Piafabec et Rapasdepic

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Piafabec et Rapasdepic

Piafabec
Nom japonais オニスズメ
Nom anglais Spearow
Types Normal / Vol
Génération Première
Pokédex no 021
Taille 0,3 m
Poids 2,0 kg
Rapasdepic
Nom japonais オニドリル
Nom anglais Fearow
Types Normal / Vol
Génération Première
Pokédex no 022
Taille 1,2 m
Poids 38,0 kg

Piafabec (オニスズメ, Onisuzume?, dans les versions originales en japonais) et son évolution, Rapasdepic (オニドリル, Onidrill?), sont deux espèces de Pokémon de première génération.

Issus de la célèbre franchise de médias créée par Satoshi Tajiri, ils apparaissent dans une collection de jeux vidéo et de cartes, dans une série d'animation, plusieurs films, et d'autres produits dérivés, ils sont imaginés par l'équipe de Game Freak et dessinés par Ken Sugimori. Leur première apparition a lieu au Japon en 1996, dans les jeux vidéo Pokémon Vert et Pokémon Rouge. Ces deux Pokémon sont tous du double type normal et vol et occupent respectivement les 21e et 22e emplacements du Pokédex, l'encyclopédie fictive recensant les différentes espèces de Pokémon.

Création[modifier | modifier le code]

Propriété de Nintendo, la franchise Pokémon est apparue au Japon en 1996 avec les jeux vidéo Pocket Monsters Vert et Pocket Monsters Rouge. Son concept de base est la capture et l'entraînement de créatures appelées Pokémon, afin de leur faire affronter ceux d'autres dresseurs de Pokémon. Chaque Pokémon possède un ou deux types – tels que l'eau, le feu ou la plante – qui déterminent ses faiblesses et ses résistances au combat. En s'entraînant, ils apprennent de nouvelles attaques et peuvent évoluer en un autre Pokémon[1].

Conception graphique[modifier | modifier le code]

La conception de Piafabec et de Rapasdepic est le fait, comme pour la plupart des Pokémon, de l'équipe chargée du développement des personnages au sein du studio Game Freak. Leur apparence est finalisée par Ken Sugimori pour la première génération des jeux Pokémon, Pokémon Rouge et Pokémon Vert, sortis à l'extérieur du Japon sous les titres de Pokémon Rouge et Pokémon Bleu[2],[3]. Piafabec est le cinquième Pokémon à avoir été finalisé, après Rhinoféros, Kangourex, Nidoran♂ et Mélofée[4].

Le faucon crécerelle a pu inspirer les concepteurs pour les traits de Piafabec.

Nintendo et Game Freak n'ont pas évoqué les sources d'inspiration de ces Pokémon. Néanmoins, certains fans avancent que Piafabec a pu être inspiré du faucon crécerelle, voire du faucon ou du moineau[5]. Tandis que Rapasdepic serait plutôt inspiré du cormoran, du anhinga[6], de la grue ou du héron[7].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Piafabec et Rapasdepic sont initialement nommés Onisuzume (オニスズメ?) et Onidrill (オニドリル, Onidoriru?) en japonais. Ces noms sont ensuite adaptés dans trois langues lors de la parution des jeux en Occident : anglais, français et allemand ; le nom anglais est utilisé dans les autres traductions du jeu.

Nintendo choisit de donner aux Pokémon des noms « astucieux et descriptifs », liés à l'apparence ou aux pouvoirs des créatures, lors de la traduction des jeux ; il s'agit d'un moyen de rendre les personnages plus compréhensibles pour les enfants, notamment américains[8]. Onisuzume est renommé « Spearow » en anglais, « Habitak » en allemand et « Piafabec » en français et Onidrill devient « Fearow » en anglais, « Ibitak » en allemand et « Rapasdepic » en français. Selon IGN, Spearow est un mot-valise entre deux noms anglais d'oiseau : « sparrow » (moineau en français) et « eagle »[9] (aigle) et Fearow serait une combinaison également de « sparrow » et « eagle », mais également de « finch » (pinson) et de « pheasant » (faisan), même si la première syllabe du nom fait « peur » en anglais (fear)[7]. Les noms français, selon Pokébip, sont des contractions, respectivement, des termes « Piaf à bec » et « Rapace de pic »[10]. D'autres fans avancent pour le dernier, un mot-valise entre « rapace » et « as de pique », cette info sera confirmée par Julien Bardakoff, traducteur de la plupart des Pokémon de la première et deuxième génération[11].

Description[modifier | modifier le code]

Ces deux Pokémon sont l'évolution l'un de l'autre : Piafabec évolue en Rapasdepic. Dans les jeux vidéo, cette évolution survient en atteignant le niveau 20[12],[N 1].

Comme pratiquement tous les Pokémon, ils ne peuvent pas parler : lors de leurs apparitions dans les jeux vidéo tout comme dans la série d'animation, ils ne peuvent pas parler et ne sont seulement capables de communiquer verbalement en répétant les syllabes de leur nom d'espèce en utilisant différents accents, différentes tonalités, et en rajoutant du langage corporel.

icône image Images externes
Piafabec sur le site officiel Pokémon
Rapasdepic sur le site officiel Pokémon

Piafabec[modifier | modifier le code]

Le Pokédex, une encyclopédie fictive, raconte que les Piafabecs sont de petits rapaces agressifs aux ailes rouges mais au corps marron. Il indique que les Piafabecs peuvent voler très rapidement, mais seulement à basse altitude. Très protecteurs de leurs territoires, ils y chassent des insectes. Malgré leurs allures frêles, deux Piafabecs peuvent pousser des cris suraigus afin de se prévenir d'un danger.

