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MC Jean Gab'1

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MC Jean Gab'1
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MC Jean Gab'1 en 2013.
Informations générales
Surnom P'tit Charles, Le Fossoyeur, Mec à l'ancienne, Jean Gab'1
Nom de naissance Charles M'Bous
Naissance (52 ans)
Paris, 15e arrondissement, Drapeau de la France France
Activité principale Rappeur, acteur, comédien, écrivain[1]
Activités annexes Présentateur de télévision
Genre musical Hip-hop, rap français, trap[2]
Instruments Voix
Années actives Depuis 1998
Labels EMI, Doeen Damage, Crammed Discs, Earth Quake Records, No Back Down, Hostile Records
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Logo de MC Jean Gab'1.

MC Jean Gab'1 ou Jean Gab'1[3] de son vrai nom Charles M'Bous, né le à Paris, est un acteur, comédien, scénariste, écrivain, rappeur, auteur-interprète et sportif français. Il a été dans une moindre mesure présentateur de télévision.

En 1977, à l'âge de 10 ans, il devient orphelin lorsque son père, après un divorce difficilement vécu, abat sa mère ainsi que l'amant de sa mère. Il se retrouve à la DDASS, puis bascule dans la criminalité et le banditisme au sein de gangs, et enchaîne les années de prison entre la France et l'Allemagne dans les années 1980 et 1990.

En 2003, il se raccroche à la musique et publie son premier album Ma vie, qui contient le single polémique J't'emmerde, avec lequel il se popularise vite. Grâce à cette notoriété, il se fait rapidement remarquer par le milieu du cinéma, en raison de sa forte personnalité et de son passé mouvementé, après une enfance difficile et chaotique. Il enchaîne de nombreux rôles dans divers films d'actions. Il fait ses premiers pas dans Banlieue 13 en 2004 ou Black en 2009, où il incarne le premier rôle. En 2010, il publie son deuxième album solo Seul... Je t'emmerde. Bien qu'ayant sorti deux albums studio, il ne se considère pas pour autant rappeur[4]. Il se définit plutôt comme un artiste[5], et fait passer le rap en dernier parmi ses différentes activités[6].

Dans les années 2010, il se dirige vers l'écriture et publie son premier livre biographique Sur la tombe de ma mère en 2013, où il évoque sa vie tumultueuse, suivi d'un deuxième livre biographique évoquant une partie de son histoire dans le banditisme, À l'est, en 2015. Ces deux ouvrages ont la particularité d'être écrit dans un langage vif et émaillé d’argot. La même année, il joue dans la suite du long métrage, Banlieue 13 : Ultimatum. En parallèle, c'est à cette même époque qu'il pratique la discipline du street workout (« musculation de rue ») dont-il devient Champion de France en 2012, à l'âge de 45 ans. En 2018 et 2019, il continue sa carrière de comédien et joue dans la série télévisée Access créer par Ahmed Sylla, et diffusé sur C8.

Aujourd'hui reconverti dans le cinéma et la littérature, pour le journal Libération, Jean Gab'1 (qui se passe du titre « MC » désormais) « a le CV le plus âpre du hip-hop français »[1]. Pour Télérama, il est « la grande gueule du rap français »[7]. PurePeople met en avant son « franc-parler »[8].

Biographie

Jeunesse et banditisme

D'origine camerounaise, Charles naît le à Paris d'un père comptable et d'une mère dactylographe, et passe les premières années de sa vie rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement, avec ses 11 frères et sœurs[9].

En mai 1977, sa vie bascule lorsque son père, après un divorce difficile, abat sa mère ainsi que l'amant de sa mère, dans un parking, 37 rue saint fargeau à Paris. « À partir du moment où mon daron a repassé ma daronne, c’était fini pour moi », confie-t-il ; « La douleur, indicible, me marque à vie. Tout est parti en couille en l’espace de quelques jours. La famille, la maison, tout ça ne veut plus rien dire, je n’avais tout simplement plus rien à foutre de rien[2]. » Charles se retrouve alors orphelin et est confié à la DDASS dans un village en Savoie, séparé de ses frères et sœurs qui sont tous dispersés dans plusieurs villes de France[2],[1],[10]. Bien que le sentiment de vide l'oppresse, il explique « Foutu pour foutu, autant avoir une reput' dans la cour[10]. ». Charles n'a que 10 ans quand on lui explique que sa mère a eu un accident de voiture, et ne découvre la vérité que sept ans plus tard, en lisant une coupure de presse retrouvée chez sa grand-mère. À l'adolescence, il est placé dans des centres d'éducations où il est confronté et témoin de la violence et des abus sexuels. On lui apprend les sports de combats, qu’il utilisera par la suite pour motiver une sortie anticipée du modèle éducatif qui lui est proposé[11].

Son père, condamné à six ans ferme après avoir plaidé le crime passionnel, sort de prison avant que lui ne soit libéré par la DDASS. En 1984, à l'âge de 17 ans, sans point de chute, il revient dans la capitale et cohabite quelques mois avec ce père uxoricide qu’il rêve de descendre, situation intenable qui le jette dans la rue à sa majorité. Dès lors, il fait la rencontre du cinéaste chilien Alejandro Jodorowsky et crèche chez lui[3].

Il part ensuite à la conquête du Paris des années 1980 dans le but de se faire de l'argent « à sa manière » et ne laisser personne dicter sa conduite ni ses actes. Celui qu’on appelle à l’époque « P’tit Charles » (en raison de sa taille moyenne) rejoint une bande de jeunes sans repères appelée Les Requins Vicieux (ancien gang chasseur de skin), avec qui il se forme, se solidarise, et vit dans le quartier Riquet dans le 19e arrondissement de Paris. Il dépouille les passants et organise un commerce de vêtements grâce auquel il se fait facilement de l'argent[10]. En 1985, à l'âge de 18 ans, il est incarcéré pour la première fois à quinze mois prison ferme à Fleury-Mérogis pour une affaire de vol, puis une deuxième fois à quelques mois d'intervalle[10]. Entre temps, il s'endurcit aux côtés de José, 36 ans, condamné pour braquage, son compagnon de cellule[10]. Ce dernier le forme et lui donne des conseils pour braquer. Libéré, la spirale est enclenchée. Il souhaite devenir braqueur et tente de se joindre de nouveau aux Requins Vicieux, qui baignent dans des affaires malsaines[10]. Avec son équipe, il met donc à profit les enseignements de José, dort peu, réfléchit beaucoup, ne prend rien à la légère et passe à l'acte : des bijouteries vidées à l’arrache en plein jour en passant par les supermarchés, il développe un panel de techniques sur mesure. Ainsi, il s’offre la grande vie, se fringue chez les tailleurs des quartiers chics du 8e arrondissement parisien, et claque ses billets dans les grandes brasseries. Il erre dans un milieu interlope qui deviendra le creuset du rap français et passe ses nuits à guincher dans les soirées parisiennes chez Roger Boite Funk ou au Globo[12].

En 1989, Charles se lasse et décide d'aller voir ailleurs. Il s'envole alors pour Berlin, en Allemagne : « Berlin pour moi c'était la meilleure ville d'Europe, je me sentais libre. J'ai jamais retrouvé ça nulle part », explique-t-il[10]. Là-bas, il enchaîne les bagarres et se forme une nouvelle équipe de braqueurs avec qui il se perfectionne. Il enchaîne les braquages de banques, de magasins et de bijouteries, art pour lequel il montre un talent certain, et fait des allers-retours en France avec l'argent qu'il récolte.Lorsque lui vient l’envie de se ranger, il s’offre un dernier grand coup : la Fadek Latek, la plus grand bijouterie berlinoise de l'avenue du Ku’damm[13]. Mais pour continuer à vivre dans le confort en préparant son coup : il décide de « se faire un supermarché », un coup facile pour cet habité. Seulement, ce braquage alimentaire lui sera fatal : quelques jours plus tard, trahi par un complice, il est arrêté chez lui, dans la capitale Allemande. Le verdict tombe comme une massue : Charles M’Bous est condamné à 33 ans de réclusion criminelle pour un vol à main armée à Berlin contre un supermarché. Il décide de passer sa détention en Allemagne et est incarcéré à la prison de Moabit à Berlin-Ouest[14]. il rumine cette peine surréelle que son avocat fait tomber à dix-huit ans, puis à douze, puis à huit, en appel. Une aubaine pour Gab'1, qui tablait à l’origine sur un minimum de dix ans. Rasséréné, il revient aux affaires, bien décidé à soulager sa peine en ramassant un maximum d'argent. Aussitôt enfermé, il rouvre son petit commerce en prison et apprend la langue allemande. Trafiquant en tout genre, il monte une équipe, conserve l’argent dans le derrière d’un codétenu, la dope dans celui d’un autre, arrange des affaires entre Palestiniens et Yougoslaves, rachète aux Polonais pour revendre aux Italiens[13]. violation du droit d'auteur

