Montrichard

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Montrichard
Le Cher à Montrichard.
Le Cher à Montrichard.
Blason de Montrichard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Montrichard (chef-lieu)
Intercommunalité Cher à la Loire
Code postal 41400
Code commune 41151
Démographie
Population 3 319 hab. (2013)
Densité 231 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 37″ nord, 1° 11′ 03″ est
Altitude Min. 59 m – Max. 134 m
Superficie 14,36 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Montrichard Val de Cher
Localisation

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Montrichard est une ancienne commune française de la Touraine (province) et située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Montrichard-Val-de-Cher[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'est de la Touraine dans le département du Loir et Cher, au bord du Cher entre Tours et Vierzon. Paysage mixte : vignobles, bois, élevage et céréales. Vit entre autres du tourisme dans la zone des châteaux de la Loire : à moins de 20 km de Chenonceaux, Amboise, Montpoupon, Valençay et Chaumont. Vallée plate du Cher au sud, coteau calcaire (tuf) au nord, avec des habitats troglodytiques spécifiques de la région Centre-Val de Loire, des caves à vin et champignonnières.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Chissay-en-Touraine, Vallières-les-Grandes, Pontlevoy, Bourré, Saint-Julien-de-Chédon et Faverolles-sur-Cher.

Rose des vents Chissay-en-Touraine
Amboise
Vallières-les-Grandes Pontlevoy
Blois
Rose des vents
Chissay-en-Touraine
Tours
N Bourré
O    Montrichard    E
S
Saint-Georges-sur-Cher Faverolles-sur-Cher Saint-Julien-de-Chédon
Saint-Aignan

Distances à vol d'oiseau entre Montrichard et les grandes villes françaises :

Histoire[modifier | modifier le code]

Particularité : la prononciation est « MON-TRICHARD » [mɔ̃tʀiʃɑʀ]. La prononciation « MONT-RICHARD » [mɔ̃ʀiʃɑʀ] est parfois usitée à tort par des personnes étrangères à la région, par méconnaissance de cette particularité.

L'origine du nom est floue et plusieurs explications co-existent pour justifier la prononciation du « t » : Montrichard signifierait « mont entouré de trois tours carrées » (trois = tri et carrées = chard, voir la page du Wiktionnaire), ou bien il s'agirait du « Mont du Tricheur » (mont dans le fief de Thibaud le Tricheur[2],[3],[4]), ou encore, le château de Montrichard présentant un chemin difficile d'accès, qui trompait ou qui était fort étroit[5], on aurait donné à la commune le nom de « Mont qui triche », « Mont trichard »[6]. Il faut également cependant noter une autre étymologie du nom. En effet, il semblerait que celui-ci fut écrit par certains Mont Richardus (voir le livre La Loire historique, pittoresque et biographique, Volume 3, page 781[6]), faisant allusion à Richard Cœur de Lion qui posséda effectivement la forteresse, et militant ainsi pour une prononciation sans le « t ».

Sa tour maîtresse ( ou "donjon") carrée atteste la présence d'un château du XIe siècle, dont la construction est attribuée au comte d'Anjou Foulques Nerra[7]. La tour actuelle est plutôt attribuée à Hugues de Chaumont[8]. Plusieurs maisons à colombages sont présentes dans cette ville.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Montégalité[9].

Durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les Allemands ont utilisé les carrières souterraines environ 60 000 mètres carrés de surface au sol et ont fermé par des murs épais de maçonnerie des secteurs bétonnés. Des piliers substantiels en maçonnerie ont été construits à divers endroits pour raccourcir les envergures excessives de toit.
Les tunnels sont rectangulaires dans la section faisant en moyenne 4 mètres de large pour une hauteur de 3 mètres avec accès pour des camions à un quai de chargement à environ 50 m de l'entrée. Les Allemands n'ont vraisemblablement pas érigé de portes ou de traversées anti-souffle en prévision de bombardements, les déviations existantes dans les galeries et au-delà de l'entrée ayant certainement été considérées comme garantissant une portée de protection suffisante. La couverture est d'environ 20 m d'épaisseur à l'entrée et un maximum d'environ 40 m (dont les 15 m supérieurs sont en argile).
Pendant l'inspection on a observé dans les tunnels pour encore plein d'Allemands (sans aucun doute capturés) par les Français. Des bombes au milieu de petites tailles (50 kilogrammes) semblent prédominer et de nombreuses grenades à main se trouvaient aux environs. Des obus 75 millimètres ont été notés étant indiqué que ces tunnels ont contenu autant que 100 000 d'entre eux. Démolition
Les troupes américaines sont arrivées le 8 septembre 1944. Les Allemands ont essayé de faire sauter cet arsenal le 20 août en détonant des bombes et des charges à de diverses positions dans les tunnels. À l'heure de notre visite le toit en résultant tombe et des blocs de tunnel étaient laborieusement dégagés par les travailleurs civils français une procédure dangereuse puisque les munitions de toute la configuration de sortes dispersée environ sous la roche tombent. Dans un certain nombre d'endroits les tunnels sont complètement noircis ainsi une visite complète ne pourrait pas être faite. En raison des explosions de démolition plusieurs trous sur la surface se sont produits. Une grande perturbation à la surface où la terre se compose d'argile de 15 m et alors 20 m de chaux au-dessus du toit du tunnel a été inspectée. La surface au sol au-dessus du secteur de tunnel employé par les Allemands était barricadé avec du barbelé et des patrouilles la nuit par des soldats avec des chiens.
Source : BRITISH BOMBING RESEARCH MISSION 1945
[incompréhensible]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Montrichard sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Montrichard Maire Jean-Marie Janssens (UDI) 2014 2020
départementales Montrichard Conseillers départementaux Jean-Marie Janssens et Dominique Chaumeil 29 mars 2015 2021
Législatives 1re circonscription Député Denys Robiliard
Régionales Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1809   Alexandre Etienne Claude Fondée    
avant 1822   Pierre François Motron    
avant 1834   Alphonse Picot    
Mai 1935 Novembre 1944 André Troupeau    
Novembre 1944 Mai 1945 Marius Bigot    
Mai 1945 Octobre 1947 Denis Lorillard    
Octobre 1947 1952 Jules Huysser    
1952 Mai 1953 Pierre Billault    
Mai 1953 Mars 1959 André Destouches    
Mars 1959 Mars 1965 Roger Phelebon    
Mars 1965 Mars 1977 Roger Goemaere UNR-UDT, RPR  
Mars 1977 Mars 1989 Guy Joulin    
Mars 1989 Juin 1995 Louis Coutant    
Juin 1995 mars 2001 Patrice Szymanski    
mars 2001 mars 2014 Patrick Maupu UMP Médecin
mars 2014 en cours Jean-Marie Janssens UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 3 319 habitants, en diminution de -3,24 % par rapport à 2008 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 814 1 771 1 911 2 143 2 369 2 397 2 526 2 637 2 854
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 820 2 807 2 804 2 988 3 020 3 262 3 025 2 998 2 850
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 903 2 853 2 769 2 736 2 722 2 719 2 906 2 714 2 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2013
3 020 3 313 3 857 3 783 3 786 3 624 3 451 3 427 3 319
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (41,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55,3 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 44,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 15,1 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 35,8 %) ;
  • 55,3 % de femmes (0 à 14 ans = 9,7 %, 15 à 29 ans = 11,3 %, 30 à 44 ans = 13,5 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 46,9 %).
Pyramide des âges à Montrichard en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,8 
90  ans ou +
5,9 
15,3 
75 à 89 ans
21,4 
18,7 
60 à 74 ans
19,6 
18,5 
45 à 59 ans
18,7 
15,1 
30 à 44 ans
13,5 
18,1 
15 à 29 ans
11,3 
12,5 
0 à 14 ans
9,7 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Transports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

