Kouloughlis

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Les Kouloughlis[1] (Turc: kuloğlu « fils de serviteurs ») sont un groupe social qui existait dans les pays d'Afrique du Nord essentiellement en Algérie, Tunisie et en Libye sous la domination de l'Empire ottoman : les régences d'Alger, de Tunis et de Tripoli. Il s'agit de personnes issues de mariages entre des Turcs, souvent des janissaires, et des femmes locales.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme kouloughli vient de l'expression turque kuloğlu qui signifie « fils de serviteur », de kul « esclave » ou « serviteur » et oğlu « fils de ». Ce terme n'est pas péjoratif, il signifie que les Ottomans considéraient les kouloughlis comme étant des serviteurs du Sultan d'Alger[2].

Kul vient du mot kapikolu qui désignait les janissaires, esclaves du gouvernement impérial ottoman ou les serviteurs de l'État, d'une façon générale les fonctionnaires et les soldats ottomans, en particulier les janissaires, pour marquer leur appartenance entière à la dynastie ottomane.

Population[modifier | modifier le code]

À la fin du xixe siècle, les Français ont classé les populations d'Afrique du Nord comme « arabes » et « berbères », malgré le fait que ces pays ont des populations très diverses, qui étaient aussi composé de Turcs, des Andalous, mais aussi de Kouloughlis et de noirs[3].

Bien que le terme « kuloğlu » implique le titre « fils de », la population turque en Afrique du Nord n'était pas uniquement composée d'hommes. En effet, des femmes anatoliennes de langue turque ont également migré vers la région. Jusqu'à la dissolution de l'Empire ottoman, les femmes de classe supérieure en Algérie, en Égypte, en Libye et en Tunisie étaient principalement d'origine turque. Cette élite turque a un sentiment de parenté profond pour l'état ottoman, qui a émergé pendant la guerre italo-turque[4].

Les Kouloughlis et la régence d'Alger[modifier | modifier le code]

La régence d'Alger, créée par Khayr ad-Din Barberousse vers 1520, reconnaît rapidement la suzeraineté ottomane et ce jusque l'expédition française de 1830. La classe dirigeante, et l'armée permanente (l'« odjak »[5]), notamment le corps des janissaires, sont constituées principalement par des Turcs de naissance, venant souvent d'Anatolie[6].

Les Kouloughlis, pour la plupart, enfants nés d'unions entre les janissaires et des femmes du pays, ont pour caractère fondamental d'être liés en ligne maternelle aux populations autochtones, parfois à leurs élites (c'est le cas d'Ahmed Bey, le dernier bey de Constantine) et en ligne paternelle à l'oligarchie dominante turque, perpétuellement renouvelée par immigration.

D'une façon générale, à partir de la fin du XVIe siècle, il existe un conflit entre les Kouloughlis et les Turcs d'origine. Les Kouloughlis ont parfois contesté le monopole politique de l'odjak sur la régence d'Alger et des phases d'affrontement et d'apaisement entre les deux groupes se sont succédé pendant les trois siècles de son existence[7].

La première mention officielle des Kouloughlis date seulement de 1596, mais on peut penser que la présence ottomane étant alors ancienne, il existait déjà une minorité métisse notable. Dans la liste des 18 beylerbeys qui se succèdent de 1535 à 1586, on compte deux Kouloughlis, dont Hassan Pacha, fils de Khayr ad-Din Barberousse. Cette époque est favorable aux Kouloughlis, alors considérés comme Turcs d'origine et bénéficiant de tous leurs avantages[8].

À partir des années 1580, l'emprise du Sultan de Constantinople se renforce ; désormais, il envoie à Alger un représentant renouvelé tous les trois ans, qui, avec le titre de pacha, est muni, en principe, de tous les pouvoirs. La situation des Kouloughlis change alors ; ils sont ressentis comme menaçant de réduire la portion de la milice dévolue aux Turcs immigrés, et surtout du fait de leur situation de métis attachés au pays, de mettre en péril la domination même du groupe sur le pays. La première mention des Kouloughlis en tant que groupe constitué est faite à l'occasion d'un conflit entre Kheder Pacha et la Milice en 1596. En 1621, le nombre des Kouloughlis d'Alger est estimé à 5 000, contre 10 000 Turcs.

