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Saint-Étienne-en-Coglès

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Saint-Étienne-en-Coglès
Saint-Étienne-en-Coglès
L'église Saint-Étienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Couesnon Marches de Bretagne
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Thomas Janvier
2020-2026
Code postal 35460
Code commune 35267
Démographie
Gentilé Stéphanais
Population 1 972 hab. (2023)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 13″ nord, 1° 19′ 30″ ouest
Altitude Min. 73 m
Max. 155 m
Superficie 22,65 km2
Élections
Départementales Antrain
Historique
Fusion
Intégrée à Maen Roch
Localisation
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Saint-Étienne-en-Coglès
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Saint-Étienne-en-Coglès

Saint-Étienne-en-Coglès (prononcé [sɛ̃.t‿etjɛn ɑ̃ kɔɡl], comme Cogles) est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 972 habitants[Note 1]. Elle a fusionné le avec Saint-Brice-en-Coglès pour former la commune de Maen Roch.

Géographie

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Partie du pays de Coglais.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Stephani de Cogles au XIe siècle[1], Sanctus Stephanus Fulgeriensis au XIIe siècle.

Le gentilé est Stéphanais[2].

Préhistoire

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Un grand bâtiment de plan trapézoïdal, datant de 4 900 avant J.-C., entouré de fosses allongées dans lesquelles des vestiges de mobilier ont été exhumés, a été découvert au Haut-Mée[3].

ADans le courant du XIe siècle l'église de Saint-Étienne appartenait aux héritiers d'un seigneur nommé Renier de Taillie, qui avait possédé aussi la chapelle de Bréal-sous-Vitré. Au XIIe siècle Hamelin, évêque de Rennes, qui était originaire d'Angers, donna l'église aux chanoines réguliers de l'abbaye Toussaint d'Angers qui fondèrent alors à Saint-Étienne un prieuré-cure[4].

Temps modernes

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Au XVIIIe siècle l'église Saint-Étienne était encore un remarquable spécimen de l'architecture romane ; elle était composée d'une nef terminée par une abside en cul-de-four, à l'entrée de laquelle s'élevait une belle tour. Ce plan fut modifié en 1615 par l'adjonction de deux transepts ; l'abside fut détruite en 1778.

Carte de Cassini de la paroisse de Saint-Étienne-en-Coglais et de ses environs (1767).

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Étienne-en-Coglès en 1778 :

« Saint-Étienne-en-Coglais : sur une hauteur, et sur la route de Dol à Fougères ; à 9 lieues au Nord-Est de Rennes, son évêché et son ressort ; et à 2 lieues un quart de Fougères, sa subdélégation. Cette paroisse compte 1 800 communiants[Note 2] : la cure est un prieuré présenté par l'Abbé de Toussaints d'Angers, et desservi par un moine de cette Maison. Le territoire, coupé au Nord de son bourg par la rivière de Loisance, offre à la vue des coteaux, des vallons, des terres très exactement cultivées, et des arbres fruitiers. En 1420, on y remarquait les maisons nobles de Saint-Etienne et du Bois-Henri, à la Dame de Saint-Étienne ; ce dernier est auprès d'un bois, le seul que nous connaissons dans la paroisse ; le Fail appartenait au Sieur de Bonne-Fontaine et le Vau-Garin , au Sieur du Fratoy[5]. »

Révolution française

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A. Marteville et P. Varin écrivent que « pendant la guerre civile qui, pendant la Révolution de 90, a si vivement agité l'arrondissement de Fougères, la commune était renommée pour son attachement aux principes nouveaux : aussi, lors d'une attaque opérée par un détachement des armées dites royales, contre ce bourg, la garde nationale de Saint-Étienne], retranchée dans le cimetière et dans l'église, fit-elle une résistance telle, qu'elle força à la retraite la troupe assez nombreuse qui, sous les ordres de l'un des frères Pilet ou de Duboisguy, avait voulu s'y établir. Pendant cette désastreuse guerre civile, il s'était formé une sorte de confédération, ou d'assurance mutuelle, contre les insurgés, si l'on peut parler ainsi, entre plusieurs communes voisines de Saint-Étienne, telles que Saint-Marc, Lécousse, Saint-Brice, etc.. Aussitôt qu'une colonne d'insurgés paraissait sur le territoire de l'une d'elles, le tocsin sonnait, et tout le monde courait aux armes. Aussi, de nos jours même [en 1853] les paysans de ces localités se vantent-ils de n'avoir point été entamés par les chouans »[6].

