Pont de Grenelle

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Pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur
Le pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur de nuit.
Le pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur de nuit.
Géographie
Pays France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 01″ N, 2° 16′ 48″ E
Fonction
Franchit la Seine
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Matériau(x) Acier
Construction
Construction 1966-1968
Entreprise(s) Entreprise Dodin
Géolocalisation sur la carte : 15e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 15e arrondissement de Paris)
Pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur

Le pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur (anciennement pont de Grenelle) est un pont de Paris construit entre 1966 et 1968 sur l’emplacement d'un premier pont bâti en 1827.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Le pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur enjambe la Seine de la rue Linois (15e arrondissement) à la rue Maurice-Bourdet, dans le 16e, avec un appui sur l’île aux Cygnes dont l'extrémité aval (au sud-ouest) porte une réplique de la statue de la Liberté[1].

Ce site est desservi par les stations de métro Mirabeau et Charles Michels.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le , le pont de Grenelle prend le nom de « pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur » en hommage aux élèves aspirants de réserve (EAR) défenseurs des ponts de la Loire en [2].

Historique[modifier | modifier le code]

Depuis l'origine, il a été construit trois ponts successifs.

Premier pont de Grenelle (1827)[modifier | modifier le code]

Le premier pont de Grenelle est conçu par l'architecte Mallet, à l'initiative des promoteurs du quartier Beaugrenelle. Le pont est ouvert aux piétons et aux voitures (à cheval) le , avec un droit de péage variant de 5 centimes de francs pour un piéton à 25 centimes pour un carrosse à deux chevaux et, concernant les animaux, 1 centime pour un porc, mouton ou chèvre, 2 centimes pour un âne et 5 centimes pour un cheval, bœuf ou vache[3].

En 1873, ce pont s'affaisse totalement.

Deuxième pont de Grenelle (1874)[modifier | modifier le code]

Un an plus tard, la décision est prise de construire un pont en fonte de six arches conçu par deux ingénieurs : Vaudrey et Pesson.

Le 16 juillet 1918, durant la première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose dans la Seine entre les ponts de Grenelle et Mirabeau[4]. Le , un autre obus explose dans la Seine en aval du pont.

Troisième pont de Grenelle (1968)[modifier | modifier le code]

Guy Grattesat, puis Bernard Pilon, ingénieurs des Ponts et Chaussées ont  étudié le projet de remplacement du pont de Grenelle successivement  entre 1959-1961  et 1962-1964 sous l’autorité de Jean Thénault directeur du service de navigation de la Seine et avec le concours des architectes  MM. Creuzot, Jabouille associés à M. Chauvel, architecte des Monuments historiques.

Jean François Coste, ingénieur des Ponts et Chaussées et  Jean Dutrieux son adjoint ont assuré la maitrise d’oeuvre des travaux de reconstruction du pont qui ont été réalisés de  1966 à 1968 par les entreprises Dodin (pilote) et Courbot pour les fondations et les parties en béton, et par la Compagnie Française de construction métallique (C.F.E.M.) pour le tablier métallique[5].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le pont de Grenelle et la statue de la Liberté, en 2011.

Le pont comporte deux travées métalliques principales de 85 m, franchissant les deux bras de la Seine, une travée de 20 m au-dessus de l'île aux Cygnes et deux travées de 15 m en béton, franchissant les quais rive droite et rive gauche. La longueur totale du pont est de 220 m, sa largeur de 30 m (22 m pour la chaussée, et 8 m pour les deux trottoirs).

Actuellement, sa largeur n'est pas totalement exploitable, un immeuble en rétrécissant l'accès côté 16e aval.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Copie de la statue de la Liberté », sur www.statue-de-la-liberte.com (consulté le 20 novembre 2016).
  2. « Pont désormais appelé “pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur” », www.leparisien.fr (consulté le 15 juillet 2016).
  3. Voir l’affiche de 1827 « indiquant les droits de péage sur le nouveau pont de Grenelle ouvert aux piétons le 1er mai 1827 avec l'indication sur le plan des voies à suivre pour y parvenir ». On aperçoit sur le plan de cette affiche de part et d'autre du pont le « nouveau village de Grenelle » et la commune de Passy. En ligne sur Gallica.
  4. [bpt6k4605797h/f6.item lire en ligne] sur Gallica
  5. Marcel Prade, Histoire administrative des Ponts de Paris,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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