Moon Jae-in

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Moon Jae-in
문재인
Moon Jae-in en 2017.
Moon Jae-in en 2017.
Fonctions
Président de la République de Corée
En fonction depuis le
(2 mois et 16 jours)
Élection
Premier ministre Hwang Kyo-ahn
Yoo Il-ho (intérim)
Lee Nak-yeon
Prédécesseur Hwang Kyo-ahn (intérim)
Park Geun-hye
Député à l'Assemblée nationale
pour le district de Sasang

(3 ans, 11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Chang Je-won
Successeur Chang Je-won
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Geoje (Gyeongsang du
Sud
, Corée du Sud)
Nationalité Sud-coréenne
Parti politique Parti démocrate unifié
(jusqu'en 2014)
Parti Minju
(depuis 2014)
Diplômé de Université Kyung Hee
Profession Avocat
Religion Catholicisme
Résidence Maison Bleue (Séoul)

Signature de Moon Jae-in문재인

Moon Jae-in
Présidents de la République de Corée

Moon Jae-in (prononciation coréenne : /mun.dʑɛ̝.in/, en coréen 문재인), né le à Geoje, est un avocat et homme d'État sud-coréen, président de la République de Corée depuis le .

Avocat de formation, s'occupant particulièrement des cas concernant les droits de l'homme, il devient secrétaire général du cabinet présidentiel de Roh Moo-hyun. Il est ensuite candidat malheureux du Parti démocrate unifié (PDU) à l'élection présidentielle de 2012. Il est à nouveau candidat, sous la bannière du Parti Minju, à la présidence lors du scrutin de 2017 et il est élu lors du tour unique avec 41,19 % des voix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Moon Jae-in est né sur l'île de Geoje où son père, un réfugié originaire de Hamhung en Corée du Nord ayant fui le régime communiste, travaille au camp de prisonniers de guerre. Issu d'une famille modeste[1], il est élève au lycée Kyungnam à partir de 1971, l'une des écoles les plus prestigieuses, puis étudie le droit à l'université Kyung Hee. Il est alors arrêté et exclu de l'université pour avoir organisé une manifestation contre la constitution Yusin. Il parvient toutefois à finir ses études, sortant deuxième de sa promotion en 1980. Ne pouvant pas devenir juge à cause de sa participation au mouvement étudiant, il choisit la carrière d'avocat.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il ouvre un cabinet à Busan avec Roh Moo-hyun et s'implique dans la défense des droits de l'homme et des droits civils, devenant l'une des figures du mouvement démocratique des années 1970-1980. Il est emprisonné deux fois sous le régime du dictateur Park Chung-hee[1]. En 1988, il est un des membres fondateurs du Hankyoreh, le premier grand journal de gauche. En 2002, il s'occupe de la campagne électorale de Roh Moo-hyun qui est président de 2003 à 2008. Il travaille alors au cabinet présidentiel d'abord en tant que conseiller aux affaires civiles, de 2003 à 2005, puis de la cohésion sociale, en 2004, et enfin en tant que secrétaire général de 2007 à 2008[2]. En 2007, il est l'une des chevilles ouvrières du deuxième et historique sommet intercoréen[1]. En 2009, après le suicide de Roh, il est responsable de ses funérailles et se retrouve sous les feux des projecteurs. C'est alors que sa popularité auprès du public grandit et qu'il commence à être considéré comme un candidat sérieux à la présidence.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

En 2012, Moon est le membre du PDU le mieux placé dans les sondages. Élu député au printemps dans la circonscription de Busan, il remporte ensuite les primaires démocrates le 16 septembre et devient le candidat officiel de ce parti[3]. Pendant la campagne, les intentions de vote en sa faveur augmentent régulièrement et il semble en fin de campagne en passe de l'emporter. Finalement, lors du scrutin du 19 décembre, il recueille 48,02 % des voix et est battu par la candidate conservatrice, Park Geun-hye, fille de Park Chung-hee, qui bénéficie de la nostalgie du régime de son père et notamment de la croissance économique de l'époque[1], et obtient 51,55 % des voix.

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Kim Jung Sook en mai 2017.

En 2017, Moon remporte la primaire du Parti démocrate unifié pour l'élection présidentielle anticipée en raison de la destitution de Park Geun-hye en mars[4]. Il plaide pour une politique d'apaisement à l'égard de la Corée du Nord et se dit « prêt à s'asseoir avec Kim Jong-un pour discuter du programme nucléaire »[1].

Durant la campagne, la presse conservatrice l'accuse d'avoir favorisé en 2007 l’emploi de son fils[5]. Il déclare par ailleurs « s'opposer » à l'homosexualité et partager la position du candidat conservateur Hong Joon-pyo selon lequel la présence de soldats gays « affaiblit » les forces armées sud-coréennes[6].

Le , il remporte l'élection présidentielle, dont il était le grand favori, avec 41,4 % des voix[1].

Président de la République (depuis 2017)[modifier | modifier le code]

Il prête serment et entre en fonction le lendemain [7],[8]. Le jour même, il nomme Lee Nak-yeon comme Premier ministre[9].

Partisan d'un rapprochement avec la Corée du Nord, il se dit prêt à se rendre à Pyongyang[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Catholique et traditionaliste, il est marié à Kim Jung-sook et père de deux enfants[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (ko)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Arnaud Vaulerin, « En Corée du Sud, la victoire de Moon Jae-in, plébiscite pour la démocratie », liberation.fr, 9 mai 2017.
  2. « Présidentielle 2012 - Fiche des candidats », Agence de presse Yonhap.
  3. « Moon Jae-in élu candidat pour la présidentielle du Parti démocrate unifié », Agence de presse Yonhap, le 16 septembre 2012.
  4. Francis, Dorothy Brenner., Another kind of beauty,, Criterion Book
  5. « Moon Jae-in aux portes du pouvoir en Corée du Sud », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « South Korea’s favourite to be president says he ‘opposes’ homosexuality », PinkNews,‎ (lire en ligne)
  7. « Liberal Moon Jae-in Likely to Become South Korea’s Next President », sur The Quint (consulté le 9 mai 2017)
  8. « Le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-in, prend ses fonctions », sur France24,
  9. « S. Korea's Moon nominates provincial governor as premier - The Mainichi », sur The Mainichi (consulté le 11 mai 2017)
  10. Philippe Mesmer, « Le nouveau président sud-coréen prône le dialogue avec Pyongyang », sur Le Monde, (consulté le 10 mai 2017)