Mémona Hintermann-Afféjee

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Mémona Hintermann
Image illustrative de l'article Mémona Hintermann-Afféjee
Mémona Hintermann en 2011, au Livre sur la place à Nancy.

Nom de naissance Mémona Afféjee
Naissance (65 ans)
Le Tampon, La Réunion
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Spécialité Grand reporter
Autres activités Présentatrice de journal
Années d'activité depuis 1976
Médias
Pays France
Télévision France 3
Fonction Grand reporter, présentatrice de journal

Mémona Hintermann-Afféjee, née Mémona Afféjee le au Tampon (La Réunion)[1], est une journaliste, grand reporter de télévision et présentatrice de journal française.

Après une carrière à France 3 de 1976 à fin 2012, elle est nommée en janvier 2013 conseillère pour le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et enfance[modifier | modifier le code]

Mémona Afféjee est la fille de Cassim Ismaël Afféjee, Indien musulman, et de Marie-Claire Séry, Créole d'ascendance bretonne et catholique ; ses parents ne se sont jamais mariés. Elle grandit dans une famille très modeste de onze enfants[2].

À l'état civil, elle se prénomme Mémona, un prénom musulman, mais elle a ensuite reçu le baptême catholique sous les prénoms Marie Andrée Colette[3].

Début en journalisme[modifier | modifier le code]

En 1971, Mémona Hintermann gagne le concours de l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF) à Saint-Denis-de-la-Réunion. En 1973, elle obtient une maîtrise en droit.

Arrivée en France métropolitaine, en 1976 elle commence par présenter le journal télévisé régional à FR3-Orléans (aujourd'hui France 3 Centre-Val de Loire) avant de présenter le journal national.

Grand reporter[modifier | modifier le code]

En 1984, Mémona Hintermann devient grand reporter au service Étranger de France 3 et part couvrir la plupart des grands conflits dans le monde ; elle a ainsi couvert la chute du mur de Berlin et les guerres de Yougoslavie. Elle est notamment spécialiste du Moyen-Orient et de l'Afghanistan. En complément, dans les années 1980 et durant l'été 2005, elle présente Soir 3, le journal de seconde partie de soirée de France 3.

En 2007, elle publie une autobiographie, Tête haute, qui relate son enfance à La Réunion dans une famille multiculturelle très pauvre. Entre autres choses, elle y « témoigne vigoureusement de sa foi chrétienne »[4] et y défend les principes sur lesquels elle a bâti sa vie : « méritocratie, respect de la pluralité religieuse, ascenseur social républicain[5] ».

En décembre 2007, elle prend position contre les honneurs accordés au colonel Kadhafi lors de sa visite officielle en France, et affirme qu'en 1984 en Libye, ce dernier aurait tenté de la violer après lui avoir laissé entendre qu'il lui accorderait un entretien[6],[7].

En janvier 2009, elle publie un ouvrage en collaboration avec son mari, le journaliste allemand Lutz Krusche : Quand nous étions innocents : Un amour franco-allemand. À la même date, elle officie en tant que présentatrice « joker » de France 3, puisqu'elle présente le Soir 3 tout au long de l'été, et comme grand reporter.

Conseil supérieur de l'audiovisuel[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, Mémona Hintermann est nommée pour six ans conseillère au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) par le socialiste Jean-Pierre Bel, président du Sénat[8],[9]. Conformément aux règles déontologiques du CSA, elle démissionne de ses fonctions à France 3 pour se consacrer à cette charge[10].

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Prix « Livre et droits de l'Homme » de la ville de Nancy avec Lutz Krusche, pour leur ouvrage Ils ont relevé la tête, remis au Livre sur la place sous le haut patronage de Simone Veil[11]
  • 2012 : Prix des écrivains combattants[12]
  • 2012 : Grand prix de l'Association de la presse étrangère (APE), dans la catégorie « télévision »[13]

Décorations[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's Who in France, Levallois-Perret, Jacques Lafitte, , 35e éd. (ISBN 2-85784-042-X), p. 975.
  2. Hintermann 2006, chap. 3 : « Ma famille : un casting d'enfer ».
  3. Emmanuel Berretta, « Mémona Hintermann : "Le CSA doit défendre le téléspectateur" », Le Point,‎ (lire en ligne).
  4. Patrice de Plunkett, « Memona Hintermann témoigne vigoureusement de sa foi chrétienne », sur Patrice de Plunkett : le blog, .
  5. « Rencontre avec Memona Hintermann, auteur de "Tête haute" », sur Canal Académie, (consulté le 23 novembre 2016).
  6. Interview de Mémona Hintermann, L'Édition spéciale, Canal+, 10 décembre 2007.
  7. François Vignal, « Je revois Kadhafi devant moi, menaçant de me flinguer », Libération,‎ (lire en ligne).
  8. « Décret du 23 janvier 2013 portant nomination du président et de membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel », JORF no 20 du 24 janvier 2011, p. 1536, texte no 1, NOR HRUX1301126D.
  9. « Présentation du Conseil : Le Collège », CSA.
  10. Emmanuel Berretta, « CSA : Memona Hintermann se met en règle », Le Point,‎ (lire en ligne).
  11. Nicolas Bastuck, « Tous à Nancy pour la rentrée littéraire ! », Le Point,‎ (lire en ligne).
  12. a, b et c « Présentation du Conseil : Mémona Hintermann-Afféjee », CSA.
  13. « Mémona Hintermann récompensée par l'Association de la Presse Étrangère », Télérama,‎ (lire en ligne).
  14. « Décret du 13 juillet 2001 portant promotion et nomination », JORF no 162 du 14 juillet 2001, p. 11337, NOR PREX0104977D.
  15. « Décret du 16 mai 2008 portant promotion et nomination », JORF no 114 du 17 mai 2008, p. 8026, texte no 2, NOR PREX0806566D.
  16. Isabelle O'Neill, « Rencontre avec... Memona Hintermann », Le Messager de Saint Antoine,‎ (lire en ligne).
  17. « La rencontre-débat avec Mémona Hinterman », Conseil départemental de La Réunion, .
  18. G.K., « Une rue "Mémona Hintermann" inaugurée dans un village de l'Ardèche », sur Zinfos974, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]