Jean-Louis Guilhaumon

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Jean-Louis Guilhaumon
Illustration.
Fonctions
12e Vice-président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
chargé du tourisme et du thermalisme
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 26 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Carole Delga
Vice-Président du Conseil régional de Midi-Pyrénées
Maire de Marciac
En fonction depuis
(23 ans)
Prédécesseur Gérard Toulouse
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Oran
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste

Jean-Louis Guilhaumon, né à Oran (Algérie) le 27 octobre 1948, est un enseignant, directeur artistique de festival et homme politique français. Il est actuellement maire de Marciac (Gers), ancien vice-président du Conseil régional de Midi-Pyrénées chargé du tourisme et président du festival Jazz in Marciac.

Biographie[modifier | modifier le code]

L’enseignant[modifier | modifier le code]

Arrivé en 1971 dans le Gers (département) pour son premier poste de professeur (à Aignan), après ses études à l'École normale de Toulouse, Jean-Louis Guilhaumon est nommé à Marciac, en 1979, pour diriger le GOD, Groupe d’observation dispersé, structure destinée à accueillir à titre provisoire les élèves entrant en sixième sur le secteur scolaire de Marciac. En 1982, le GOD est reconnu comme un collège de plein exercice. Jean-Louis Guilhaumon est nommé principal du collège de Marciac en 1984. Il le restera jusqu’à son départ à la retraite en octobre 2008.

On doit à Jean-Louis Guilhaumon, soutenu dans cette initiative par Philippe Joutard, recteur, et Gérard Casamayou, inspecteur d’Académie, la création, en 1993 au collège de Marciac, des Ateliers d’initiation à la musique de jazz. Sans la création de ces ateliers, le collège de Marciac, n’aurait enregistré pour la rentrée scolaire de 1993 que 93 inscriptions. Or, c’est 118 élèves qui ont effectué cette rentrée et l’effectif du collège, que l’érosion démographique condamnait a priori à la fermeture, n’a cessé de croître. Il compte aujourd’hui 211 élèves, dont la moitié n’est pas originaire de la région de Marciac, la carte scolaire étant ouverte aux dimensions de l’hexagone.

Pour créer ces ateliers, Jean-Louis Guilhaumon s’est inspiré des « Espaces Culturels Ruraux » imaginés par Jack Lang. Les moyens de l'Éducation nationale ont été mobilisés, en cohérence avec les associations locales, notamment Jazz in Marciac, et le projet a bénéficié du soutien du Conseil général du Gers, de la Direction régionale des Affaires culturelles, de la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, de la Direction départementale de la jeunesse et des sports. Le collège s’est métamorphosé sur le plan des bâtiments et un internat a été ouvert afin d’accueillir les élèves originaires d’autres secteurs.

Le célèbre trompettiste américain Wynton Marsalis, réputé pour ses actions pédagogiques, affirme : « Je voyage tout le temps, partout, jusqu’en Chine et je ne connais aucune école ailleurs comparable à ce collège de Marciac. C’est vraiment unique. » Le collège de Marciac n’est ni un conservatoire, ni une école de musique. C’est un collège traditionnel, offrant les mêmes enseignements que les autres, avec en plus le cursus musical destiné à stimuler la créativité, la sensibilité et l’épanouissement des élèves. [À noter que le jeune prodige de la nouvelle vague du jazz Émile Parisien a fait ses gammes au collège de Marciac]

Le président et directeur artistique de Jazz in Marciac[modifier | modifier le code]

En 1978, Jean-Louis Guilhaumon et une équipe d’amateurs organisent, au sein du FJEP, Foyer des jeunes et de l’éducation populaire, un premier concert de jazz New-Orleans. Dès l’année suivante, avec le soutien du saxophoniste Guy Lafitte et du trompettiste américain Bill Coleman, tous deux installés dans le Gers, ce qui a facilité la venue d’artistes acceptant par amitié un cachet modéré, c’est un festival de trois jours qui est proposé au public. Le succès est au rendez-vous et l’aventure de Jazz in Marciac est lancée. Depuis plus de quarante ans, les musiciens de jazz les plus prestigieux se sont succédé sur la scène de Marciac Stan Getz, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Keith Jarrett, Diana Krall, Stéphane Grappelli, Didier Lockwood, Wynton Marsalis, Nina Simone, Ray Charles, pour n’en citer que quelques-uns. Jazz in Marciac est devenu l’un des festivals les plus courus d’Europe. La fréquentation du festival 2009 a ainsi atteint 225 000 visiteurs et environ 65 000 entrées payantes sous chapiteau.