La crise de 1629[modifier | modifier le code]

Le conflit longtemps latent éclate en 1629. Il semble que les Kouloughlis aient pensé renverser le pouvoir de l'odjak des janissaires (le père Dan écrivit qu'ils « voulaient chasser l'étranger »), ouvrant ainsi la voie à une espèce d'état national[réf. nécessaire], mais la réaction est rapide, et le 12 mai 1629 débute la répression contre les Kouloughlis, qui débouche sur leur expulsion d'Alger, assortie de la confiscation de leurs biens.

La plupart des expulsés rejoignent la Kabylie : certains d'entre eux y forment la tribu des Zouathna, installée sur les bords de l'oued Zitoun, d'autres rejoignirent les environs de Zemmorah, d'autres encore le royaume de Koukou. La lutte ouverte se prolonge une quinzaine d'années entre la Milice et les forces coalisées des Kabyles, et des Kouloughlis. En 1639, une paix est signée entre les Kabyles, et les Ottomans, accordant par une clause spéciale, amnistie aux Kouloughlis[9].

Une trêve s'instaure, mais la situation des Kouloughlis est désormais très diminuée: le Divan[10] et l'odjak leur sont fermés, ont ne les accepte plus que pour les activités de piraterie, et de corsaires.

En 1674, les Kouloughlis de première génération recouvrent le droit d'être inscrits dans la milice, mais les métis de deuxième génération (fils d'un Kouloughli et d'une autochtone) restent exclus. En 1693, le Dey Chaban rétablit leurs droits à égalité avec ceux des Turcs : « L'an 1104 (1693), dans le commencement du mois de rabia ettani, notre souverain Hadj Chaban Dey assembla ses troupes devant son auguste personne afin de les organiser et leur donna les règlements d'après lesquels les Turcs et enfants de Turcs seront traités sur un pied égal sans que les uns puissent être favorisés aux dépens des autres . »[11]. Mais on peut penser que l'acte fut de circonstance afin de renforcer la milice dans une période de grandes tensions avec Tunis et le sultan Ismaïl ben Chérif, car en fait, ce règlement ne fut jamais appliqué, mais il en résulta une relative libéralisation de l'accès des Kouloughlis aux emplois, liée à l'affaiblissement de l'odjak sous le régime des Deys[12].

La fin des Kouloughis[modifier | modifier le code]

Leur éviction des postes clef s'accompagne d'une politique de restriction des naissances : le célibat est imposé de façon plus stricte aux membres de l'odjak ; à partir de 1720, nul ne peut être élu Dey s'il est marié. Cette politique réduit le nombre des Kouloughlis, d'autant que l'éviction des métis de seconde génération empêche toute croissance interne. On ne dénombre en 1830 que 15 000 Kouloughlis[13].

Un auteur européen note en 1725: « Les Kouloughlis ne peuvent jamais posséder certaines charges par la crainte qu'on a qu'ils envahissent la suprême autorité et que l'amour de la patrie ne les porte à secouer le joug des Turc » (Peyssonnel). Cette politique les exclut des grandes charges du Gouvernement Central (dont la fonction de Dey en premier lieu), des commandements militaires (ils ne pouvaient dépasser le grade de Boulouk Bachi), ainsi que des postes militaires subalternes chargés de certaines responsabilités. Leur effectif sous les armes atteignit cependant à la fin du XVIIIe siècle celui des Turcs, mais, semble-t-il, dans des corps distincts de ceux-ci. L'historien Tal Shuval a constaté que leur éviction des hauts postes ne fut pas absolue, et signale la participation parfois massive de Kouloughlis à de hauts grades qui leur étaient en principe interdits, notamment dans la première moitié du XVIIIe siècle, avec une diminution très sensible dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : il y voit « la tension entre la réalité et l'idéologie », cette idéologie qu'il décrit comme le besoin de maintenir un fort caractère turc de l'odjak[14].

En compensation de leur perte d'influence au centre du pouvoir, leur influence est plus grande sur les beyliks. On trouve de fortes populations Kouloughlis dans les villes de Tlemcen, Médéa, Mascara, Mostaganem, Mazagran-Arzew[15],[16], Miliana, Constantine, Bouna, Biskra, etc. Ils étaient recrutés pour les postes administratifs et militaires des beyliks, et fournirent de nombreux Beys. Leur domination à ces postes fut effective dans la première moitié du XVIIIe siècle, avec un coup d'arrêt de 1748 à 1780, pour reprendre enfin de plus belle dans les dernières années de la Régence : l'exemple le plus frappant en fut le Kouloughli Ahmed Bey, bey de Constantine, violemment anti-turc, qui maintint jusqu'en 1837 la souveraineté théorique du Sultan de Constantinople sur le beylik de l'est[17].

