Striptease (spectacle)

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Stripteaseuse.

Le striptease (ou strip-tease avant les rectifications orthographiques de 1990), également appelé l'effeuillage, désigne un spectacle érotique généralement dansé, mettant en scène une femme la plupart du temps, qui consiste à ce que la danseuse retire progressivement ses vêtements pour finir dévêtue, voire nue. La danseuse est communément appelée stripteaseuse ou effeuilleuse, les équivalents masculins stripteaseur ou effeuilleur étant utilisés pour un homme.

Le striptease évoque un déshabillage lent et sensuel, le cas échéant assisté d'un comparse ou faisant appel au public qui incite le danseur à retirer ses vêtements au fil du numéro. Le danseur peut prolonger la danse grâce à de petites tactiques[Lesquelles ?].

Dénominations[modifier | modifier le code]

Stripteaseur.

Le nom vient de l'anglais strip, « se déshabiller », et tease, « attirer l'attention ». Son ancienne orthographe est strip-tease, mais il y a eu soudure dans les deux langues : en anglais parce que la banalisation de ce spectacle réclamait un mot à part entière, en français à cause d'une tendance à la soudure des mots à traits d'union (évolution encouragée par le rapport de 1990 sur les rectifications orthographiques).

L'équivalent en français est effeuillage, par extension du sens originel du mot : « Opération consistant à supprimer le feuillage qui fait de l'ombre aux fruits, afin d'améliorer leur ensoleillement et de favoriser leur maturation ».

Ce dernier substantif donne le verbe « (s') effeuiller », alors qu'il n'existe pas de verbe correspondant à « striptease ». La personne effectuant un striptease est appelée stripteaseur, respectivement stripteaseuse, ou encore effeuilleur et effeuilleuse. Au Québec, les mots stripteaseur et stripteaseuse sont utilisés davantage.

Pour les hommes, on trouve aussi chippendale, utilisation générique du nom d'un groupe de stripteaseurs célèbres (antonomase).

Historique[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Salomé tatouée dansant devant Hérode par Gustave Moreau (1871)
Une représentation d'un striptease datant de 1720, tirée d'une édition allemande illustrée de la guerre d'Espagne (1707).

Historiquement, on en rencontre dans l'Antiquité païenne. En revanche, c'est un canular, reproduit pourtant dans People's Almanac, que de croire que son origine moderne viendrait, autour de 1890 des gestes d'une femme tentant vainement de se débarrasser d'une puce.

Une origine parfois avancée pour le striptease moderne est le défilé des ateliers d'artistes fait pendant le bal des Quat'z'Arts en 1893, au Moulin Rouge.

Tradition française[modifier | modifier le code]

Des années 1880 aux années 1890, les spectacles parisiens tels que le Moulin Rouge et les Folies Bergère deviennent les pionniers du striptease et des tableaux vivants. Dans cet environnement, des femmes dansaient tout en ôtant doucement leurs vêtements, dans le but de plonger les spectateurs dans une ambiance érotique.

Un des premiers spectacles publics payants, qui aurait comporté une scène consacrée spécifiquement au déshabillage c'est-à-dire où l'actrice tient le milieu de la scène, fut la revue Pourvu qu'on rigole donnée à Montmartre en 1890 au Divan japonais[1] [2],[3]. Le premier striptease complet semble avoir été accompli, au Concert de Lisbonne par Mademoiselle Blanche Cavelli[2] qui y jouait "Le Coucher d'Yvette" (1894). Une limite était franchie et la mode, lancée.

En 1905, la danseuse néerlandaise Mata Hari, plus tard exécutée par les autorités françaises durant la Première Guerre mondiale, était l'une des meilleures danseuses du musée Guimet[4].

En 2002, naît la première école française d'effeuillage, cofondée par Violeta Carpentier, sous le nom d'ArtStrip School.

New burlesque[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, de nombreuses féministes détournent le strip-tease de ses codes, et fondent le new burlesque, pour lutter contre l'image du corps de la femme soumise aux canons de la minceur et de la chirurgie esthétique[5]. Deux styles s'affrontent. les spectacles à grand budget popularisés notamment par Dita von Teese ou Gentry de Paris, et une vision plus intimiste défendue entre autres par Miss Glitter Painkiller en France[6].

L'ère numérique[modifier | modifier le code]

La programmation informatique a permis, depuis le début des années 1990, de mettre en place des programmes de strip-tease sur les ordinateurs et sur Internet. Alors qu'il est possible d'un simple clic de souris d'effeuiller un homme ou une femme[style à revoir][7], des softwares plus développés proposent des réels strip-teases sur le bureau d'un ordinateur.

Effeuilleuses notables[modifier | modifier le code]

Films traitant de striptease[modifier | modifier le code]

La stripteaseuse américaine Charmion en 1901.
Rita Hayworth commence son striptease dans la bande-annonce de Gilda

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J'aime le Strip-Tease, Texte de Patrik Lindermohr, photographie de Frank Horvat, éd. Denoël, Paris, s.d.
  • Rémy Fuentes, Strip-tease, Histoires et légendes, éd. La Musardine, 2006
  • Violeta Carpentier, Osez… le strip-tease, Éd. La Musardine, 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francisque Sarcey, « Au Divan Japonais » in Le Chat noir, 20 décembre 1890.
  2. a et b G. Caillet & allii, « La femme nue au caf'conc' » in Le Miroir de la femme, p. 166, Denoël, Paris, 4e tr. 1958.
  3. Divan japonais... Pourvu qu'on rigole !... revue en 1 acte et 3 tableaux, de MM. George Auriol et Narcisse Lebeau. Musique nouvelle de M. J. Desmarquoy... Couplets et chansons chantés dans la revue impr. de C. Blot, 1891 - 8 pages
  4. « Mata Hari est née » sur crimelibrary.com.
  5. (en) Tassel-Twirling Gets a Feminist Touch dans The New York Times du 9 novembre 2011.
  6. Les nouvelles effeuilleuses : le burlesque déshabille Paris, Le Monde magazine, 21 août 2010
  7. SourisStrip.com site mis en ligne en 2014

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]