Le , Boisguy rassemble 200 hommes au château de Marigny à Saint-Germain-en-Coglès et attaque Saint-Étienne-en-Coglès : six républicains, dont un capitaine, sont tués contre un chouan lors du combat[7],[8].

Le XIXe siècle

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Plan cadastral de la commune de Saint-Étienne-en-Coglès (1852, tableau d'assemblage).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Étienne-en-Coglès en 1853 :

« Saint-Étienne-en-Coglais (sois l'invocation de saint Étienne, fêté le 3 août, jour de l'invention des reliques du saint) ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Lecoussel, Haut et Bas-Primaux, Haut et Bas-Sancé, Bervaux, Plinchardière, la Brosse, la Rohanne, la Frenouse, Haut et Bas-Rochulé, le Teil, Laussandière, Courtine, le Bas-Mée. Superficie totale 2 264 hectares 85 ares, dont (..) terres labourables 1 567 ha, prés et pâturages 261 ha, bois 62 ha, vergers et jardins 57 ha, landes et incultes 248 ha (..). Moulins : 2 (de Saint-Étienne, du Fœil, à eau). Cette commune est traversée de l'est à l'ouest par la grande route de Saint-Malo à Fougères, la rivière l'Oisance coule au nord, et la Minette au sud. Elle contient les petits bois du Fœil et du Bois-Henry. (..). Géologie : granite ; schiste au nord. On parle le français [en fait le gallo][6]. »

Le XXe siècle

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La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Saint-Étienne-en-Coglès porte le nom de 104 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 16 sont morts en Belgique, dont 8 le même jour dès le (Louis Bouffort, Auguste Juin, Jean Rochelle et Emmanuel Tropée à Virton, François Chotard à Neufchâteau, Louis Hamel à Châtelet, Jean Egault à Ethe et Hyacinthe Le Maignan à Rossignol), 6 en novembre 1914 (Louis Tourville, Pierre Garnier et Louis Lusley à Boezinge, Gustave Martin à Kortekeer, Louis Cotel à Bikschote et Pierre Veillant), Joseph Gaulier en 1915 et Amand Guérinel en 1916 ; Amand Montorin est mort des suites de ses blessures le dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Pierre Huart et Pierre Thomas sont morts tous les deux de maladie en Grèce, respectivement le et le  ; 77 au moins sont morts sur le sol français ; une incertitude existe pour 8 soldats pour lesquels les circonstances des décès ne sont pas indiquées[9].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Saint-Étienne-en-Coglès porte les noms de 6 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes Léon Roullier est un soldat mort au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; les circonstances des décès des 5 autres victimes (L. Guérault, A. Herbert, J. Lainé, J. Loysance et A. Noure sont pas précisées[9].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Julien Houdusse est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine[9].

Le XXIe siècle

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Le , la commune fusionne avec Saint-Brice-en-Coglès pour former la commune nouvelle de Maen Roch.

