Saint-Germain-en-Coglès

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Saint-Germain-en-Coglès
Église paroissiale Saint-Germain-d'Auxerre.
Église paroissiale Saint-Germain-d'Auxerre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Antrain
Intercommunalité Couesnon Marches de Bretagne
Maire
Mandat
Amand Roger
2014-2020
Code postal 35133
Code commune 35273
Démographie
Gentilé Germanais
Population
municipale
2 023 hab. (2014 en diminution de 1,12 % par rapport à 2009)
Densité 63 hab./km2
Population
aire urbaine
43 066 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 24″ nord, 1° 15′ 44″ ouest
Altitude Min. 105 m
Max. 194 m
Superficie 32,09 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-germain-en-cogles.com

Saint-Germain-en-Coglès (Sant-Jermen-Gougleiz en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 023 habitants[Note 1]. Depuis 2010, la commune est jumelée avec Vila Verde e Barbudo au Portugal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays du Coglais (que l'on retrouve dans le nom de la commune sous son ancienne graphie de Coglès, également le nom du bourg central de cet ancien pays).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Germain-en-Coglès.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Marie Gérard[2] DVD  
mars 2008 en cours Amand Roger[3] DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2014, la commune comptait 2 023 habitants[Note 2], en diminution de 1,12 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 286 2 333 2 487 2 558 2 581 2 581 2 601 2 706 2 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 680 2 679 2 651 2 507 2 615 2 646 2 594 2 614 2 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 363 2 391 2 401 2 064 2 081 2 038 2 032 1 992 2 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 020 1 911 1 815 1 781 1 794 1 773 1 960 1 986 2 012
2013 2014 - - - - - - -
2 024 2 023 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Marigny[modifier | modifier le code]

Article détaillé : chapelle de Marigny.
Chapelle Saint-Jacques à Marigny.

Dernier vestige de la seigneurie de Marigny, la chapelle est dédiée à saint Jacques. Paroissiale jusqu'à la Révolution, elle devient le lieu de sépulture de la famille de Pommereul au XIXe siècle. Inscrite en tant que monument historique en 1937 et classée en tant que site en 1938, elle garde le souvenir des Harpin, Geffelot et de Pommereul, propriétaires successifs du domaine de Marigny[8].

Ancien manoir de la Carrée[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe jusqu'au début du XXe siècle, le manoir de la Carrée a appartenu aux du Pontavice de Heussey. Cette famille a donné des personnages tels que hommes de lettres, militaires, directeur de haras nationaux, propriétaires terriens. Ce sont les héritiers de Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne. En 1858, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam a rendu visite à son ami et mentor Hyacinthe du Pontavice de Heussey au manoir de la Carrée.

Les bois de Saint-Germain abritent le cimetière particulier de la famille. Le descendant direct du fondateur y a été inhumé en 2009.

Église Saint-Germain-d'Auxerre[modifier | modifier le code]

Base de la tour et chœur datant du XVe siècle, corps de l'édifice construit de 1850 à 1853 par Charles Langlois, architecte diocésain.

Le dolmen du Rocher-Jacquaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmen du Rocher Jacquot.
Dolmen du Rocher-Jacquaux.

Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1921[9].

Grange de la Gélinais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : grange de la Gélinais.

Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [10].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le , des activistes du GANVA occupent un pylône de ligne THT en opposition à la création de la ligne THT entre la centrale nucléaire de Flamanville et le réseau électrique haute tension en Mayenne[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François-René de Chateaubriand[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, la sœur ainée de Chateaubriand était propriétaire du château de Marigny. Dans Mémoires d'outre-tombe, l'écrivain se souvient de ses séjours à Marigny : « J'aimais toujours la campagne et celle de Marigny était charmante. »[réf. souhaitée]

Balzac[modifier | modifier le code]

Ruiné par une expérience d'imprimeur, Balzac envisage la rédaction d'un ouvrage historique. Ayant choisi la guerre des Chouans, il a besoin de s'imprégner des lieux qui ont connu les évènements. À l'automne 1828, il est reçu à Fougères par Gilbert de Pommereul, fils d'un ami de son père. Il profite de son séjour pour visiter le pays et se faire raconter des anecdotes contemporaines de la Révolution. Gilbert de Pommereul lui fait découvrir le site de Marigny. Balzac s'en inspire pour deux épisodes de son roman baptisé Les Chouans.

Du Pontavice de Heussey[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Hyacinthe du Pontavice de Heussey publie plusieurs recueils de poésies. Il est inhumé à Saint-Germain-en-Coglès en 1876. Son fils Robert, écrivain, rédige des ouvrages sur Balzac, Dickens et Villiers de l'Isle-Adam[12].

Hervé et Bernard du Pontavice de Heussey, deux frères pilotes aviateurs[13], sont « Morts pour la France » en 1918 à quatre mois d’intervalle. Tous les deux décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, ils sont décédés au cours d’une mission aérienne. Leurs dépouilles mortelles ont été inhumées dans le cimetière familial le 7 novembre 1922, à l’issue d’une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-en-Coglès[14].

Jean Guéhenno[modifier | modifier le code]

Jean Guéhenno a un lien particulier avec Saint-Germain-en-Coglès : sa mère y est née et il y a passé son enfance chez sa nourrice. Il s'en souvient dans Journal d'un homme de quarante ans et Changer la vie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[15].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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