En 1994, au bout de cinq années de détention, il est finalement libéré de prison avant la fin de sa peine avec une interdiction de territoire en Allemagne jusqu'en 2020[15]. Charles revient avec son équipe à Paris, armé et avec beaucoup d'argent[10].

Carrière musicale

Débuts et premières collaborations

Article détaillé : Liaisons dangereuses (album).

A sa sortie de prison, il raccroche les affaires, rentre en France et se prend de passion pour le rap dans lequel évoluent alors certains de ses amis, bien qu'ayant baigné dans la culture hip-hop depuis le début des années 1980, notamment en tant que danseur de break dance. En 1998, Il participe au clip Affaire de famille du groupe de rap Ärsenik en compagnie de ses amis, membres du collectif Secteur Ä.

C'est la même année, à l'âge de 31 ans, que MC Jean Gab'1 se lance pour la première fois sur un disque, sur les chansons Paranoïa et Janis, issue de la compilation Liaisons dangereuses de son ami Doc Gynéco, publiée en décembre 1998. Ce dernier lui propose d'y participer et lance la carrière de MC Jean Gab'1[10],[16]. A l'origine, Gab'1 qui sortait de prison depuis plusieurs années, voulait écrire un livre sur sa vie, de son passé mouvementé, mais Doc Gynéco l'a encouragé et pousser à prendre le micro pour raconter son histoire. Il se rend alors au studio d'enregistrement où se trouve le Doc, en tête des ventes à l'époque, mais aussi Fred Chichin et Catherine Ringer du groupe de pop-rock Rita Mitsouko, et apprend à rapper. La compilation, qui a pour but de réunir et de faire chanter ensemble des célèbres artistes avec des chanteurs inconnus du grand public, de divers horizons, est certifiée double disque d'or et permet à MC Jean Gab'1 de se faire connaître dans le rap et d'instaurer son univers. En 2000, il publie son premier projet, un CD maxi nommé Un mec à l'ancienne / Street Life.

Ma vie

Article détaillé : Ma vie (album).
MC Jean Gab'1 lors d'un concert en 2004.

En 2003, il publie son premier album solo intitulé Ma vie dans lequel il raconte sa sa jeunesse difficile et chaotique, avant et après ses démêlés judiciaires et pénitentiaires, en 15 chansons[10],[2]. Il revisite toute l'histoire de sa vie, comme une antichambre de cette biographie qu’il rumine. Très sollicité par la télévision et les médias grâce au single controversé J't'emmerde qui lance la promotion de l'album (dans laquelle il « balance » le passé de plusieurs rappeurs comme Booba[17] et groupes de rap français célèbres), il connaît un vif succès du fait de la polémique que le titre engendre[8],[2],[18]. L'album obtient donc une bonne promotion, se vendant à plus de 75 000 exemplaires et permet au rappeur de se faire connaître du grand public. Ma vie atteint la 41e place des classements musicaux français[19]. Le single J’t’emmerde, atteint la 98e place des classements français[20].. Une tournée de concerts est ensuite programmée en France, il participe également à des festivals l'année suivante.

