Saint-Benoît (La Réunion)

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Saint-Benoît
Vue de l'hôtel de ville de Saint-Benoît.
Vue de l'hôtel de ville de Saint-Benoît.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion
(sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Benoît
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de Saint-Benoît-1
Saint-Benoît-2
Intercommunalité CIREST
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Claude Fruteau
2014-2020
Code postal 97470
Code commune 97410
Démographie
Population
municipale
37 738 hab. (2014)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 02′ 02″ sud, 55° 42′ 46″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 2 478 m
Superficie 229,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

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Saint-Benoît

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

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Saint-Benoît
Liens
Site web saint-benoit.re

Saint-Benoît est une commune française située dans le département en région de La Réunion.

Ses habitants sont appelés les Bénédictins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Benoît se situe à environ 40 kilomètres au sud-est de Saint-Denis, le chef-lieu. C'est la seconde plus grande commune de La Réunion par sa superficie et elle s'étend du battant des lames au sommet des montagnes pour culminer à la caverne Dufour, et est composée d'une trentaine de quartiers ou lieux-dits.

Son territoire communal est délimité par la Rivière des Roches au nord, l'océan Indien à l'est, la Rivière de l'Est au sud. Ceux de Bras-Panon, de Cilaos, de L'Entre-Deux, de La Plaine-des-Palmistes, de Sainte-Rose, de Salazie et du Tampon lui sont limitrophes.

Il est traversé d'ouest en est par la Rivière des Marsouins, dont le versant nord est couvert par la forêt de Villeneuve et la forêt du Piton Papangue. Au sud de la rivière se trouve la forêt du Cratère.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est tropical mais très influencé par les alizés. La pluie (100 jours par an) et le vent (90 jours par an) sont présents pratiquement toute l'année et les températures sont chaudes toute l'année.

Les températures moyennes sont :

janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre
minimales (°C) 23 23 23 22 20 18 18 17 18 19 20 22
maximales (°C) 29 29 29 28 26 25 24 24 24 26 27 28

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Saint-Benoît commence dans la première moitié du XVIIIe siècle, lorsque les colons de Bourbon, à l’étroit entre Saint-Paul et Saint-Denis cherchent de nouvelles terres pour la culture du café.

Les premières concessions furent attribuées entre 1720 et 1730. Les concessionnaires devaient s'engager à « cultiver le vrai café Moka » et à payer chaque année à la Compagnie « 200 livres de riz blanc et 24 poules ».

C'est également à cette époque que la zone fut érigée en paroisse par les autorités ecclésiastiques et le gouverneur général. Elle tire son nom de celui de ce dernier, Pierre Benoît Dumas.

La commune en elle-même a été créée le . Gratifiée d’un climat ensoleillé et fréquemment arrosé, elle devient vite un paradis pour les cultures les plus diverses : c’est là que Joseph Hubert acclimate les épices rapportées par Pierre Poivre, que prospèrent le manguier d’Inde, le litchi de Chine et plus tard la vanille du Mexique.

Le , la garde nationale de la commune parvient à repousser les Britanniques débarqués le 16 août à Sainte-Rose.

Le , une ligne de chemin de fer liant la ville à Saint-Denis est livrée. La même année, Bras-Panon se sépare de Saint-Benoît pour devenir une commune à part entière.

La Mmirie fut inaugurée le 27 mars 1966 sous le majorat du Dr David Moreau, elle se trouve actuellement à côté de l'église. L'ancienne maternité date du 20 octobre 1960.

Le 10 octobre 1965, la place du Marché était solennellement baptisée place Edmond-Albius, trois jours plus tard fut inaugurée la piscine du Butor à quelques mètres d'une jetée protégeant un petit port construit en 1960[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Après une période dominée par la droite et le centre, Saint-Benoît est depuis 1983, et l'accession de Jean Claude Fruteau au fauteuil de maire, une ville très marquée à gauche. Le Parti socialiste et ses candidats réalisent, selon les périodes, des scores très importants, parfois dès le premier tour. De façon épisodique, la droite a réalisé de bons scores (2001, 2015) sans remettre en cause la domination du parti socialiste sur ce fief de la gauche locale.

