Saint-Germain-en-Coglès

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Saint-Germain-en-Coglès
Saint-Germain-en-Coglès
Église paroissiale Saint-Germain-d'Auxerre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Couesnon Marches de Bretagne
Maire
Mandat
Amand Roger
2020-2026
Code postal 35133
Code commune 35273
Démographie
Gentilé Germanais
Population
municipale
2 051 hab. (2017 en augmentation de 0,89 % par rapport à 2012en augmentation de 0,89 % par rapport à 2012)
Densité 64 hab./km2
Population
aire urbaine
43 066 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 24″ nord, 1° 15′ 44″ ouest
Altitude Min. 105 m
Max. 194 m
Superficie 32,09 km2
Élections
Départementales Canton d'Antrain
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Saint-Germain-en-Coglès
Liens
Site web www.saint-germain-en-cogles.com

Saint-Germain-en-Coglès (Sant-Jermen-Gougleiz en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 051 habitants[Note 1]. Depuis 2010, la commune est jumelée avec Vila Verde e Barbudo au Portugal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays du Coglais (que l'on retrouve dans le nom de la commune sous son ancienne graphie de Coglès, également le nom du bourg central de cet ancien pays).


Communes limitrophes de Saint-Germain-en-Coglès
Montours Le Châtellier Parigné
Saint-Étienne-en-Coglès Saint-Germain-en-Coglès Landéan,
Laignelet
Saint-Sauveur-des-Landes Romagné Lécousse, Fougères

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La carrière de granit du Haut-Rocher ferma en 1955[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Germain-en-Coglès.
Liste des maires[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1944 Jean Gaumerais    
1944 1965 Alfred Mauduit    
1965 mars 1983 Pierre Roussel    
mars 1983 juin 1995 Georges Casel    
juin 1995 mars 2008 Marie Gérard[4] DVD  
mars 2008 En cours Amand Roger[5] DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2017, la commune comptait 2 051 habitants[Note 2], en augmentation de 0,89 % par rapport à 2012 (Ille-et-Vilaine : +5,19 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2862 3332 4872 5582 5812 5812 6012 7062 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6802 6792 6512 5072 6152 6462 5942 6142 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3632 3912 4012 0642 0812 0382 0321 9922 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 0201 9111 8151 7811 7941 7731 9601 9862 012
2013 2017 - - - - - - -
2 0242 051-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Marigny[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Jacques à Marigny.

Dernier vestige de la seigneurie de Marigny, la chapelle est dédiée à saint Jacques. Paroissiale jusqu'à la Révolution, elle devient le lieu de sépulture de la famille de Pommereul au XIXe siècle. Inscrite en tant que monument historique en 1937 et classée en tant que site en 1938, elle garde le souvenir des Harpin, Geffelot et de Pommereul, propriétaires successifs du domaine de Marigny[10].

Ancien manoir de la Carrée[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe jusqu'au début du XXe siècle, le manoir de la Carrée a appartenu aux du Pontavice de Heussey. Cette famille a donné des personnages tels que hommes de lettres, militaires, directeur de haras nationaux, propriétaires terriens. Ce sont les héritiers de Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne. En 1858, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam a rendu visite à son ami et mentor Hyacinthe du Pontavice de Heussey au manoir de la Carrée.

Les bois de Saint-Germain abritent le cimetière particulier de la famille. Le descendant direct du fondateur y a été inhumé en 2009.

Église Saint-Germain-d'Auxerre[modifier | modifier le code]

Base de la tour et chœur datant du XVe siècle, corps de l'édifice construit de 1850 à 1853 par Charles Langlois, architecte diocésain.

Le dolmen du Rocher-Jacquaux[modifier | modifier le code]

Dolmen du Rocher-Jacquaux.

Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1921[11].

Grange de la Gélinais[modifier | modifier le code]

Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [12].

Jardin de l'Eau[modifier | modifier le code]

Le Jardin de l'Eau est un parc naturel de 6 ha[13]. Il est dédié à la sensibilisation sur la qualité de l'eau.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le , des activistes du GANVA occupent un pylône de ligne THT en opposition à la création de la ligne THT entre la centrale nucléaire de Flamanville et le réseau électrique haute tension en Mayenne[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François-René de Chateaubriand[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, la sœur ainée de Chateaubriand était propriétaire du château de Marigny. Dans Mémoires d'outre-tombe, l'écrivain se souvient de ses séjours à Marigny : J'aimais toujours la campagne et celle de Marigny était charmante.[réf. souhaitée]

Balzac[modifier | modifier le code]

Ruiné par une expérience d'imprimeur, Balzac envisage la rédaction d'un ouvrage historique. Ayant choisi la guerre des Chouans, il a besoin de s'imprégner des lieux qui ont connu les évènements. À l'automne 1828, il est reçu à Fougères par Gilbert de Pommereul, fils d'un ami de son père. Il profite de son séjour pour visiter le pays et se faire raconter des anecdotes contemporaines de la Révolution. Gilbert de Pommereul lui fait découvrir le site de Marigny. Balzac s'en inspire pour deux épisodes de son roman baptisé Les Chouans.

Du Pontavice de Heussey[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Hyacinthe du Pontavice de Heussey publie plusieurs recueils de poésies. Il est inhumé à Saint-Germain-en-Coglès en 1876. Son fils Robert, écrivain, rédige des ouvrages sur Balzac, Dickens et Villiers de l'Isle-Adam[15].

Hervé et Bernard du Pontavice de Heussey, deux frères pilotes aviateurs[16], sont « Morts pour la France » en 1918 à quatre mois d’intervalle. Tous les deux décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, ils sont décédés au cours d’une mission aérienne. Leurs dépouilles mortelles ont été inhumées dans le cimetière familial le , à l’issue d’une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-en-Coglès[17].

Jean Guéhenno[modifier | modifier le code]

Jean Guéhenno a un lien particulier avec Saint-Germain-en-Coglès : sa mère y est née et il y a passé son enfance chez sa nourrice. Il s'en souvient dans Journal d'un homme de quarante ans et Changer la vie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[18].
  1. INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de Fougères.
  2. Serj Le Maléfan, "Granites de Bretagne", Coop Breizh, 2013, (ISBN 978-2-84346-588-8)
  3. http://www.saint-germain-en-cogles.com/decouvrir-saint-germain/histoire-et-patrimoine/les-maires-de-st-germain.html
  4. Maire sortant - LeMonde.fr
  5. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. « Chapelle de Marigny », notice no PA00090779, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Dolmen du Rocher Jacquiaux, ou Jacquau », notice no PA00090780, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00090781, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « La jardin de l'eau », sur ville de Saint-Germain-en-Coglès (consulté le 20 mai 2019).
  14. dépêche AFP - lundi 14 juillet 2008 - Fin de l’occupation d’un pylône par des antinucléaires en Ille-et-Vilaine.
  15. voir Dominique Taillandier, Manoir de La Carrée, 2011, extraits consultables http://www.manoir-de-la-carree.com
  16. Voir ce site sur l'aviation militaire française : [1]
  17. La Chronique de Fougères, 4 novembre 1922.
  18. « Saint-Germain-en-Coglès sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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