Château de Montrichard

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Château de Montrichard
Image illustrative de l’article Château de Montrichard
Château de Montrichard, le donjon.
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIe siècle
Propriétaire initial Foulques III d'Anjou
Protection Logo monument historique Classé MH (1877)
Coordonnées 47° 20′ 37″ nord, 1° 11′ 10″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Commune Montrichard
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Montrichard
Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher
(Voir situation sur carte : Loir-et-Cher)
Château de Montrichard

Le château de Montrichard est un ancien château fort, aujourd'hui en ruines, situé au cœur de la commune française de Montrichard dans le département de Loir-et-Cher. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château est bâti, au passage du Cher, sur la commune de Montrichard dans le département français de Loir-et-Cher. Il surveillait le pont, et probablement avant lui, un gué, au franchissement de la rivière par la voie perpendiculaire Blois-Loches, à 35 km à l'est de Tours.

Historique[modifier | modifier le code]

Le château de Montrichard a été construit au début du XIe siècle, d'abord une tour de bois[3], par le comte d'Anjou Foulques Nerra. Il lui servait de point d'appui dans sa lutte contre le comte de Blois, Eudes II. Le premier fidèle à qui il en confia la garde fut Roger le Diable, seigneur de Montrésor.

Au XIe siècle les seigneurs d'Amboise, fidèles des comtes d'Anjou, se rendirent autonomes et se retrouvèrent en conflit avec la plupart de leurs voisins.

Hugues Ier d'Amboise s'empara de la forteresse de Montrichard en 1109. Il fit des travaux d'agrandissement et ce sont les restes de cette forteresse que nous voyons aujourd'hui.

En 1188, le roi de France Philippe Auguste, après en avoir fait le siège, le détruit partiellement.

Montrichard et Amboise furent pendant tout le Moyen Âge les deux principales forteresses de la famille d'Amboise. Perennelle d'Amboise transmit la forteresse par mariage, dans la famille d'Harcourt, à la fin du Moyen Âge.

Durant la guerre de Cent Ans, le , le château est attaqué par les Anglais lors de la chevauchée du Prince noir.

En 1461, Louis XI échangea ses seigneuries de Gourmay et de la Ferté-en-Bray contre la seigneurie et le château de Montrichard, avec Guillaume d'Harcourt[4],[5]. Le roi choisit ce château ainsi que l'église Sainte-Croix pour les célébrations du mariage de ses deux filles, Anne de France (1474) et Jeanne de France (1476).

Description[modifier | modifier le code]

Le château est bâti sur l'arrête qui s'allonge parallèlement à la rivière qui marque le rebord sud du plateau effilé entre la Loire et le Cher[3].

Le donjon carré à contreforts du XIIe siècle, est enserré par une chemise[6], et une seconde enceinte.

Le bourg s'étale le long du Cher, à la tête de pont, au pied de la forteresse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. « Notice n°PA00098513 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. a et b André Châtelain, L'évolution des châteaux forts dans la France au Moyen Âge, Éditions Publitotal, , 319 p. (ASIN B004Z1ACJ4), p. 44.
  4. Ordonnances des roys de France de la troisième race : Ordonnances rendues depuis le commencement du règne de Louis XI jusqu'au mois de mars 1473. 1811-20, , 994 p. (lire en ligne), p. 178.
  5. Lettres patentes de Louis XI, le (lire en ligne).
  6. André Châtelain, Châteaux forts - Images de pierre des guerres médiévales, Paris, Rempart, 2003, (ISBN 2-904-365-001), p. 21.