Musées Gadagne

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Musées Gadagne
Musée Gadagne.JPG

Façade du Musée Gadagne.

Informations générale
Type
Musée historique
Visiteurs par an
108 598 (2012)
105 133 (2013)
100 299 (2014)[5]
Site web
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Bâtiment
Article dédié
Hôtel de Gadagne
Protection
Localisation
Pays
Commune
Adresse
1, place du Petit Collège
69005 Lyon
Coordonnées
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Le musée Gadagne (ou Hôtel de Gadagne) est un musée situé au cœur du Vieux Lyon, dans le quartier Saint-Jean à Lyon. Il est constitué du musée d’histoire de Lyon et du musée des arts de la marionnette. Après le constat de son obsolescence[6], le musée ferme en 1998 pour plus de dix ans de travaux de rénovation et d'agrandissement. Il est ouvert depuis le .

Les Guadagni, banquiers italiens[modifier | modifier le code]

Le musée est situé dans l'Hôtel de Gadagne, un hôtel particulier construit au début du XVIe siècle par les frères Pierrevive et loué par le marchand-banquier Thomas II de Gadagne à partir de 1538. Racheté en 1545 par ses fils, Guillaume et Thomas III, l'édifice subit aussitôt un remaniement. La mésentente entre les deux frères est telle qu'ils occupent chacun un des deux corps principaux de l'hôtel, ce qui ne les empêche pas de mener grande vie et de donner de nombreuses fêtes somptueuses. Ils seront propriétaires de l'édifice jusqu'en 1581.

Les Gadagne (ou Guadagni) sont une riche famille d'origine florentine, présente à Lyon dès le début du XVe siècle[7]. Leur fortune colossale, issue du commerce et de la banque Gadagne, inspira en son temps un dicton lyonnais, « riche comme Gadagne ». En effet, Thomas Ier de Gadagne, grand oncle de Guillaume et Thomas III, fut, de loin, l'homme le plus riche de Lyon, prêtant largement à différents rois de France et finançant une expédition vers le nouveau monde. Il offre à Louise de Savoie une partie de la rançon qui permettra la libération du roi François Ier, prisonnier en Italie après la bataille de Pavie en 1525.

Au XVIIe siècle, l'hôtel est découpé en petits logis et ne doit son salut qu'à son rachat partiel par la ville de Lyon en 1902. Actuellement, on emprunte une rampe aboutissant sur la porte surmontée d'un premier corps de bâtiments. On pénètre alors dans une cour majestueuse de grande dimension, ornée d'un puits, flanquée au fond par une galerie de passages superposés qui permettent la circulation entre les deux corps de bâtiments à chaque étage.

Entrée du musée Gadagne

Les musées[modifier | modifier le code]

Le bâtiment est classé monument historique depuis 1920. Il a été acquis par étapes par la ville de Lyon entre 1902 et 1941[8].

Le , le conseil municipal de Lyon prend la décision d'entreprendre d'importants travaux d'agrandissement et de rénovation, qui débutent cette même année. Le musée Gadagne reste cependant ouvert au public jusqu'en juillet 2003[2]. Après dix ans de chantier et une grande campagne de fouilles archéologiques, le musée rouvre partiellement en avril 2007[3] (salles d'exposition temporaire), puis totalement en juin 2009[9].

Musée d'histoire de Lyon[modifier | modifier le code]

Depuis 1921, l'hôtel de Gadagne accueille le musée historique de ville de Lyon[8]. Il abrite les collections préalablement installées à l'hôtel de ville jusqu'en 1857. L'histoire de la ville est présentée chronologiquement, de l'Antiquité à nos jours, dans 30 salles où sont présentés objets, plans, gravures et documents témoins des différentes époques.

Musée des arts de la marionnette[modifier | modifier le code]

Depuis 1950, le musée des arts de la marionnette, organisé autour de la marionnette originale de Guignol, est installé dans l'hôtel de Gadagne. La visite des collections de marionnettes[10] faisait autrefois partie intégrante du parcours du musée d'histoire de Lyon. À la suite des travaux de rénovation des années 2000, ces collections sont désormais regroupées dans un espace muséographique autonome[11].