À Tlemcen, à côté de la population autochtone de souche citadine dite « Hadar », ils formaient la majorité de la population, avaient leur propre divan[18], et percevaient l'impôt de zones délimitées qui constituaient leur « état »[19] personnel[20].

L'arrêt de la nomination de Beys kouloughlis dans la période de 1748 à 1780 paraît lié au renouveau de l'esprit de rébellion dans ce groupe. Une révolte des Kouloughlis de Tlemcen, dont les historiens discutent la date et les motifs, pourrait avoir été concertée avec les Kouloughlis d'Alger (de Grammont), dans une période allant de 1736 à 1759, dates extrêmes. Pierre Boyer pense pour sa part qu'il y eut deux mouvements, un à Tlemcen pour des raisons locales, les Tlemcéniens se contentant de prendre la ville et de se mettre sur la défensive, et une série d'intrigues politiques menées par les Kouloughlis algérois au milieu du XVIIIe siècle[21].

Leurs dernières actions d'éclat dans le cadre de la Régence furent leur appui apporté au Dey Ali Ben Ahmed dans l'écrasement de la milice des janissaires en 1817, qui vit l'abaissement politique définitif de cette milice[22], et la participation contre les Français du corps des 5 000 Kouloughlis sous les ordres d'Ibrahim Aga à Staoueli le [23].

Lors de la conquête de l'Algérie par la France, les propriétaires terriens kouloughlis d'Arzew, de Mazagran et Mostaganem se réunirent dans cette dernière, rejoignant la milice turque[24],[25]. Fortifiée, Mostaganem sera approvisionné d'une garnison turque d'Oran et de kouloughlis de Tlemcen. Les troupes françaises finiront par dissoudre le corps turco-kouloughlis[26].

À l'inverse des pieds-noirs, ou des Juifs Algériens, les descendants des Kouloughlis ce sont largement bien intégrés à la société algérienne après l'indépendance du territoire.

Héritage[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

La majorité des musulmans ottomans ont adhéré à l'école hanafite de l'islam, contrairement à la majorité des sujets nord-africains qui ont suivi l'école Maliki[27]. Aujourd'hui, l'école Hanafi est toujours suivie par les descendants des familles turques qui restent dans la région[28]. Traditionnellement, leurs mosquées sont dans le style architectural ottoman et sont particulièrement identifiables à partir de leurs minarets octogonaux de style turc[29].

Langue[modifier | modifier le code]

Les mots et expressions de la langue turque, à des degrés divers, sont encore utilisés dans la plupart des variétés d'arabe parlée en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Par exemple, en Algérie environ 634 mots turcs sont encore utilisés aujourd'hui[30]. Environ 800 à 1 500 emprunts turcs sont encore utilisés en Égypte et entre 200 et 500 en Libye et en Tunisie[31]. Les emprunts turcs ont également été influents dans des pays qui n'ont jamais été conquis par les Ottomans, comme au Maroc. En outre, les Turcs ont également introduit des mots de la langue persane dans la région, qui ont été empruntés à l'origine pour la langue turque ottomane[32].

La majorité des emprunts turcs en arabe sont utilisés pour la vie privée (tels que la nourriture et les outils), le droit et le gouvernement, et les militaires.

La domination ottomane a laissé une profonde influence sur la cuisine de l'Afrique du Nord (notamment en Algérie) du Moyen-Orient et des Balkans. Par conséquent, même aujourd'hui, de nombreux plats produits dans différents pays à travers ces régions sont dérivés du même nom, généralement une variation d'un mot turc (comme baklava et dolma)[33].

