Le Plessis-Trévise

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Le Plessis-Trévise
La place du marché au Plessis-Trévise en 2017.
La place du marché au Plessis-Trévise en 2017.
Blason de Le Plessis-Trévise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Nogent-sur-Marne
Canton Villiers-sur-Marne
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
Maire
Mandat
Didier Dousset
2014-2020
Code postal 94420
Code commune 94059
Démographie
Gentilé Plesséens
Population
municipale
19 732 hab. (2014)
Densité 4 568 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 40″ nord, 2° 34′ 18″ est
Altitude Min. 88 m
Max. 111 m
Superficie 4,32 km2
Localisation

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Liens
Site web leplessistrevise.fr

Le Plessis-Trévise est une commune française située dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France. De peuplement récent, elle a une existence administrative depuis 1899 et s'est urbanisée surtout à partir des années 1950.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation du Plessis-Trévise dans le Val-de-Marne

Située à 17 km à l'est de Paris, Le Plessis-Trévise est la plus jeune commune du Val-de-Marne (son centième anniversaire a été fêté le 7 juillet 1999).

Le Plessis-Trévise est située au carrefour entre la Seine-et-Marne avec la commune de Pontault-Combault, la Seine-Saint-Denis avec la commune de Noisy-le-Grand et le Val-de-Marne avec les communes de Champigny-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Villiers-sur-Marne.

Rose des vents Villiers-sur-Marne Noisy-le-Grand Pontault-Combault Rose des vents
Champigny-sur-Marne
Chennevières-sur-Marne
N Pontault-Combault
O    Le Plessis-Trévise    E
S
Chennevières-sur-Marne
La Queue-en-Brie
La Queue-en-Brie Pontault-Combault

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Au nord, la commune est accessible par l'autoroute A4, en empruntant l'accès Noisy-le-Grand/ Villiers-sur-Marne. Au sud, elle est accessible par la N4 en empruntant la direction "Le Plessis-Trévise" au niveau du centre commercial Pince-Vent d'Ormesson. À l'est, la commune est accessible via la francilienne N104 en empruntant la sortie "Pontault-Combault gare"[1].

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

gare de Villiers-sur-Marne - Le Plessis-Trévise, sur le RER E, vue depuis la rue du Chemin de fer, à Villiers-sur-Marne.

Le réseau de transports en commun plesséen repose sur les lignes de bus suivantes :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le centre-ville, en 2009.

À l'origine, le hameau est constitué de deux domaines séparés : Le Plessis-Saint-Antoine et le Plessis La Lande. En 1776, le prince de Conti réunit les domaines ébauchant ainsi le territoire de ce qui deviendra le Plessis-Trévise, alors partagé entre les communes de Villiers-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Chennevières-sur-Marne[2].

Le vieux mot « plessis » désignait jadis des branchages entrecroisés protégeant un domaine. Quant au mot « Trévise », il fait référence à la ville d'Italie (Vénétie) : le maréchal Mortier fut nommé duc de Trévise et gouverneur de Silésie par Napoléon Ier, en 1808, après la bataille de Friedland][2]. En 1812, le maréchal Mortier, devenu immensément riche, s'était installé au château de La Lande, situé sur la commune dont il deviendra le maire. Il est tué en 1835, boulevard du Temple, victime de la « machine infernale » de Fieschi qui visait le cortège de Louis-Philippe. Inhumé aux Invalides, son cœur est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Vers le milieu du XIXe siècle, l'actuel territoire de la commune du Plessis-Trévise est presque entièrement boisé et à peine une cinquantaine de personnes y vivent de façon permanente[3].

