Badroudine Saïd Abdallah

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Badroudine Saïd Abdallah
Image illustrative de l’article Badroudine Saïd Abdallah
Badroudine Saïd Abdallah en 2016.

Surnom Badrou
Naissance (28 ans)
Nairobi, Kenya
Nationalité Drapeau : Comores comorienne
Drapeau : France française
Profession journaliste
Autres activités écrivain
Années d'activité depuis 2015
Médias
Pays Drapeau de la France France
Média radio
Fonction principale ancien chroniqueur de A'live
Radio France Inter
Autres médias Bondy Blog

Badroudine Saïd Abdallah, né le à Nairobi (Kenya), est un journaliste, réalisateur et écrivain franco-comorien[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Badroudine Saïd Abdallah naît au Kenya, là ou vivaient ses parents d'origine comorienne. Il grandit à La Courneuve à la cité des 4000.

C'est en 2007, une fois entré au lycée, à Saint-Ouen, qu'il rencontre Mehdi Meklat. En 2008, il commence sa collaboration avec celui-ci en entrant au Bondy Blog[2], écrivant à quatre mains leurs chroniques sur la vie en banlieue. Le duo des Kids est né. Leur style choral leur permet d'être repéré par la journaliste Marie-Françoise Colombani[3] et Pascale Clark, qui leur donne en 2010[4] une chronique radio dans son émission Comme on nous parle sur France Inter, devenu A'Live durant la saison 2014-2015[5]. Sa collaboration avec France Inter s'achève en juin 2015.

Il débute au cinéma en participant en 2012 aux ateliers organisés par l'association 1000 Visages[6],[7] et apparaît ainsi dans le court-métrage Le Commencement[8], puis en 2013 au moyen métrage Ghetto Child. Le , il devient président de l'association 1000 Visages.

Il commence à collaborer, aux côtés de Mehdi Meklat, avec la chaine de télévision franco-allemande Arte pour la websérie en deux saisons Vie Rapide[9], de mars 2015 à février 2016. Puis ils réalisent ensemble le documentaire Quand il a fallu partir consacré à la barre Balzac de la cité des 4000 de La Courneuve, détruite pour insalubrité en 2011[10]

Il a été à l'initiative[11] de la manifestation « Banlieue is Beautiful » qui s'est tenue au Palais de Tokyo du 16 au 18 mai 2014[12].

En 2015, il publie son premier roman[13], Burn out, co-écrit avec Mehdi Meklat, qui raconte la vie et les espoirs déçus de Djamal Chaar, qui s'était immolé devant une agence Pôle emploi le 13 février 2013[14]. Ils y donnent la parole, sous la forme fictionnelle, à ceux qui l'ont entouré dans sa longue descente aux enfers, mêlant ainsi l'empathie face à ce drame personnel à une critique d'une société du travail où le chômage devient la norme, insistant sur la déconnexion entre les solutions proposées et la réalité sociale[15].

Le 14 février 2016, la chaîne de télévision France Ô diffuse Le Grand Mariage, un documentaire qu'il a réalisé aux Comores, son pays d'origine, où il filme la cérémonie du grand mariage de ses parents[16]. Le 18 octobre , le film est présenté au Musée du quai Branly - Jacques Chirac[17]

Proche de la réalisatrice Houda Benyamina, il participe notamment à ses ateliers d’initiation à l’image au sein de l'association 1000 Visages. En septembre 2016, Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah sont président et vice-président de l’association. La réalisatrice définit les deux journalistes comme ses « alter ego » et les décrit comme des « génies »[7]. En mai 2016, il monte les marches du Palais des festivals à Cannes avec toute l'équipe du film Divines de la réalisatrice[18].

Avec le journaliste Mouloud Achour, ainsi que son acolyte Mehdi Meklat, il est le cofondateur de la revue annuelle Téléramadan, dont le premier numéro est sorti le , et président des Éditions du Grand Remplacement[19],[7] qui éditent la revue.

En février 2017, à la suite de l'affaire des tweets de Mehdi Meklat, deux tweets datant de 2011 à 2012 qui sont attribués à Badroudine Saïd Abdallah créent à leur tour la polémique. Il s'agit d'un tweet où l'on peut lire « Sans les arabes nous n'aurions pas eu Mohamed Merah et Smaïn. RIP à eux », puis d'un autre, dans lequel il écrit « Aïd Mabrouk à tous les moutons qui voteront Sarko l'année prochaine. Dommage, nous ne vous égorgerons pas[20]. »

En 2018, il co-écrit une pièce de théâtre, Les Enfants de la réalité, avec Mehdi Meklat. Le rôle principal de la pièce revient à Élodie Bouchez. Une lecture mise-en-espace est programmée à la MC93 Bobigny en décembre 2018[21].

