Sam Bourcier

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Sam Bourcier
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance (53 ans)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession

Sam Bourcier est sociologue, maître de conférences à l'université Lille III[1]. Il est une chercheur et militant queer reconnu en France et à l'étranger.

D'abord connu sous son nom de naissance, Marie-Hélène Bourcier, puis sous la dénomination Marie-Hélène/Sam Boucier[2], ou M-H/Sam Bourcier, il utilise maintenant exclusivement le prénom Sam et le pronom personnel sujet masculin[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 30 octobre 1963 à Berlin,

Sam Bourcier se définit comme « un bébé du post-structuralisme français »[4]. Il fait ses études secondaires à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur.

Ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (1982) en lettres modernes[5], Sam Bourcier soutient sa thèse de doctorat en 1998, sous la direction de Dominique Wolton et Alain Touraine[6].

Animateur des séminaires du Zoo entre 1996 et 1998, traducteur de Monique Wittig et Teresa de Lauretis, auteur d'une trilogie sur la théorie queer (Queer Zones 1, Queer Zones 2 - Sexpolitiques, Queer Zones 3 - Identité, culture, politique) il est l'un des initiat·eur·rice·s l'association trans Sans Contrefaçon de l'introduction en France de la théorie queer.

Sa complicité intellectuelle avec Paul B. Preciado a donné lieu à une collaboration fructueuse[7] pour les théories queer. Sam Bourcier a d'ailleurs traduit Le Manifeste Contrasexuel paru dans la collection de Guillaume Dustan chez Balland en 2000.

Le 22 juillet 2000[8], Sam Bourcier a été qualifié aux fonctions de maître de conférences en sciences de l'information et de la communication par le Conseil des Universités.

De septembre 2000 à juin 2001, Marie-Hélène/Sam Bourcier a été invité à la New York University dans le cadre d'une bourse Fulbright post-doctorale avec pour sujet de post-doctorat "Queer Theory and French Philosophy: The Politics of Inverted Translation"[9].

Figure du militantisme queer, il est à l'origine de nombreux ouvrages et articles sur les cultures, théories et politiques queer, les subcultures sexuelles (comme le SM), les féminismes, les transféminismes, les minorités et les politiques identitaires en France et à l'étranger.

Domaines de recherche[modifier | modifier le code]

Les travaux de Sam Bourcier concernent les champs du féminisme, transféminisme, gender studies, trans studies, Queer Studies (en), Post-Colonial Studies et Porn Studies.

Ses travaux relèvent des cultural studies, un champ d'étude encore peu développé en France.

Militantisme[modifier | modifier le code]

Sam Bourcier a mené les actions et la pétition d'Archilesb (pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris) en partenariat avec Vigitrans au sein d'ArchiQ. De manière plus large, il dénonce les processus d'exclusion infracommunautaires au sein des cultures LGBTIQ.

Accusé de diffamation pour avoir affirmé que Judith Silberfeld, journaliste de Têtu était la lesbienne-alibi de la rédaction, il gagne en septembre 2004 le procès qui lui est intenté[10].

Ayant suivi une psychanalyse lacanienne pendant 7 ans, il s'inscrit contre la normalisation lacanienne et la psychiatrisation des personnes trans : il est donc politiquement opposée aux psychanalystes lacaniens[11],[12].

Apparitions média[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Sam Bourcier a co-animé les débats sur Pink TV de 2004 à 2006 avec Alex Taylor et a tenu des chroniques dans l'émission Le Set. Il intervient régulièrement dans d'autres émissions télévisées comme Ce soir (ou jamais !) sur France 3[13].

Radio[modifier | modifier le code]

Il anime depuis 2006 une rubrique dans l'émission Bang Bang sur la radio Pure FM, diffusée chaque vendredi soir.

Performances artistiques[modifier | modifier le code]

Sam Bourcier est quelquefois sollicité dans le cadre d'interventions où la prise de parole devient la source même de sa performance. Il s'inscrit dans un courant d'expression propre au domaine de l'art contemporain, du post-féminisme, et du BDSM[14]. En France, il se produit dans des lieux comme le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et à l'étranger dans des lieux comme le centre d'art contemporain Witte de With à Rotterdam. De 2007 à 2010, il a programmé une série d'interventions associant performeu·r·euse·s, militant·e·s et théoricien·ne·s au Palais de Tokyo qui était le volet complémentaire du séminaire qu'il tenait à l'EHESS.

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • (dir.), Q comme Queer, Lille, GayKitschCamp (QuestionDeGenre/GKC), 1998.
  • Queer Zones, Politique des identités sexuelles, des représentations et des savoirs, Paris, Balland, coll. « Le Rayon », 2001. Réédition revue et augmentée chez Éditions Amsterdam, Paris, 2006.
  • avec Suzette Triton (dir.), Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes… autour de l’œuvre de Monique Wittig, Paris, Éditions gaies et lesbiennes, 2002.
  • Queer Zones 2, Sexpolitiques, Paris, La Fabrique, 2005.
  • Collectif. Cahiers du genre no 45 :Les fleurs du mâle: masculinités sans hommes. L'Harmattan. 2008.
  • Queer Zones 3, Identités, cultures et politiques, éditions. Amsterdam, 2011
  • Comprendre le féminisme, essai graphique avec Alice Moliner, éditions. Max Milo, 2012

Articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Détail des cours de Marie-Hélène Bourcier à Lille 3 avec la bibliographie correspondante.
  2. Marie-Hélène/Sam Bourcier, « Le nouveau conflit des facultés : biopouvoir, sociologie et queer studies dans l’université néo-libérale française », SociologieS,‎ (ISSN 1992-2655, lire en ligne)
  3. Sam Bourcier, « Trouble dans les études de genre », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  4. Marie-Hélène Bourcier, « Cultural Studies et politiques de la discipline : talk dirty to me ! », sur Multitudes.
  5. il suffit pour vérifier cela de faire une requête sur son nom/prénom sur le site des anciens des ENS à l'adresse (pas de www): aeens.free.fr/frame.php
  6. Marie-Hélène Bourcier, Le discours narratif télévisuel durant la Guerre du Golfe : Essai d'analyse textuelle et culturelle, Lille, Atelier National de Reproduction des Thèses, , 453 p..
  7. lectures-queer.
  8. « Extrait du journal officiel », section 71, (consulté le 3 novembre 2013).
  9. Détail du post-doc www.cies.org/schlr_directories/vsdir00/vs_soso00.htm
  10. Voir la copie du jugement.
  11. Lors d'une intervention à la Maison Populaire de Montreuil au début de l'enregistrement audio : www.maisonpop.net/audio/mp3theorie/TheorieQueer02.mp3
  12. et son intervention "Zap la psy, on a retrouvé la bite à Lacan" reprise dans Queer Zones www.caritig.org/manifestations/pat_califia2003/index.html
  13. Présentation des intervenants et diffusion en ligne sur le site de l'émission.
  14. voir un exemple d'intervention.

Liens externes[modifier | modifier le code]