En 1857, après la mort de la duchesse de Trévise, ses héritiers confient à Jean Augustin Ardouin la tâche de morceler le domaine et d'en faire des lotissements. Cette décision a pour conséquence le début du morcellement des anciens grands domaines boisés[4]. le château de la Lande et son parc sont achetés par Gustave Roger. Dans les anciennes dépendances du château, un institut hydrothérapique est fondé par le docteur Louis Fleury[2]. Le lotissement d'une partie des terres du château amène une nouvelle population à s'y installer. Dans un premier temps, une population parisienne en quête d'espaces verts contribue à l'accroissement rapide de la ville, souvent par la construction de villas spacieuses. L'artisanat et le petit commerce s'y implante, ainsi que plusieurs fermes. Le chemin de fer y parvient et amène l'ouverture d'auberges et de guinguettes[2]. En quarante ans, plus de 200 maisons sont construites sur le territoire de l'actuelle commune et la population passe de 50 habitants en 1857 à environ 950 habitants en 1899[4].

Un syndicat des propriétaires du Parc du Plessis-Trévise porte des revendications d'indépendance administrative de la communauté en croissance rapide, ce qui conduit, après une trentaine d'années de démarches, à la création d'une commune à part entière par la loi du [2]. Un odonyme local (« Esplanade du 7-Juillet-1899 ») rappelle cet événement. L'église Saint-Jean-Baptiste du Plessis-Trévise est construite peu de temps avant la proclamation de la nouvelle commune[4]. La création de la nouvelle commune entraîne l'édification d'équipements publics propres, dont la mairie et une école[4].

Ce n'est cependant qu'à partir des années 1950 que la nouvelle commune commence réellement à s'urbaniser, notamment après la création par l'abbé Pierre de la « Cité de la Joie », une des premières cités d'urgence construites après son fameux appel de l'hiver 1954 par l'architecte Pierre Dufau[2]. Une communauté Emmaüs, la première à accueillir des femmes, et plusieurs logements gérés par Emmaüs Habitat sont situés sur la commune du Plessis-Trévise.

Un grand nombre de lotissements pavillonnaires se construisent dans les années 1970[2]. À partir de 1984, la ville se dote d'un cœur et voit sa population atteindre sa maturité, autour de 20 000 Plesséens aujourd'hui[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Véhcule de nettoyage de la ville du Plessis-Trévise en 2017.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire de la commune était depuis mars 1983 Jean-Jacques Jégou, ancien député et sénateur MoDem, réélu en 2008 au premier tour avec 53,89 % des voix. Le 23 mars 2014, la liste conduite par Didier Dousset remporte les élections. Lors de la réunion du conseil municipal du 28/29 mars 2014, Didier Dousset est élu maire par les conseillers municipaux.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5],[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1899 1902 Gustave Dupont    
1902 1917 Jules Nivette    
1917 1919 Jules Alinot    
1919 1925 Joseph Belin    
1925 1941 Georges Foureau    
1941 1945 Charles Coudert    
1945 1947 Lucien Renault    
1947 1953 Gaston Simonnet    
1953 1954 Désiré Serrant    
1954 1967 Pierre Boyer    
1967 1971 René Ledent    
1971 1983 Georges Roussillon    
1983 2014 Jean-Jacques Jégou MoDem Chef d'entreprise de PME
Conseiller général (1982 → 1988)
Député du Val-de-Marne (1986 → 2002)
Sénateur du Val-de-Marne[7] (2004 → 2011)
Président de la CA du Haut Val-de-Marne (2014 → )
2014 en cours
(au 11 mai 2015)
Didier Dousset MoDem Président du Modem 94 (en 2014[8])

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Trévise est jumelée[9] avec les villes de :
Blank map of world no country borders.PNG
La ville de Burladingen en Allemagne
La ville d'Ourém au Portugal
La ville de Wagrowiec en Pologne

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 19 732 habitants, en augmentation de 4,53 % par rapport à 2009 (Val-de-Marne : 3,41 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
921 835 868 1 189 1 469 1 636 1 391 1 338 2 426
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 180 8 392 12 991 13 565 14 583 16 656 17 710 19 095 19 732
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Plessis Trévise dispose du collège Albert-Camus, qui se situe non loin de l'espace sportif Philippe-de-Dieuleveult.

Le Plessis Trévise dispose de cinq écoles élémentaires (l'école Jean-Monnet, Jean-Moulin, Marbeau, Val-Roger et l'école Marie-Louise-et-Marcel-Salmon.)