Mot Turc d'origine Arabe Pays utilisant le terme Traduction en Français
Nourriture[34]
baklava baqlawa Algérie, Égypte, Tunisie, Libye
boza büza Algérie, Égypte, Tunisie
börek Algérie, Égypte, Libye, Tunisie
boulghour burgul Algérie, Égypte, Libye, Tunisie
çevirme (döner) sawurma/sawirma/shawarma Égypte, Libye, Tunisie kebab
dondurma dandurma, dundurma Égypte
kavourma qawurma, qawirma Algérie, Égypte kavourma
köfte kufta/kofta Égypte, Tunisie kefta
pastırma bastirma Algérie, Égypte, Libye
soudjouk suğuk Égypte soudjouk
Tourchiya torshi Algérie, Égypte, Tunisie
Outils[35]
balta balta Égypte, Libye hache
cezve cezve Tunisie marmite, pot
çengel sankal/shengal Égypte, Tunisie crochet, hameçon
kazan qazan Algérie, Égypte, Tunisie chaudron
kılavuz qalawuz Égypte guide, chef
tava tawwaya Égypte, Tunisie casserole
tel tayyala Algérie, Égypte, Tunisie corde, ficelle, filet
tokmak duqmaq Égypte maillet
yay yay Égypte arc
Divers[36]
cüzdan dizdān Libye valise
çanta šǝnṭa Libye sac
çekiç šākūš Libye, Algérie marteau
çeşme šīšma Libye, Tunisie robinet
kâǧıt kāġǝṭ Libye, Algérie papier
kaşık kāšīk Libye cuillère
kundura kindara Libye chaussure
şişe šīša Libye bouteille
Militaire[37]
miralay mīralāy Libye colonel
vapur bābūr Libye, Algérie, Tunisie navire

Arts et littérature[modifier | modifier le code]

La capitale de l'Empire ottoman, Constantinople, était l'endroit central où des spécialistes de l'art, de la littérature et des scientifiques de toutes les provinces se réunissaient pour présenter leur travail. Par conséquent, beaucoup de gens ont été influencés et empruntaient des chefs-d'œuvre avec lesquels ils étaient entrés en contact. Par conséquent, la langue arabe a adopté plusieurs termes d'origine turque ainsi que des influences artistiques[38].

Musique[modifier | modifier le code]

L'interaction culturelle entre les Arabes et les Turcs a beaucoup influencé la musique des provinces arabes. De nouveaux maqamat en musique arabe ont émergé (Makam, un système turc de types mélodiques), tels que al-Hijazkar, Shahnaz et Naw'athar, ainsi que des terminologies de musique.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Les Turcs ont introduits en Afrique du Nord le spectacle de marionnettes Karagöz, qui concerne les aventures de deux personnages : Karagöz (signifiant « Œil au beur noir » en turc) et Hacivat (signifiant « İvaz le pèlerin »). Ces spectacles en soirée sont particulièrement populaires durant le Ramadan[39].

