sulfureuse. Il existe beaucoup de fédérations de Pole Dance à l'international mais aucune n'a encore été reconnue par le Sport Accord[17], passage obligé pour accéder aux Jeux Olympiques.

En Belgique, la quadruple championne du pays, Sarah Cavenaile, crée une nouvelle forme de compétition en 2014 : la "pole fusion competition". Le concept de fusion signifie la combinaison de la pole dance et d’autres sortes de danse, d’arts performatifs et/ou de performances théâtrales ainsi que le mélange des âges, genres et tailles. Il encourage les chorégraphies de groupe de toute sorte et la recherche d’une nouvelle manière de concevoir la pole dance et les interactions entre les artistes et le public[18].

Spectacles[modifier | modifier le code]

La Pole Dance n'existait pas jusqu'a récemment sous forme de spectacle, hormis lors des concours et des présentations de fin d'année d'école, notamment pour une question de contrainte technique de hauteur sous plafond mais également du fait du lien jusqu'aux années 90 avec le monde du strip tease.

Seul spectacle référencé à ce jour, le BAPShow dont la première édition s'est tenue en Octobre 2016[19], est une soirée organisée deux fois par an à Bruxelles en Belgique, évènements organisés par Angèle Plaut[20] et Laurence De Lafontaine réunissants des artistes hommes ou femmes belges mais également des pays limitrophes (Cyd Sailor, Patty Lou, Steph Viegas ...). Ce spectacle, organisé selon une succession de numéros rythmés et divers, permet de promouvoir cette discipline au grand public dans le cadre d'un vrai spectacle et loin d'un esprit de compétition.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « pole dance », Grand dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française.
  2. « Ecoles pole dance » (consulté le 13 août 2015)
  3. (fr) « Pole dance, nouveaux emplois », Libération (journal), (consulté le 15 août 2012)
  4. a et b « Fédération Française de Pole Dance » (consulté le 13 août 2015)
  5. « Sauvegarde du site Acrobarre.info », sur acrobarre.info, (consulté le 6 août 2014)
  6. « Historique nom de domaine Acrobarre.info », sur whois, (consulté le 1er janvier 2015)
  7. « Article Madame Figaro », sur Le Figaro Madame, (consulté le 1er janvier 2015)
  8. « Pole Dance Paris », sur Pole Dance Paris, (consulté le 1er janvier 2015)
  9. « 5 conseils pour réussir les handstands », sur www.bodyandmoves.fr, (consulté le 6 août 2014)
  10. championnat du monde
  11. http://www.poledancecompetition.fr
  12. Fabienne Béranger, « L'Angevine Céline Counali championne de France de pole dance », France 3 Pays de la Loire,‎ (lire en ligne)
  13. http://www.pole-and-dance.com/les-dernieres-news-de-lecole-de-pole-dance-pole-dance/page-8
  14. http://www.miss-poledance.com/2013/01/28/pole-dancing-show-a-montelimar/
  15. http://www.minutebuzz.com/culture--votez-pour-les-meilleures-danseuses-francaises-de-pole-dance-24729/
  16. https://www.dailymotion.com/video/x2xbz47_20-juin-2015-championnat-de-france-pole-dance-2015-marseille_sport
  17. http://www.sportaccord.com/members/
  18. « Sarahcademy Performing Arts », sur www.sarahcademy.be
  19. « Brussels Art & Pole Show | Brussels Art and Pole School », Brussels Art and Pole School,‎ (lire en ligne)
  20. « Bienvenue | Brussels Art and Pole School », sur Brussels Art and Pole School (consulté le 3 mai 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]