Kim Yo-jong

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Dans ce nom, le nom de famille, Kim, précède le nom personnel Yo-jong.
Kim Yo-chong
Kim Yo-jong at Blue House.jpg
Fonction
Directrice du département de la Propagande et de l'Agitation du Parti du travail de Corée (d)
depuis le
Biographie
Naissance
Romanisation révisée
Gim YeojeongVoir et modifier les données sur Wikidata
McCune-Reischauer
Kim YŏjŏngVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Mère
Fratrie
Autres informations
Parti politique
signature de Kim Yo-jong
signature

Kim Yo-jong
Chosongeul 김여정
Hanja 金與正
Romanisation révisée Gim Yeojeong
McCune-Reischauer Kim Yŏjŏng

Kim Yo-jong (en chosŏn’gŭl : 김여정), née le à Pyongyang (Corée du Nord), est une femme politique nord-coréenne. Elle est la fille de Ko Yong-hui et de l'ancien leader nord-coréen Kim Jong-il, ainsi que la sœur cadette de l'actuel dirigeant, Kim Jong-un.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peu d'éléments officiels sont disponibles concernant sa biographie.

Kim Yo-jong serait née à à Pyongyang le selon les services sud-coréens de renseignement, le selon les États-Unis[1]. Elle effectue une partie de sa scolarité en Suisse à l’école de Liebefeld-Steinhölzi[2], sous le nom de Pak Mi-hyang, en compagnie de son frère Kim Jong-un (qui répondait lui au nom de Pak-un)[3]. Elle retourne en Corée du Nord en 2000 ou 2001 puis ne fait plus parler d’elle jusqu’à la mort de son père, Kim Jong-il, fin 2011[4].

En effet, sa première apparition médiatique a lieu en 2011, pendant les funérailles de son père Kim Jong-il. Elle fait partie des officiels qui apparaissent alors sur les photos de l’enterrement[5]. Un lien particulier aurait existé entre Kim Jong-il et sa fille, qu’il a eue avec la danseuse née au Japon, Ko Yong-hui (également mère de Kim Jong-un). Selon Konstantin Pulikovsky, représentant spécial de la Russie pour l’Extrême-Orient, Kim Jong-il répétait fièrement que Kim Jong-un et Kim Yo-jong montraient tous les deux le même intérêt et les mêmes dispositions pour la politique[6]. Aussi, d'après un cuisinier japonais ayant servi pour la dynastie des Kim, le leader nord-coréen avait l'habitude d'appeler sa fille « la douce-douce Yo-jong » ou encore « princesse Yo-jong »[4].

Par la suite, avec l'accession au pouvoir de son frère, elle devient une figure plus visible du régime. En 2014, elle est nommée directrice-adjointe du département de la Propagande et de l'Agitation du Parti du travail de Corée. Sa sœur aînée, Kim Sul-song, avait également travaillé à une époque à la propagande de leur père[7]. À ce poste stratégique, Kim Yo-jong doit à la fois conseiller son frère mais aussi s’assurer que tous ses déplacements publics se déroulent sans heurts. Elle apparaît alors de plus en plus souvent sur les photos officielles, en retrait de Kim Jong-un.

En juillet 2015, âgée de 28 ans, elle est nommée par Kim Jong-un à la tête du service de propagande du régime, étant notamment chargée de l'organisation du culte de la personnalité de son frère. Elle remplace à ce poste Kim Ki-nam, un hiérarque de 89 ans, qui était en poste depuis les années 1960. Cette nomination fait d'elle, selon Le Figaro, « la femme la plus puissante de Corée du Nord ». Elle signifie aussi le renforcement du pouvoir dynastique sur la politique du pays, traduisant le manque de confiance du leader nord-coréen vis-à-vis des cadres du parti[7].

Peu d'éléments de sa vie privée sont connus. Depuis 2015, elle serait mariée avec Choe Song, fils de Choe Ryong-hae, le très influent secrétaire général du Parti du travail de Corée[7]. Le couple aurait au moins un enfant et Shoe Song serait membre de la Division-39, une branche secrète du gouvernement chargée de trouver des fonds pour le régime et qui servirait aussi à alimenter la caisse noire personnelle de Kim Jong-un[7].

En 2017, elle est promue au Politburo[8]. Avec cette promotion elle jouerait un rôle semblable à celui de sa tante, Kim Kyong-hui, ancienne conseillère très influente de son père décédé. Kim Kyong-hui était l'épouse de Jang Song-taek le mentor de Kim Jong-Un, qui a été exécuté en décembre 2013 sous l'accusation de corruption et de trahison[9],[10].

Le , elle assiste à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Elle est la première de la dynastie nord-coréenne des Kim à se rendre sur le territoire sud-coréen depuis 1953[4].

Famille[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « North Korea Designations », sur Treasury, (consulté le 11 février 2018).
  2. (en) « Kim Yo Jong as a girl: », sur Twitter, (consulté le 11 février 2018).
  3. (en) « Who is Kim Yo Jong? Here's what we know about the North Korean 'princess.' », sur Washington Post, (consulté le 11 février 2018).
  4. a b et c « Corée du Nord : Kim Yo-jong, de l'ombre de son frère, Kim Jong-un, à la lumière des JO », sur France 24, (consulté le 11 février 2018).
  5. (en) « Kim Yo Jong's first recorded public appearance », sur Twitter, (consulté le 11 février 2018).
  6. (en) « Kim Yo Jong », sur NK leadership watch, (consulté le 11 février 2018).
  7. a b c et d « La sœur de Kim Jong-un devient la femme la plus puissante de Corée du Nord », lefigaro.fr, 24 juillet 2015.
  8. Sébastien Falletti, « Qui est Yo-jong, la sœur de Kim Jong-un et agitatrice de l'ombre ? », lefigaro.fr, 11 octobre 2017.
  9. « Corée du Nord: derrière Kim Jong-un, la petite soeur Kim Yeo-jeong », sur rfi.fr, .
  10. « COREE DU NORD. Et maintenant, la petite soeur de Kim Jong-Un », sur nouvelobs.com,

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]