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Holger K. Nielsen

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Holger K. Nielsen
Illustration.
Holger K. Nielsen en .
Fonctions
Ministre danois des Affaires étrangères

(1 mois et 22 jours)
Premier ministre Helle Thorning-Schmidt
Gouvernement Thorning-Schmidt I
Prédécesseur Villy Søvndal
Successeur Martin Lidegaard
Ministre de la Fiscalité

(1 an, 1 mois et 26 jours)
Premier ministre Helle Thorning-Schmidt
Gouvernement Thorning-Schmidt I
Prédécesseur Thor Möger Pedersen
Successeur Jonas Dahl
Président du Parti populaire socialiste

(14 ans)
Prédécesseur Gert Petersen
Successeur Villy Søvndal
Biographie
Nom de naissance Holger Kirkholm Nielsen
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Ribe (Danemark)
Nationalité Danoise
Parti politique SF
Diplômé de Université d'Aarhus
Université de Copenhague

Holger Kirkholm Nielsen, né le à Ribe (Danemark), est un homme politique danois, membre du Parti populaire socialiste (SF), qu'il préside de 1991 à 2005.

Holger K. Nielsen commence des études de sciences politiques à l'université d'Aarhus. Il suit ensuite des études à l'université de Belgrade en 1978, avant d'être diplômé en sciences sociales et en danois à l'université de Copenhague en 1979. Après son diplôme, il est employé par le groupe communiste et apparentés au Parlement européen. En 1981, il devient fonctionnaire au ministère de l'Énergie[1].

Il est engagé au sein du Parti populaire socialiste, dont il préside l'organisation de jeunesse de 1974 à 1977[1]. Il est élu député au Folketing lors des élections législatives de [2]. Candidat à un second mandat lors des élections législatives de , il n'est pas réélu et retrouve alors son poste au ministère de l'Énergie[3],[1].

Il fait son retour au Parlement à l'occasion des élections de [4]. Il est ensuite réélu en et en [5],[6]. Lors de ce dernier scrutin, le Parti populaire socialiste recule nettement et Gert Petersen en quitte la présidence qu'il occupait depuis 1974. Nielsen remporte contre Steen Gade l'élection pour lui succéder en 1991.

Il devient l'une des figures du "non" qui remporte une victoire surprise lors du référendum de sur la ratification par le Danemark du traité de Maastricht. Le , il annonce son soutien à l'accord d'Édimbourg qui permet au Danemark de ratifier le traité, en échange de quatre options de retrait. Sa position suscite alors la controverse au sein de son parti, bien que l'accord soit accepté par référendum le [7].

Le , après les mauvais résultats du parti aux élections législatives de la veille, il annonce quitter la présidence du mouvement[8]. Villy Søvndal lui succède en .

Après avoir remporté un nouveau mandat de député lors des élections législatives anticipées de , il intègre le bureau du Folketing[9]. Il conserve ce rôle après les élections législatives de [1].

Le , la nouvelle présidente du Parti populaire socialiste, Annette Vilhelmsen, décide de limoger le ministre de la Fiscalité Thor Möger Pedersen et choisit Nielsen pour lui succéder au sein du gouvernement de coalition dirigé par la sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt[10].

À l'occasion d'un remaniement ministériel le , il succède à Villy Søvndal comme ministre des Affaires étrangères[11]. Son mandat à la tête de la diplomatie danoise ne dure toutefois que 55 jours, puisque le Parti populaire socialiste quitte le gouvernement le pour protester contre la décision de vendre une partie de l'entreprise publique d'énergie DONG Energy à la banque d'investissement américaine Goldman Sachs[12].

Il est réélu au Folketing lors des élections législatives de [13]. En , il annonce qu'il ne sera pas candidat à sa réélection lors du prochain scrutin, après plus de trente ans au Folketing[14].

Il prend position pour le "oui" au référendum de sur la fin de l'option de retrait danoise de la politique de sécurité et de défense commune de l'Union européenne, une des quatre options de retrait qu'il avait exigé pour soutenir la ratification du traité de Maastricht en 1993[7].

En , il succède à l'ancien ministre libéral Kristian Jensen comme envoyé spécial chargé de travailler à l'élection d'un représentant danois au conseil de sécurité des Nations-Unies[15].

Références

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  1. a b c et d (da) « Holger K. Nielsen (SF) », sur ft.dk (consulté le )
  2. (da) « Folketingsvalget den 8. december 1981 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  3. (da) « Folketingsvalget den 10. januar 1984 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  4. (da) « Folketingsvalget den 8. september 1987 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  5. (da) « Folketingsvalget den 10. maj 1988 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  6. (da) « Folketingsvalget den 12. december 1990 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  7. a et b (da) « Holger K. stod bag et overraskende nej i 1992. Her er hans argumenter for at skrotte forbeholdet, som han opfandt », sur Jyllands-Posten, (consulté le )
  8. (da) « Holger K. Nielsen: Jeg trækker mig som formand », sur Berlingske, (consulté le )
  9. (da) « Holger K. kommer i tingets formandsstol », sur Politiken, (consulté le )
  10. (da) « Vilhelmsen deler magten mellem de tre fløje i SF », sur Berlingske, (consulté le )
  11. (da) « SF beholder prestigepost: Holger K. bliver udenrigsminister », sur DR, (consulté le )
  12. « Au Danemark, une vente à Goldman Sachs provoque une crise gouvernementale », sur lemonde.fr, (consulté le )
  13. (da) « Folketingsvalg torsdag 18. juni 2015 - Valgte kandidater og stedfortrædere », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  14. (da) « Holger K. Nielsen stopper i Folketinget efter næste valg », sur Politiken, (consulté le )
  15. (da) « Og Danmarks nye diplomat hedder: Holger K. Nielsen », sur Politiken, (consulté le )

Article connexe

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Liens externes

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