Capitalisant sur le succès du festival, l’association présidée par Jean-Louis Guilhaumon a lancé une série d’actions destinées à donner une identité jazz à la commune de Marciac tout au long de l’année et à faire de la culture un moteur de développement local.

Ainsi ont été créés Les Territoires du jazz, espace muséographique proposant un voyage en images et en musique à travers l’histoire du jazz, puis les Sessions d’Automne, d’Hiver et de Printemps, saison musicale dédiée au jazz avec un concert par mois d’octobre à juin. Enfin, des stages et master classes assurés par des musiciens de renommée internationale sont proposés tant pendant le festival que le reste de l’année.

L’élu local[modifier | modifier le code]

Élu maire de Marciac en 1995, Jean-Louis Guilhaumon s’est employé à mobiliser tous les acteurs locaux aux côtés de partenaires institutionnels (Europe, État, Région Midi-Pyrénées, Conseil général du Gers, Pays du Val d’Adour, Communauté de communes Bastides et Vallons du Gers) ou privés (Pierre & Vacances) afin, d’une part, de redonner à l’architecture du village (une Bastide du XIIIe siècle) l’identité forte voulue à l’époque par ses concepteurs et de doter, d’autre part, le pays d’équipements structurants indispensables à son développement. C’est ainsi que la place centrale et les rues adjacentes ont été réaménagées, qu’une charte esthétique (outil de conseil pour la réhabilitation des façades par les particuliers) a été mise en place et que le site touristique du lac a été aménagé, avec pour point d’orgue la création d’un village de vacances par l’opérateur touristique privé Pierre & Vacances. L’église de Marciac, dont le clocher – le plus haut du département – est évoqué par Julien Gracq dans Les carnets du grand chemin, a donné lieu a d’importantes restaurations, de même qu’une maison emblématique du patrimoine bâti marciacais, La Maison Guichard, qui accueille désormais l’Office de Tourisme et est appelée à devenir le Centre d’Interprétation du Grand Site de Marciac.

Dans le même temps, Jean-Louis Guilhaumon et le Conseil municipal de Marciac ont été les initiateurs d’importants projets de développement et d’amélioration du cadre de vie portés par la Commune, la Communauté de communes Bastides & Vallons du Gers ou d’autres organismes de gestion : aménagement de lotissements, avec notamment la construction de « maisons économes » qui font référence en matière de développement durable, création dune station d’épuration avec lagunage, d’une zone d’activité économique et d’une zone commerciale.

Enfin, le développement de Marciac passant aujourd’hui par le tourisme culturel, le Syndicat mixte d’études et d’aménagement du Grand site de Marciac, présidé par Philippe Martin, député et Président du Conseil général du Gers, a entrepris, en décembre 2009, la construction du Pôle culturel de Marciac, comprenant notamment une salle de spectacle de 500 places. Ce projet, défendu de longue date par Jean-Louis Guilhaumon auprès des partenaires de la commune, sera à la fois un outil de développement touristique et de diffusion culturelle pour le territoire. Bénéficiant d’équipements professionnels de qualité, il contribuera au rayonnement de Marciac sur le plan européen en termes de diffusion et de formation.

L’élu régional[modifier | modifier le code]

Élu du Gers au Conseil Régional de Midi-Pyrénées depuis 2004, Jean-Louis Guilhaumon est actuellement vice-président chargé des politiques territoriales, de l’économie touristique et du thermalisme.

Déjà chargé du tourisme lors de son premier mandat, le Président, Martin Malvy, lui avait confié les missions suivantes :

  • mise en œuvre du Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs (SRDTL) qui constitue une plateforme d’axes stratégiques et de plans d’action dans les domaines suivants : plan marketing piloté par le Comité régional du tourisme, organisation du tourisme et du réceptif, modernisation et qualification de la production touristique, dispositifs d’appui au développement de l’économie touristique.
  • mise en place du Plan de soutien à l’économie touristique qui, en partenariat avec les cofinanceurs (Union européenne, État, Départements) est destiné à garantir la cohérence de l’aide publique au tourisme en se dotant d’objectifs qualitatifs communs et en rendant convergents et complémentaires les différents dispositifs
  • création des Grands sites de Midi-Pyrénées, projet de valorisation et de promotion des 24 Grands sites (Moissac, Rocamadour, Viaduc de Millau, Auch …) qui constituent les fers de lance d’un secteur économique clef de la région.

Mandats[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]