Rapasdepic[modifier | modifier le code]

Le Pokédex, une encyclopédie fictive, raconte que les Rapasdepics sont de très gros rapaces de couleur marron. On y apprend que les Rapasdepics possèdent de très grandes ailes qui leur permettent de pouvoir voler extrêmement longtemps sans se poser. Ils possèdent un long cou et un bec acéré qui leur permettent d'attaquer leurs adversaires et de chasser efficacement sur terre ou même dans l'eau. Les Rapasdepics peuvent aussi fondre en un piqué foudroyant sur leurs proies.

Apparitions[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Piafabec et Rapasdepic apparaissent dans la série de jeux vidéo Pokémon. D'abord en japonais, puis traduits en plusieurs autres langues, ces jeux ont été vendus à plus de 200 millions d'exemplaires à travers le monde[13]. Ils font leur première apparition le , dans les jeux japonais Pocket Monsters Aka (ポケットモンスター 赤, Poketto Monsutā Aka?, Pocket Monsters Rouge) et Pocket Monsters Midori (ポケットモンスター 緑, Poketto Monsutā Midori?, Pocket Monsters Vert) (remplacé dans les autres pays par la version Bleue[14]). Depuis la première édition de ces jeux, Piafabec et Rapasdepic sont réapparus dans les versions jaune, or, argent, cristal, rouge feu, vert feuille, diamant, perle, platine, noir 2 et blanc 2[12].

Il est possible d'avoir un œuf de Piafabec en faisant se reproduire deux Pokémon dont au moins un Piafabec ou un Rapasdepic femelle[N 2]. Cet œuf éclot après 3 840 pas, et un Piafabec de niveau 5 en sort. Piafabec et Rapasdepic appartiennent au groupe d'œuf vol et ont les capacités « Regard vif » et « Sniper »[12].

Série télévisée et films[modifier | modifier le code]

La série télévisée Pokémon et les films qui en sont issus narrent les aventures d'un jeune dresseur de Pokémon du nom de Sacha, qui voyage à travers le monde pour affronter d'autres dresseurs ; l'intrigue est souvent distincte de celle des jeux vidéo[15]. Piafabec apparaît lors du premier épisode, Le DépartSacha se fait attaquer par une bande de ces Pokémon[16]. Ce Pokémon refera son apparition dans l'épisode 11 de la première saison, où il attaquera un Salamèche que Sacha adoptera plus tard[17]. Alors que Sacha allait partir vers les îles Orange, il revint au Bourg-Palette, sa ville natale, et là-bas combattit un Rapasdepic dirigeant un groupe de Piafabec. Groupe qui terrorisait une colonie de Roucool et de Roucoups. C'est durant ce combat que le Roucoups de Sacha évolua en Roucarnage[18].

Réception[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La notion de niveau d'évolution n'est pas présente dans les séries et les films.
  2. Ou mâle si le second Pokémon est un Métamorph.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alvin Haddadène et Loup Lassinat-Foubert, Générations Pokémon : 20 ans d'évolutions, Third éditions, , 327 p. (ISBN 9791094723203), p. 95 Chapitre V - Les mécaniques de jeu
  2. (ja) (ja) Équipe Nintendo, « 2. 一新されたポケモンの世界 », sur Nintendo.com, Nintendo (consulté le 10 septembre 2010), p. 2
  3. (en) Stuart Bishop, « Game Freak on Pokémon ! », CVG, (consulté le 2 juillet 2008)
  4. Haddadène & Lassinat-Foubert 2015, p. 29
  5. « Spearow », Tabkam (consulté le 3 septembre 2012)
  6. « Fearow », Tabkam (consulté le 3 septembre)
  7. a et b « Fearow », IGN (consulté le 4 septembre 2012)
  8. (en) Howard Chua-Euan, « PokéMania », TIME,‎ (lire en ligne)
  9. « Spearow », IGN (consulté le 4 septembre 2012)
  10. « Étymologies dans Pokémon », Pokébip (consulté le 4 septembre 2012)
  11. Camille Gévaudan, « http://www.liberation.fr/apps/2016/06/pokemon/#item-24o », sur http://www.liberation.fr/apps/2016/06/pokemon/#item-24o, (consulté le 17 juin 2018)
  12. a b et c « Piafabec », Puissance Pokémon (consulté le 4 septembre 2012)
  13. « Pokémon : Or HeartGold - Pokémon : Argent SoulSilver », sur afjv.com (consulté le 1er mai 2010)
  14. « Official Japanese Pokémon website » (consulté le 24 mai 2007)
  15. Haddadène & Lassinat-Foubert 2015, p. 291-292
  16. « Le Départ », Eternia (consulté le 4 septembre 2012)
  17. « Le Pokémon abandonné », Eternia (consulté le 4 septembre 2012)
  18. « Alerte au Bourg-Palette ! », Eternia (consulté le 4 septembre 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alvin Haddadène et Loup Lassinat-Foubert, Générations Pokémon. 20 ans d'évolutions, Third éditions, , 327 p. (ISBN 9791094723203)