Les Avirons

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Les Avirons
Vue de la commune sur l'Île de la Réunion
Vue de la commune sur l'Île de la Réunion
Blason de Les Avirons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion
Arrondissement Saint-Pierre
Canton Les Avirons
Intercommunalité CIVIS
Maire
Mandat
Michel Dennemont
2014-2020
Code postal 97425
Code commune 97401
Démographie
Gentilé Avironnais
Population
municipale
10 705 hab. (2011)
Densité 407 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 14′ 31″ S 55° 20′ 00″ E / -21.2419, 55.3333 ()21° 14′ 31″ Sud 55° 20′ 00″ Est / -21.2419, 55.3333 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 2 565 m
Superficie 26,27 km2
Localisation

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Les Avirons

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Les Avirons
Liens
Site web http://www.mairie-avirons.fr

Les Avirons est une commune française, située dans le département en région de La Réunion.

Ses habitants sont appelés les Avironnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Limitrophe de Saint-Leu, Cilaos, Saint-Louis et L'Étang-Salé, la commune ne possède que 150 mètres de façade littorale. Le territoire de la commune se compose de deux parties distinctes : Les Avirons, ville située entre 300 et 400 mètres d'altitude et Le Tévelave village plus élevé (entre 800 et 900 mètres d'altitude). Ces deux zones sont liées par un chemin départemental.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune viendrait de la déformation d'un mot malgache « zavironné » signifiant « que l'on découvre de loin »[1]. Le blason de la commune fait apparaître trois dodos blancs et deux avirons plantés dans la grève.

Les premiers colons s'installent près de la ravine Sèche vers 1719, la zone est une section de Saint-Louis puis de l'Etang-Salé. La commune n'est créée que le 8 janvier 1894 en application de la loi du 11 juin 1893. Le 28 janvier 1894, la population choisit son conseil municipal composé de 21 membres. Antoine Hibon devient son premier maire en février 1894.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

C'est Antoine Hibon, cultivateur, qui est nommé au poste de premier magistrat qu'il occupa jusqu'en mai 1900 où il fut remplacé par Clovis Mondon, propriétaire, personnage qui semble avoir joui dans la commune d'une certaine notoriété. Son premier adjoint, Henri Enault, cultivateur, lui succède en 1909; il meurt en décembre 1910, emporté une maladie.

Augustin Dupont est maire de janvier 1911 jusqu'à sa révocation par le ministre des Colonies, le 3 mars 1915. Joachim Cadet, son adjoint, le remplace jusqu'en novembre 1919 où Varin Nativel, né à Saint-Louis, propriétaire, est nommé maire. Après sa mort, Fortuné Gastellier lui succède le 26 novembre 1922. Sosthènes Rivière et Louis François Enault sont respectivement premier et deuxième adjoints.

En mai 1926, Louis François Enault dit "Joson", propriétaire né aux Avirons, gagne les élections municipales.

L'année 1930 voit l'arrivée à la mairie du radical-socialiste, Pierre Cadet, né à Saint-Louis (La Réunion), industriel. Il y restera jusqu'à sa démission en septembre 1942 à cause de son "âge avancé" et surtout de son état de santé mentale.

Par arrêté du 30 septembre 1942, le gouverneur Pierre Aubert le remplace par Sosthènes Rivière, commerçant. Ce dernier se rallie alors, comme beaucoup de maires réunionnais, à la décision prise en 1940 par le gouverneur Pierre Aubert de soumettre la Colonie à l'autorité du Maréchal Pétain. Il devra démissionner avec son conseil municipal à l'arrivée dans l'île de l'envoyé spécial du Général Charles de Gaulle, le gouverneur André Capagorry. Dès janvier 1943, celui-ci met en place aux Avirons une délégation spéciale de quatre membres et un conseil de notables chargés de remplacer le maire et son conseil municipal démissionnaires. Cette délégation était composée de Adrien Cadet nommé président, Sosthènes Rivière, vice-président, Anatole Mondon et Flavien Rivière, membres. Le conseil de notables comprenait six personnes : Benjamin Dennemont, Clémencin Hébert, Roger Mondon, Léopold Rivière, Valère Vatel et Léo Vitry.

Les élections du 5 mai 1945 confirment Adrien Cadet à la direction de la mairie. C'est un modéré, membre du Rassemblement du peuple français. En octobre 1947, opposé au communiste Auguste Hoarau, il est réélu. Adrien Cadet décède en décembre 1961.

Henri Fort lui succède en février 1962. Lucas Maximin et Edouard Rivière sont choisis comme adjoints. Il restera à la mairie jusqu'en 1983.

C'est à cette date que Joseph Lacaille le remplace. En avril 1987, la dissolution de son conseil municipal oblige à des élections anticipées. La liste menée par Michel Dennemont l'emporte le 31 mai 1987, il est réélu en 1989. Il est conseiller général depuis 1992.

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1987 Joseph Lacaille    
1962 1983 Henri Fort    
1945 1961 Adrien Cadet    
1942 1945 Sosthènes Rivière    
1930 1942 Pierre Cadet    
1926 1930 Louis François Enault    
1922 1926 Fortuné Gastellier    
1919 1922 Varin Nativel    
1915 1919 Joachim Cadet    
1911 1915 Augustin Dupont    
1909 1910 Henri Enault    
1900 1909 Clovis Mondon    
1894 1900 Antoine Hibon    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 705 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
4 118 4 547 4 863 5 150 5 935 7 172 9 180 10 705
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[3] puis population municipale à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Infrastructures[modifier | modifier le code]

On trouve sur le territoire communal un collège public, le collège Adrien Cadet. On y trouve par ailleurs un lycée public d'enseignement général, technologique et professionnel, le lycée des Avirons, qui comptait 1 100 élèves à la rentrée 2005.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'histoire des Avirons est marquée par la figure du père Martin, nommé curé le 22 avril 1879. Il entreprend la conversion des travailleurs immigrés hindous et tente par ailleurs de leur dispenser l'instruction publique chère à la République. Arrêté par la gendarmerie, il lui prédit un triste sort. Peu après, un gendarme fait une chute mortelle de cheval. Le père Martin en est réduit à donner la messe dans un souterrain du Tévelave.
  • Thérésien Cadet (1937-1987), botaniste, était originaire de la commune, et plus précisément du Tévelave.
  • Élodie Lebon, Miss Réunion 2005, 3e dauphine de Miss France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. In Le Patrimoine des communes, édition Flohic, page 37
  2. http://www.mairie-avirons.fr/index-225-fr.html
  3. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]