Abdul Karim Qasim

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Abdul Karim Qasim
Image illustrative de l'article Abdul Karim Qasim
Fonctions
47e Premier ministre irakien

(4 ans 6 mois et 25 jours)
Prédécesseur Mukhtar Baban
Successeur Ahmad Hasan al-Bakr
Biographie
Nom de naissance Abdul Karim Qasim
Date de naissance
Lieu de naissance Bagdad (Irak)
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décès Bagdad (Irak)
Nationalité Irakienne
Parti politique Sans étiquette
Religion Islam sunnite

Abdul Karim Qasim
Premiers ministres irakiens

Abdul Karim Qasim, (en arabe : عبد الكريم قاسم ) aussi appelé général Kasem, né en 1914 à Bagdad, mort le 9 février 1963, est Premier ministre de l'Irak à la fin des années 1950 et au début des années 1960.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir été diplômé de l'École militaire de Bagdad, Qasim devient en 1955 officier supérieur et il est en 1957 l'une des figures marxistes de l'armée qui s'opposent à la monarchie irakienne.

Coup d'État[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet 1958, profitant d'exercices militaires, Qasim s'empare du pouvoir avec ses partenaires communistes pour abolir la monarchie. Au cours du coup d'Etat, le roi Fayçal II d'Irak, la quasi-totalité de la famille royale, l'ancien régent Abd al-Ilah, le Premier ministre Nouri Saïd sont assassinés.

Premier ministre de la République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République irakienne (1958-1968).

De juillet 1958 à février 1963, il occupe le poste de Premier ministre et de ministre de la Défense, tandis que le colonel Abdel Salam Aref est vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur. Ils deviennent la plus haute autorité de l'Irak en disposant à la fois du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Muhammad Najib ar-Ruba'i devient président de la souveraineté du Conseil (chef de l'État), mais son pouvoir reste très limité.

Qasim met rapidement fin au pacte de Bagdad pour se rapprocher de l'Union soviétique.

Il est victime d'un attentat manqué à la mitraillette par deux jeunes révolutionnaires anonymes devenus célèbres : le dictateur déchu Saddam Hussein et le milliardaire anglo-irakien Nadhmi Auchi. La fuite à cheval, ou à la nage, en Syrie de Saddam Hussein à la suite de cet attentat est un des éléments de la mythologie du dictateur. Dans les années 1980, un film d'État irakien, The long days, a retracé cet épisode. La voiture criblée de balle a été exposée dans un palais de Saddam Hussein. Nadhmi Auchi est jugé en compagnie de Saddam Hussein pour son implication dans cette tentative d'assassinat. Il reconnaît avoir hébergé les armes de cet attentat, mais nie toute implication directe dans les tirs.

Le général Qasim est exécuté le 9 février 1963, neuf jours après un nouveau coup d'État fomenté par le maréchal Abdel Salam Aref, qui devient par la suite président[1]. Le parti Baas prend le pouvoir pour la première fois, interdit le Parti communiste irakien, pourchasse ses membres et sympathisants et les emprisonne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abd al-Karim Kassem, Larousse