Michel-Philibert Genod

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Michel-Philibert Genod
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chevalier de la Légion d'honneur‎ (d) +

Michel-Philibert Genod, ou Michel Genod, est un peintre français né à Lyon le , et mort dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Revoil, Pharamond élevé sur le pavois (1845), tableau achevé par Michel-Philibert Genod. Versailles, musée de l'Histoire de France.

Michel-Philibert Genod est né à Lyon peu après le siège de la ville. Il est l'élève de Pierre Revoil. Il présente ses premiers tableaux au Salon de 1819 à Paris. Ses deux premiers envois, La bonne mère, intérieur de cuisine et Le Petit malade, sont remarqués et achetés par le duc de Berry. Le roi Louis XVIII lui fit ce compliment : « Non seulement vous parlez aux yeux, mais vous parlez surtout au cœur[réf. nécessaire] ». Ces tableaux lui valent l'attribution de la médaille de 2e classe. Il remporta ensuite plusieurs médailles. Genod peint des scènes de genre familiales qui l'ont fait souvent appeler le Greuze lyonnais[réf. nécessaire].

En 1839, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Lyon et le reste jusqu'à sa mort.

Il a terminé en 1845 les tableaux commencés en 1841 par son maître Pierre Revoil sur l'histoire de Pharamond, dont le tableau Pharamond élevé sur le pavois (Versailles, musée de l'Histoire de France).

Michel-Philibert Genod est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 novembre 1855.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Bourg-en-Bresse, musée de Brou : Mariage de deux Bressans, béni par leur aïeul, 1822, huile sur toile[1]
  • Lyon, église Saint-Nizier : Sainte Thérèse donnant son manteau à un pauvre, huile sur toile
  • Lyon, musée des beaux-arts : Une Scène de l'inondation des Brotteaux (Lyon) en 1856, 1857, huile sur toile
  • Lyon, palais archiépiscopal : Saint Polycarpe refusant de sacrifier aux faux dieux, huile sur toile
  • Localisation inconnue : Moine des Pyrénées, 1825, huile sur toile, anciennement au musée du Luxembourg

Salons[modifier | modifier le code]

  • La Bonne mère, intérieur de cuisine, Salon de 1819,
  • Le Petit malade, Salon de 1819,
  • Le Vestibule où sont les antiquités, Salon de 1819,
  • Mariage de deux Bressans, béni par leur aïeul, Salon de 1822, acheté par Louis XVIII (Bourg-en-Bresse, musée de Brou),
  • Chasseur qui a blessé son chien, Salon de 1822,
  • Intérieur de salon, portraits de famille, Salon de 1822,
  • Sœur hospitalière donnant ses soins à un enfant malade, Salon de 1822,
  • Les Adieux d'un militaire français, Salon de 1824 (musée de Lyon),
  • Scène de l'armée d'observation sur les Pyrénées, Salon de 1824,
  • Une jeune Veuve qui vient de perdre son enfant, pleure devant son berceau vide, Salon de 1824,
  • Moine des Pyrénées, acheté en 1825 par Charles X pour le musée du Luxembourg (localisation inconnue),
  • Une Femme d'Arles, revenant des champs, Salon de 1824,
  • Il est sauvé !, Salon de 1833,
  • Un Tirailleur de la vieille garde pansé par sa femme, Salon de 1835,
  • Un Prisonnier d'État sous Louis XIII', Salon de 1835,
  • La Fête du bisaïeul, Salon de 1839,
  • Saint Laurent et les richesses de l'Église, Salon de 1848,
  • Fête de famille, la cinquantaine, Salon 1855 et Exposition universelle de 1855,
  • Une Scène de l'inondation des Brotteaux (Lyon) en 1856, Salon de 1857, acheté par Napoléon III (musée des beaux-arts de Lyon),
  • Un Prisonnier et l'impitoyable consigne, Salon de 1857,
  • Le Roi boit, Salon de 1861,
  • Un Apprenti peintre, Salon de 1861.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mariage de deux Bressans béni par leur aïeul », notice du catalogue interministériel des dépôts d'œuvres d'art de l'État.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, Librairie Renouard, Paris, 1882, p. 633 (en ligne)
  • Léon Boitel, « Genod », in Revue du Lyonnais, Tome VI, 1853, p. 230-236 (en ligne)
  • Doctaur Fraisse, Discours prononcé le 26 juillet 1862 sur la tombe de M. Genod (en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]