Hormis le titre J't'emmerde, qui devient rapidement culte et classique dans la carrière du rappeur, le reste de l'album est très autobiographique et conte tour à tour l’emprisonnement en Allemagne (Donjon), la vie des enfants de la DDASS (Enfants de la DDASS), une visite de Paris la nuit (Mes deux amours), sa colère contre les inégalités (Anti), l’endoctrinement des religions (33 comme l'autre) et la perte douloureuse de sa mère et d’amis proches (À nos chers disparus).

À la suite la chanson J't'emmerde, cinq ans plus tard, le 21 juillet 2007, une bagarre éclate entre MC Jean Gab’1 et sept personnes dont les rappeurs Kery James et Rohff, qu'il avait invectivé dans sa chanson. Kery James donnera sa version des faits, et Rohff s'exprimera violemment sur MC Jean Gab’1, et Jo Dalton y compris.

Seul... Je t'emmerde

Article détaillé : Seul... Je t'emmerde (album).

En 2010, il signe un retour remarqué avec son single polémique La Marseillaise, annonçant l’album Seul... Je t’emmerde et la sortie d’une mixtape Hors-série volume 1 qui réunit J’t’emmerde ainsi que des parodies et des titres auparavant éparpillés sur divers projets. Toujours en 2010, il publie le tube Cabouche. Seul... Je t'emmerde qui atteint la 41e place des classements français[21]. Le , il publie la mixtape IllGame. Un premier morceau intitulé J'ai un macchabée dans ma cave, dans lequel il s'en prend aux rappeurs français Sefyu, Rohff et Kery James est disponible sur internet depuis le printemps 2012. Il annonce parallèlement vouloir par la suite prendre un virage artistique et se lancer dans le rock.

En mars 2016, il publie un nouveau clip intitulé Renoi[22], chanson influencée par la musique trap issu de sa nouvelle mixtape Illuminés[23].

Activités annexes

Carrière au cinéma et à la télévision

Hormis sa carrière musicale, MC Jean Gab’1 est acteur et animateur de télévision. En 1995, il fait une apparition dans le film La Haine puis en 1996 dans le film Chacun cherche son chat en tant que figurant, mais Il fait ses véritables premiers pas dans le cinéma en tant qu'acteur dans Banlieue 13 en 2004, produit par Luc Besson[10]. En 2008, Il est présent dans le film Seuls Two dans lequel jouent en tête d’affiche Éric et Ramzy. Il interprète le rôle d’un gangster, en compagnie de Omar Sy, voulant la peau de Curtis, personnage joué par Ramzy. En 2009, Il joue le rôle principal du film Black, réalisé par Pierre Laffargue. En 2013 et 2014, il s'oriente vers la télévision et présente l'émission Dans la tête du tueur aux côtés de Clara Morgane sur la chaîne Discovery Channel. En 2015, il joue dans la suite du long métrage, Banlieue 13 : Ultimatum. Cette fois pour camper un personnage plus important : celui de Molko[24].

En 2018-2019, il joue dans la première saison de la série télévisée Access créer par Ahmed Sylla, et diffusé sur C8, dans lequel il joue le père de ce dernier en compagnie de Princess Erika.

Littérature

Sur la tombe de ma mère

En 2013, il sort un livre biographique, intitulé Sur la tombe de ma mère, aux Éditions Don Quichotte[25]. Dans cet ouvrage, Il y dévoile, dans une langue vive et argotique, une prose à mi-chemin entre les dialogues d’Audiard et l’univers noir de Donald Goines, sa vie tumultueuse de gamin placé par l’Aide Sociale à l’Enfance, après le drame survenu à l'âge de 10 ans où son père assassine sa mère. Au milieu de la violence qui a été son quotidien, MC Jean Gabin s’y dépeint braqueur et membre du gang des Requins Vicieux, voyou en France et en Allemagne, où il finit en prison.

