Jean-François Legendre-Héral

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Jean-François Legendre-Héral
Legendre-Héral.jpg

Jean-François Legendre-Héral,
gravure d'après Jean-Marie Jacomin.

Naissance
Décès
(à 55 ans)
Marcilly
Nom de naissance
Jean-François Legendre
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Distinctions

Jean-François Legendre-Héral, né le à Montpellier et mort le à Marcilly, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne d'Arc (1826), plâtre, musée des beaux-arts de Lyon.

Jean-François Legendre-Héral est le fils d'Étienne Louis Legendre, employé des postes et de Jeanne Falque. Devenue veuve, sa mère épouse en secondes noces M. Héral, un musicien. C'est ce dernier qui va faire découvrir les arts au jeune Jean-François et lui permettre d'entrer à l'école de dessin de Lyon où il reçoit l'enseignement de Joseph Chinard et de Joseph Charles Marin. Il obtient en 1817 une bourse de la ville pour un voyage à Rome. Pour rendre hommage à son beau-père, il joint le nom de « Héral » au sien.

Un an plus tard, il est nommé professeur à l'école de dessin de Lyon, où Jean-Marie Bonnassieux et Hippolyte Flandrin sont ses élèves. Le il est à Paris pour traiter, avec la députation de l'Hérault, de la réalisation d'une statue équestre de Louis XIV pour la ville de Montpellier.

En 1828, il s'installe au nord du Cours Charlemagne, sur la presqu'île Perrache, en face de la Maison Brumiel armurier[1]. Bon vivant, il invite ses camarades à venir chez lui. Cette maison est aujourd'hui remplacée par la gare.

Il se marie, et son fils Charles épouse une américaine puis part aux États-unis où il devient général pendant la guerre de Sécession, puis ambassadeur en Chine, au Japon, et enfin ministre. Il sert de modèle à son père, en particulier pour la statue de Giotto dans le jardin du Palais Saint-Pierre à Lyon.

La ville de Lyon lui passe des commandes importantes : Henri IV (1829, fronton de l'hôtel de ville), décoration du palais de justice (1847, tympan et frise), Saint Just et Saint Irénée pour l'église Saint-Just (1828), La Vierge et saint Jean (1837, cathédrale de Lyon) et plusieurs tombes au cimetière de Loyasse.

Eurydice piquée par un serpent (1821), marbre, musée des beaux-arts de Lyon.
Léda (1823), marbre, musée des beaux-arts de Lyon.
Philibert de l'Orme (1821), marbre, musée des beaux-arts de Lyon.
Anne Robert Jacques Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, plâtre, château de Versailles.
Giotto enfant dessinant une tête de bélier (1842), bronze, musée des beaux-arts de Lyon.
Silène ivre (1831), marbre, musée des beaux-arts de Lyon.

Démissionnaire de son poste d'enseignant en 1838, il part pour Paris en 1839 et obtient des commandes de l'État : pour l'église Saint-Pierre-Saint-Paul (Saint Paul, 1845), pour Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, pour l'École des mines, pour Versailles (Achille de Halay, 1840), et pour le jardin des plantes (Jussieu, 1842). Il est soupçonné de moulage d'après nature à cause de son souci du détail[réf. nécessaire]. Il est apprécié par la famille d'Orléans.

Vers 1843, son ami le peintre François Marius Granet lui commande les médaillons de Michel-Ange et Raphaël pour sa maison, ainsi que son buste[2].

Après sa mort, c'est son élève Louis Léopold Chambard qui termine les retouches du bas-relief de l'École des mines, et la tête formant la clef de l'archivolte de la porte[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dessin[modifier | modifier le code]

  • Cheval, dessin au crayon[4].
  • Jésus-Christ, dessin au crayon[5]

Estampe[modifier | modifier le code]

  • 1844, Buste de Madame de Wable, née de Meuse, belle-mère de l'artiste. Eau-forte[6].