En avril 2017, les trois premières salles du parcours sont rénovées et le musée est rebaptisé musée des arts de la marionnette[4]. Les six salles suivantes restent ordonnées selon le parcours classique, mais leur réaménagement est prévu pour 2019[4].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Chiffres de fréquentation du musée (2001-2014)[5]
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
34 493 35 425 19 871 9 932 11 289 10 832 20 975[12] 24 107 69 587 97 000 95 291 108 598 105 133 100 299

Accessibilité[modifier | modifier le code]

  • Ce site est desservi par la station de métro Vieux Lyon - Cathédrale Saint-Jean.
  • Les musées Gadagne sont aussi accessibles par les lignes de bus : Bus en mode C Ligne C3 Ligne C14 Bus TCL Ligne 19 Ligne 31 Ligne 40
  • Vélo´V : stations Saint-Paul, place Fousseret et rue de la Baleine
  • Accès pour les personnes à mobilité réduite : 14 rue de Gadagne
  • Parkings autocars : quai Romain-Rolland

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Vial, Musée Gadagne, guide du visiteur, Lyon : Audin, 1931, 66 p.
  • Claude Dalbanne, « Le musée historique de Lyon. Hôtel Gadagne », Lyon-Touriste, 37e année, no 291, 2e semestre 1942, p. 3-5.
  • Monique Ray, Catalogue de l'exposition du cinquantième anniversaire de la fondation du Musée historique de Lyon : 1921-1971 : hommage à Justin Godart (1871-1956), Lyon, Musée historique, 1971, 20 p.
  • Monique Ray, Le musée historique / Le musée de la marionnette, guide sommaire, 3e édition, 1978, 40 p.
  • Monique Ray, « Acquisitions et réserves au musée historique de Lyon », Musées & collections publiques de France, no 194 (1992), p. 34-36
  • Urbanisme et patrimoine à Lyon : 1850-1950 : naissance d'un musée, Lyon : Musée Gadagne, 1998, 80 p.
  • Christine Becker, Isabelle Parron-Kontis et Sophie Savay-Guerraz, Le Musée Gadagne : archéologie et histoire au cœur d'un projet patrimonial à LyonLyon, Association de liaison pour le patrimoine et l'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne, coll. « Documents d'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne / Série lyonnaise, 10 » (no 29), 2006, 238 p.  (ISBN 2-916125-00-0).
  • Simone Blazy, « Les dépôts au Musée Gadagne, Musée historique de Lyon, Musée international des marionnettes », Les dépôts de l'État au XIXe siècle, Politiques patrimoniales et destins d’œuvres, Actes du colloque du 8 décembre 2007, Paris, Ministère de la Culture et de la Communication/Musée du Louvre, 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Lyon : réouverture du musée Gadagne », sur culture.gouv.fr, 12 juin 2009 (consulté le 13 juillet 2017) [1]
  2. a et b Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, Le tourisme urbain dans la région lyonnaise, novembre 2004.
  3. a et b Anne-Caroline Jambaud, "Lyon au 19e siècle : utopies et progrès", Lyon capitale, 18 avril 2007.
  4. a, b et c « Les marionnettes se réveillent à Gadagne », Le Progrès, (consulté le 16 avril 2017)
  5. a et b Fréquentation sur la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture et de la Communication
  6. Simone Blazy, "Le renouveau du musée", in Christine Becker, Isabelle Parron-Kontis et Sophie Savay-Guerraz, Le Musée Gadagne : archéologie et histoire au cœur d'un projet patrimonial à LyonLyon, Association de liaison pour le patrimoine et l'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne, coll. « Documents d'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne / Série lyonnaise, 10 » (n° 29), 2006, p. 17.
  7. Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 5e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, p. 27-28
  8. a et b « Musée de Gadagne », VieuxLyon.org (consulté le 25 février 2010)
  9. « Lyon : réouverture du musée Gadagne », sur culture.gouv.fr, (consulté le 13 juillet 2017)
  10. Collections de marionnettes des Musées Gadagne dans le Portail des arts de la marionnette
  11. « Le musée des arts de la marionnette », musées Gadagne (consulté le 5 juillet 2017)
  12. Veille Info Tourisme, p. 149, la fréquentation correspond à la visite du chantier et aux animations hors les murs.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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