Le livre se vend bien et reçois de très bonnes critiques de la part de la presse. Selon Les Inrocks, « Sur la tombe de ma mère un stage au cœur du chaudron, un roman amer et brut qui évolue loin de la gloriole des gangsters de studio. Pourtant, l’auteur n’en fait pas une affaire, trop conscient des retours de bâton, des larmes en cellule et des sacs d’amitiés foireuses qu’il expose sans fard. Et quel langage ! Jean Gab’1, c’est un peu Audiard avec une pétoire, la puissance d’un patois désuet doublée d’un aplomb punchlinesque qui font de lui un personnage de cartoon, un Cyrano noirci, entêté mais touchant, à la fois libre et enchaîné ; et qui ne cache d’ailleurs pas son envie d’en finir, en dépit de quelques rêves qui subsistent »[26].

En 2017, après plusieurs années de procédure judiciaire, un accord est conclu entre la maison d'édition et Julien Gangnet, reconnaissant ce dernier comme co-auteur du livre Sur la tombe de ma mère[27].

À l'est

Son deuxième livre, À l'est, toujours aux Éditions Don Quichotte, est quant à lui paru le [28]. À l’Est n’est pas une suite de son premier livre, « mais une avant-suite », un condensé de trois mois de l'année 1988, où Charles, baroude et flirt avec le banditisme et la criminalité avec ses compagnons de l'Allemagne de l’est, en passant par la Turquie et jusqu'à Chicago, toujours à la recherche de sa liberté et de « l’oseille ». Comme Sur la tombe de ma mère, le texte d’À l'est est émaillé d’argot, de mots allemands, turcs et d’expressions imagées[29].

Sport

MC Jean Gab'1 est, en parallèle, un adepte du street workout (ou « musculation de rue ») dont-il devient Champion de France de tractions en 2012, à l'âge de 45 ans. En mai 2013, il participe à la troisième édition du King of Pull and Push, une compétition internationale organisée le 22 juin à Grigny, dans l'Essonne, aux côtés de son équipe Punishment Team[30]. En juillet 2014, il apparaît dans une émission sur le sujet de l'émission Tracks d'ARTE[31]. En février 2016, il inaugure un terrain de street workout neuf du 18e arrondissement de Paris[7].

Influences et nom de scène

Son intérêt pour le cinéma des années 1960 et 1970 l'amène à choisir le nom de scène de MC Jean Gab'1 en référence à l'acteur français Jean Gabin, qui interprète le rôle de Monsieur Charles (le vrai prénom de Gab'1), un ancien braqueur sortant de prison, dans Mélodie en sous-sol. Le 1 se prononce comme "in" avec l'accent parisien. Il est tout autant influencé par la musique rock que le mouvement hip-hop. Dans sa jeunesse, il est fan de groupes de hard rock comme Kiss ou Trust.

Il utilise le pseudonyme de MC Jean Gab'1 pour la musique et de Jean Gab'1 dans ses autres activités, comme le cinéma ou la littérature.

Vie privée

En 1994, il se fait voler ses papiers d'identité et se retrouve sans aucun documents officiels pendant dix ans. À la sortie de son premier album, en 2003, il n'a d'ailleurs pas pu toucher, dans un premier temps, les recettes financières que lui rapportaient les ventes du disque, à défaut d'avoir un compte en banque. C'est en 2004, lors de l'émission Tout le monde en parle chez Ardisson, qu'il dénonce cette injustice[32]. Cette affaire est ensuite réglée après à ce passage télévisuel.

5e sur une famille de 12 enfants, il a une sœur jumelle. Ses frères et sœurs vivent aux États-Unis et sont devenus Américains. Ils ont changé de nom suite au drame survenu à leur mère, assassinée par leur père, pour ne pas à devoir porter le nom de celui-ci. Il est père d'une fille, née en 1990, lorsqu'il était en prison en Allemagne[33].

