Bibliothèque municipale de Laval

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Bibliothèque municipale de Laval
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Ville Laval
Informations
Site web http://bibliotheques.laval.fr/site/index.aspx

La bibliothèque municipale Albert-Legendre de Laval est une bibliothèque municipale répartie en plusieurs sites à travers la ville de Laval : la bibliothèque Albert-Legendre (centre-ville) et la médiathèque de Saint-Nicolas (route de Tours).

Cette dernière est la plus grande, avec 10 000 ouvrages et un important fonds cinématographique de 1 200 DVD. La bibliothèque Albert-Legendre, dans le centre-ville, possède un fonds patrimonial comprenant des incunables, des manuscrits, 40 000 livres anciens, des périodiques, des cartes postales, des gravures et des œuvres associés aux personnages historiques locaux, comme une généalogie des comtes de Laval et des œuvres d'Ambroise Paré et d'Alfred Jarry dans leur version originale[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Comme la majorité des bibliothèques municipales, celle de Laval trouve son origine dans les confiscations révolutionnaires. La création de la bibliothèque municipale de Laval remonte au décret du 2 novembre 1789 qui « met à la disposition de la Nation » tous les biens meubles et immeubles appartenant aux communautés ecclésiastiques et enseignantes.

Les Capucins de Laval et Mayenne[modifier | modifier le code]

Le couvent des Capucins établi à Laval possédait une riche bibliothèque qui devait former le fonds primitif de la bibliothèque.

Les Capucins avaient fait construire, en 1709, un bâtiment destiné à recevoir la bibliothèque. René Hardy de Lévaré en pose la première pierre. Leur bibliothèque était considérable et composée des meilleurs ouvrages de théologie, indépendamment de beaucoup de livres d'histoire et de littérature. Cette précieuse collection fut presque entièrement dispersée pendant la Révolution française ; cependant il en échappa une partie qui furent transportés à l'École centrale de Laval, et qui ont servi plus tard à former le fonds de la Bibliothèque de Laval.

L'inventaire effectué en 1790 de l'église des Capucins de Mayenne indique 2 558 volumes. Ils restent en dépôt au couvent jusqu'en 1797. Il y est ajouté des livres d'origine diverses, de l'abbaye de Fontaine-Daniel, du couvent du Calvaire de Mayenne et des habitations des émigrés. Cette précieuse collection fut presque entièrement dispersée pendant la Révolution française ; cependant il en échappa une partie qui furent transportés à l'École centrale de Laval, et qui ont servi plus tard à compléter le fonds de la bibliothèque.

Les Ursulines[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du monastère des Ursulines de Laval fut après la Révolution française et dès le XIXe siècle, consacré à l'instruction publique.

Article détaillé : Monastère des Ursulines de Laval.

Cet établissement accueille tout d'abord les élèves du collège de la rue Renaise, devenu trop petit. D’école centrale, il devient école secondaire en 1804. Il accueille à partir de 1795 la bibliothèque.

Saint-Tugal[modifier | modifier le code]

La première école laïque de Laval est élevée en 1834-1835 à l'emplacement de la collégiale Saint-Tugal de Laval. L'école est ensuite transformée en 1839 en bibliothèque municipale puis en atelier public de sculpture.

Bibliothécaires[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les collections patrimoniales », Bibliothèques de Laval
  2. Né en 1801, mort en 1883. Il commence sa carrière à la mairie de Laval et est le premier réel organisateur de la bibliothèque de Laval, et le premier conservateur des musées de Laval. En 1840, il effectue une copie d'un exemplaire des Mémoires de Charles Maucourt de Bourjolly, pour être déposée à la bibliothèque de Laval. Devenu aveugle à la suite de l'explosion d'un poële dans la bibliothèque, il devait avoir un adjoint auprès de lui pour servir ses lecteurs. Un pastel réalisé par Ludovic Alleaume en 1850 représentant Le Tissier est conservé au Musée du Vieux Château de Laval. À sa mort, Daniel Oehlert lui succède. Il rédige sa Nécrologie dans Cabinet historique, Paris, 29e année, p. 187. Oehlert dédiera le Rynchonella Le Tissieri à son ami. On lui doit le Catalogue des livres de la bibliothèque de Laval (rédigé par M. Hippolyte Le Tissier, bibliothécaire), impr. J. Feillé-Grandpré , 1er janvier 1839, 80 pp. ; in 8°.
  3. Il est le fils d'un journalier agricole. Il est né à Martigné en 1843, est est mort à Laval en 1919. Il était régisseur de propriétés. Il est l'auteur d'un Essai sur les rues de Laval, réédité en 1982.

Voir aussi[modifier | modifier le code]