157 odonymes recensés à Montrichard
au 3 mars 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Promenade Quai Rampe Route Rue Autres Total
2[N 1] 5[N 2] 1[N 3] 17 0 5[N 4] 0 2[N 5] 6[N 6] 0 4[N 7] 1[N 8] 2[N 9] 101[N 10] 11[N 11] 157
Notes « N »
  1. Allée des Fougères et Allée des Grives.
  2. Avenue de Chenonceaux, Avenue de la Gare, Avenue des Platanes, Avenue Eltville et Avenue Victor Hugo.
  3. Boulevard Philippe Auguste.
  4. Impasse de Nanteuil, Impasse des Roseaux, Impasse du Chaillou, Impasse du Pisse Oison et Impasse Georges Frideloux.
  5. Passage des Monts Garnis et Passage du Saumon.
  6. Place Barthélémy Gilbert, Place de Verdun, Place des Anciens Combattants AFN, Place du Commerce, Place du Général de Gaulle et Place du Grand Marché.
  7. Quai de la République, Quai du Cher, Quai Jean Bart et Quai Jean Bart Prolongé.
  8. Rampe du Sabot Rouge.
  9. Route de Tours et Route de Vallières.
  10. Dont Rue du 4-Septembre.
  11. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-Nanteuil
  • Église Notre-Dame de Nanteuil : chœur à abside polygonale voûtée en cul-de-four, transept saillant et absidioles semi-circulaires voûtées en cul-de-four XIIe siècle, nef unique de quatre travées XIIIe siècle, façade et portail XVe siècle, deux chapelles superposées XVe siècle à l'angle de la nef et du croisillon nord, deux escaliers de pierre hors-œuvre, un escalier intérieur ; tableaux XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècles. Au XVe siècle, le roi Louis XI et la reine Charlotte de Savoie, son épouse, n'ont pas cessé de la soutenir. Ainsi, grâce à eux, l'escalier extérieur a été achevé. L'architecte Anatole de Baudot y a effectué des travaux de restauration[16].
  • Église Sainte-Croix au pied du château. Elle était sa chapelle avant de devenir église paroissiale au XVIe siècle. Les éléments les plus anciens de l'église datent du XIe siècle. Le chœur et les chapelles gauches ont été construites au XVIIe siècle. La tour-clocher, le collatéral droit et le porche ont été élevés au XIXe siècle. Elle est, avec le château, un témoin de deux mariages royaux. Il s'agit de ceux d'Anne de France et de Jeanne de France, filles de Louis XI.
  • Hôtel d'Effiat (place de l'Hôtel-de-Ville), construit par Jean de Beaune Semblançay pour la partie gothique, et par son fils, Guillaume de Beaune pour la partie Renaissance. Le marquis d'Effiat qui le possédait l'offrit à la ville en 1717 pour y installer un hospice. Il est resté un hôpital local jusqu'en 1977.
    Maison de l'Ave Maria
  • Rue Nationale : Maison au 94, maison au 75-77, et deux maisons en pans de bois au 67, mais aussi la Maison du Prêche et la Maison de l'Ave Maria (au 88). Le nom de cette dernière maison, construite au XVe et XVIe siècles, vient du poteau cornier qui représentait une Annonciation ; la tradition locale indique qu'elle servait de résidence aux chanoines qui desservaient la chapelle du château (actuelle église Sainte-Croix).
  • Photographie de la tour maîtresse de Montrichard avec sa chemise.
    Tour maîtresse constituant le Château de Montrichard du XIIe siècle.
  • Pont sur le Cher. Il a conservé une partie de son aspect médiéval. Il est situé sur un ancien itinéraire de la route reliant Paris à Bordeaux passant par Blois, Pontlevoy, Montrichard, Loches, La Haye en Touraine (aujourd'hui La-Haye-Descartes) et Châtellerault. Il a été construit pendant le règne des Plantagenêts. On pénétrait dans la ville par la porte d'Espagne qui comportait un corps de garde entre deux tours rapprochées. Les deux premières arches supportaient des moulins fortifiés. Cet ensemble a été démoli au XIXe siècle pour permettre l'aménagement du Cher canalisé. Tel qu'il est aujourd'hui, en dehors de l'extrémité rive droite, il est assez semblable à la représentation qu'en avait faite l'ingénieur Poictevin vers 1680[17], à deux exceptions : l'arche extrême de la rive droite n'existe plus et la grande pile en rive gauche prévue pour supporter une tour-porte fortifiée est nue. L'arche en anse de panier a été construite sous le Second Empire pour remplacer trois arches. En 1941, les troisième, quatrième et cinquième arches ont été reconstruites en béton. Le pont ayant été miné par les troupes allemandes, il a été sauvé grâce à une opération offensive de la Résistance locale, le 2 septembre 1944[18].
  • Tour de la place du Commerce[19], vestige de l'enceinte urbaine de la ville situé dans l'actuel place du Commerce.
  • Tour carrée dîte "pigeonnier", tour carrée en ruine à l'extrémité orientale de la ville apparenté à l'enceinte urbaine.
  • Fontaine Saint-Cellerin.