Discographie

Albums studio

Maxis

Mixtapes

Clips

Collaborations

  • 1998 : Doc Gyneco, feat. MC Jean Gab'1, JP, Pitchou - Janis (sur l'album de Gynéco, Liaisons dangereuses)
  • 1998 : Doc Gyneco feat. MC Jean Gab'1, Catherine Ringer & Mafia Trece - Paranoia (sur l'album de Gynéco, Liaisons dangereuses)
  • 1999 : MC Jean Gab'1, feat. Delta, Cynefro, Fdy et Karl - Parait qu't'es hardcore (sur la mixtape Première classe vol. 1)
  • 2000 : N.A.P., feat. Hamcho, Don Siver & MC Jean Gab'1 - On est les meilleurs (sur l'album d'N.A.P, À L'intérieur de nous)
  • 2000 : MC Jean Gab'1, feat. Nuttea - Hé Hé Hé (sur la mixtape Hostile 2000 Vol.2)
  • 2001 : MC Jean Gab'1 - Laisse béton (sur la mixtape Hexagone 2001)
  • 2001 : Less du Neuf, feat. MC Jean Gab'1 - Bouffés par le système (sur l'album de Less Du Neuf, Le temps d'une vie)
  • 2002 : MC Jean Gab'1, feat. Hoche - Freestyle (sur la mixtape Pur son ghetto)
  • 2002 : Fdy Phenomen, feat. MC Jean Gab'1 - J'm'en fous (sur l'album de Fdy, Ca d'vait arriver)
  • 2003 : MC Jean Gab'1 - Encore une empreinte (sur la compilation Fat taf)
  • 2003 : Def Kev & Eldin / MC Jean Gab'1 - Keine Politik (sur la compilation French Connection)
  • 2004 : Lyricson feat. MC Jean Gab'1 - Don't Be No Foolish (sur l'album de Lyricson, Born to Go High)
  • 2004 : Starflam, feat. MC Jean Gab'1 & JP 12 Less du Neuf - T'sais bien (sur l'album de Starflam, Donne moi de l'amour)
  • 2004 : Less du Neuf feat. MC Jean Gab'1 - Freestyle (sur la mixtape Explishit Lyrics Vol. 1)
  • 2005 : MC Jean Gab'1 - Donjon (sur la compilation Donjon)
  • 2005 : Less du Neuf, feat. MC Jean Gab'1 - Clan Campbell (sur la mixtape Hematom Resurrection)
  • 2005 : Less du Neuf, feat. MC Jean Gab'1 - Du Coq à l'Âne (sur la mixtape Collectif rap 3)
  • 2005 : MC Jean Gab'1 - La danse des poucaves (sur la mixtape Illicite Projet)
  • 2005 : MC Jean Gab'1, feat. Royce - Internationally Known (sur la mixtape The Basement)
  • 2005 : MC Jean Gab'1, feat. Crime Team - 1.9 connection (sur la mixtape Rap Indé)
  • 2006 : Despo Rutti feat. MC Jean Gab'1 - Bolide sur le Street CD de Despo, Les sirènes du charbon
  • 2006 : MC Jean Gab'1, feat. Baron G - Pile ou face (sur la mixtape CNL Cartel présente les gars qui n'ont pas cédé)
  • 2007 : MC Jean Gab'1 - Accroche-toi (sur la BO du film Scorpion)
  • 2007 : Stomy Bugsy, feat. MC Jean Gab'1 - Associations de malfaiteurs, (sur l'album Rimes Passionnelles)
  • 2007 : MC Jean Gab'1 - Une ptite danse - Mon arrondissement favori
  • 2009 : Black - (BO du film)

Télévision

Animateur

Filmographie

Bibliographie

  • Sur la tombe de ma mère, Éditions Don Quichotte, 2013.
  • À l'est, Éditions Don Quichotte, 2015.

