Vincent Badie

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Vincent Badie
Fonctions
Député de l'Hérault
1936-1940
1944-1958
Gouvernement IIIe République et IVe République
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 87 ans)

Vincent Badie, né le [1] à Béziers (Hérault) et décédé le à Montpellier, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Boursier, il fait de brillantes études qui le conduisent à un doctorat en droit. Avocat au barreau de Montpellier, il est élu engagé dès sa jeunesse au sein du parti radical et entame dans les années 1930 une carrière politique d'abord locale.

Conseiller général de l'Hérault en 1931, dans un des cantons de Montpellier, il est élu député en 1936 dans la circonscription de Lodève.

Réélu conseiller général en 1937, il se présente à la faveur d'une partielle l'année suivante dans le canton de Gignac, où il est élu, puis devient la même année maire de Paulhan.

Après le début de la seconde guerre mondiale, il condamne avec vigueur le pacte germano-soviétique et défend la déchéance des députés communistes, réclamant d'ailleurs la plus grande fermeté contre la propagande du PCF.

Opposé à tout défaitisme, il fait partie des 80 parlementaires qui votent contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le . Lors de cette séance, il tente de proposer une motion s'opposant à la disparition du régime républicain. Il s'exclame en quittant la salle avec les 80 opposants à Pétain : « Vive la République quand même ! ». Suspendu de ses fonctions de maire de Paulhan, il entre dans la Résistance, notamment au sein du Front national, et est arrêté et déporté à Dachau. De retour en France il est délégué à l'Assemblée consultative provisoire au titre des prisonniers et déportés (juin-août 1945).

Elu député dès le 21 octobre 1945, il est réélu à toutes les élections jusqu'à la fin de la Quatrième république. Il y est un défenseur acharnée de la cause des anciens combattants, ce qui lui vaut d'être nommé Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre du gouvernement Edgar Faure (2) d'octobre 1955 à février 1956.

Il est à deux reprises président du groupe radical de l'assemblée nationale, entre juillet et octobre 1955, puis de janvier 1957 à sa nomination comme ministre, avec le même portefeuille que précédemment, dans le très éphémère gouvernement de Pierre Pflimlin. Mais ce second groupe radical-socialiste ne rassemble que 14 députés opposés à la ligne de Pierre Mendès-France et qui, comme Badie, soutiennent la politique algérienne de Guy Mollet.

Favorable à la politique coloniale française et opposé aux transferts de souveraineté vers des institutions européennes, il est aussi à plusieurs reprise rapporteur de la commission de la défense nationale.

Opposé au retour de De Gaulle, il est, lors des élections législatives de 1958, battu par Paul Coste-Floret. Il n'aura plus par la suite que des mandats locaux : celui de conseiller général, jusqu'en 1964, et celui de maire de Paulhan, jusqu'en 1971.

En 1967, cependant, il se rapproche des positions gaulliste en approuvant la politique extérieure du président de la République.[2].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Appel du rassemblement des gauches républicaines. Élections législatives du (liste Vincent Badie). Archives départementales de l'Hérault. Cote : 12 FI 329/1.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]