Ali Ben Ahmed

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Ali Khodja
Gouverneur de la Régence d'Alger
Image illustrative de l'article Ali Ben Ahmed
Portrait d'Ali Khodja
Biographie
Nom de naissance Ali Ben Ahmed Khodja
Nom arabe علي ابن احمد خوجه
Nom turc Ali bin Ahmet Hoca
Date de décès
Lieu de décès Alger, Algérie
Fonctions
26e Dey d'Alger

(1 an et 5 mois)
Prédécesseur Omar Agha
Successeur Hussein Dey

Ali Ben Ahmed, dit Ali Khodja, fut dey d'Alger de septembre 1817 à février 1818, à la suite de l'assassinat de son prédécesseur, Omar Agha, commis le 8 septembre 1817.

Quelques jours après son avènement, pour mieux assurer sa sécurité, il quitte le palais de la Djenina situé dans la partie basse de la ville d'Alger, offrant peu de défenses, pour s'installer dans la forteresse de la Casbah d'Alger où il fait mettre le trésor à l'abri avec la complicité de Kabyles.

Craignant les complots, il fait exécuter plus de 1500 janissaires[1]. En 1817, il écrase la milice de janissaire qui semait la terreur et le désordre à Alger, il est soutenu par des Turcs fidèles, des Kouloughlis, ainsi que des renforts Kabyles, et Berbères zouaoua[2]. 1 500 janissaires sont massacrés au cours des affrontements[3], les survivants implorant l'aman, et regagnent la Turquie.

Le dey Ali Khodja s'établit dans la Casbah, sous la protection de soldats kabyles, pour imposer son autorité face aux janissaires[4].

Il meurt à Alger de la peste le 1 mars 1818.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Ali Khodja pratiquait une politique ouvertement pro-Kabyle, il renouvela en 1816 l’alliance conclue avec les Ben Zamoun, des contingents zouaoua l'aidèrent à mâter définitivement les janissaires d’Alger en 1817. Son agha des Arabes, Machen ben Atman, s’absenta d’intervenir au delà des zones ralliée aux Sultan[5].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Il est l'ancêtre du célèbre peintre algérien Ali Ali-Khodja.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Fleury, Comment l'Algérie devint française (1830-1848), Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-02914-2), p. 25-26
  2. Pierre Boyer, Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol. 8 : Le problème Kouloughli dans la régence d'Alger, , 79-94 p. (lire en ligne), p. 92
  3. G. Camps, L. Golvin, P. Boyer et R. Mantran, Encyclopédie berbère, Éditions Peeters, (ISBN 2857442823, lire en ligne), p. 447–472
  4. Mahfoud Kaddache, L'Algérie des Algériens, Alger, EDIF2000, 2011 (1er ed 1982), 786 p. (ISBN 978-9961-9662-1-1), p. 407 et 526
  5. P. Boyer, Encyclopédie berbère, Éditions Peeters, (ISBN 2857442092, lire en ligne), p. 254–258

Bibliographie[modifier | modifier le code]