Personnalités notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. s'écrit aussi « Koulouglis », « Cologlis » ou « Qulaughlis »
  2. Tal Shuval, The Ottoman Algerian Elite and Its Ideology, vol. 32, Cambridge University Press, (DOI 10.1017/s0020743800021127), chap. 3, p. 325
  3. (en) Goodman Jane E, Berber Culture on the World Stage: From Village to Video, Indiana University Press, (ISBN 0253111455), p. 7
  4. Khalidi 1991, xvii.
  5. Le terme ocak, prononcé odjak, définit la province ainsi que son élite militaro-administrative (d'après Tal Shuval, Remettre l'Algérie à l'heure ottomane, opus cité, note 3).
  6. (en) Tal Shuval, « The Ottoman Algerian Elite and Its Ideology », International Journal of Middle East Studies, Cambridge University Press, vol. 32, no 3,‎ , p. 323-344
  7. Pierre Boyer, « Le problème Kouloughli dans la régence d'Alger », 1970, p. 79-80. Cf. bibliographie.
  8. Boyer, 1970, p. 80-81
  9. Boyer, 1970, p. 81-83
  10. Divan: assemblée délibérante représentant la colonie turque (cf. Boyer, La révolution dite des Aghas dans la régence d'Alger (1659- 1671), p. 160, pour le Divan d'Alger). Le divan qui désignait à l'origine l'organisme de direction de la milice, chargé de la défense des intérêts des seuls Janissaires, prend ensuite une part grandissante dans la direction des affaires de la province (Robert Mantran, L'évolution des relations politiques entre le gouvernement ottoman et les odjaks de l'ouest, p. 53).
  11. Extrait du Tachrifat, rapporté par Pierre Boyer, 1970, page 84
  12. Boyer, 1970, p. 83-85
  13. Boyer, 1970, p. 88-89
  14. Tal Shuval, « Remettre l'Algérie à l'heure ottomane. Questions d'historiographie », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 95-98, avril 2002, § 57 et 58, [1], mis en ligne le 12 mai 2009, Consulté le 22 juin 2011
  15. Pierre Paul Jean Jacques Maurice Martin et H. Charles-La-vauzelle, Historique de 2e régiment de tirailleurs algériens, , 551 p. (lire en ligne)
  16. Tableau de la situation des établissements français dans l'Algérie : précédé de l'exposé des motifs et du projet de loi portant demande de crédits extraordinaires au titre de l'exercice de 1838, 1° janvier 1838 (lire en ligne)
  17. Boyer, 1970, p. 85-88
  18. Voir note ci-dessus pour le Divan d'Alger
  19. Il s'agissait des Beni-Snous, du djebel Trara et des "Benirafes" (?) - d'après Pierre Boyer
  20. Boyer, 1970, p. 87
  21. Boyer, 1970, p. 89-90
  22. Boyer, 1970, p. 91-92
  23. Boyer, 1970, p. 86-87.
  24. Oran et l'Algérie en 1887, Notices Historiques (lire en ligne)
    La garnison de Mostaganem se composait alors de 1200 Turcs et Kouloughlis, débris des vieilles milices d'Arzew, Mazagran et Mostaganem auxquels s'étaient joints 155 turcs de la milice d'Oran
  25. moniteur de l'armée (lire en ligne)
    Le port d'Arzew, mis sous la protection de notre marine, permit de procurer des vivres à nos troupes et nos auxiliaires, qui se composaient particulièrement des débris des milices turques de Tlemcen et Mostaganem
  26. Cf.
  27. Kia 2011, 153.
  28. Jacobs et Morris 2002, 460
  29. Jacobs et Morris 2002, 460.
  30. Benrabah 2007, 49
  31. Prochazka 2004, 191
  32. Abu-Haidar 1996, 119.
  33. Kia 2011, 225
  34. (en) Stephen Prochazka, The Turkish Contribution to the Arabic Lexicon", Linguistic Convergence and Areal Diffusion: Case Studies from Iranian, Semitic and Turkic, Routledge, , p. 194
  35. Prochazka 2004, p. 194.
  36. Prochazka 2004, p. 195.
  37. Prochazka 2004, p. 90.
  38. İhsanoğlu 2003, 111
  39. Box 2005, 27.
  40. Diégo de Haëdo, Histoire des Rois d'Alger, Éditions Adolphe Jourdan, p. 86, 1881 (rééditions : Alger, éditions Grand-Alger-Livres, 2004 ; Éditions Bouchène, 2010
  41. Pierre Joris; Habib Tengour (31 January 2013). Poems for the Millennium, Volume Four: The University of California Book of North African Literature. University of California Press. p. 228-229.
  42. (en) Leon Carl Brown, The Tunisia of Ahmad Bey, 1837-1855, Princeton University Press, , 430 p. (ISBN 9781400847846), p. 29 :

    « Hussein 1er était pour moitié grec, et tunisien »

  43. El Mokhtar Bey, Le fondateur, Hussein Ben Ali, 1705-1735/1740: de la dynastie husseinite, Serviced, , 615 p., p. 139
  44. Shuval, Tal (2000), "The Ottoman Algerian Elite and Its Ideology", International Journal of Middle East Studies (Cambridge University Press) 32 (3): 323-344.
  45. Alexis Tocqueville, Second Letter on Algeria (August 22, 1837), Bronner, Stephen Eric; Thompson, Michael (eds.), The Logos Reader: Rational Radicalism and the Future of Politics, (University of Kentucky Press, 2006), 205; "Ce bey était un kouloughli, fils d'un père Turque, et d'une mère Arabe."

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Tal Shuval, « The Ottoman Algerian Elite and Its Ideology », International Journal of Middle East Studies, vol. 32, no 3,‎ , p. 323-344
  • Tal Shuval, « Remettre l'Algérie à l'heure ottomane. Questions d'historiographie », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 95-98, avril 2002, § 57 et 58, en ligne sur le site REMMM
  • Pierre Boyer, « Le problème Kouloughli dans la régence d'Alger », Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, no 8, 1970, p. 79-80, en ligne sur le site Persée
  • Marcel Émerit, « Les tribus privilégiées en Algérie dans la première moitié du XIXe siècle », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1966, Volume 21, Numéro 1, p. 44–58, en ligne sur le site Persée