Sam Bourcier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sam Bourcier
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (58 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie-Hélène BourcierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Dir. de thèse

Sam Bourcier est sociologue, maître de conférences à l'université Lille-III[1] et militant queer.

D'abord connu sous le nom de Marie-Hélène Bourcier, puis sous la dénomination Marie-Hélène/Sam Bourcier[2], ou M-H/Sam Bourcier. Depuis 2017, il écrit sous le nom de Sam Bourcier[3] et revendique le genre masculin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sam Bourcier, né Marie-Hélène Bourcier le à Berlin, son père étant colonel d'infanterie, fait ses études secondaires à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur à Saint-Germain-en-Laye[4].

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (promotion 1982)[5] en lettres modernes, Sam Bourcier, qui se définit comme « un bébé du post-structuralisme français »[6], soutient sa thèse de doctorat en 1998 à l'École des hautes études en sciences sociales sous la direction de Dominique Wolton[7] et Alain Touraine[8], dont le titre est Le Discours narratif télévisuel durant la guerre du Golfe.

Animateur des séminaires du Zoo entre 1996 et 1998, traducteur de Monique Wittig et Teresa de Lauretis, auteur d'une trilogie sur la théorie queer[9] (Queer Zones 1, Queer Zones 2 - Sexpolitiques, Queer Zones 3 - Identité, culture, politique), il est l'un des initiateurs de l'association trans Sans Contrefaçon de l'introduction en France des queer studies[10].

Sam Bourcier traduit Le Manifeste Contrasexuel paru dans la collection de Guillaume Dustan chez Balland en 2000[11].

De à , Sam Bourcier est invité à l'université de New York dans le cadre d'une bourse Fulbright[12] post-doctorale avec pour sujet de post-doctorat Queer Theory and French Philosophy: The Politics of Inverted Translation[13].

Figure du militantisme queer[14], il est à l'origine de nombreux ouvrages et articles sur les cultures, théories et politiques queer, les subcultures sexuelles (comme le SM), les féminismes, les transféminismes, les minorités et les politiques identitaires en France et à l'étranger[9].

Domaines de recherche[modifier | modifier le code]

Les travaux de Sam Bourcier concernent les champs du féminisme, transféminisme, études de genre, trans studies, Queer Studies[15], études post-coloniales et Porn Studies, et relèvent des études culturelles.

Militantisme[modifier | modifier le code]

Sam Bourcier fonde en 2002, le groupe Archilesb qui revendique avec Vigitrans au sein d'ArchiQ l'inclusion des lesbiennes dans le projet du centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris[16]. De manière plus large, il dénonce les processus d'exclusion infracommunautaires au sein des cultures LGBTIQ.

Accusé de diffamation pour avoir affirmé que Judith Silberfeld, journaliste de Têtu était la lesbienne-alibi de la rédaction, il gagne en le procès qui lui est intenté[17].

Ayant suivi une psychanalyse lacanienne pendant 7 ans, il s'inscrit contre la normalisation lacanienne et la psychiatrisation des personnes trans : il s'oppose politiquement aux psychanalystes lacaniens[18].

Apparitions média[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Sam Bourcier co-anime les débats sur Pink TV de 2004 à 2006 avec Alex Taylor et tient les chroniques dans l'émission Le Set. Il intervient régulièrement dans d'autres médias[19] et émissions télévisées comme Ce soir (ou jamais !) sur France 3[réf. nécessaire]. Il s'oppose au psychiatre vice-président de la SoFECT Jean Chambry sur le plateau de LCP le [20].

Radio[modifier | modifier le code]

Il anime depuis 2006 une rubrique dans l'émission Bang Bang sur la radio Pure FM, diffusée chaque vendredi soir. Il est l'invité d'Adèle Van Reeth sur France Culture en [21].

Performances artistiques[modifier | modifier le code]