Notes et références

  1. a b et c Guillaume Gendron, « Jean Gab’1, le salut du musclé », sur Libération, (consulté le 2 mai 2016).
  2. a b c d et e « MC Jean Gab’1 : la prison, « c’est la hiérarchie des crânes, des violents » », sur Rue89, (consulté le 2 mai 2016).
  3. a et b « Jean Gab’1, le salut du musclé », sur Libération.fr, (consulté le 3 février 2019)
  4. « Interview MC Jean Gab'1 », sur abcdrduson.com, (consulté le 21 novembre 2013).
  5. « Interview pour Passion Hiphop », sur dailymotion.com, (consulté le 21 novembre 2013).
  6. « Jean Gab'1: «Le rap c'est 15 secondes dans ma vie» », sur respectmag.com, (consulté le 21 novembre 2013).
  7. a et b « “La salle de gym, c'est pour les guignols”, Jean Gab'1, ambassadeur du street workout », sur Télérama, (consulté le 2 mai 2016).
  8. a et b « Booba et La Fouine, taclés par MC Jean Gab'1 : 'Un crétin va tirer dans le tas' », sur PurePeople, (consulté le 2 mai 2016).
  9. « MC Jean Gab'1, l'art de latter », sur Libération.fr, (consulté le 4 février 2019)
  10. a b c d e f g h i j et k Jeremy Susselin, « MC Jean Gab'1 : sa véritable histoire », sur strastv.com (consulté le 2 mai 2016).
  11. « Mc Jean Gab’1 : pupille de l’Etat éduqué par la DDASS aux arts martiaux », sur AFFAIRES FAMILIALES &_DROITS_DES_ENFANTS, (consulté le 5 février 2019)
  12. « MC Jean Gab’1 : la prison, « c’est la hiérarchie des crânes, des violents » », sur L'Obs (consulté le 4 février 2019)
  13. a et b « MC Jean Gab’1 : la prison, « c’est la hiérarchie des crânes, des violents » », sur L'Obs (consulté le 11 février 2019)
  14. « Jean Gab’1: Le maître de la dépouille se met à nu | ParlonsInfo » (consulté le 11 février 2019)
  15. « MC Jean Gab'1, celui qui marche seul | Interview », sur Abcdr du Son, (consulté le 11 février 2019)
  16. « J't'emmerde / Mec à l'ancienne », sur HipHopCore (consulté le 2 mai 2016).
  17. « Booba : Jean Gab’1 dresse un violent portrait du rappeur (EXCLU VIDEO) », sur nonstopeople (consulté le 2 mai 2016).
  18. « Jean Gab'1 : "C'est quoi le FN ? Des Français, voilà." », sur Le Point, (consulté le 2 mai 2016).
  19. « MC Jean Gab'1 - Ma vie - charts », sur Charts in France (consulté le 2 mai 2016).
  20. « MC Jean Gab'1 - J't'emmerde - charts », sur Charts in France (consulté le 2 mai 2016).
  21. « MC Jean Gab'1 - Seul... Je t'emmerde - charts », sur Charts in France (consulté le 2 mai 2016).
  22. « « Renoi », le nouveau clip de MC jean Gab'1 ! [VIDEO] », sur booska-p, (consulté le 2 mai 2016).
  23. « MC Jean Gab'1 : il se lance dans la trap avec son nouveau clip "Renoi" [vidéo] », sur Le Mouv', (consulté le 2 mai 2016).
  24. Plurimedia- Plurimédia, « Banlieue 13 (NRJ 12) : retour sur la carrière du rappeur MC Jean Gab'1 au cinéma », sur www.programme-tv.net, (consulté le 3 février 2019)
  25. « Jean Gab'1 sur la tombe de sa mère », sur Le Mouv', (consulté le 2 mai 2016).
  26. « "Sur la tombe de ma mère", livre étonnant de Jean Gab’1 », sur Les Inrocks (consulté le 4 février 2019)
  27. « Où l'on apprend que l'autobiographie de MC Jean Gab'1 a bien été ghostwritée », sur Noisey (consulté le 15 juillet 2017)
  28. « MC Jean Gabin sort A l'Est, son deuxième livre sur fond de polémique », sur 20minutes.fr (consulté le 2 mai 2016).
  29. « MC Jean Gabin sort «A l'Est», son deuxième livre sur fond de polémique », sur www.20minutes.fr (consulté le 3 février 2019)
  30. « Le «street-workout» montre ses muscles à Paris », sur Le Parisien (consulté le 2 mai 2016).
  31. « Street Workers - Gym tonic avec BarStarzz », sur Tracks (émission de télévision) (consulté le 17 mai 2016).
  32. Ina Talk Shows, « Mc Jean Gab'1 à propos de son album "Ma vie" - Archive INA » (consulté le 4 février 2019)
  33. « MC Jean Gab'1, celui qui marche seul | Interview », sur Abcdr du Son, (consulté le 4 février 2019)

Liens externes