Politique et administration

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La mairie actuelle.
L'ancienne mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1948 juillet 1982
(décès)
Joseph Joudet
(1911-1982)
  Réparateur en machines agricoles
Chevalier du Mérite agricole
septembre 1982[10] mars 2001[11] Raymonde Joudet[a]
(1924-2017)
  Ancienne commerçante, maire honoraire (2001)
Adjointe au maire (1965 → 1971)
mars 2001 août 2004
(décès)
Noël Regray
(1936-2004)
  Ancien clerc de notaire
octobre 2004[12] 5 mai 2012
(décès)
André Coquelin
(1949-2012)
SE Responsable d'entreprise
Vice-président de Coglais Communauté (2008 → 2012)
juin 2012[13] mars 2014 Claude Barbelette   Retraité de La Poste, maire honoraire
mars 2014 décembre 2016 Luc Garnier[14] SE Comptable
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires délégués
Période Identité Étiquette Qualité
2017 2020 Luc Garnier    
mai 2020 en cours Thomas Janvier    

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16],[Note 3].

En 2023, la commune comptait 1 972 habitants, en évolution de +8,11 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8641 8481 8631 8331 9371 7571 7751 8611 884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9011 9601 8741 8371 8621 9651 9601 9381 900
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9031 9121 8601 6711 7701 7281 6661 5461 500
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
1 4481 4301 3391 4221 4611 4301 6431 7221 853
2019 - - - - - - - -
1 868--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

La principale usine du groupe Mère Poulard est située sur la commune.

Lieux et monuments

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  • Église Saint-Étienne (1892-1895), œuvre de l'architecte Henri Mellet. Peintures murales de Louis Garin (1888-1959).
  • Chapelle Saint-Eustache (XVIIe siècle).
  • Autres:

Près de la chapelle Saint-Eustache un rocher granitique présentant un petit bassin, surnommé "cruère", recevait jusque vers le milieu du XXe siècle la visite des jeunes filles à la sortie de la messe dominicale ; elles s'y installant pour tenter de capter le regard d'un garçon, en espérant pouvoir se fiancer dans l'année. D'autres femmes, déjà mariées, y venaient le soir de la Saint-Eustache, le , pour s'y frotter le ventre et la poitrine... gage de fécondité[19].

Personnalités liées à la commune

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  • Joseph Deroyer (1824-1889), homme politique né et décédé à Saint-Étienne-en-Coglès, député des Côtes-du-Nord de 1882 à 1885.
  • Amand Dagnet (1857 à Saint-Étienne-en-Coglès - 1933), professeur, folkloriste et écrivain.

Notes et références

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  1. Population municipale 2023.
  2. Personnes en âge de communier.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  1. Épouse du précédent.

Références

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  1. Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 477
  2. Saint-Étienne-en-Coglès, habitants.fr
  3. Yves Ménez et Stéphane Hinguant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, 2010, (ISBN 978-2-7373-5074-0)
  4. Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, vol. 6, Rennes, Fougeray, 1880-1886 (lire en ligne), p. 17 à 23.
  5. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 4, Nantes, Vatar Fils Aîné, (lire en ligne), p. 225-226.
  6. a et b A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 2, Rennes, Deniel, (lire en ligne), p. 749-750.
  7. Lemas, p. 115-116..
  8. Mémoires du colonel de Pontbriand, p. 67-68..
  9. a b et c Yohann Pain, « Maen Roch (commune nouvelle). Monument aux Morts [Saint-Étienne-en-Coglès] (Relevé n° 37962) », sur memorialgenweb.org, (consulté le ).
  10. « Saint-Étienne-en-Coglès. Raymonde Joudet, maire honoraire, est décédée », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Élections municipales 2001 », sur municipales2001.ouestfrance.fr, Ouest-France (consulté le )
  12. « « Ensemble bâtissons l'avenir » : la liste d'André Coquelin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  13. Claude Barbelette a été élu maire de la commune hier soir
  14. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 2016 2017 2018 .
  19. Bernard Rio, Le cul bénit. Amour sacré et passions profanes, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-582-6).

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Bibliographie

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  • Françoise Marchal, L'étude d'une paroisse du Coglès. Saint-Étienne-en-Coglès, d'après l'enquête du vingtième de 1753, Rennes, 1978, 111 p.Archives d'I&V, Mémoire 2 J 273).

Article connexe

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Liens externes

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