Sam Bourcier est sollicité dans le cadre d'interventions où la prise de parole devient la source même de sa performance. Il s'inscrit dans un courant d'expression propre au domaine de l'art contemporain, du post-féminisme (en), et du BDSM.[pas clair] En France, il se produit au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et au centre d'art contemporain Witte de With à Rotterdam[22]. De 2007 à 2010, il programme une série d'interventions associant performeurs militants et théoriciens au Palais de Tokyo qui était le volet complémentaire du séminaire qu'il tenait à l'EHESS[23].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Bourcier, Marie-Hélène/Sam, « Le nouveau conflit des facultés : biopouvoir, sociologie et queer studies dans l’université néo-libérale française », SociologieS,‎ (ISSN 1992-2655, lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène Bourcier, « Bildungs-post-porn : notes sur la provenance du post-porn, un des futurs du Féminisme de la désobéissance sexuelle », Rue Descartes, no 79,‎ , p. 42–60 (ISSN 1144-0821, DOI 10.3917/rdes.079.0042, lire en ligne, consulté le )
  • « Post-gay, la politique queer débarque : Entretien avec la sociologue Marie-Hélène Bourcier - Le site du journal », Le site du journal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène Bourcier, « L'homosexus normaticus entre mariage unidimensionnel et droits sexuels », Mouvements, vol. no 49, no 1,‎ , p. 8–15 (ISSN 1291-6412, DOI 10.3917/mouv.049.0008, lire en ligne, consulté le )
  • La démocratie performative... de mes couilles en plastoc
  • Marie-Hélène Bourcier, « Cultural studies et politiques de la discipline : talk dirty to me! », Multitudes, no 12,‎ (lire en ligne) (document de travail)
  • Marie-Hélène Bourcier, « La fin de la domination (masculine) », Multitudes, vol. no 12, no 2,‎ , p. 69–80 (ISSN 0292-0107, DOI 10.3917/mult.012.0069, lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène Bourcier, « Queer Move/ments », Mouvements, vol. no20, no 2,‎ , p. 37–43 (ISSN 1291-6412, DOI 10.3917/mouv.020.0037, lire en ligne, consulté le )
  • « À propos du genre », Mouvements, vol. no17, no 4,‎ , p. 160–164 (ISSN 1291-6412, DOI 10.3917/mouv.017.0160, lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène BOURCIER, « Des « femmes travesties » aux pratiques transgenres: repenser et queeriser le travestissement », Clio, no 10,‎ , p. 117–136 (lire en ligne, consulté le )

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Université de Lille, « Marie-Hélène BOURCIER - Université de Lille », sur pro.univ-lille.fr (consulté le )
  2. Marie-Hélène/Sam Bourcier, « Le nouveau conflit des facultés : biopouvoir, sociologie et queer studies dans l’université néo-libérale française », SociologieS,‎ (ISSN 1992-2655, lire en ligne, consulté le )
  3. Jean-Louis Jeannelle, « Pamphlet. Gays : une exhortation », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Eloit 2017.
  5. http://www.lyon-normalesup.org/Annuaire/frame.php.
  6. « Cultural studies et politiques de la discipline : talk dirty to me! | multitudes », sur www.multitudes.net (consulté le ).
  7. « Genres, sexualités et médias : enjeux politiques, identitaires et disciplinaires dans l’université francophone » (consulté le ).
  8. Marie-Hélène Bourcier, Le Discours narratif télévisuel durant la guerre du Golfe : Essai d'analyse textuelle et culturelle, Lille, Atelier national de reproduction des thèses, , 453 p..
  9. a et b Paul Douard et Matthieu Foucher, « On a parlé théorie queer avec Sam Bourcier », sur Vice, (consulté le )
  10. « En France, les «Queer studies» au ban de la fac », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  11. Preciado, Beatriz. (trad. de l'anglais), Manifeste contra-sexuel, Paris, Balland, , 157 p. (ISBN 2-7158-1263-9, OCLC 406939531, lire en ligne)
  12. « Recherche alumni | Commission franco-américaine Fulbright », sur fulbright-france.org (consulté le )
  13. « Marie-Helene Bourcier | Fulbright Scholar Program », sur cies.org (consulté le )
  14. « Sam Bourcier : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture (consulté le )
  15. (en) Bruno Perreau, Queer Theory : The French Response, Stanford, CA, Stanford University Press, , 276 p. (ISBN 978-1-5036-0046-1, lire en ligne)
  16. Christine Bard et Sylvie Chaperon, Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe – XXIe siècle, Paris, PUF, (ISBN 978-2-13-078720-4 et 2-13-078720-7, OCLC 972902161, lire en ligne), p. 195-197
  17. « News des gays et lesbiennes, Têtu / MH Bourcier : Le jugement. », sur Gayvox (consulté le )
  18. Lors d'une intervention à la Maison Populaire de Montreuil au début de l'enregistrement audio : www.maisonpop.net/audio/mp3theorie/TheorieQueer02.mp3
  19. « Vidéo. Trans, surmonter les obstacles pour vivre. Une rencontre du Monde festival », Le Monde,‎ (lire en ligne [vidéo], consulté le )
  20. « Grand écran – Débat – Transgenres parcours de combattant.e.s », sur Dailymotion,
  21. « La virilité (4/4) : Les Fleurs du mâle », France Culture,‎ (lire en ligne)
  22. (nl) « POST PORN POWER - Events - Programma - Witte de With », sur www.wdw.nl (consulté le )
  23. « F*CK MY BRAIN », sur archives.palaisdetokyo.com, (consulté le )
  24. « Marie-Hélène Bourcier, le cru et le queer », Libération, (consulté le )
  25. « Homo Inc.orporated : Le triangle et la licorne qui pète », sur France Culture (consulté le )
  26. Jean Stern, « Homo Inc.orporated. Le triangle et la licorne qui pète », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  27. « Queer zones : la trilogie », sur France Culture (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]