Anciennement la ville était chef-lieu de deux cantons :

Depuis la réforme de la carte cantonale, appliquée aux élections départementales de 2015, une partie de l'ex premier canton s'est vu adjoindre la ville de la plaine des palmistes pour former une nouvelle circonscription électorale départementale, le canton n°7 ; tandis que les communes de Sainte-Rose et Saint-Philippe ont été rattachées à la partie restante de la ville de Saint-Benoît (Bras-Fusil, Beaufonds, Sainte-Anne) pour former le canton n° 8.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Jean-Claude Fruteau PS  
2001 2008 Bertho Audifax UMP  
1999 2001 Philippe Le Constant PS  
1983 1999 Jean-Claude Fruteau PS  
1977 1983 David Moreau RPR  
1971 1977 André Duchemann    
1956 1971 David Moreau    
1947 1956 Jean Champierre de Villeneuve    
1946 1947 Léopold Ycare    
1938 1946 Alexis Champierre de Villeneuve MPR  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 37 738 habitants, en augmentation de 8,81 % par rapport à 2009 (La Réunion : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 2006 2011 2014
16 783 19 492 21 658 23 541 33 187 35 733 37 738
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée d'enseignement général et technologique Amiral Pierre Bouvet.

On trouve sur le territoire communal cinq collèges :

Cinq écoles élémentaires :

  • l'école élémentaire André-Hoareau ;
  • l'école élémentaire Bras-Fusil ;
  • l'école élémentaire Les Girofles ;
  • l'école élémentaire Odile-Élie ;
  • l'école élémentaire Petit Saint-Pierre.

Treize écoles primaires :

  • l'école primaire Alexis de Villeneuve à l'Abondance les Hauts ;
  • l'école primaire André Duchemann à la Confiance ;
  • l'école primaire Beaulieu ;
  • l'école primaire Denise-Salaï ;
  • l'école primaire Edmond Albius à Cambourg ;
  • l'école primaire Émilie-Moreau à la Rivière des Roches ;
  • l'école primaire Julie-Huet ;
  • l'école primaire Lucie-Prudent au Cratère ;
  • l'école primaire Maxime-Fontaine au Chemin de Ceinture ;
  • l'école primaire privée Saint-Joseph à Bras-Canot ;
  • l'école primaire privée Sainte-Marguerite ;
  • l'école primaire Reine-Pitou à Bourbier ;
  • l'école primaire Raphaël-Élie à Sainte-Anne.

Sept écoles maternelles :

  • l'école maternelle André-Hoareau ;
  • l'école maternelle Bois-Joli ;
  • l'école maternelle La Poussinière ;
  • l'école maternelle Les Bougainvilliers ;
  • l'école maternelle Les Girofles ;
  • l'école maternelle Les Hibiscus ;
  • l'école maternelle Les Orangers.

On y trouve par ailleurs quatre lycées publics :

  • le lycée d'enseignement général et technologique Amiral Bouvet, qui comptait 1 160 élèves à la rentrée 2005 ;
  • le lycée d'enseignement polyvalent de Bras-Fusil, qui comptait 910 élèves à la rentrée 2005 ;
  • le lycée professionnel Patu de Rosemont, qui comptait 1 236 élèves à la rentrée 2005 ;
  • le lycée Marie Curie ou lycée Saint Benoit IV.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église de Sainte-Anne : le monument, de style baroque, très inspirée des cathédrales européennes avec ses moulures, fleurs, statues et gargouilles en ciment. Elle a été édifiée entre 1921 et 1946, c’est l’œuvre du curé de la paroisse, le père Daubenberger : il mobilisa les enfants du catéchisme pour sculpter, au couteau, ces décors sur des plaques de ciment. Ce bâtiment a servi de cadre à la scène du mariage de La Sirène du Mississippi de François Truffaut.
  • Église Saint-Benoît.
  • La Marine de Saint-Benoît : construite en 1780, la marine servit à l'embarquement des sucres, du tapioca, des épices et autres marchandises, et contribua à desservir l'arrondissement au vent, car étant un point névralgique dans l'exportation de marchandises. À la livraison du chemin de fer en 1882, la marine continua de fonctionner mais déclina au fil des ans jusqu'à ce que le cyclone de 1904 emporte toute l'installation.
  • Gendarmerie de Saint-Benoît,  Inscrit MH (2011).
  • Le Grand Étang, le plus grand plan d'eau de La Réunion.
  • La vallée de Takamaka qui abrite une centrale hydroélectrique.
Vue du port du butor depuis le sentier du littoral.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les personnages suivants sont nés à Saint-Benoît :

|}

L'église de Sainte-Anne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. GUIDE HISTORIQUE, LA REUNION, G.GERARD
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .