Laurent Marcangeli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Laurent Marcangeli
Illustration.
Fonctions
Maire d'Ajaccio
En fonction depuis le
(6 ans, 4 mois et 7 jours)
Élection
Réélection 24 mai 2020
Prédécesseur André Valat (président de la délégation spéciale)

(6 mois et 22 jours)
Élection
Prédécesseur Simon Renucci
Successeur André Valat (président de la délégation spéciale)
Président de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien
En fonction depuis le
(3 ans, 11 mois et 14 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Jacques Ferrara

(6 mois et 11 jours)
Successeur Jean-Jacques Ferrara
Député français

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 1re circonscription
de la Corse-du-Sud
Législature XIVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Simon Renucci
Successeur Jean-Jacques Ferrara
Conseiller général de la Corse-du-Sud

(3 ans, 1 mois et 22 jours)
Circonscription canton d'Ajaccio-1
Prédécesseur Philippe Cortey
Successeur Aghitella Pietri-Mistre
Biographie
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Ajaccio (Corse-du-Sud)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1997-2002)
UMP (2002-2015)
CCB (depuis 2013)
LR (2015-2018)
Conjoint Sonia Marcangeli
Diplômé de Université de Corse-Pascal-Paoli
Profession Avocat
Religion Catholicisme
Résidence Ajaccio

Laurent Marcangeli
Maires de Ajaccio

Laurent Marcangeli, né le à Ajaccio, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il n'est pas le descendant direct de l'ancien maire d'Ajaccio, Marc Marcangeli, mais il y a un cousinage, "à cinq générations"[1].

Il adhère à 17 ans au RPR[1].

Avocat de formation, membre de l'UMP, il est élu en 2008, conseiller municipal d'opposition à Ajaccio. En 2011, il est élu conseiller général du premier canton de la cité impériale, fonction qu'il conservera jusqu'en , date de sa démission pour cause de cumul de mandats.

Il est élu député lors des législatives de 2012 dans la première circonscription de la Corse-du-Sud. Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le mardi , il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France. Touché par le cumul de mandats, il démissionne alors du conseil municipal d'Ajaccio.

Il est membre de la commission des affaires sociales et de la mission d'information commune sur les conditions d'emploi dans les métiers artistiques.

Le , il devient membre d'honneur du Comité central bonapartiste, déclarant à cette occasion que le bonapartisme est « une tradition politique de la ville impériale qu'il faut faire perdurer, d’autant plus qu’elle fait partie de l’identité ajaccienne »[2].

Le , au second tour, il remporte les élections municipales avec 47,11 %, devant le maire sortant Simon Renucci, crédité de 46,03 %, et le nationaliste José Filippi, qui recueille 6,86 %. Le , il est élu maire par le nouveau conseil municipal et le , il est élu président de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien. Les élections municipales sont cependant invalidées par le tribunal administratif de Bastia le de la même année, celui-ci invoquant des « manœuvres frauduleuses » dans l'établissement des procurations, ainsi que des émargements irréguliers[3]. Le , Laurent Marcangeli décide de ne pas faire appel du jugement et démissionne de ses fonctions de maire et de conseiller municipal[4]. Son premier adjoint, Stéphane Sbraggia, assure l'intérim jusqu'à l'installation de la délégation spéciale nommée par le préfet[5].

Les nouvelles élections municipales se tiennent les et . Au premier tour, la liste menée par Laurent Marcangeli arrive en tête avec 42,1 % des voix, devançant nettement celle de Simon Renucci avec 27,4 %[6]. Au second tour, Marcangeli l'emporte largement avec 59,5 % des voix devant Renucci qui obtient 40,5 %[7]. Le , il est élu maire par le conseil municipal[8] mais c'est Jean-Jacques Ferrara qui prend la présidence de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien[9].

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[10]. Après la défaite d'Alain Juppé au second tour de la primaire, il doit faire face à une remise en cause de son leadership de la droite insulaire, auquel s'ajoutent des difficultés au sein de sa majorité municipale à Ajaccio[11]. Le , il annonce dans une déclaration aux Ajacciens qu'il ne se représentera pas à sa succession lors des élections législatives de 2017[12].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, il lâche le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[13].

Après la démission de Jean-Jacques Ferrara, élu député lors des élections législatives de 2017, il retrouve la présidence de la communauté d'agglomération le [14].

Il quitte LR début 2018, pour protester contre la ligne de Laurent Wauquiez[15].

Le 15 mars 2020, il remporte l'élection municipale dès le premier tour dans un contexte particulièrement tendu lié à la crise sanitaire du coronavirus. Pour autant, cette victoire au premier tour constitue une première historique pour la ville. Les nationalistes, divisés entre les candidatures de Jean François Casalta, Jean André Miniconi et Jean Marc Lanfranchi ne parviennent pas à faire tomber ce fief de la droite.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Laurent Marcangeli, Itinéraire d'un enfant d'Ajaccio, entretiens avec Frédéric Bertocchini, avec Frédéric Bertocchini, Collection Pulitica, Éditions Clémentine, Porto-Vecchio, 2019.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Laurent Marcangeli : le plus jeune député de Corse », sur Le Monde,
  2. Marilyne Santi, « « Laurent Marcangeli membre d'honneur du comité central bonapartiste », Corse net infos, 17 août 2013.
  3. « L'élection du maire d'Ajaccio annulée », sur Le Monde.fr,
  4. « Ajaccio : le maire UMP Laurent Marcangeli démissionne officiellement », RTL, 27 octobre 2014
  5. «  Démission officielle du maire d'Ajaccio : qui gère la ville maintenant ? », Corse Matin, 31 octobre 2014
  6. « Les résultats du premier tour de l'élection municipale partielle d'Ajaccio », France 3 - Corse, 25 janvier 2015
  7. « Municipale partielle d'Ajaccio: victoire du député UMP Laurent Marcangeli », Le Parisien, 1er février 2015
  8. « Ajaccio : Laurent Marcangeli retrouve son fauteuil de maire », France Bleu, 8 février 2015
  9. « Ajaccio : Jean Jacques Ferrara élu président de la CAPA », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2017)
  10. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  11. « Après l'échec de la primaire, quel horizon pour le maire ? », Corse Matin, 14 décembre 2016
  12. "Corse Matin", 12 janvier 2017
  13. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  14. « Laurent Marcangeli est le nouveau président de la Capa », France 3 Corse ViaStella,‎ (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2017)
  15. « Le maire d’Ajaccio Laurent Marcangeli quitte le parti Les Républicains », sur France 3 Corse ViaStella

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]