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • Un joli trompe-l'œil du peintre Armand Langlois est visible sur la façade du cinéma de la ville.
  • Un premier film Le Mouron rouge a été tourné à la fin des années 1940 début des années 1950, on y voyait entre autres une diligence passer sur le pont avec la maison du passeur.
  • La ville est citée dans le film Arrête-moi si tu peux, comme lieu de provenance de Paula, la mère de l'escroc, qui aurait épousé un soldat américain à l'époque de la libération. La scène de l'arrestation de l'escroc, à la fin du film, se déroule d'ailleurs sur la place de l'Église de Montrichard. En réalité, le tournage a été réalisé sur la Place Royale de la ville de Québec (Canada)[20].
  • Le film de Danièle Dubroux "La petite allumeuse" (1987) avec Pierre Arditi, Roland Giraud et Alice Papierski a été partiellement tourné à Montrichard : on y voit entre autres la gare, les quais et le pont sur le Cher. D'autres scènes se déroulent au château de Montpoupon, près de Montrichard.
  • Un des protagonistes du film "L'équipier" (2004) de Philippe Lioret annonce qu'il vient de Montrichard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montrichard (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries de Montrichard se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton péri en barre de gueules, au franc-quartier senestre du même.

Ce sont les armes du duc de Penthièvre, Grand Amiral de France, seigneur de la ville en 1789.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Montrichard
  • Résidences Touraine 1 : résidence-services pour retraités
  • Laboratoire pharmaceutique : un des 3 sites de production français des Laboratoires Boiron (le leader mondial de l'homéopathie) se trouve à Montrichard. Il emploie 120 salariés. C'est un ancien site des laboratoires Dolisos (ancien no 2 de l'homéopathie).
  • MIC-Tôlerie : entreprise de tôlerie industrielle et de précision (transformation des métaux en feuilles et du tube).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne de France, future régente du royaume de France, y épouse, en 1474, Pierre de Beaujeu (devenu Pierre II de Bourbon).
  • Jeanne de France, dite Sainte Jeanne de France, s'y marie avec le futur roi de France Louis XII le 8 septembre 1476[21], mais son mariage sera déclaré nul 22 ans plus tard pour "non consommation".
  • Étienne Soulange-Bodin, homme politique, diplomate et botaniste français, y naît le 6 juin 1774.
  • André Alerme, acteur, y décède le 2 février 1960.
  • Jeanne Besnard-Fortin (1892-1978), artiste peintre, vécut à Montrichard et y est inhumée.
  • Roger Goemaere, homme politique né le 15 avril 1923, député de 1962 à 1967, ancien maire de Montrichard de 1965 à 1977, conseiller général du canton de Montrichard de 1967 à 1998, président du conseil général du Loir-et-Cher de 1988 à 1998, conseiller régional de 1986 à 1998, décédé le 13 avril 2000.

Événements[modifier | modifier le code]

Geneviève de Fontenay (à gauche), Jean-Marie Janssens (au centre), Émilie Chotin, Miss Prestige Touraine et Amandine Deniau Miss Prestige Centre Val de Loire 2013 (à droite) à Montrichard le 4 mai 2014.

À la fin des années 1950, début des années 1960, un premier trésor a été retrouvé par un retraité érudit qui a permis d'exhumer d'une petite construction annexe de l'église de Nanteuil des objets de culte (calices, ciboires, etc.) dissimulés au moment de la Révolution française (souvenirs personnels).

Discours de Nicolas Sarkozy à Montrichard dans la salle de l'espace culturel en 2008.