Sculpture[modifier | modifier le code]

Projet non abouti[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Mistral, plan en élévation de cette maison, photographie RMN n°AP51L02890.
  2. Conservé au musée d'Aix-en-Provence.
  3. Base Arcade, notice no AR314473, cote F/21/0069.
  4. Base Mistral, médiathèque de l'architecture et du patrimoine diffusion RMN, n° phototype (NUMP) 51L01934.
  5. Musée du Louvre référence:AP51L01933 Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN.
  6. Collection Prosper Chappet, photographie RMN réf : AP51L02242.
  7. Conservé à Lyon[Où ?], photographie RMN n°AP51L02866, médiathèque de l'architecture et du patrimoine.
  8. Notice sur photo.rmn.fr.
  9. n°inv : 60, photographie RMN, n°AP51L01851.
  10. Notice sur photo.rmn.fr.
  11. Photographie RMN n°AP51L02869.
  12. Photographie RMN n°AP51L01927.
  13. Photographie RMN n°AP51L01926.
  14. catolique-belley-ars.cef.fr/L-eglise-du-Sacre-Cœur-de-Bourg-1881-...
  15. cote de conservation orig : n°135. Photographie RMN n°AP51L01865.
  16. Logo monument historique Classé MH (2008), université de Montpellier I, faculté de médecine.
  17. Base Mistral, photographie RMN n°AP51L02420.
  18. « Mystère n°9 », Mystère des collections, musées Gadagne, page sur internet[réf. incomplète].
  19. « Liste des bustes », Archives municipales de la ville de Lyon.
  20. Base Mistral. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, crédit photographique.
  21. Photographie RMN n°AP51L00729.
  22. Inv n°H.795, cote de conservation orig : n°104. Photographie RMN n°AP51L01857. Portail des collections des musées de France, base Joconde.
  23. Archives nationales, base Arcade, notice n°AR006471.
  24. Inv : n°062, Photo Lucien Bégule, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN, n° AP51L01853
  25. cote de conservation orig : n°114. Inv. n°H.802. Photographie RMN n°AP51L01860.
  26. Photographie RMN n°AP51L02867.
  27. Inv. n°98. Photographie RMN n°AP51L01856A.
  28. Cote de conservation orig : 118. Photographie RMN n°AP51L01861.
  29. Cote de conservation orig : n° 126. Photographie RMN n°AP51L01863.
  30. n°inv : H.819, cote de conservation origine : n°110. Photographie RMN n°AP51L01858.
  31. Photographie RMN n°AP51L01924.
  32. Inv. n°MV2724 Notice sur photo.rmn.fr.
  33. Photographie RMN n°AP51L01855.
  34. n°orig : 68, N°inv : H 785b. Photographie RMN n°AP51L01854. Notice sur photo.rmn.fr.
  35. Cote de conservation orig : 122. Photographie RMN n°AP51L01862.
  36. Photographie RMN n°AP51L02805.
  37. Base Arcade, notice n°: AR035230. N°inv : 964, 871.1.
  38. Photographie RMN n°AP51L01856E.
  39. « Les statues du Sénat - La statue de Jacques Turgot », sur paristoric.com.
  40. Archives nationales, base Arcade, notice : AR316058.
  41. Photographie RMN n°AP51L02804A.
  42. Base Mistral, photographie RMN n°AP51L02415.
  43. Archives nationales, base Arcade, notice n° AR312640.
  44. Archives nationales, base Arcade, notice n° AR316056.
  45. Base Arcade, notice n° AR316055.
  46. Photographie RMN n°AP51L01925.
  47. Base Mistral, photographie RMN n°AP51L02416.
  48. Jean-Claude Sosnowski, « Joseph Dantzell », in Dictionnaire biographique du fouriérisme, juin 2012 (en ligne).
  49. Photographie RMN n°AP51L01921.
  50. Photographie RMN n°AP51L02864.
  51. Photographie RMN n°AP51L02865.
  52. Photographie RMN n°AP51L01922.
  53. Photographie RMN n°AP51L01866. Base Arcade, notice n° AR324484.
  54. Photographie RMN n°AP51L01920. Base Mistral, médiathèque de l'architecture et du Patrimoine.
  55. Photographie RMN n°AP51L02861.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Bonnassieux, « Le modèle de Giotto enfant de Legendre-Héral », Revue du Lyonnais, I, 1886, p.354.
  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française du XIXe siècle, Paris, réédition de 1970, p.289.
  • Catherine Chevillot, « La sculpture au XIXe siècle à Lyon : école ou École ? », in Le Temps de la Peinture, Lyon 1800-1914, Lyon, Fage Éditions, 2007, pp.144–151.
    Catalogue de l'exposition au musée des beaux-arts de Lyon en 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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