En 2019, lui et Mehdi Meklat réalisent leur troisième film documentaire, Demain le feu[22]. Le 20 octobre 2019, ils le présentent en avant-première au festival international du film indépendant de Bordeaux (FIFIB). Le film se présente comme une traversée de la France, de Calais à Marseille, avec la voix-off de Gérard Depardieu[23].

Publications et réalisations[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Avec Mehdi Meklat, Burn out, éditions Seuil, 2015
  • Avec Mehdi Meklat, Minute, éditions Seuil, 2017

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • Le Commencement, Guillaume Tordjman, 2012
  • Ghetto Child, Guillaume Tordjman, 2014

Websérie[modifier | modifier le code]

  • Avec Mouloud Achour et Mehdi Meklat, Vie Rapide, 2015

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Avec Mehdi Meklat, Quand il a fallu partir[24], 2015
  • Le Grand Mariage[25], 2016
  • Avec Mehdi Meklat, Demain le feu, 2019[22]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aline Leclerc, « Mehdi et Badrou, des cités à la "une" des journaux », sur lemonde.fr, .
  2. « Badroudine Saïd Abdallah », consulté le 27 octobre 2015.
  3. « Le grand remplacement c'est nous » sur nrgui.com.
  4. Alexandre Comte, « Les Kids : les passe-murailles de France Inter », sur lesinrocks.com, .
  5. « émission close to kids », sur franceinter.fr, consulté le 27 octobre 2015.
  6. Association, fondée par Houda Benyamina, qui a pour but de démocratiser le cinéma.
  7. a b et c « Mehdi et Badrou du Bondy Blog : “Le grand remplacement, c’est nous” » sur lemonde.fr du 30 septembre 2016.
  8. « Badrou, étoile montante du cinéma », sur leparisien.fr, .
  9. « Page web de Vie Rapide », consulté le 28 octobre 2015.
  10. Alain Constant, « Balzac, 1964-2011 », sur lemonde.fr, .
  11. Sabrina Champenois, « Les Kids, l’oral et l’hardi », sur next.liberation.fr, .
  12. « Programme de Banlieue is beautiful », consulté le 27 octobre 2015.
  13. Laurence Houot, « Avec "Burn out", les Kids passent au roman : noir et stylé », sur culturebox.francetvinfo.fr, .
  14. « Un homme s'immole devant Pôle Emploi et meurt », sur tempsreel.nouvelobs.com, .
  15. Caroline Constant, « Un roman social sur un chômeur immolé », sur humanite.fr, .
  16. « Badroudine Abdallah et "Grand Mariage", documentaire sur une tradition comorienne. du 06 février 2016 - France Inter » (consulté le 13 juillet 2016).
  17. « Badroudine Saïd Abdallah : Le grand mariage | Cinéma », sur Société des africanistes (consulté le 6 décembre 2019).
  18. « L’affaire Mehdi Meklat - Stupéfiant ! », sur Youtube, .
  19. Elvire Camus, « "Téléramadan", la revue qui veut "Grand Remplacer" les idées nauséabondes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 13 juillet 2016).
  20. « Polémique Mehdi Meklat : des internautes s'indignent aussi de tweets de son ex-collègue Badroudine », RT en Français,‎ (lire en ligne, consulté le 23 février 2017).
  21. « “Les Enfants de la réalité”, Mehdi Meklat & Badroudine Saïd Abdallah », sur MC93 – maison de la culture de Seine-Saint-Denis à Bobigny, (consulté le 6 décembre 2019).
  22. a et b « Demain le feu de Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah », sur FIFIB (consulté le 6 décembre 2019)
  23. « Cinq films à voir au Festival du Film Indépendant de Bordeaux », sur aqui.fr, (consulté le 6 décembre 2019).
  24. « “Quand il a fallu partir” : le docu vérité de Mehdi et Badrou sur les habitants de la cité des 4 000 - Elle », (consulté le 13 juillet 2016).
  25. « “Archipels” sur France Ô : aux Comores, Badrou nous invite au “grand mariage” » (consulté le 13 juillet 2016).

Lien externe[modifier | modifier le code]