Le , sur un chantier de la vieille ville, un maçon portugais, Paulo Ferreira, a découvert un trésor de 374 de pièces d'or et d'argent, frappées de François Ier à Louis XIV ainsi que des pièces d'or espagnoles. Ce trésor, d'un poids de cinq kilos, aurait été caché vers 1661, sous une ardoise près de la cheminée. Le , 295 de ces pièces ont été vendues aux enchères pour près de 300 000 euros.

Le , après avoir visité l'entreprise Daher à Saint Julien-de-Chédon, le président de la République Nicolas Sarkozy a présenté le Fonds Stratégique d'Investissement (FSI) à travers un discours dans la salle de l'espace culturel de Montrichard.

Le 19 novembre 2011, Christine Arron, athlète française spécialisée dans le sprint détenant depuis 1998 le record d'Europe du 100 mètres en 10 s 73 était la marraine du Touraine Primeur 2011.

Le 4 mai 2014 avait lieu la première élection Miss Prestige Touraine du comité Miss Prestige National, en présence de Geneviève de Fontenay dans la salle de l'espace culturel de la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneaux directionnels, comprenant les villes jumelées

Elle est jumelée avec Eltville, en Allemagne, et cultive des relations privilégiées avec la ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs du Loir-et-Cher »
  2. Page relatant l'origine du nom de Montrichard.
  3. Autre page relatant l'origine du nom de Montrichard.
  4. Extrait du livre Notice historique et descriptive sur Pontlevoy (1836), pages 5 et 6 dans lesquelles une note de bas de page indique qu' « il est plus simple et plus naturel de penser que Foulques (-le-Noir) voulait par là injurier son ennemi Eudes de Blois, qui était petit-fils de Thibault de Chartres, surnommé le Trichard, parce qu'il avait traitreusement tué Guillaume, dit Longue Épée, duc de Normandie. Cette dénomination de tricheur, qui ne présente plus à notre esprit qu'une idée de tromperie plus ou moins coupable, a sa racine dans la langue anglaise : le mot treachery signifie trahison, et celui de treacherous, traître. Le sens de ces mots anglais retrace fort bien la trahison ou guet-apens de Thibault à l'égard de Guillaume qu'il assassine au moment où il avait l'air de rechercher, dans un tête à tête, son amitié. Foulques en trichant à son tour le petit-fils de Thibault, par le fait de la construction d'une forteresse sur un terrain qu'il lui usurpait, semblait lui adresser le proverbe : à trompeur, trompeur et demi ».
  5. Abbé Casimir Labreuille, Étude historique sur Montrichard, vol. 1, Tours, Mame et Fils, , 368 p., p. 1-2
  6. a et b Page 781 du livre La Loire historique, pittoresque et biographique, Volume 3, par G. Touchard-Lafosse, 1843.
  7. (fr+et+la) Louis HALPHEN et René POUPARDIN, Chroniques des comtes d'Anjou et des seigneurs d'Amboise, Paris, Auguste Picard, , 316 p. (lire en ligne), p. 82
  8. (la) Louis Halphen et René Poupardin, Chroniques de comtes d'Anjou et des Seigneurs d'Amboise, Paris, Picard, , 316 p., p. 114
  9. http://www.lorand.org/spip.php?article348/
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  14. « Évolution et structure de la population à Montrichard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  16. Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Centre, Val de Loire, p. 459, Paris, Hachette, 1995 (ISBN 2-01-018538-2)
  17. « Le pont de Montrichard », sur LES AMIS DU VIEUX MONTRICHARD (consulté le 23 novembre 2016)
  18. Marcel Prade, Les Ponts, Monuments historiques, Poitiers, Brissaud, , 431 p. (ISBN 2-902170-54-8)
  19. « Les fortifications », sur LES AMIS DU VIEUX MONTRICHARD (consulté le 23 novembre 2016)
  20. Lieux de tournages d'après imdb.com
  21. Henri Pigaillem, Jeanne de France, première épouse de Louis XII, Pygmalion, Paris 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Montrichard (Histoire de), Célestin Brethon, Le Livre d'histoire, Paris 1991 . (ISBN 2-87760-648-1)

Lien externe[modifier | modifier le code]