Et dispose également de cinq écoles maternelles (l'école Charcot, Olympe-de-Gouges, Saint-Exupéry, La Maréchale, Val-Roger)

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Médiathèque Jacques Duhamel, au Plessis-Trévise.

La médiathèque Jacques Duhamel se trouve en face de la place du marché, sur l'esplanade du 7 juillet 1899, près de l'avenue Ardouin. Depuis fin 2016, elle est gérée par l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (GPSEA), qui regroupe seize communes du Val-de-Marne[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année se déroule au début du mois de décembre le salon "Arts et Délices", marché de Noël, organisé par le Club de jumelage Robert-Schuman.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'espace Arlette-et-Jacques-Carlier, l'un des bâtiments du centre sportif Louison-Bobet.

Le Plessis-Trévise possède plusieurs complexes sportifs. Le plus vaste est le complexe Philippe-de-Dieuleveult, composé d'une salle de handball, de gymnastique, de judo, d'escrime, de danse, de badminton, de tennis de table et une piscine. Le Plessis-Trévise possède également le centre sportif Louison-Bobet, un espace sportif comprenant principalement un stade d'athlétisme, qui se trouve à proximité de l'espace Philippe-de-Dieuleveult.

Le Plessis-Trévise dispose d'une équipe de handball masculine qui joue actuellement[Quand ?] en Nationale 3.

Médias[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune du Plessis-Trévise a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[14].

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint Jean Baptiste en 2017.

La commune du Plessis-Trévise dispose de l'église Saint-Jean-Baptiste, une église paroissiale chrétienne construite en 1881[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mairie du Plessis-Trévise en 2017.

La mairie actuelle du Plessis-Trévise se trouve dans un bâtiment construit dans les années 1930[16]. Elle a été rénovée et agrandie en 2008.

Le Plessis-Trévise compte également deux châteaux : le château d'Emmaüs et le château des Tourelles.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • le Château des Tourelles au Plessis-Trévise.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Une vache dans un champ, chemin du Plessis-Trévise à La Queue-en-Brie.

Le Plessis-Trévise bénéficie du label « ville fleurie » avec deux fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes du Plessis-Trévise

Les armes du Plessis-Trévise se blasonnent ainsi :

D’azur à la haie circulaire d’or, au chef cousu de gueules semé d’étoiles aussi d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page "Accès et transports" sur le site de la mairie du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Page "En bref" sur le site de la commune du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017.
  3. Page d'accueil du site "Mémoire du Plessis-Trévise" maintenu par la Société historique du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017.
  4. a, b, c et d Page "Mémoire des lieux" sur le site Mémoire du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017.
  5. « Les maires de Plessis-Trévise (Le) », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 11 mai 2015).
  6. Nos maires depuis 1899, page du site de la mairie du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017.
  7. « JÉGOU Jean-Jacques », Ancien sénateur du Val-de-Marne (consulté le 11 mai 2015).
  8. C. Dubois, « Didier Dousset prend la présidence du Modem Val de Marne », sur http://94.citoyens.com, (consulté le 11 mai 2015) : « L’élu succède à cette fonction à Jean-Jacques Jégou, après lui avoir succédé il y a quelques mois à la mairie du Plessis tandis que l’ancien sénateur a pris la présidence de la Communauté d’agglomération du Haut Val-de-Marne. ».
  9. Villes jumelées au Plessis-Trévise
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Billet sur le site de la médiathèque Jacques Duhamel. Page consultée le 17 octobre 2017.
  14. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  15. Page "Premiers édifices publics" sur le site Mémoire du Plessis-Trévise, maintenu par la Société historique du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017.
  16. Les premiers édifices publics, page sur le site de la Société historique du Plessis-Trévise. Page consultée le 17 octobre 2017.
  17. Palmarès 2009 du concours des Villes et Villages Fleuris
  18. Personnages célèbres du Val-de-Marne
  19. « Catherine Boursier », Site du Parlement Européen (consulté le 19 décembre 2008)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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