Helle Thorning-Schmidt

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Helle Thorning-Schmidt
Helle Thorning-Schmidt
Helle Thorning-Schmidt
Fonctions
51e Première ministre du Danemark
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&09302 ans, 6 mois et 17 jours)
Monarque Margrethe II
Gouvernement Thorning-Schmidt I et II
Législature 67e
Coalition SD-RV-SF (2011-2014)
SD-RV (depuis 2014)
Prédécesseur Lars Løkke Rasmussen
Présidente des Sociaux-démocrates danois
En fonction depuis le
Prédécesseur Mogens Lykketoft
Députée européenne
Élection
Législature 5e
Groupe politique PSE
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Rødovre (Danemark)
Parti politique Sociaux-démocrates
Diplômé de Université de Copenhague
Collège d'Europe
Profession Consultante

Signature

Helle Thorning-Schmidt
Chefs du gouvernement danois

Helle Thorning-Schmidt, née le à Rødovre, est une femme politique danoise, présidente des Sociaux-démocrates (SD) depuis 2005, et Première ministre depuis 2011.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Éducation et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle termine ses études secondaires au lycée d'Ishøj en 1985 et entre alors à l'université de Copenhague, où elle obtient en 1994 un master de sciences politiques. L'année précédente, elle avait passé avec succès son master d'études européennes au Collège d'Europe, à Bruges.

Chef du secrétariat de la délégation sociale-démocrate danoise au Parlement européen entre 1994 et 1997, elle devient ensuite consultante internationale pour la confédération syndicale LO jusqu'en 1999.

Outre le danois, elle parle couramment l'anglais et le français.

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Son père, Holger, était professeur de mathématiques et sciences économiques à l'université de Copenhague. Elle est mariée à Stephen Kinnock, fils de l'ancien chef travailliste britannique Neil Kinnock. Le couple a deux enfants.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Députée européenne, puis nationale[modifier | modifier le code]

Elle découvre la politique au lycée en luttant contre l'apartheid et pour Nelson Mandela, et devient membre du Parti social-démocrate en 1993[1]. Elle est élue députée européenne aux élections du 10 juin 1999. Elle siège alors au sein du groupe du Parti socialiste européen, de la commission de l'Emploi et des Affaires sociales, et occupe la vice-présidence de la délégation des relations avec la Lettonie. En , elle est désignée candidate sociale-démocrate aux élections législatives de 2005, finalement convoquées le 8 février et au cours desquelles elle fait son entrée au Folketing.

Chef de l'opposition danoise[modifier | modifier le code]

Le scrutin ayant été remporté par les libéraux d'Anders Fogh Rasmussen, le président des Sociaux-démocrates, l'ancien ministre Mogens Lykketoft, renonce le soir même à diriger le parti. Deux jours plus tard, le comité exécutif décide que le prochain chef de la formation sera élu par les adhérents. Elle décide alors de soumettre sa candidature et se trouve opposé au député Frank Jensen, qui prône une ligne plus à gauche. Le 12 avril, Helle Thorning-Schmidt est élue présidente des Sociaux-démocrates avec 53,2 % des suffrages et devient la première femme à diriger le parti.

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives anticipées du 13 novembre 2007, elle s'oppose aux baisses d'impôts promises par le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen car elle souhaite augmenter les dépenses de l'État providence, à la convocation d'un référendum sur le traité de Lisbonne, présente un programme dans lequel elle propose de combattre l'accroissement des inégalités sociales et le réchauffement climatique, en portant à 45 % la part des énergies renouvelables dans la production électrique danoise d'ici à 2025. Bien que sa formation ait perdu deux sièges de députés mais moins d'un demi-point en termes de suffrages exprimés, elle n'est pas remise en cause à la tête des Sociaux-démocrates.[réf. nécessaire]

À partir de ce scrutin, elle affirme sa volonté de constituer une coalition gouvernementale de centre-gauche avec le Parti socialiste populaire (SF) et le Parti social-libéral (RV), et le soutien sans participation de l'Alliance rouge et verte (ERG). Elle reçoit l'appui du président du SF, Villy Søvndal, et de Margrethe Vestager, présidente du RV[2]. Dans un sondage paru en , une telle alliance recueillerait en tout 51,5 % des voix et serait donc nettement majoritaire au Folketing, avec 91 députés contre 84[3].

Pendant la campagne électorale, le tabloïd B.T. l'accuse de fraude fiscale. Les autorités fiscales conduisent une enquête et concluent que ces allégations sont infondées. B.T. publie alors un document contenant des informations privées, notamment qu'Helle Thorning-Schmidt avait payé moins d'impôts qu'elle ne devait mais qu'il y avait prescription. En décembre 2011, un fonctionnaire du ministère de la Fiscalité révèle à la police du Danemark que c'est le ministre Troels Lund Poulsen qui a transmis ces informations à la presse. L'affaire fait scandale et une commission d'enquête est créée[4]

Le jour du scrutin, alors que les SD reculent très légèrement à 24,9 % des voix et 44 députés, en perdant un siège, la gauche remporte au total 89 élus, soit trois de plus que la droite. Elle remporte donc les élections législatives danoises de 2011, mais son propre parti est en léger recul et elle doit composer avec les partis de la coalition rouge.

Première ministre du Danemark[modifier | modifier le code]

Helle Thorning-Schmidt en 2013.
Articles connexes : Cabinet Helle Thorning-Schmidt I et II.

Le , Helle Thorning-Schmidt est nommée Première ministre, devenant la première femme à occuper ce poste, prenant la tête d'une coalition entre les Sociaux-démocrates, la Gauche radicale et le Parti populaire socialiste, minoritaire au Folketing avec 77 députés sur 179. Elle disposera cependant du soutien de la Liste de l'unité (EL) et de trois députés du Groenland et des Îles Féroé[5].

La décision de vente d'une partie de l'entreprise publique d'énergie Dong à la banque américaine d'investissements Goldman Sachs entraîne une crise gouvernementale. Le , les six ministres du SF remettent leur démission afin d'exprimer le refus de cette vente, assurant ne pas basculer dans l'opposition. Sa coalition réduite à deux partis, la Première ministre forme quatre jours plus tard son second gouvernement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]